Nos six mois en Amérique du Sud
Vendredi 28 juillet 2006.
Buenos Dias à Todos,
Un nouveau voyage nous attend. Cette fois ci, nous prévoyons de découvrir l'Argentine,
l'Uruguay, la Bolivie, le Pérou et le Chili.
Pour reprendre chronologiquement depuis un petit moment:
-retour de notre périple Australie/Nouvelle Zélande/Singapour en septembre 2004.
-travail et étude en France. Sept '04-Fev '05
-séjour au Portugal pour les études d'Ana. Fev'05- Aout'05. Premier contact avec la Chine. On nous conseille de passer un diplôme pour enseigner l'anglais.
-diplôme CELTA obtenu à Lisbonne en octobre 2005.
-Retour en France et attente de nouvelles de la Chine. Travail sur Paris. Olivier comme enseignant d'Anglais en cours particuliers et Ana comme formatrice en Anglais pour une entreprise. Bonne expérience pour tous les deux et nous avons découvert Paris.
Aucune de nouvelle de la Chine ne venant, nous relançons l'idée d'aller en Amérique du Sud vers le mois de Mai '06
Nous avions discuté d'un voyage d'un tel genre en Nouvelle Zélande mais c'était plus pour rigoler qu'autre chose. Ana voulait aller en Chine, j'ai dit d'accord mais si on va au Chili ensuite. Pourquoi le Chili? Aucune idée. Ensuite j'ai dit que l'on fera un enfant au Chili. Là aussi pour rigoler. Et je ne pense pas que l'on revienne de notre voyage à trois!!
-Puis un autre contact pour la Chine se manifeste. Nous mettons entre parenthèses notre idée de l'Amérique du sud et nous nous concentrons sur la Chine. Les contacts avancent bien et sont très positif : nom de l'université, contacts avec la directrice, nombreux mails et puis d'un seul coup, plus rien, aucune nouvelle pendant 2 mois.
-début Juin'06, déçus de la Chine nous décidons de reprendre notre idée de visiter l'Amérique du sud.
Nous avons donc repris contact avec Karen, mon amie professeur de français d'Australie qui nous avait hébergé durant la coupe du monde de rugby 2003. Elle est actuellement à San Miguel de Tucuman en Argentine.
Nous avons également contacté Guillermo Pèrez, un ancien de Xerox avec qui nous avions travaillé et qui vit à Punta del Este en Uruguay.
Nous devrions également contacter deux filles de Saint Malo du bois qui ont fait à peu près le même voyage que nous allons faire. Leur site Internet: http://surdyaller.free.fr Merci à ma tante Janette pour ces contacts. Elle nous avait déjà trouvé un contact à Singapour.
Le départ est prévu le 4 septembre via Rome avec Alitalia et le retour le 1 mars via Milan.
Nous arriverons donc à Buenos Aires vers 6h du matin ce qui nous laissera le temps de se rendre en ville pour prendre une auberge de jeunesse.
Il nous reste encore beaucoup de choses à organiser dont les vaccins, l'assurance, le paiement du billet d'avion, acheter des vêtements correspondant au climat qui nous attend et plein d'autres choses.
Je pense que tout se fera dans l'urgence mais ce n'est pas plus mal comme cela.
Voila un aperçu de notre voyage:
Arrivée à Buenos Aires où nous resterons 3 à 4 jours pour visiter.
Ferry vers l'Uruguay. Montevideo. Punta del Este où nous retrouverons Guillermo.
Retour en Argentine. Direction les chutes d'Iguazu entre le Paraguay, le Brésil et l'Argentine. Puis Posadas et les missions jésuites.
San Miguel de Tucuman pour voir Karen. Puis direction le nord vers Salta et la frontière avec la Bolivie.
En Bolivie, il est prévu de faire une expédition de 4jours dans les déserts de sel. Puis Potosi, Sucre, Cochabamba, La Paz.
Direction le lac de Titicaca des deux côtés de la frontière Bolivie/Pérou.
Cuzco et un trek de 4 jours pour arriver le dernier matin à Machu Picchu.
Nazça et ses fameuses lignes.
Arequipa et le canyon de Colca pour voir des condors.
Puis le Chili.
Quelques expéditions dans le nord et ensuite on descend jusqu'a Santiago.
De là on part faire un tour vers Mendoza en Argentine pour voir de près l'Aconcagua.
Puis encore plus vers le sud et Puerto Montt. Un tour vers Bariloche de nouveau en Argentine.
Ensuite on devrait prendre un ferry qui nous emmène de Puerto Montt à Puerto Natales en 3 jours dans le sud.
Un trek dans le Torres del Plaine et un tour à El Calafate.
Puis la Terre de Feu et Ushuaia et ensuite on remonte toute l'Argentine pour arriver à Buenos Aires la veille de revenir en France.
Lundi 31 juillet
Les billets d'avion sont achetés (2312 euros pour tous les deux). Toujours avec la même agence de voyage Demas.
Puis je suis allé faire un premier tour à Décathlon pour acheter une nouvelle tente (100 euros mais seulement 980 grammes) et plein d'accessoires (deux ponchos, deux matelas autogonflants, une paire de chaussures de marche, chaussettes chaudes et une popote pour un total de 120 euros). Les fourchettes et cuillères ont été prêtées par la famille Ribeiro du Portugal.
Nous avons trouvé une assurance pas trop chère. Tout se met en place doucement.
Mercredi 16 août
De retour du Portugal pour voir la famille à Ana et en profiter pour faire un nouveau tour à Décathlon Lisbonne pour acheter des duvets spéciaux pour le froid (90 euros chacun et près de 2 kilos), une parka, deux polaires, un réchaud et encore deux pantalons. (Encore 130 euros).
Les frais s'accumulent mais on peut considérer cela comme investissement.
Nous avons également trouvé deux guides d'occasion pour l'Argentine et le Chili, reste la Bolivie et le Pérou.
Demain direction l'hôpital pour la vaccination contre la fièvre jaune.
Jeudi 17 août
Ce matin, direction le centre de vaccination international de l'hôpital d'Angers. Vaccin contre la fièvre jaune, très fortement recommandé même s’il n'est pas prévu pour nous d'aller dans des zones amazoniennes. Il est possible que l'on nous demande notre "certificat international de vaccination" à la frontière. Également vaccin Tyavax (typhoïde et hépatite A). (63 euros). Et de nombreux conseils utiles.
Un passage à la Fnac pour acheter un guide Pérou/Bolivie et une carte de l'Amérique du sud pour les parents.
Puis détour par Carrefour pour acheter des réserves de gaz, produit d'hygiène corporelle. Et enfin un tour à la pharmacie pour les médicaments nécessaires à ce genre de voyage: anti diarrhéique, un médicament puissant pour toutes douleurs, du collyre pour les infections occulaires, protection solaire (indice50), anti moustique classique et tropical, bâtonnet lèvre, comprimés pour la purification de l'eau, des bandes Velpeau, Biaphine, paracétamol et crème pour piqûre de moustique. Ça fait pas mal d'argent (63 euros) mais c'est le minimum pour ce genre de voyage.
Samedi 19 août
Nous avons fêté aujourd'hui nos anniversaires un peu en avance. Mais surtout nous avons monté notre tente pour la première fois. Mon Dieu qu'elle est petite. Et nous avons sorti aussi toutes nos affaires pour faire des photos de tout notre équipement. Assez impressionnant. On se demande comment on va faire rentrer tout ça sous la tente avec nous dans les duvets. Ça promet quelques soirées bien difficiles.
Lundi 21 août
Ana est repartie sur Paris pour finaliser pas mal de petits trucs dont ses vaccins.
J'ai fait quelques nouveaux achats (sandales).
Mercredi 23 août
Bon Anniversaire à moi-même. Et oùi 32 ans. Pour fêter cela, je viens de faire enlever deux grains de beauté, dont un qui a nécessité des points de suture que je devrais faire enlever à Buenos Aires.
Ana a fait ses vaccins (fièvre jaune et tyavax) pour 103 euros et sans la consultation.
J'ai fait mon sac ce matin. Tout rentre. Un peu lourd mais j'ai un peu plus d'équipement qu'Ana.
Pour l'instant les frais montent à environ 4200 euros. Et nous ne sommes toujours pas partis! Nous comptons vivre sur place avec 6000 euros, soit 1000 euros par mois à tous les deux. Soit 32 euros par jour. Il faudra économiser pour les excursions déjà prévues au programme : Trek du chemin de l'Inça (260 euros par personne pour 4jours), le bateau de Puerto Montt à Puerto Natales (280 euros par personne pour 4jours), 4 jours dans le salar d'Uyuni en 4x4 et d'autres petits treks.
Jeudi 24 août
Aujourd'hui Ana a 28 ans. Bon anniversaire.
Vendredi 25 août
J'ai reçu aujourd'hui les papiers pour l'assurance. Notre assureur est April Mobilité. Nous en avons pour un peu plus de 1000 euros à tous les deux. Cette assurance comprend: frais de santé, soutien psychologique, assurance rapatriement, garantie individuelle accident, responsabilité civile vie privée et assurance bagages pendant l'aller retour.
En espérant n'avoir pas besoin d'eux, nous voila désormais couvert pour notre voyage.
Autre trouvaille aujourd'hui: emmener de grands sacs poubelles bien costauds pour mettre sous la tente à l'étape car celle ci ne fait vraiment pas très solide pour le dessous en tous cas. Ces sacs nous serviront également à protéger nos sacs à dos durant les transports en bus.
Mardi 29 août
Plus que 6 jours avant le départ. Ce week-end et hier j’ai fait voir les premières photos de notre tente à tout le monde. Et la réaction unanime est: vous n’allez pas arriver à dormir là dedans avec tout votre matériel. Et bien on va essayer.
Et je me dis aussi que les choses sérieuses vont bientôt commencer. C’est vrai que pour l’instant ce fut facile. Il y avait juste à sortir la carte de crédit et à taper un code.
Pour résumer l’essentiel de nos finances
Avion : 2312 euros
Assurance : 1008 euros
Tente, duvets, matelas, réchaud, popote, gourde : environ 380 euros
Vaccins, médicaments : environ 250 euros
Vêtements, chaussures : environ 245 euros
Autres (guides, cadenas, prise universelle, etc…) : environ 70 euros
Total affolant de 4500 euros et on est toujours à Saint Martin du Fouilloux
Et pour nos anniversaires on nous a offert deux serviettes de bain spécial voyage (très légère et en peau de chamois) et une petite sacoche range tout.
On prévoit toujours d’avoir sur notre compte environ 6000 euros pour 6 mois soit 1000 euros par mois et donc 16 euros par jour et par personne.
Je viens de téléphoner à Alitalia pour confirmer si oùi où non, nous pouvions emmener nos recharges de gaz pour faire la cuisine. La réponse est bien évidemment non. Il va falloir se renseigner directement sur place. Et cela ne va pas être facile de trouver les bonnes recharges.
Vendredi 1 septembre
Hier soir j'ai pesé mon sac: environ 15 kilos donc cet après midi je vais enlever quelques affaires pour essayer d'alléger tout ça. Et Ana a aussi un sac moins lourd donc nous allons équilibrer tout ça.
Nous avons encore reçu pas mal de conseils et de site Internet de personnes que nous n'avons encore pas rencontré pour nous aider dans notre séjour. C'est très agréable.
Pour vous aider à calculer et vous donner une idée du coût de la vie dans ces 5 pays:
10 euros équivalent à 39 ARS (Argentine) donc 10 ARS pour 2.5 euros
10 euros équivalent à 320 UYP (Uruguay) donc 10 UYP pour 0.3 euros
10 euros équivalent à 106 BOB (Bolivie) donc 10 BOB pour 0.9 euros
10 euros équivalent à 42 PEN (Pérou) donc 10 PEN pour 2.37 euros
10 euros équivalent à 6932 CLP (Chili) donc 10 CLP pour 0.014 euros
Aujourd'hui il fait 13 degrés à Buenos Aires et il y a un décalage de 5 heures. Quand il est midi à Paris, il est 7h du matin à BA.
Lundi 4 septembre
Bientôt le départ. Nous avons presque fini de faire nos sacs. Ana aime bien tout faire au dernier moment!! On prend le RER B depuis Les Baconnets vers Roissy Charles de Gaule, terminal 2F. Décollage vers 19h, arrivée à Rome à 21h05. Puis on décolle vers 21h50 et on arrive à 6h35. Nous essaierons de réécrire en arrivant demain matin soit de l'aéroport, de l'auberge où du centre ville de BUENOS AIRES. A nous l'Argentine. Hasta Luego.
Mardi 5 septembre Buenos Aires
Il est 9h15 et nous sommes dans le centre ville de BA. Le voyage s'est bien passé quoiqu'Alitalia ne soit pas une grande compagnie. Nous n'avons vu aucun steward de toute la nuit même pour un verre d'eau. Et aucun film non plus car nos écrans ne marchaient pas. Le voyage semble beaucoup plus long sans films pour se divertir. Nous sommes avec un couple de français rencontré à l'aéroport et nous avons partagé le taxi et la première nuit à l'hôtel. Il fait entre 0 et 5 degrés mais il fait soleil. Mais pour l'instant tout va pour le mieux. Les gens sont sympas (taxi, hôtel) et dans la rue aussi. Donc Paris-Rome dure 2h avec un magnifique coucher de soleil sur les Alpes. 30 minutes de retard à Paris. A Rome, Ana oublie son pull dans le train navette et comme c’est un pull acheté en Nouvelle Zélande, nous voulons vraiment ne pas le perdre. Elle part donc le rechercher. Elle doit demander à un gendarme et retrouver la bonne navette. Pendant ce temps là, j’attends et Ana met un certain temps à revenir. Et on finit par monter les derniers dans l'avion avec le pull. Rome-Buenos Aires. 40 min de retard. 11165 kms et 13H10 de vol. On survole la Sardaigne, Alger, le Sahara, Dakar, Rio et Florianopolis au Brésil. BA est assez impressionnant vu du ciel. Toutes les rues sont à angle droit. On vole à 968 kms/h entre 9448 m et 11500m d'altitude et il fait entre moins 39 et moins 52 dehors. En retirant de l'argent à l'aéroport, on se retrouve avec un couple de français Nicolas et Aurélie de Paris. Ils sont en Argentine pour 3 semaines. On sympathise car on a du mal avec la machine. On décide de prendre un taxi à 4 car cela revient moins cher que le bus. Le taxi depuis l'aéroport vers le centre coûte 55 dollars argentins. A la sortie de l'aéroport, les caméras sont présentes mais c'était pour l'équipe de basket de retour du Japon. Le chauffeur de taxi est très sympa. Il emprunte une grande avenue qui a été construite sur tout un quartier qui a été rasé. Il nous conduit directement devant un hôtel qu'il connaît. Le prix nous convient à tous les 4. La chambre d'hôtel coûte 80 dollars à tous les 4. Les toîlettes sont 3 en 1: lavabo, toîlette et douche. C'est dans un grand bâtiment avec un vieil ascenseur et des plafonds très hauts. Hôtel sur l'avenue Belgrano. On va donc se promener la journée tranquillement ensemble. Et on a beaucoup marché. En tout certainement plus de 12kms. En fait BA est vraiment très grand. +de 15 millions d'habitants. Les rues sont donc toutes à angle droit et un carré fait 100m de côté. Ça permet de se rendre compte des distances. Nous commençons donc par la plaza del Comerco, ensuite vient une pause petit déjeuner, puis on descend une des rues principales Primer de Mayo pour arriver à la plaza de Mayo (là où les "folles de mai" tournent autour de la place pour manifester), puis on file vers les quais (Dique 3 et 4) et un espèce d'opéra de Sydney puis le bureau Buquebus. Vraiment sympa et en plus il fait beau. On remonte vers le consulat français et l'office de tourisme. Et on retourne vers notre hôtel par une rue piétonne Avenida Florida. Retour à l'hôtel bien fatigués vers 18h et on ressort le soir pour boire un coup (bière Quilmes, Sofia Coppola et Phenix). Au lit vers minuit. Première nuit dans le duvet. Très chaud mais ça fait un peu sarcophage: une fois dedans, on ne bouge plus. Première journée à 16 euros comme c'était prévu dans le budget. A BA, il y a plein de vieilles voitures françaises et de vieux trucks Ford. On voit également pas mal de SDF qui tirent des carioles et qui font les poubelles pour le recyclage. Ça choque un peu surtout sur les grandes avenues et très tard le soir. Retrait de 700 dollars AR soit 180 euros environ. Nuit au guesthouse au coin d’Avenida Belgrano et Viccerey Ceballos. Environ 10 euros pour deux.
Mercredi 6 septembre Buenos Aires
On décide de reprendre la même chambre. On se prépare pour aller dans le quartier de la Boca, mais cette fois en taxi car ce n’était vraiment pas cher à 4 et on gagne un temps fou. On arrive dans le quartier de la Boca. On fait le tour du stade et à 10h on est les premiers dans le stade surnommé la Bombonera. En arrivant dans le stade on aperçoit Diego Maradona qui nous attend pour une photo. On y a tous cru pendant quelques instants mais c'était seulement son sosie officiel. Stade très impressionnant car les lignes sont vraiment proches des tribunes surtout derrière les buts. Puis direction la rue Caminito. Petite rue typique. Maisons très colorées. Et un port. Un peu bohème avec beaucoup d'artistes. On reprend un taxi puis le métro à Constitucion pour changer de quartier. Mais entre temps Nicolas et Aurèlie décident d'aller voir une amie donc j'en profite pour passer à l'hôpital Puyreggon Aleman pour me faire enlever mes points de suture. Tout est réglé en moins de 30 minutes pour 13 euros mais je ne dois pas porter de chaussettes encore 15 jours. Ce n’était vraiment pas prévu comme ça. On essaye de retrouver Nicolas et Aurèlie. On marche beaucoup pour aucun résultat. On s'arrête manger et on décide de reprendre un taxi pour retourner dans le centre. Puis on va réserver nos tickets de bateau pour vendredi matin pour aller en Uruguay. 128 dollars argentins pour tous les deux. Puis retour à la chambre à pied par l'avenue 9 de Julio qui est la plus large du monde (125mètres). Là aussi, ils ont rasé des maisons pour faire cette avenue. A la télé en rentrant, j'arrive à voir la deuxième mi-temps de France-Italie. On retrouve Nicolas et Aurèlie et on va boire un coup. Dans un magasin de drapeau, la patronne m'offre un drapeau argentin. On rentre plutôt cette fois avec une soirée dans le café Bohème toujours près de la plaza del Comerco. Nuit au guesthouse au coin d’Avenida Belgrano et Viccerey Ceballos. Environ 10 euros pour deux.
Jeudi 7 septembre Buenos Aires
Nicolas et Aurèlie partent de bonne heure (6h45) pour prendre un avion vers Ushuaia. Bon vent à eux. Et c'était vraiment super sympa de commencer notre séjour en Argentine avec eux. On traîne un peu au lit et on démarre notre journée vers 9h15. On prend un métro et train (45 minutes), et l'on traverse des quartiers riches et d'autres très pauvres voir bidonvilles, pour aller dans le delta du Tigre en bateau-taxi. Sympa mais super bruyant à cause du moteur. Le delta est une sorte de grande Venise sous forme de canaux avec toutes les maisons avec ponton. On s'arrête deux heures à un ponton et on attend le bateau pour revenir. Ici tout se fait à bateaux: livraison, courrier, passagers, élèves de retour de l'école. A tigre, on achète pour 3 euros: 2 sandwiches, 1 boisson, une part de tarte et un paquet de cigarette. On va donc rentrer en train, puis reprendre le métro et se coucher. Fin d'après midi avec un mal de tête sans doute dû au soleil. Départ demain matin départ vers 6h30. Nuit au guesthouse au coin d Avenida Belgrano et Viccerey Ceballos. Environ 12,5 euros pour deux. Plus cher car on est plus que deux dans la même chambre. Les premières photos sont arrivées. Cliquer sur le lien Webshot en haut du blog puis sur la photo une fois dans webshot.
Vendredi 8 septembre Colonia del Sacramento
Ce matin, réveil à 6h, métro et marche vers l'embarquement pour l'Uruguay. Départ à 9h pour 3h de bateau et arrivée à Colonia en Uruguay. Avant l'embarquement, on passe la douane. Début de voyage sympa quand on sort du port de BA puis ça devient long donc on dort un peu. A Colonia, direction l'office de tourisme qui nous indique un camping et un bus pour s'y rendre. On fait tout un tour en bus, El General du nom du quartier qu'il dessert, qui est plus long que prévu car le chauffeur oùblie de nous prévenir. On est probablement les seuls touristes à être aller dans ce coin là. Sympa à voir mais pas pour y habiter. Donc on se retrouve au camping dans un grand champ et on est les seuls. On n’a pas eu trop de mal à planter notre tente mais elle fait vraiment petite dans ce champ. Le point positif est que ce n'est vraiment pas cher. 240 dollars urugay pour 3 nuits et 2 personnes, alors qu'en auberge c'est 130 par nuit par personne. Nous sommes à environ 40 minutes de la ville à pied. On retourne l’après midi en ville. On va boire un café hors de prix et on réserve notre bus pour Montevideo. Nuit au camping La Caballada. Environ 2,5 euros pour nous deux. Change de 50 dollars Us soit environ 41 euros. Voir les dernières photos du Delta du Tigre, de la traversée et de Colonia.
Samedi 9 septembre Colonia del Sacramento
Première nuit sous la tente. Plutôt pas mal, on a bien dormi mais c'était dû à la fatigue je pense. Au réveil, tente très humide et ça goûtait à l'intérieur. On avait laissé nos sacs en dehors de la tente dans de grands sacs poubelles. Puis direction le centre à pied. Au programme lessive et location de vélos. Laverie que l'on a eu du mal à trouver. Petit tour près du port. On récupère notre linge propre et on retourne à la tente pour reposer notre linge et on fait une demie-sieste surtout Ana. On repart en ville pour changer de vélo car celui d'Ana est vraiment trop mauvais. Puis on file vers un petit marché artisanal. Puis direction le quartier Real San Carlos à l'autre bout de la baie. En tout on a dû faire une vingtaine de kms avec de très vieux vélos sans frein, sans vitesse et sans une bonne selle. Nos derrières souffrent énormément en ce moment. Donc retour à la tente à pied pour une bonne douche mais à l'eau froide pour Ana et on va cuisiner au camping. Pas trop mal pour la première fois. Au lit de bonne heure. Demain on va visiter le quartier historique de Colonia qui a une histoire très portugaise. Nuit au camping La Caballada Environ 2,5 euros pour nous deux. Change de 76 dollars US soit environ 62 euros.
Dimanche 10 septembre Colonia del Sacramento
Matinée tranquille au camping car on fait sécher nos affaires. Puis je renverse notre repas du midi par terre. Et c’etait seulement la deuxième fois que nous utilisions notre popote. On se met alors à discuter avec un uruguayen qui prépare un énorme barbecue et il nous parle de son pays: pas d'indien, que des immigrés, très sûr, le plus cher de l'Amsud, pleins de petits ports de pêche sympas, et population très relax. Départ à pied vers le vieux quartier de Colonia. Quartier d’origine portugaise et construit ici face à Buesnos Aires pour protéger les colonies portugaises. Très sympa, vieilles rues pavées, petits commerces d'artisanat local. Exactement ce que l’on connnaît du Portugal. On s’assoit tranquillement près du bord de mer. Belle après midi ensoleillée. Et beaucoup de petits magasins avec de l’artisanat local. Encore une bonne journée de marche. Il est ainsi plus facile de dormir. La vie sous la tente se passe plutôt bien: il faut juste bien s'organiser. A propos de Colonia: il y a énormément de vieilles voitures. On a vu jusqu'à deux adultes et 3 enfants sur une mobylette. Tout le monde boit son mate et se promène avec une sacoche qui contient le yerba et le thermos d'eau chaude. Le récipient pour boire le mate est fait d'une calebasse. A chaque voiture on se demande comment elle roule. On a vu une 4L pick up et jusqu'à 8 où 9 personnes dans une Renault 12. Nuit au camping La Caballada. Environ 2,5 euros pour nous deux.
Lundi 11 septembre Montevideo
Réveil de très bonne heure (6h15) pour prendre un bus vers le centre ville afin de partir pour Montevideo, capitale de la République Orientale de l'Uruguay. Environ 2h50 de bus. En arrivant on réserve déjà notre bus du lendemain pour Punta del Este. Puis taxi pour arriver dans un vieil hôtel "Windsor" bien miteux mais le moins cher de la ville. Pas de fenêtre mais une salle de bain. On se promène tout l'après midi dans les rues. Il y a plein de petits vendeurs et de carioles pour ramasser dans les poubelles les éventuels trésors. Je trouve cette ville pas si terrible que cela. Retour à la chambre vers 19h. Nuit au Windsor dans la rue Zelmar Michelini. Environ 9 euros.
Mardi 12 septembre Punta del Este
Réveil sous le soleil quoiqu'on ne le sait pas car nous n'avons pas de fenêtre à notre chambre. On va continuer de se promener un peu. Et on prend un autre bus cet après midi pour Punta del Este. Bilan de la première semaine: Excellent à BA surtout grâce à Nicolas et Aurèlie, ça permet de partager les frais et de visiter en bonne compagnie. Colonia fut très sympa mais on a beaucoup marché. Les transports et logements ne sont vraiment pas chers. Boissons et nourriture sont plus chères mais toujours moins chère qu'à Paris. Notre meilleur achat pour l'instant: nos matelas auto gonflant et les serviettes peau de chamois. Pire achat: la popote, déjà un repas par terre. Pour la tente: tout est question d'organisation. Nous sommes arrivés à Punta del Este après 2h de bus et Guillermo est venu nous chercher au terminal. On a fait un tour de la péninsule puis on est allé dîner notre premier barbecue dans un petit resto de Maldonando. Soirée bien sympa. Punta del Este compte 2000 habitants l'hiver et près de 350000 l'été: Apparemment ça ressemble à Cannes et toute la jet-set qui va avec. Mais en ce moment c'est super tranquille et presque tout est fermé. Le soir on se rend compte que l'on a oùblié notre chargeur de piles à l'hôtel de Montevideo. Nuit chez Guillermo. Calle 19 et 20. Campanile bajo. Change de 45 euros.
Mercredi 13 septembre Punta del Este
Réveil tranquille. Puis direction le bureau d'info pour plusieurs petits renseignements et ils nous disent qu'il y a des baleines franches dans la baie. Donc on prend un bus et en descendant sur la plage elles sont justes en face de nous. On a passé près de 2 h avec 2 où 3 baleines à moins de 300 mètres de nous. On les entend aussi. Vraiment génial. Après midi à continuer de se promener puis on part pour 2 jours un peu plus sur la côte vers le Brésil dans deux petits ports un peu perdus. Nous avons passé la soirée tranquillement devant la télé car Guillermo est retourné sur Montevideo. Gros mal au genou car ça fait longtemps que je n'ai pas marché comme cela. Nuit chez Guillermo.
Jeudi 14 septembre Paloma
Bon anniversaire à ma sœur Bérengère. Ce matin réveil vers 8h pour aller sur le petit port de pêche et là comme prévu nous avons vu des lions de mer. Un lion de mer est vraiment très impressionnant surtout quand il sort de l'eau pour être à côté du pêcheur qui défait les poissons. Ça fait quand même 3 fois la taille d'un phoque. Puis en fin de matinée bus jusqu'à San Carlos puis Paloma sur la côte au-dessus de Punta del Este. Arrivée vers 15h et on essaye de trouver un camping mais tout est fermé car on est en hiver. On va donc dormir dans une petite cabane en toit de chaume. Super mignon. Puis goûter face à la mer. Internet, course et au lit vers 21h30. De nouvelles photos sont en ligne dans les albums Colonia, Montevideo et Punta del Este. Les photos sont en effet sans commentaire car ce serait vraiment trop long pour nous. Pour les photos à Punta del Este, les petits points noirs dans la mer, ce sont les baleines!! et Bonne Fête à ma nièce Lola. Change de 100 euros. Nuit au Parque Andresito. Environ 11,5 euros
Vendredi 15 septembre Cabo Polonio
Au matin petit déjeuner sur le port de Paloma puis on a pris un bus vers Cabo Polonio. Puis un gros 4x4 depuis le bord de la nationale vers le village car nous sommes dans un parc naturel protégé et aucun vehicule n’est accepté à part donc ces énormes camions 4x4. Cabo est un ensemble de petites maisons construites en bois et tôles éparpillées dans les dunes. Ambiance bohème et bout du monde. Nous nous renseignons aux deux auberges pour dormir mais c'est trop cher pour nous. Nous avons finalement réussi à camper gratuitement à côté du magasin d'approvisionnement. En fin d'après midi pour notre dîner face à la maison nous avons assisté à l'arrivée des pêcheurs et à la sortie sur la plage des bateaux. Des voitures tirent les bateaux sur le sable. Puis superbe nuit étoilée comme jamais car il n'y a aucune lumière aux alentours (voie lactée, Croix du Sud, et des milliers d'étoiles, certaines filantes). Coucher vers 20h. Camping gratuit.
Samedi 16 Septembre Punta del Este
Réveil vers 6h30 pour moi et je file vers la plage. Petit déjeuner au pied de la tente et on commence notre journée vers le phare et derrière celui ci, il y a deux colonies très importantes de lions de mer. On a passé pas mal de temps à les observer. Ensuite grande marche sur la plage à la recherche d'os de baleines fossilisés et nous avons trouvé 3 os pétrifiés selon le patron du petit magasin. Retour vers Punta del Este vers 19h après un tour en 4x4 pour rejoindre la route principale et deux bus. Soirée avec Guillermo et sa femme au restaurant local pour goûter au Chivito (sorte d'hamburger uruguayen). Nuit chez Guillermo.
Dimanche 17 septembre Punta del Este
Matinée calme puis barbecue local appelé Asado chez le père de Guillermo. On y rencontre également sa sœur et une amie. Très sympa. Puis visite de la pépinière où il travaille. Nous avons rencontré un peu de sa famille qui parle tous français. Et ensuite tour en voiture sur la côte et l'intérieur des terres. Enormément de richesse dans certains coins mais également des bidonvilles. Soirée pizza et glaces. Au lit vers 22h30. Nuit chez Guillermo.
Lundi 18 septembre Punta del Este
On va partir en début d'après midi vers Jose Ignacio, autre petit port sur la côte. On va quitter Punta demain après midi vers Montevideo puis Salto près de la frontière avec l'Argentine vers le nord oùest du pays. En fait changement de programme car les bus pour Jose Ignacio ne correspondent pas. Donc nous avons passé l'après midi à Punta, à marcher le long de la plage et nous avons fait trempette dans l'océan Atlantique Sud. Puis nous sommes retournés au port pour voir les pêcheurs et les lions de mer. Guillermo et sa femme sont retournés à Montevideo donc nous avons passé la soirée tranquillement chez eux. Nuit chez Guillermo. Change de 120 dollars AR environ 30 euros. Ce matin à 7h soit 14 jours après notre arrivée, nous avons dépensé 390 euros. Environ 104 euros pour les transports et 62 euros pour les logements.
Suite à la demande de Mr Pierard de Dublin, nous relançons le concours comme en Nouvelle Zélande. Je pense que nous ferons deux questions par pays. Donc première question sur l'URUGUAY.
1) Pourquoi appelle-t-on ce pays République ORIENTALE d'Uruguay?
et 2) Qu'est ce que le MATE? On attend deux réponses pour cette question 2. Donc nous attendons 3 réponses en tout mais vous n’êtes pas obligés de répondre à tout. A vos Google. Les premiers à répondre correctement seront les heureux gagnants de petits souvenirs du pays en question. Pour ces premières questions vous avez jusqu'au 30 septembre minuit, Uruguay time
Mardi 19 septembre Bus
Réveil de bonne heure pour prendre le bus vers Jose Ignacio. Péninsule beaucoup plus calme que Punta del Este mais avec des maisons énormes. Nous avons donc déjà fait 2heures de bus sur la côte. Très sympa. Villas énormes. A Jose Ignacio, sur les rochers on s'est fait surprendre par un bébé lion de mer. Cet après midi départ de Punta del Este vers 17h15 en passant par Piriapolis sur la côte, direction Montevideo. De nouveau 2h30 de bus. A Montevideo on doit retourner à notre hôtel miteux pour récupérer le chargeur de piles que nous avons oùblié. Puis départ à 23h30 vers Salto. On ne verra pas le paysage mais on économise une nuit de camping. Mais 6h30 de bus. Demain on devrait aller faire un tour aux termes de Dayman juste à côté de Salto, puis traverser le fleuve pour Concordia en Argentine (1h de bus) et essayer de prendre un autre bus vers les chutes d'Iguaçu. Ça nous fera deux bonnes journées de bus mais on économise sur l'hôtel. BILAN de nos 15 premiers jours. On a dépensé moins 400 euros alors que le budget est prévu pour 500. Donc on est assez content. Le transport et logement sont assez bon marché. On a aussi dormi chez Guillermo 4 nuits. Il fait un temps magnifique. Notre espagnol progresse. On se fait toujours répéter deux fois pour être sûr surtout pour les horaires de bus. Nuit dans le bus Montevideo/Salto. Change de 50 dollars Us soit environ 41 euros.
Merci à ma maman et Laure Belissa pour avoir été les premières à répondre aux jeux. Par rapport à leurs réponses, il faut être très précis.
Mercredi 20 septembre Bus
Arrivée à Salto vers 5h15 du matin. Après nous avons repris un bus à 6h30 pour aller aux thermes de Dayman et nous étions les premiers dans de l'eau à 39 degrés à 7h du matin. On va nager dans plusieurs bassins mais rapidemment on devient tout mou. Retour dans Salto vers 10h où nous avons perdu 500 dollars uruguayens. Je pense qu’ils sont tombés par terre et que nous avons fait un heureux. Mais pour se remonter le moral on a acheté un super maillot avec écrit URUGUAY dans le dos. Retour au terminal pour attendre le bus de 14h pour Concordia en Argentine. Arrivée à 15h. Comparaison des différentes possibilités de rejoindre Iguazu. Et on a attendu jusqu'à 19h30 pour prendre le prochain pour les chutes d'Iguazu. Et attention le bus, le grand luxe: repas, boisson, verre de champagne, siège qui devient un lit et on était tout devant en haut. Comme des rois! Nuit dans le bus Concordia/Puerto Iguazu. Change de 50 dollars US soit environ 41 euros. Retrait de 600 dollars AR soit environ 150 euros.
Jeudi 21 septembre Puerto Iguazu
Arrivée à Puerto Iguazu vers 8h30. Bonne nuit de sommeil. En se rendant du terminal vers le bureau d’information on se trompe de rue et on se fait indiquer la bonne direction par un argentin qui parle bien français. Et ensuite 3.5kms à pied pour rejoindre le camping. Journée calme dans la ville pour visiter un peu. Et changement de décor un peu radical comparé à notre séjour à Punta Del Este. On voit beaucoup de mendiants. Demain direction les chutes. Toutes les dernières photos sont désormais en ligne. Belle petite visite cet après midi sous la chaleur. Il faisait déjà 26 degrés ce matin à 10h et il fait encore plus de 30 à 17h. Nous sommes allés voir l'endroit où les fleuves Parana et Iguazu se croisent et où 3 pays se regardent: Argentine, Paraguay et Brésil. Puis retour vers le camping après avoir vu un match de rugby entre juniors et ça ne rigolait pas sur le terrain. Camping El Pindo. 3,25 euros.
Pour le jeu. Merci à ceux qui ont participé. Pour les autres c'est déjà fini. Toutes les bonnes réponses ont été trouvées.
Rodrigue, Manuela et Marius Blon ont trouvé deux bonnes réponses: On dit ORIENTAL car ce pays se trouve à l'est du fleuve Uruguay. Pour info Uruguay veut dire "terre des oiseaux de couleurs" en langue Guarani. Et le mate est une plante dont la récolte donne le Yerba Mate. Une sorte de thé de feuille verte hachée qui a des vertus tonifiantes.
Laure Belissa a trouvé que le Mate était également le nom du recipient où l'on boit le mate. Ce récipient est en fait une calebasse coupée et poncée. Pour info, nous ramenons avec nous des graines et le père de Guillermo nous a donné une calebasse à travailler pour en faire un mate.
Pour beaucoup plus d’infos voilà les réponses complètes trouvées par nos vainqueurs: Une fois par an, on peut récolter ces feuilles légèrement caféinées sur des arbres qui auraient pu atteindre une bonne dizaine de mètres. Mais ils sont taillés à hauteur d'homme afin que la cueillette soit facile. Après la récolte et séchage, le ''yerba mate'' est haché et les petits branchages exclus, ce qui permet une amélioration de la qualité. Comme le vin, il patientera une longue année et peut alors être commercialisé. Impossible de trouver un supermarché sans son rayon de maté...
2.Le MATE est un art de vivre, un moment de convivialité.. Dans l'appareil à ''maté'' (ou matero) on place les feuilles de maté, dans lequel l'eau chaude est versée, on insère sa pipe où paille (bombillo)...Voila. C'est prêt.. Chacun son tour, on sirote lentement, le ''matero'' passe de mains en mains comme le P****** en France ! Mais l'effet semble différent :). Donc à boire sans modération, du soir au matin et du matin au soir. Et il n'est pas rare du tout de croiser dans les rues, sur la plage (enfin partout) les gens munis du matero dans la main droite et la thermos sous le bras gauche. Toutes les classes sociales en raffolent, des députés, qui font une pause-maté, aux plus pauvres des oùvriers. Dans toute cette région du Rio de la Plata, le maté est devenu un signe identitaire, au même titre que le tango et le style de vie des gauchos, pittoresques cow-boys.
Donc soyons précis le mate est un arbuste que l´on trouve à l´état naturel au Paraguay, dans le Sud du Brésil et le Nord-est de l´Argentine, l´Ile Paraguariensis, dont les feuilles et les tiges desséchées, puis légèrement torréfiées avant d´être brisées, constituent le ´yerba mate´ prête à infuser. C'est au XVIème siècle que sont apparues les premières cultures de Maté, sous l'impulsion de missionnaires jésuites. Depuis, l'infusion de maté, appelé aussi "thé des jésuites" est devenue la boisson nationale de l'Argentine, elle joue sensiblement le même rôle social que le café dans notre société. Les feuilles représentent la partie médicinale de la plante. Elles sont riches en caféine et en vitamines, c'est la raison pour laquelle elles exercent une action rapide sur la fatigue et sont reconnues pour leur effet stimulant, tant sur le plan physique qu'intellectuel. L'infusion, amère et désaltérante, a une action digestive et apaisante. En 2001, une étude a montré que le maté associé au guarana et au damiana a permis à des personnes obèses de perdre du poids. Et le mate récipient est une calebasse, c'est une plante herbacée annuelle de la famille des Cucurbitacées bref la cousine de la courgette, cultivée comme plante potagère pour son fruit, la calebasse, parfois consommée à l'état frais comme légume où plus souvent utilisée à l'état sec pour fabriquer divers objets.
Voila maintenant vous savez tout.
Donc félicitations à vous tous. Vous recevrez prochainement un petit cadeau. à bientôt pour la prochaine question sur la Bolivie.
Vendredi 22 septembre Puerto Iguazu
Réveil un peu humide à cause de la condensation mais on réussit à tout mettre sous la tente sauf nos chaussures. On était bien serré mais comme on était fatigué, on a réussi à dormir. Mais ce soir on remet les sacs à dos dehors. Départ pour les chutes vers 7h45. De nouveau presque les premiers sur les lieux. Spectacle grandiose. On a fait deux chemins: un appellé paseo inferior où l'on voit les chutes d'en bas et qui nous amène sur une île San Martin et de là on fait face à la plus grande des chutes et l'autre paseo superior qui surplombe les chutes. Bonne journée de marche aussi. On a vu pas mal d'animaux locaux: coati, pleins d'oiseaux dont deux toucans mais vite fait, pleins de lézards plus où moins gros, une fourmi-tigre. Voir les quelques 170 photos sur les chutes. On y retourne demain. Puis départ demain soir vers Posadas. De nouveau nuit dans le bus. Dimanche on visite les missions Jésuites de San Ignacio et on reprend un bus dimanche après midi pour San Miguel de Tucuman pour arriver lundi matin. A 19h30, il fait encore 24 degrés. Très difficile de s'endormir. Camping El Pindo. 3,25 euros.
Samedi 23 septembre Puerto Iguazu
Réveil de bonne heure. Un peu moins de condensation car on avait laissé un peu oùvert. Il est 11h50 et depuis 7h ce matin il pleut. Et pas de la petite pluie. Heureusement on s'était réveillé avant que tout ne commence vraiment. On a progressivement transposé nos affaires dans les sanitaires et on a réussi à tout faire sécher. Tout ça a été un peu folklorique et on commençait à s'ennuyer vraiment quand ça s'est calmé un peu On s'est donc équipé et on est parti en ville. La proprio du camping accepte que nous laissions nos sacs au camping. Donc l'après midi va être très cool entre Internet, café et probablement encore Internet. Heureusement Internet ne coûte que 50 centimes d'euros pour une heure. Je ne pense pas que nous puissions retourner aux chutes. Il nous restait un petit bout à faire qui devait être génial mais ce qu'on a vu hier était déjà super. On vient de voir sur un site météo qu’il devrait faire beau demain mais notre ticket «deux jours» pour les chutes est il encore valable ? Il s'est arrêté de pleuvoir pendant notre déjeuner. Nous avons donc été faire notre deuxième petit tour aux chutes, cette fois vers la gorge du Diable. Excellent et très impressionnant. En fait on marche sur des passerelles au dessus de la rivière jusqu'à la limite des chutes que l'on domine. Les photos viendront plus tard. On attend désormais le début de soirée pour aller au terminal de bus pour se rendre sur Posadas.
Dimanche 24 septembre Bus
Bus finalement pas terrible jusqu'à Posadas, assez vieux et on s'est arrêté plein de fois durant la nuit. Arrivée vers 4h du matin. On fait garder nos sacs et on repart vers 5h pour San Ignacio où on arrive vers 6h15. On se rend vers l'entrée des missions Jésuites et on est de nouveau les premiers à les visiter dès 7h. Puis on reprend un bus vers le village de Santa Ana. Moins bien restauré pour l'instant mais tout aussi intéressant. On devine quand même bien les contours des maisons. Ce qu'il y a d'étrange ici, ce sont les arbres qui ont poussé sur les murs. Cela a détruit les murs au début mais maintenant ça les tient. On retourne vers Posadas et on reprend un bus San Miguel de Tucuman à 15h. Bus semi cama c'est à dire que les sièges s'inclinent mais ne s'allongent pas entièrement comme l'autre jour. Mais on a quand même beaucoup de place pour nos jambes. Eurolines devrait venir faire un tour par ici pour prendre des notes sur les bus. Une différence tout de même ici les bus ne s'arrêtent jamais, sauf pour faire le plein et prendre des gens. Mais aucun arrêt d'une demi-heure pour manger où se détendre. Tous les bus de ce type ont les toilettes à bord et de bons films. Paysages grandioses sur la route. Grande étendue de verdure et de petites maisons qui longent le bord de route et on se demande toujours que font-ils ici? Ça fait penser à l'Australie mais en beaucoup plus vert. Retrait de 700 pesos argentins soit environ 180 euros.
Lundi 25 septembre Tucuman
Arrivée à Tucuman à 7h50 après 16h de bus et on attend 10h pour se rendre chez Karen, notre amie australienne. Sont également présents Hillary et Gary Grant, un couple d'amis rencontré du temps de Blackwater. Déjeuner et après midi calme car ici tout s'arrête entre 13h et 18h: les magasins sont fermés et tout le monde fait sa siesta et même les chiens dorment. Puis on est allé se promener dans les rues piétonnes où Ana achète un maillot avec écrit Argentine dans le dos. Beaucoup de monde et pas mal de pollution. Mais on préfère être ici maintenant plutôt qu'en janvier quand il fera 45 degrés et 80% d'humidité. Dîner. Puis au lit vers 23h30 car on profite de la télé à 500 chaînes et d'Internet. Nuit chez Karen.
Mardi 26 septembre Tucuman
Debout vers 8h et on part en ville pour régler pas mal de petites choses dont la location possible d'une voiture. Mais rien de libre donc direction l'office du tourisme. Et nous avons planifié nos trois prochains jours que l'on fera en bus et à pied. Départ demain matin de bonne heure pour Tafi del Valle à l'ouest de Tucuman. Puis on montera vers Quilmes qui ressemble à un petit Machu Picchu. Retour prévu vers samedi après midi et on vous racontera tout ça. A moins que l'on trouve Internet sur la route. Les dernières photos des chutes d'Iguazu sont en ligne. Je me prépare désormais à une après midi Champions League. On vient d'aller faire un tour à la piscine qui est sur le toit de l'immeuble. La pollution due aux feux de canne à sucre est très impressionnante et nous empêche de voir les montagnes au loin. Nuit chez Karen. On fait dévélopper notre première pellicule et nous avons droit à un poster gratuit.
Mercredi 27 septembre Tafi del Valle
Debout à 6h45 pour prendre un taxi à 7h15 pour le terminal de bus. On prend notre bus à 8h30 pour El Mollar. LesArgentins se moquent de notre accent car El Mollar se prononce el Mochar. Route à travers la montagne. Ça serpente pendant deux heures. Sympa. On descend à El Mollar, on visite un petit champ où ils ont rassemblé pleins de petits menhirs sculptés. Puis on se lance pour 2h30 de marche vers Tafi del Valle. Sympa mais chaud. A Tafi on prend notre camping pour 3 nuits et 9 euros. On a vu notre premier lama sur le bord de la route et attaché bien sur. Visite de la ville où plutôt des deux rues. Il y a quasiment autant de chiens qui traînent que d'habitants. On entre dans tous les magasins pour touristes mais on va attendre la Bolivie pour acheter. On mange un dessert typique et on va se coucher car on est bien fatigué vers 20h30. Camping Los Sauzales 3 euros.
Jeudi 28 septembre Tafi del Valle
Lever 7h15 dans une tente encore trempée. En fait nos duvets sont beaucoup trop chauds pour l'instant et on dégage beaucoup de chaleur. Bus de nouveau à travers la montagne à 8h30 pour les ruines de Quilmes. On passe par Amaicha del Valle et Santa Maria. Un grand détour mais c'est sympa mais ça fait 3h de bus. En plein milieu de nulle part, le bus s'arrête et les flics se mettent à regarder les sacs. Apparemment pas mal de drogue transite par les bus locaux appellés Collectivos. Vue splendide. On passe notre premier 3000m à El Infiernillo. Beaucoup de cactus, très chaud et très sec, de nombreux chevaux en semi-liberté. Mais ce genre de bus est vraiment bien car on voit tous les locaux. On voit une école primaire réellement perdue. Des gens montent dans le bus mais on ne voit aucune maison aux alentours. Puis arrivée à Quilmes où nous marchons une heure pour arriver sur le site des ruines qui ne se trouve pas sur la route principale. Beaucoup de voitures nous doublent mais aucune ne s'arrête. On voit un renard des Andes et des petits rongeurs. Les ruines sont vraiment impressionnantes. Toutes en paliers sur le flan de la montage. C'était à l'époque un endroit stratégique et ils ont résisté aux invasions hispaniques pendant 150 ans. La visite coûte 2 pesos et une bouteille d'eau de 2l coûte 3 pesos. On se repose un peu avant de repartir. Puis sur le chemin du retour à pied vers l'arrêt du bus sur la grande route, on se fait doubler par un car de voyage scolaire d'une école de jeunes filles (11ans) de Tucuman qui visitaient le site. Ils nous prennent en stop et là ça devient la folie car elles réalisent qu'on est français et elles sont très contentes. On s'arrête avec elles visiter le musée Pachamama à Amaicha. Musée que nous n'aurions pas pu visiter autrement. Puis sur le retour vers Tafi, elles chantent en français "Frère Jacques et Joyeux anniversaire" et nous posent 15 fois la même question "comment tu t'appelles?". Elles apprennent le français depuis 4ans. C'était vraiment super sympa mais ça fait beaucoup de bruit. Retour à Tafi. Douche et resto de plats locaux et au lit vers 21h30. Camping Los Sauzales 3 euros.
Vendredi 29 septembre Tucuman
Réveil à 8h30 et on fait de nouveau tout sécher. Petit déjeuner puis on se dirige vers un petit centre de tourisme alternatif. On a marché une petite heure pour arriver à ce petit centre écologique où ils font tout pousser eux mêmes comme le veut la Mère de la Terre Pachamama. Il font pousser pas mal de plantes aromatiques et médicinales. On a eu une vue sur la vallée assez géniale. Et clou de la visite pour nous, on a donné à manger à des lamas. La laine de lama coûte 60 pesos soit 15 euros le kilo, la laine de vigogne coûte elle 250 euros le kilo. Dans le nord de l'Argentine on trouve des guanacos et des lamas. Ce sont les guanacos qui crachent et on trouve les alpagas dans le sud de l'Argentine. Retour en ville et déjeuner puis nous sommes finalement rentrés sur Tucuman car nous avions fait le tour de la petite ville et de ces deux rues commerçantes. On s'arrête quand même dans un magasin qui vend les produits de la petite ferme pour acheter deux petits cadeaux pour Karen et David. On rentre en taxi chez Karen depuis le terminal de bus et là il faut parfois fermer les yeux pour éviter d'avoir trop peur. On arrive juste à temps pour prendre une douche avant qu'ils coupent l'eau dans l'immeuble pour la nuit. David revient du boulot. Il est toujours parti pour une semaine. Nuit chez Karen.
Samedi 30 septembre Tucuman
Lever vers 8h15 et depuis c'est très calme. Un petit tour en ville pour envoyer un colis en France et ça coûte cher comparé à la vie ici, environ 25 euros mais on va transporter un kilo en moins. On renvoie notre réchaud et popote car on ne trouve pas de réserve de gaz et en plus cela ne coûte vraiment pas cher de manger dans les cafés où resto. Car ici on a l'impression que tout coûte aux alentours de 15 pesos: bus, repas, esthéticienne, développer des photos. De nouveau pour le développement de photos, on nous propose d'en ré agrandir une gratuitement. Il fait très chaud et il y a beaucoup de monde. Déjeuner. Puis toute la ville s'arrête pour la siesta. Et après midi calme chez Karen. Je viens de mettre toutes les photos en ligne. Bon courage car il y en a beaucoup. Départ vers 17h15 pour aller voir un petit tournoi avec des équipes internationales. On s'attendait à voir une équipe néo zélandaise et en fait c'était un match entre le Vénézuela et l'Argentine. On a quand même attendu plus de 30 minutes qu'un arbitre arrive. Vraiment un petit match mais très marrant car les deux équipes étaient habillées en noir. On a bien rigolé. On goûte au Fernet, espèce d'alcool italien auquel on rajoute du coca. Pas terrible. Retour à la maison pour une soirée calme mais vraiment sympa. Nuit chez Karen. Retrait de 1000 pesos soit environ 250 euros. En fait selon le journal local c'était une équipe d'indiens de la région de Formosa. Mais aucun d'entre eux ne semblait avoir moins de 23 ans comme prévu
Dimanche 1 octobre Tucuman
Réveil vers 9h et je viens de préparer une mousse au chocolat pour ce soir. On fait un petit tour en ville avec Ana et là c'est complètement vide. Ça fait un grand changement. C'est l'heure de la siesta. Après midi tranquille avant de retourner voir un match de rugby qui devrait être plus intéressant. Et en effet c'était mieux. L'équipe de Tucuman universitario jouait contre une équipe de Salta. Retour à l'appartement et repas chinois avec une mousse au chocolat, d'ailleurs très bonne. Coucher vers 23h. Nuit chez Karen.
Lundi 2 octobre Salta
Karen, Hillary et Gary s'en vont pour Jujuy. Nous allons passer récupérer notre poster gratuit et envoyer tout ça en France, puis direction le terminal de bus pour prendre un bus pour Salta un peu plus au nord. De nouveau assez peur en taxi, puis on a réussi à prendre un bus pour Salta dès 14h. 4h30 de bus plus tard nous voilà à Salta. Bon accueil dans le bus mais très chaud. Et puis comme à chaque arrivée dans une nouvelle ville, direction l'office de tourisme pour savoir où se trouve le camping. On demande également comment y aller. On prend donc un bus et le chauffeur nous fait signe quand s'arrêter. Camping vraiment pas cher 8,75 pesos par nuit soit moins de 3 euros. On s'installe et on va dîner en ville. On est comme d´habitude les premiers car ici on ne mange pas avant 21h. Je discute avec le cuistot qui fait son barbecue sur le trottoir et à la fin du dîner il nous fait goûter à deux saucisses (bonnes) mais également à de la moelle et des reins de vaches. Beaucoup plus spécial, ça un goût très fort et semble très riche. On rentre au camping tranquillement et on est au lit vers 21h30. Nuit sans duvets ni sacs à dos. Tout reste dehors. Camping Carlos Xameda, avenida de la republiça del Libano, Salta. moins de 3 euros.
Mardi 3 octobre Salta
Debout vers 9h30. Petit déjeuner copieux au pied de la tente puis on va en ville se renseigner pour une location de voiture. On a donc loué une voiture avec Noroeste pour 3 jours et 100 euros à partir de jeudi matin 9h. Au moment de louer, il nous demande si on veut prendre une assurance pour les tonneaux. On va aller visiter les vallées Calchaquies (Salta puis direction le sud, El Carril, Puis à l'ouest vers Cachi puis le sud vers Cafayate et puis remonter et aussi aller faire un tour jusqu'à San Antonio de los Cobres). On dormira les 3 nuits dans la voiture et on la rendra dimanche matin. D'après les guides et les photos que l'on voit partout, ça devrait être grandiose. On a été aussi faire un tour au consulat de la Bolivie pour confirmer que nous n'avions pas besoin de visa et en plus on peut y être 90 jours au lieu de 30 comme je pensais. En attendant, on est sur Internet car cela ne coûte qu'un peso. Et comme tout est fermé entre 13h et 16h on attend. On devrait visiter un où deux musées.
Bilan des 15 derniers jours: nous avons dépensé 425 euros donc encore en dessous du budget. 19 euros de logement car on a dormi chez Karen et dans le bus, 184 euros de transport et environ 25 euros de poste.
On mange une glace pour patienter puis on va visiter le musée de Haute Montagne où il y a une expo sur 3 momies d'enfants incas retrouvés à 6739 en haut d'un volcan en 1999. Petit puis de nouveau petit tour en ville où on va voir le marché couvert, sorte de grand marché à tout: viande, fruits, légumes, artisanat et tout pleins d'autres choses. Dans les rues on voit plein de petits vendeurs de tout et de rien, bien plus souvent de rien d'ailleurs. Et retour au camping. Au lit vers 22h. De nouveau beaucoup de bruit de nos voisins qui sont vendeurs de bracelets dans la rue. Camping Carlos Xameda, avenida de la republiça del Libano. moins de 3 euros
Mercredi 4 octobre Salta
Lever vers 7h15 et en ville vers 9h pour débuter l'ascension du mont Cerro de San Bernardino qui domine la ville. 1070 marches à monter. Bien fatigant. On aurait pu prendre le téléphérique mais on est de vrais sportifs! On en croise plein qui font ça en courant. On redescend et on visite un petit musée d'anthropologie. Puis déjeuner et retour au camping pour une petite sieste et une lessive faite à la main sous la douche et on se sert de nos serviettes pour étreindre. On retourne en ville après un tour sur Internet et on visite un autre musée historique qui se trouve dans la municipalité de Salta. On retrouve Karen, Hillary et Gary pour une pizza sur la place principale. Des cireurs de chaussures nous demandent au moins une quinzaine de fois pour cirer nos sandales et chaussures en nubuck. Retour au camping et au lit vers 23h. Beaucoup de vent et de la pluie. Camping Carlos Xameda, avenida de la republica del Libano. moins de 3 euros.
Jeudi 5 octobre Angastaco
Debout vers 7h dans une tente propre à l'intérieur mais dégueulasse à l'extérieur. On plie tout ça comme on peut et on se dirige à 9h pour prendre notre voiture pour 3 jours. C'est une VW Gol rouge (sorte de Golf). Début plutôt facile malgré les croisements où se sont les premiers arrivés qui passent. Les piétons n'ont aucune priorité. On prend la route 68 vers le Sud sous la pluie et un temps bien gris. Apparemment cela fait 9 mois qu'il n'a pas plu. On s'arrête dans un petit café dans un bled paumé du nom de Coronel Moldes. Jusqu'à Alemania la route ne présente que peu d'intérêt. Seul intérêt pour l'instant, une chanson de Charles Aznavour à la radio et en espagnol. A Talapampa Ana se fait arrêter pour un contrôle de papier et on répond toujours à la même question: "Vous êtes d'où?" "de France" et le policier de répondre "Ah la tierra de Platini". Puis finalement la pluie s'arrête et les paysages changent. Cela ressemble parfois à un petit Grand Canyon. On aperçoit des condors. Puis on arrive dans la Quebrada de la Conchas: Les couleurs sont magnifiques et les formations géologiques sont impressionnantes. On s'arrête très souvent pour voir des formations au nom de Gargantua del Diablo, El Anfiteatro où on discute avec un couple qui est parti d'Ushuaia il y a 8 mois en combi et espère arriver en Alaska un jour, Tres Cruces où on monte sur un petit monticule pour avoir une vue de la vallée, El Sapo, Casa de Los Loros où on voit des lamas, El Obelisco et enfin la Ventana. Puis changement total quand on arrive sur Cafayate, plaines et dunes, beaucoup de vent et vignes. On arrive à 15h45 pour un petit goûter sur la place du village. On repart par la route 40 vers Angastaco à 60kms. La Nationale 40 part en fait d'Ushuaia pour arriver jusqu'au nord de l'Argentine soit 4900 kms de long. Mais toute la portion que nous faisons n'est pas goudronnée. Début de route classique, on s'arrête à San Carlos pour voir un petit artisanat, puis la route devient en pierre et la vue de nouveau grandiose. Tout parait très sec sauf quelques oasis de verdure car il y a une petite rivière. On voit quelques villages et maisons. On arrive à Angastaco après un coucher de soleil. On trouve difficilement le camping. Je discute avec un maçon et le proprio du camping. Je prends une douche chaude grâce au poêle à l'extérieur du bâtiment. On va prendre un thé à la coca et un sandwich à la station service et on revient dormir dans la voiture. Camping municipal. 1 euro.
Vendredi 6 octobre Rosario de Lerma
Lever vers 7h30. Lavage et séchage de la tente. On retourne prendre notre petit déjeuner à la station service et on prend la direction de Molinos toujours sur une route gravillonnée. On voit plein de petits villages de 4 où 5 maisons avec une école. Tous ces gens vivent de l'élevage et de l'agriculture car ils ont un système d'irrigation très bien dévéloppé. On s'arrête voir un homme utiliser un métier à tisser probablement comme il y a 100 ans par chez nous. Ana se fait de nouveau contrôler à Sectanclas. On voit un zorro (renard) bien maigrichon et un panneau ecrit en français pour un hôtel. On s'arrête pour voir mais c'est fermé. On s'arrête à Molinos pour voir son église. Puis on arrive à Cachi, la plus grande ville du coin perdu. On déjeune dans le Oliver Café. Puis on repart direction Salta. On voit nos premiers lamas en semi liberté. On passe par la recta TinTin, une grande ligne droite de 14kms où il faut faire attention aux lamas qui traversent. On arrive finalement à Piedra del Molino à 3348m d'altitude. Puis grande descente splendide jusqu'à la vallée. Beaucoup de lacets et beaucoup de poussière. On retrouve une vraie route vers El carril et on se dirige vers Rosario de Lerma pour la nuit. Il y a une grande fête religieuse pour jeunes au stade qui sert également de camping. On arrive à rentrer la voiture et on va en ville pour trouver un café pour manger. Pas facile. Avant de retourner au camping/stade, on achète pour 5 pesos de feuilles de coca car demain on monte à 4000m. Au lit vers 22h. Complejo Deportivo de Rosario. 1.25 euros. Retrait de 250 euros.
Samedi 7 octobre Campo Quijano
On se lève vers 7h. Il y a eu pas mal de bruit durant la nuit. Puis on est prêt à partir mais le portail du camping est fermé. On part finalement vers 8h45 après avoir acheté à manger. On se dirige vers San Antonio de los Cobres par la route 51 et on va suivre la voie ferrée du train des nuages (tren de la Nubes), le train est en panne en ce moment comme souvent. De nouveau route en pierre et on met quelques feuilles de coca dans notre bouche. On ne mastique pas, on les laisse juste dans un coin et on attend. De temps en temps on en rajoute. On voit des hommes qui une grosse déformation de la bouche à cause de cela mais les feuilles permettent de lutter contre le mal de l'altitude appelle "sorroche". Ce mal de l'altitude n'existe que dans les Andes. Et les bouteilles d'oxygène utiles dans les autres altitudes ne servent à rien ici. Apparemment les scientifiques n'ont pas trouvé la cause de ce mal. Mais on ne voit pas d'éléphants roses!!! Ana se fait arrêter pour le 3e contrôle de WE. La route redevient bizarrement goudronnée et on s'arrête à Tastil pour visiter un petit musée. La dame nous explique pas mal de choses et on comprend qu'elle travaille avec la France pour un musée de peintures rupestres. Et elle joue de la musique sur des pierres volcaniques. Aussi un site pré inca où vivaient plus de 2500 personnes. On passe notre premier 4000. Et on arrive à San Antonio. Beaucoup de gens essayent de vendre des petits choses et c'est la folie quand un car de touristes arrive. On file voir le viaduc qu'emprunte le train, un des plus hauts viaducs au monde à 4200m. Un berger nous arrête pour nous demander à manger mais quand il voit notre sac de feuilles, il change d'avis. Les feuilles de coca ne donnent pas grand chose car j'ai mal à la tête. On prend un café et on voit une mini tornade de sable et on repart par le même chemin. Route finalement très fatigante. On aperçoit des guanacos, de la famille des lamas mais plus fin avec un cou plus long et noir. On voit aussi pas mal de troupeaux de moutons et chèvres avec quelques lamas. On suit un camion et avec la poussière on se croirait en plein brouillard. On arrive à Campo Quijano vers 18h40 qui ne se trouve qu'à 1200m d'altitude. On prend un camping de nouveau sur un complejo deportivo. On lave vite fait la voiture. On va manger et le mal de tête disparaît. On assiste à un concours de danses folkloriques de gauchos et on va se coucher vers 22h. Complejo deportivo Campo Quijano. 3 euros.
Dimanche 8 octobre Jujuy
Debout vers 7h et on rend la voiture à 9h. Le loueur est étonné de la voir si propre. On a fait un peu plus de 900kms en 3 jours. Petite distance mais très long à faire. On va au terminal de bus et on prend un bus pour San Salvador de Jujuy. On va directement au residential Rio de Janeiro (sorte d'hôtel où les gens sont là à + où - long terme) où on prend une petite chambre car il n'y a pas de camping ici. On s'installe dans un café à 15h pour assister au Superclasico entre River Plate et Boça Juniors. Victoire 3 à 1 de River avec 2 buts du futur David Trezeguet. On va maintenant aller manger. Pas de photos encore. Peut être demain. Il y en aura plus de 400 je pense. Jujuy se trouve à environ 1500 mètres d'altitude. Nuit au residential Rio de Janeiro. 3,75 euros.
Lundi 9 octobre Jujuy
Debout vers 8h30 après une bonne nuit. On va garder cette chambre encore ce soir et on partira demain vers Purmamarca. Ce matin on dépose notre linge sale et on le récupère ce soir. Puis tour en ville. On passe par le marché central où les services d'hygiène eux ne sont jamais passés. On met nos photos à dévélopper et de nouveau 3 posters gratuits. On postera tout ça ce soir. Puis sur Internet pour mettre toutes les photos. C'est très long. Mais elles sont magnifiques. Bon courage. Bon, cet après-midi j'ai perdu 2h sur Internet à mettre les photos qui finalement n'y sont pas. Ana est en train de ressayer. Nous postons nos photos et le gars du comptoir nous parle du coup de boule de Zidane. Donc après tout ça, nous sommes allés réserver notre bus de demain. Puis récupérer notre linge qui sent très fort la soupline. Puis nous sommes allés au cinéma voir un bon vieux film de Bruce Willis. On était 3 dans la salle. Retour au residential vers 23h. Nuit au residential Rio de Jâneiro. 3,75 euros.
Mardi 10 octobre Pumamarca
Debout vers 9h15. Nous prenons un bus pour Pumamarca vers 10h30. 1h15 de route dans des paysages toujours très impressionnants. C'est un petit bourg de 1000 habitants au pied d'une colline appellée des "7 couleurs" et qui ne vit que du tourisme. Toute la place est entourée de petits stands. Très colorée et ça donne tout de suite envie d'acheter de tout. Mais tout le monde vend la même chose. Mais ça marche puisque quand un car de touriste arrive, c'est la folie et ils vendent pas mal. A notre arrivée direction le camping. Puis on va se promener un petit peu et monter sur un petit mirador pour avoir notre première vue du bourg. Puis place centrale et église, vieil arbre de plus de 1000 ans. Puis déjeuner et ensuite petite sieste car il n'y a rien de plus à faire. On va ensuite au bureau d'info pour réserver notre sortie de demain pour les Salinas Grandes, grand lac salé. On décide de se lancer dans une petite marche pour avoir un panorama de la ville. On se perd un peu mais c'est sympa. On finit par y arriver et c'est vrai que ça vaut le coup. Retour au camping pour la douche et direction resto où je mange du lama. Pas mauvais la bête. Et petit concert de musique et pour les "hermanos de Francia" donc nous, ils jouent El Condor Pasa. Purmamarca se trouve à 2000m. Au lit vers 23h. Camping Bebo Vilte. 2,5 euros.
Mercredi 11 octobre Tilcara
Debout vers 7h15 et notre voisine de camping nous demande si on a dormi tous les deux sous la tente! Puis une marche autour de la colline aux 7 couleurs. Plutôt sympa. Puis on attend notre chauffeur pour aller aux Salinas. On part à 3 couples. 1h de route 52 dans la montagne. Route qui va ensuite au Chili. Vue splendide. On voit de nouveau des guanacos sauvages. Il sont marrons et plus fins. On monte jusqu'à 4170 mètres. On met de nouveau de la coca dans la bouche mais c'est plus pour le fun. En fait on lit dans le guide qu'il faut mettre 50 feuilles d'un coup dans la bouche. On arrive aux Salinas Grandes qui se trouvent à 3000m. Grand lac salé rempli d'eau en été mais sec l'hiver. Sous 10 cms de sel se trouve l'eau plus encore 70 cms en dessous la terre. Les hommes qui travaillent là ont une vie très dure dû au soleil et au salaire de misère: 15 pesos pour une tonne de sel. Ils gagnent plus et plus vite à vendre de petits objets. C'est assez grandiose à voir, toute cette étendue blanche. Notre guide nous explique également les couleurs des roches: jaune pour le soufre, vert pour le cuivre, gris pour l'argent et il y a aussi toutes les nuances de rouge. Puis retour à Purmamarca par la même route, mais là on dort un peu. En fait le vent et l'altitude fatiguent un peu. A notre retour, on plie la tente et on va manger. Puis on prend un bus pour Tilcara. Direction camping où le propio nous dit qu'il connaît un politicien français, Jean Marie Le Pen et pendant 2 où 3 minutes il persiste mais c'est finalement une blague. Nous comptons rester une où deux nuits. Petite marche en ville de nouveau remplie de stands colorés où tout le monde vend la même chose. On fait développer nos photos mais pas de posters gratuits cette fois ci. Tilcara se trouve à 2500ms. Camping El Jardin. 2,5 euros. Nuit mouvementée à cause des jeunes qui dorment dans les dortoirs d'à côté.
Jeudi 12 octobre Tilcara
Debout vers 8h30 et séchage de tout car condensation et rosée. Puis petit déjeuner copieux en ville et on file vers 10h30 vers Pucara, un vieux village de plus de 10000 ans avec maison en toit de terre cuite, plafond en bambou et poutre en bois de cactus. Aujourd'hui c'est pareil sauf pour les poutres. Il y a aussi un petit jardin botanique avec cactus et toutes sortes de plantes. Vue splendide sur la quebrada. Et il fait vraiment chaud. Toutes les dernières photos sont en ligne. Après midi calme, petit resto, un peu du match de foot de River Plate mais qui a perdu cette fois ci et au camping vers 22h. Camping El Jardin. 2,5 euros.
Vendredi 13 octobre Tilcara
Debout vers 8h15, petit déjeuner au même endroit qu'hier et on se rend devant l'office de tourisme pour faire une marche de 4h avec un guide. Nous montons voir la Gargantua del Diablo, qui est en fait une cascade. Bonne marche en longeant le cours d'eau. De nouveau très chaud. Guide bien sympa mais qui n'explique pas beaucoup. De toute façon cela n'aurait pas servi à grand chose je pense car on ne comprend qu'un mot sur 10. Mais super promenade. Après midi tranquille car bien fatigués malgré tout. Nous ressortons le soir pour aller voir un film dans un café: l'histoire du chameau qui pleurait, sorte de documentaire sur les Mongols. Pas mal finalement. Au lit vers 22h et de nouveau du bruit jusqu'à 3h30 du matin. Les jeunes Argentins ont définitivement un rythme de vie différent du notre. Camping El Jardin. 2,5 euros.
Samedi 14 octobre Humahuaca
Debout vers 8h30. Des oùvriers travaillent à côté de nous depuis que nous sommes là. Ils enlèvent l'écorce des tiges de bambous à la machette qui serviront pour faire des plafonds. Et ce matin ils polissaient ces tiges. De nouveau nous sommes allés prendre notre petit déjeuner au café El Mate. On est désormais des habitués. Pendant ce temps là les duvets et tente sèchent. Nous sommes prêts à partir vers 11h et nous arrivons au terminal de bus et là il n'y a plus aucun bus pour Humahuaca avant 14h. Mais par chance un bus arrive avec 10minutes de retard sur son planning et nous montons dedans. 30 minutes de route. Et on descend du bus avec un peu de chance car personne ne nous prévient que nous sommes déjà là. On va directement au camping et on l'aime bien car on a de l'ombre, très agréable l'après midi et une table et des chaises. On devrait rester 3 nuits. Nos voisines de camping sont Argentines et vendeuses de bracelets. Elles sont parties de Bariloche plus au sud il y a 4 mois et veulent aller jusqu'au Mexique par l'est et revenir par l'ouest. Donc après midi à ne rien faire à l'ombre, petit thé aux feuilles de coca, rangement, reparations de nos sacs poubelles avec du sparadra, sieste pour Ana. Humahuaca est une ville de 11000 habitants à 3000 mètres d'altitude et a donné son nom à la Quebrada de Humahuaca qui est une zone protégée par le Patrimoine Mondiale de l'Humanité. Donc paysage magnifique. Petite visite des différents artisanats, marché aux légumes et petit marché pour locaux dans l'ancien hall de la gare ferroviaire. Petites rues pavées et maisons basses. Assez sympa. Puis on a lutté un peu pour trouver Internet. On a lu dans les journaux locaux que la nuit il faisait 0 degré à Humahuaca. Enfin des températures basses pour tester nos duvets. Car pour l'instant il faut bien l'avouer, ils sont trop chauds. On dort la fenêtre oùverte mais ce n'est pas suffisant. Camping Bella Vista. De l'autre côté du pont en arrivant en ville. 2,5 euros.
Dimanche 15 octobre Humahuaca
Lever vers 7h30 après une nuit de nouveau avec pas mal de bruit mais c'était dû à la fête des mères. Donc musique jusqu'à 4h du matin. Puis direction le terminal de bus pour aller voir le village d'Iruya. Donc 3h15 dans un bus année 70 et principalement sur chemin de terre et pierre. Assez fatigant finalement mais le paysage était grandiose comme toujours. On est de nouveau passé à 4000m. Et pourquoi y a t il un village à cet endroit là? Mystère. Joli village au pied de la montagne désormais basé sur le tourisme avec auberges et restos. Mais ça reste très calme. Leur église figure sur tous les sites de tourisme argentin mais il est très dur de trouver leur village sur une carte. Nous avons donc marché un peu et sommes montés sur une petite colline qui domine le village. Puis déjeuner avec vue sur la montagne et on est reparti vers 14h soit 2h15 après notre arrivée. Et de nouveau 3h de bus pour rentrer sur Humahuaca. Et pour le retour environ 80% du bus dort. Au retour au camping, un chien garde notre tente. Et comme la majorité des chiens ici, il boite. Mais il a toutes ses pattes. Pour l'instant nos records sont: un chien avec une seule oreille, un chien sans poil, un chien sans queue et un chien avec des dreadlocks. Et il est très courant pour les chiens de rentrer dans les restos et de tourner autour des tables. Mais surtout nous subissons une petite tempête de sable donc rien à faire, on repart en ville manger au même endroit que la veille. Puis nettoyage de la tente qui garde l'humidité mais laisse passer la poussière et on était finalement au lit vers 20h. De nouveau fête au village. Camping Bella Vista. 3 euros.
Lundi 16 octobre Humahuaca
Réveil vers 8h30 après une bonne nuit. Et aujourd'hui c'est férié ici comme dans pas mal de pays d'Amérique du Sud je pense. En fait le 12 octobre il célébrait l'arrivée de Christophe Colomb et de la découverte de l'Amérique. Jour férié décalé à aujourd'hui. Mais pour les Indiens c'est plutôt le premier jour de l'esclavage. Mais on voit beaucoup de monde dans les rues. Ça vit un peu plus. Beaucoup de petites dames qui vendent leurs productions de fruits et légumes. Le bureau d'info est donc fermé donc pas moyen de savoir quelles petites marches on peut faire. Cette ville compte beaucoup de petits artisanats mais n'aide finalement pas les touristes qui restent ici plus de 2h. Petit déjeuner sur la place avec en fond musical Robbie Williams à la flûte de pan. Nous avons quand même été marcher une petite heure. Puis retour en ville pour voir un saint sortir de l'église à midi pour bénir la ville. Et là forcement la petite place est pleine.
Demain départ vers La Quiaca et on traverse un pont pour passer à Villazon en Bolivie. Puis nous filerons directement vers Tupiza.
Après midi très calme. On a acheté Cosmopolitan version Argentine pour Ana et le journal pour moi, deux sandwiches au terminal de bus et retour au camping. C'est un petit commerce qui existe dans tous les terminaux de bus et même parfois des vendeurs montent dans les bus pour vendre de petits en-cas. Et finalement on a fait une grande sieste. Et puis il ne fait pas très chaud. Ce soir sera probablement notre dernière nuit sous la tente pour un petit moment car en Bolivie il semble qu'il n'y est que très peu de camping. Depuis 15 jours on revoit parfois les mêmes gens car généralement depuis Salta on vient jusqu'ici. On a aussi acheté un fil à linge car désormais on fait pas mal de lessive nous-mêmes. Au lit de nouveau de bonne heure après un petit resto bien sympa. Camping Bella Vista. 3 euros.
Mardi 17 octobre Tupiza
Lever vers 7h30 pour avoir le temps de tout faire sécher. Puis direction la poste pour envoyer notre caution pour notre trek au Machu Picchu. Un peu long à régler mais c'est fait. C'est prévu pour le premier décembre. A la poste, on voit plein d'anciens qui viennent chercher leurs retraites. Et pour confirmer la réception, ils utilisent leurs empreintes digitales car ils ne savent pas lire et écrire. Puis on arrive à prendre un bus de justesse pour La Quiaca tout au Nord à 5170kms d'Ushuaia et à 3500m d'altitude. Superbes paysages très désertiques avec quelques villages qui vivent de l'élevage de lamas. Et donc la Quiaca. Des jeunes au terminal de bus veulent nous servir de guide pour passer la frontière. Nous refusons. On prend à manger et je demande la route pour passer la frontière. Finalement très simple. Nous allons traverser un pont et passer en Bolivie pour essayer de reprendre un bus vers Tupiza. Et nous avons passé le pont. Une bonne expérience à vivre. Il existe un commerce fou entre les 2 pays. Pleins de petites vieilles avec une charge énorme sur le dos font des allées et venues toute la journée entre les 2 pays. Elles peuvent transporter jusqu’à une dizaine de bouteilles de coca de deux litres. Ces dames refusent de se faire photographier de peur de perdre leurs âmes. Passage de frontière très facile. Une photocopie pour le douanier et un tampon et on est en Bolivie. Nous avons un visa de 30 jours. Contraste assez impressionnant. Nous remontons la rue principale pour rejoindre le terminal. Des gens nous demandent tout de suite où nous voulons aller et 10 minutes nous avons nos tickets pour notre prochaine destination Tupiza. Bus à 15h. Prix du billet qui nous surprend car c’est très faible. Nous attendons donc 2h avec de partir. Et nous voyons le trafic où commerce de la vie locale. Des bus chargés à bloc arrivent et des locaux viennnent chercher les marchandises avec des carioles et ensuite se rendent près de la frontièere où les vieilles dames prennent le relais pour décharger tout cela en Argentine. Donc le bus. Pas tout jeune et c’est encore un énorme contrastre avec l’Argentine. Assez sympa avec massage gratuit de notre dos pendant 2h grâce aux routes locales. Première partie de trajet dans un paysage désertique puis nous roulons au bas d'un canyon. Vraiment sympa. Mais assez fatigant quand même. Et en arrivant à Tupiza on nous saute dessus pour le logement. On suit donc et on va coucher pour 4 euros dans une chambre double. On nous propose aussi tout de suite une virée en cheval et le voyage de 4 jours vers le Salar d'Uyuni. Tous les hôtels proposent la même chose. On nous demande déjà si on est prêt à partir dès demain avec un autre couple mais on va attendre jeudi. Nous allons donc faire un tour en ville. Très vivant et non basé sur le tourisme, juste des centaines d'échoppes, de marchés et de boutiques pour les locaux. Vraiment sympa. Il y a également une heure de décalage avec l'Argentine donc désormais 6 avec la France. Hostal Valle Hermoso. Avenida Pedro Arraya. 4 euros. Au lit de bonne heure pour profiter de la chambre. Retrait de 225 euros pour le trek et retrait de 250 euros.
Sur les 15 derniers jours, dépenses de 480 euros (logement: 37 et transport: 155)
Mercredi 18 octobre Tupiza
Debout de bonne heure pour essayer de voir le lever du soleil mais en fait ici le soleil se lève vraiment trop tôt. Mais on est quand même debout vers 7h. On file en ville au mercado prendre notre petit déjeuner: café et sopaipillas. Difficile à décrire mais très bon. Pour le café il prépare une espèce de concentré super fort auquel il rajoute l'eau. Au moment de payer la dame nous fait une drôle de tête quand on lui tend notre billet de 20 Bols soit 2 euros. Ce petit déjeuner nous coûte 40 centimes. Nos billets de 100 Bols vont faire peur à pas mal de monde!! Puis à 9h30 rendez-vous devant notre hostal pour notre cabalgada c'est à dire notre tour à cheval. Mais on ne démarre pas avant 9h50 ce qui est très normal pour la Bolivie où ils sont rarement à l'heure et sont toujours très cool. Il va falloir s'habituer. Pareil pour payer l'hostal, la réponse est "plus tard" et pour une caution "c'est comme vous voulez, 100 Bols 200 Bols". Donc on part pour notre promenade avec Catherine une dublinoise et Rodrigo notre guide. 2h30 de cheval ça use. Mais nous avons trotté au bas d'un canyon tout rouge, vu la Puerta del Diablo, Los Machos et Valle del Inça. Vraiment super sympa. Et chevaux cool car ils savent exactement où aller. Puis déjeuner pour trois fois rien et beaucoup à manger et grande sieste car fatigue et rien à d'autre à faire. Puis nous venons de voir le film "Butch Cassidy et Sundance Kid" film populaire ici car ils sont morts à San vincente à 4h de Tupiza. Demain nous partons pour 4 jours dans le sud Lipez et le Salar d'Uyuni. Prochain contact Internet dimanche soir depuis Uyuni.
Les femmes boliviennes portent presque toutes des chapeaux melons et leurs enfants sur le dos dans des sortes de châles colorés. Les enfants ont les deux jambes du même côté du dos et certains sont en âge de marcher depuis longtemps. Et le soir les rues commerçantes sont plus calmes mais la place centrale est pleine de jeunes. Hostal Valle Hermoso. Avenida Pedro Arraya. 4 euros.
http://www.valle-hermoso.4t.com/circuitosalar.htm
en espagnol mais ça vous dit ce qu'on va faire pendant 4 jours. De Tupiza on file vers le sud est jusqu'au coin de la frontière Chilienne puis on remonte vers le nord pour arriver jusqu'au salar et puis vers l'ouest jusqu'à la ville d'Uyuni.
Jeudi 19 octobre San Antonio de Lipez
Lever vers 7h30 pour aller prendre notre petit déjeuner au même endroit que la veille. Cette fois ci on a goûté au Api, sorte de jus à base de maïs. Puis rendez-vous devant notre hostal pour un départ vers 9h30 avec Javier notre guide, Porfidia notre cuisinière, Catherine, la dublinoise, Herman et Mieke de la Belgique Flamande. Il est prévu de faire environ 1080 kms et d´être en permanence au-dessus de 4000m les 3 premiers jours. Les seuls arbres que nous verrons seront les Keñua. Premier arrêt au Sillar pour voir une formation géologique assez impressionnante. Montagnes battues par les vents et la pluie. Nous voyons également des mines d’or mais qui ne fonctionnent que les mois où il pleut (de décembre à février). Deuxième arrêt pour manger après seulement 65kms où nous retrouvons un autre 4x4. Nous retrouverons ainsi pas mal de groupes qui font le même parcours. Troisième arrêt à Cerrilos, village qui n´existe que depuis 1989 grâce à la nouvelle route. Chaque famille élève des lamas et en possède en moyenne 80 à 100. Chaque lama à un ruban aux oreilles pour repérer à quelle personne il appartient. Avant toutes les maisons étaient éparpillées dans la montagne et ils n'allaient en ville qu'une fois par an avec une caravane de lamas et ils partaient pour 3 mois. Ils emmenaient leurs produits et revenaient avec d'autres. Puis village de San Pablo et San Antonio de Lipez où nous passons la nuit. Notre chauffeur nous laisse à 30 minutes du village et nous finissons à pied. Nous dormons dans une petite auberge tenue par une famille du village. Très sympa mais nous sommes déjà à plus de 4000m et ça fatigue. Environ 330 habitants dont 110 élèves. Vous imaginez la taille des familles. Mais leur école est très bien équipée, terrain de foot, basket, volley. Nous discutons avec Fernando, l'enfant de la famille. Il trouve sa vie vraiment nulle car il est loin de tout. Café et puis dîner. Et au lit vers 20h30. Superbe nuit étoilée mais difficile de dormir. On a l'impression de toujours être réveillé. Et en plus j'ai pas mal de courbatures dues au cheval. Nuit à San Antonio de Lipez.
Vendredi 20 octobre Huallayana
Debout à 5h du matin car on prévoit une très grande journée. Petit déjeuner à 5h30 et départ à 6h avant le lever du soleil. Premier arrêt à Pueblo Fantasma, village qui n'existe plus depuis la fin du XVIIe. C'était un village de mineurs mais ils sont tous morts à cause de maladie. Puis nous voyons plein de lagunes blanches à cause du bicarbonate de soude où du sel. Une lagune Verde, verte due à une combinaison de minerais près d'un volcan à 6000m et à 25 minutes du Chili. Et enfin la dernière Lagune Colorada qui est rouge à cause d'algues marines. Paysages grandioses. Nous voyons également beaucoup de vigognes sauvages, plus fins, marrons clairs et très timides. Également beaucoup de flamants roses. Nous sommes toujours à plus de 4000m et nous passons même à 5000m. Et pour fêter le fait que nous soyons plus haut que le Mont Blanc, on pisse un coup. Puis nous redescendons à 4875m pour voir des geysers comme à Rotorua en Nouvelle Zélande. Nous avons beaucoup roulé mais notre guide s’arrête dès qu’on lui demande afin de prendre des photos où simplement de prendre l’air. Nous passons la nuit dans une auberge organisée pour les touristes à Huallayana. Meilleure nuit.
Samedi 21 octobre Chubica
On se réveille vers 7h et on part vers 8h. On s'arrête voir l'arbol de Piedra. Vestiges de roches volcaniques. Assez étrange de voir ces gros rochers au milieu de nulle part. Puis d'autres lagunes avec flamants. Puis la Salar de Chiguana, qui recoit le trop plein d'eau de celui d'Uyuni mais qui n'est pas exploitable. On passe une voie ferrée qui relie Uyuni et le Chili et qui passe au milieu du salar. Déjeuner parmi les roches volcaniques d'un volcan toujours actif qui est entre le Chili et la Bolivie. En arrivant vers notre arrêt pour la nuit, on passe pas mal de culture de quinoa, sorte de légume. Nous dormons à Puerto Chubica, petit village au bord du salar, qui possède le terrain de basket le plus étonnant jamais vu pour l'instant. Donc auberge avec le sol en sel, de même que nos sommiers. On peut enfin prendre une douche chaude pour 5 bols. Journée moins longue mais toujours très fatigant à cause de la route. Nuit à Puerto Chubica.
Dimanche 22 octobre Uyuni
Debout à 5h pour tenter de voir le lever de soleil directement sur le salar, mais malheureusement il y a beaucoup de nuages. Donc pas si exceptionnel que cela mais toujours grandiose quand même. On reste environ 20 minutes à marcher, prendre des photos et regarder le soleil apparaître. On fait 45kms pour arriver sur l'île Incahuasi, île en plein milieu du salar avec des cactus dont un qui a 1200 ans. On grimpe sur l'île et en arrivant au sommet on a bien sûr une vue à 360 degrés. Génial et beaucoup de vent. Puis petit déjeuner au pied de l'île (Porfi nous avait préparé un gateau) et on commence à faire le tour de l'île à pied. Javier et Porfi nous rejoignent de l'autre côté. Javier nous donne beaucoup d’informations sur le salar. Le salar fait 12000km2 et augmente en permanence. En fait, il vit. En été, il peut pleuvoir jusqu'à 80cms par jour. En dessous du sel il y a du lithium, ce qui en fait une richesse énorme mais non expoitable car le salar vit et bouge en permanence. J'ai plongé ma main dans un petit trou et après 15 minutes j'avais la main toute blanche de sel. En arrivant vers Colchani, soit 75kms après l'île, nous voyons des gens travailler. Travail tres pénible et qui rapporte vraiment très peu. Puis déjeuner dans une maison de sel, mur, table, siège. Ensuite on fait un bilan de nos 4 jours pour l’agence. En arrivant à Uyuni, on nous emmène visiter un cimetière de trains et locomotives. Pas forcément nécessaire comme détour. Beaucoup de carcasses non entretenues et aussi de vent ce qui rend encore plus la visite pas très agréable. C'est la fin de notre périple. Pour conclure, super rapport qualité prix. 90 euros par personne tout compris comparé au 275 euros pour le trek du Machu Picchu. On a super bien mangé, notre guide nous a tout expliqué et on a vu des paysages grandioses. Mais c’est vrai qu’on aurait aimé que notre guide passe un peu plus de temps avec nous comme prendre ses repas à notre table par exemple.
A Uyuni, hostal, douche et sieste. Réservation de notre bus pour Potosi et un petit tour en ville. Beaucoup de poussière et finalement pas génial. Nous avons quand même fait un tour au marché local. Dîner avec nos collègues de périple et au lit de bonne heure. Nuit à Hostal Avenida. 5 euros.
Lundi 23 octobre Potosi
Debout vers 7h30. Petit déjeuner et au bus pour 9h. Bus qui ne part pas avant 10h. Nous sommes toujours avec Catherine. 6h de route dans la montagne. Toujours magnifique mais toujours route en terre. On s'arrête pour un snack et c'est reparti. On voit des lamas, des dunes de sable, des monts enneigés et quelques villages. On dort beaucoup en fait et on arrive vers 15h30 à Potosi. Et Potosi se trouve à 4200m d'altitude, ce qui en fait la ville de plus de 100000 habitants la plus haute du monde, et depuis l'arrêt de bus vers les hostals il faut monter ce qui est extrêmement fatigant à cette altitude. On trouve un hostal et on reste. Pas génial mais ça fait du bien de poser les sacs. On file donner notre linge à laver et le mal de tête commence pour moi. Ana et Catherine ne ressentent rien. On prend à manger et on se balade un peu. Mais vers 18h30 je rentre me coucher car le mal de tête est vraiment fort. Ana et Cath continuent à se promener, récupèrent le linge, mangent et rentrent vers 21h45. Hostal la Tarija. 5 euros. Retrait de 300 dollars Us soit 240 euros.
Mardi 24 octobre Potosi
Debout vers 7h30 et le mal de tête a disparu après une bonne nuit de sommeil. On a par contre toujours des difficultés à respirer parfois quand on marche trop vite, parle trop où fait un geste trop rapide. On change d'hostal car Ana et Cath en ont trouvé un mieux hier soir. Et en effet c'est mieux. Dortoir, eau chaude en permanence, et vue splendide sur la ville depuis le toit. On retourne prendre notre petit déjeuner super complet au même endroit que le snack d'hier soir. On va au bureau de l'immigration pour faire prolonger nos visas jusqu'à 90 jours. Formalité très simple et rapide. Les douaniers sont juste étonnés que nous prolongions dès maintenant notre visa mais nous savons que 30 jours ne sont pas suffisant pour nous. Puis nous visitons la casa de la Moneda. Plus grand bâtiment civil colonial d'Amérique qui servait à faire la monnaie jusqu'au milieu du 19e siecle. Tout l’argent de la montagne était acheminé à coté et les pièces étaient frappées là. De nombreux esclaves sont venus travailler dans ce bâtiment. Nous ne pouvons pas visiter toutes les salles car il faudrait toute la journée voire plus. Le guide est très sympa et prend les touristes comme cobaye pour poser des questions où faire des remarques. Marrant. Par contre une gendarmette nous suit à la trace et nous fait signe d’avancer dès que nous traînons un peu. Déjeuner de nouveau super copieux et retour à la chambre pour douche et sieste. Sortie en soirée pour un snack et un petit concert dans le café Potocchi. Un groupe d’Allemands est présent. Et finalement la musique commence mais nous quittons ce pub assez rapidement bien sûr après avoir payer le prix du concert. Ce que nous ne savions pas forcément en rentrant dans le pub. Coucher vers 22h. Hostal the Koala Den. Rua Junin. 6 euros avec petit déjeuner.
Mercredi 25 octobre Potosi
Lever vers 8h et donc petit déjeuner bien copieux à l'auberge puis direction le couvent Santa Théresa qui a été transformé en musée. Très intéressant, visite de 2h. Bâtiment très joli. En fait Potosi est rempli d'églises. Il parait qu'il y a un quartier avec 90 églises. D'autres quartiers sont spécialisés par profession: avocats, coiffeurs, pompes funèbres, pneus, matelas et sommiers etc... Puis déjeuner bien complet pour 3 fois rien. Ensuite suite logique douche et sieste. Il faut dire que la douche est vraiment bien donc il faut en profiter. Pendant ce temps là Ana regarde le Da Vinci Code sur un DVD russe gravé traduit en espagnol. Puis en ville pour boire un café et jouer au dominos. Ça a rappelé des souvenirs de dimanche après midi à Ana sur Massy. Puis nous sommes allés voir une église transformée en bureau et une autre où on s'est retrouvé à suivre une messe. Potosi est vraiment une ville sympa malgré les rues en pente. Deux irlandais débarquent avec leurs battes de hurling. Demain on part pour un jour et demi de randonnée avec une pointe à 4600m et une nuit dans une étable à moutons. Nous sortons avec Catherine pour essayer de trouver un café végétarien. Assez compliqué car on suit l’adresse donnée par le guide du Routard. Adresse erronnée bien sûr. Mais on y arrive quand même et on mange un peu. Hostal the Koala Den. Rua Junin. 6 euros avec petit déjeuner.
Voir les dernières photos de l'Argentine et les premières de Tupiza.
Jeudi 26 octobre nuit en montagne
Debout vers 8h pour notre petit déjeuner et prêts à 9 heures pour notre trek de Kari Kari (480 Bol tout compris). Deux Irlandaises devaient nous accompagner la première journée mais la gueule de bois est passée par là. Donc nous partons quand même avec les deux guides Oscar et Daniel qui étaient prévus. Début facile car nous prenons un bus pour aller en haut de la ville au pied du Cerro Rio. Ici l'exploitation d'argent a commencé en 1545 quand les Espagnols se sont rendus compte que les Indiens faisaient du feu et que l'argent coulait. Et la mine est toujours exploitée. Il y a 120 mines et plus de 2500 personnes qui y travaillent. Donc les Espagnols ont exploité la mine et les Indiens. Potosi a été pendant 300 ans la ville la plus riche du monde loin devant Paris et Londres. Et là commence notre marche. Première petite partie assez facile vers 9h50 pour rejoindre de petits commerces pour acheter à manger. Mais interdiction de parler car on est tout de suite essouflés. Et puis on grimpe pendant 45 minutes. Et on s'arrête toutes les 10 minutes car on croit mourir. Mais dès que l’on s’arrête 2 minutes le souffle revient vite. Super dur pour arriver à la première lagune. Les Espagnols ont fait construire 32 lagunes dans la montagne pour utiliser l'eau afin de séparer l'argent des autres minerais. Avant cela ils utilisaient le mercure et le taux de mortalité était évidemment très haut. Puis on continue à monter toujours et toujours mais un peu plus facile. Daniel nous donne pas mal de feuilles de coca à mettre sur le côté de la bouche et ça aide un peu. On va à notre rythme et ça c'est très appréciable. Ils nous attendent, nous demandent si ça va, si on veut s'arrêter. Vue sur Potosi et le Cerro. Paysages grandioses, lamas, lagunes. Premier vrai arrêt de 10 minutes pour une barre de chocolat. On discute et on rigole bien. Deuxième arrêt vers 15h30 pour déjeuner et là une petite tempête de neige arrive. Donc polaire, blouson, bonnet, gant. On voit un groupe qui grimpe au sommet de la colline Kari Kari à 5025m. Mais ce n'est pas pour nous. Encore deux passages super durs et commence enfin la descente de l'autre côté. KariKari signifie en Quechua mais en Aymara. Et la descente est assez dure et on grimpe encore parfois. On en prend plein les yeux et c'est magnifique. Le temps change beaucoup et les paysages aussi. Ana trouve une pierre avec de l'argent et une autre avec différents minerais. On croise une bergère et on lui offre bonbons, feuilles de coca et cacahuettes. On voit un bébé lama de 7 semaines. On aperçoit également beaucoup de vizcachas (chinchillas) qui se déplacent en famille de 7 à 8. Notre sac à dos nous semble de plus en plus lourd et pourtant nous n'avons emmené que duvet et vêtements. Après 8h de marche notre concentration faiblit et il devient bien difficile de marcher. Puis on arrive enfin vers notre hôtel 5 étoiles vers 18h30. Donc presque 8h de marche. Un lama domestiqué car élevé par l’homme nous accueille ainsi que les chiens. On arrive en fait chez une grand-mère et son fils Esteban qui vivent au milieu de la montagne. Elle à 87 ans et ne parle que quechua et garde toujours les moutons. Parfois elle dort avec eux pour faire fuir les renards. Ils élèvent 250 lamas, 100 moutons, ce qui en fait une famille riche car un lama mâle de 5 ans coûte 40 euros. Faites le calcul, ça fait beaucoup pour la Bolivie. En fait c'est plutôt trois petits bouts de pièces autour d'une cour centrale, un enclos pour les moutons et plusieurs pour les lamas. Par contre pas l'eau courante juste un ruisseau à 100m de la maison et pas d'électricité, juste des lampes à huile. Mais c'est génial de voir finalement comment vivent les Boliviens dans les montagnes. Au milieu de la cour pend un fil auquel sont suspendus viandes et peaux mais aussi des fœtus de lamas pour la bonne chance. Ils possèdent aussi 4 chiens et deux chiots, une fois les chiots devenus chiens ils tueront les deux plus vieux chiens pour toujours en avoir 4. On range nos affaires et puis on rejoint nos guides dans la minuscule pièce d'à côté où il y a une sorte de cheminée pour cuire les aliments. Et là surprise la grand-mère est pliée en deux à dormir dans un coin. Mais c'est la pièce la plus chaude donc elle fait une pause là. On joue avec le chaton. Et on continue à discuter. Vraiment sympa. Le carburant pour le feu vient de sorte de plantes vertes super dures appellées yareta qui une fois sèches servent pour le feu, également la merde de lamas sert de combustible. Et par chance les lamas chient tous au même endroit donc c'est facile à ramasser. On a bien mangé mais sans plus. Puis au lit et avant cela nos guides nous racontent des légendes quechuas et aymaras. L'autre groupe qui a grimpé le sommet arrive vers 19h30 et vont dormir dans une autre petite grange. Bonne nuit.
Vendredi 27 octobre Potosi
Debout vers 7h30 avec le jour, mais tout le monde est déjà levé. Un agneau est né dans la nuit. On prend notre petit déjeuner et on part vers 8h30. Les guides font des cadeaux à Esteban: sucre, chocolat, feuilles de coca, lampe frontale. Puis on marche 3h mais c'est plus facile. On aperçoit la vallée, des agneaux. Esteban met seulement une heure pour faire le même chemin. Et on arrive à Chaqui, petit village perdu mais très populaire grâce à ces thermes. On vient de Sucre, Cochabamba et même la Paz pour se baigner car ce sont des eaux bénéfiques pour le corps. La commune possède un bassin gratuit pour tout le monde, un bassin payant accompagné d'un sauna et pas mal d'habitants ont leurs propres petites piscines. En fait l'eau sort à 100 degrés de la montagne car on la voit bouillir. De nombreux petits bacs ont été construit pour laver son linge et le linge est mis à sécher sur le flan de la montagne sur les arbustes. Les gens viennent également plonger leurs poules pour pouvoir les plumer. Et donc nous sommes allés nous baigner. Et bien c'est très agréable. Et également sauna tout ce qu'il y a de plus naturel. Une cuve où l'eau arrive bouillante, 4 murs et des plantes style lavande dans l'eau. On est resté la près d'une heure, en partant un petit qui s'occupe de la piscine avec sa grand-mère probablement nous dit: "Tchao Gringuitos" pour Gringos (Americans où blancs). Puis déjeuner sur la place centrale où sont réunis plusieurs femmes qui cuisinent. Nous avons failli manger du chinchilla mais la vendeuse était absente au moment où on était prêt à manger. Et deux heures de bus pour rentrer. Nos deux guides dorment. Et il a plu pour la première fois pour nous. Le chauffeur du bus s’arrête même pour rentrer nos sacs qui étaient sur le toit du bus. Mais en arrivant à Potosi cela s'est arrêté. On va payer une bière à nos guides. Ils étaient vraiment très sympas et on a bien discuté. Pas toujours facile de s’exprimer dû au manque de vocabulaire mais on a réussi à se faire comprendre. Et retour à la chambre. Pour conclure: superbe marche, paysages grandioses, super de voir les vrais boliviens dans leur environnement. Une très bonne expérience. On va quitter Potosi demain probablement en taxi avec les deux irlandais pour Sucre. Nous allons sur Internet où c'est très long de télécharger les photos. Le responsable de l’internet café a même été acheter un lecteur de carte spécialement pour nous. Bien qu'on trouve Internet partout, nous achetons un lecteur de SD card donc cela sera beaucoup plus facile pour nous désormais de voir nos photos. En sortant du magasin nous subissons une terrible averse torrentielle et grêle. Les rues étant en pente deviennent de vrais torrents. Très impressionnant. Nous rentrons à l’auberge trempés. A Potosi, 90% des voitures sont des taxis et tous les minibus viennent du Japon. C’est encore écrit en japonais sur les côtés. Les chauffeurs de taxi sont pires qu'à Paris. Ils klaxonnent tout le temps. Dès qu'une voiture à une demie seconde de retard, à chaque intersection, et aussi pour appeler les clients potentiels. On se fait donc klaxonner plusieurs fois par jour. Hostal the Koala Den. Rua Junin. 6 euros avec petit déjeuner.
Samedi 28 octobre Sucre
Réveil bien agréable sous le soleil après une bonne nuit de repos. Nous allons descendre en taxi vers Sucre (2750m d'altitude et environ 150000hab) avec les deux irlandais de Wexford vers 14h et rejoindre l'autre irlandaise Catherine. Et nous sommes depuis 1h30 sur Internet à mettre les photos en ligne. Nous avons créé un nouvel album. Toutes les dernières photos ne seront pas en ligne aujourd'hui car c'est très long et il faut dire que nous prenons énormément de photos. Manque uniquement les photos d´Uyuni le 4e jour. Donc nous avons pris le taxi et ce n'est finalement pas une bonne affaire car nous avons payé 30 Bol chacun au lieu de 15 par le bus. Et en plus notre taxi man jouait un peu à Schumacher donc cela n'a pas été de tout repos. Le paysage est pourtant magnifique mais nous n'avons pas pu en profiter pleinement. Mais nous nous sommes arrêtés voir un pont très connu que nous avons d'ailleurs traversé. Vieilles planches en bois, on voyait tout à travers à plus de 30m de haut. Là aussi on a eu bien peur. Mais on est finalement arrivé en face de notre hôtel pour la nuit. Nous allons rester là cette nuit car Catherine est dans cet hôtel. Nous réservons notre sortie de demain au marché de Tarabuco. Donc Sucre, ville universitaire, qui a toujours la cour suprême de Bolivie c'est pour cela qu'elle reste une ville importante, et elle a également un passé colonial très important. On se promène un peu en ville, mange une pizza puis retrouve Catherine en début de soirée pour un dîner avec d'autres voyageurs. Et nous avons fini la nuit en boite à danser sur de la techno jusqu'à deux heures du matin. La seule musique connue fut la pub Citroën où le robot danse!! Très sympa en fait. Et à deux heures pile comme en Irlande, les lumières s'allument et la musique s'arrête. Nuit à l'hôtel Charcas, rua Arevo en face du mercado central. Environ 8 euros.
Dimanche 29 octobre Sucre
Courte nuit niveau sommeil car nous sommes debout à 7h30 pour prendre un bus pour se rendre avec tous les touristes de l'hôtel vers le marché de Tarabuco à 2h de route. Mais avant cela nous changeons d'hôtel et nous déménageons de 20m pour seulement 4 euros la nuit au lieu de 8. Forcément c’est un petit peu moins propre mais la différence ne vaut pas qu’4 euros. Arrivée vers 10h et nous sommes restés à acheter et marchander jusqu'à 13h. Tout se passe autour de la place centrale. Beaucoup de touristes bien sûr car de nombreuses agences de voyage proposent cette sortie mais également des locaux qui sont là pas seulement pour vendre mais aussi pour acheter surtout dans les rues qui partent du centre et où il y a beaucoup moins de touristes. Donc pas mal d'achats et marché très sympa où tous les Indiens du coin viennent. Indien Tarabuco et Jalq'a. Très colorés. Hommes en poncho avec des casques type Conquistadores et en sandales en pneu de voiture. Joli petit village également. Et nous sommes montés dans le bus 10 minutes avant une nouvelle grosse tempête de grêle. Des camions attendent les locaux pour les ramener dans leurs villages. Il n’y a pas de bus pour ces gens là. Dodo dans le bus et nous retrouvons une vendeuse du marché car nous n'avions pas assez d'argent ce matin. Nous avons acheté pour nous une superbe tapisserie qu'une dame a mis 6 mois à faire: tapisserie en noir et blanc des indiens Jalq'a. Petit snack et on devrait retrouver d'autres voyageurs pour le repas de ce soir. Soirée sympa avec 4 anglais, irlandais et américain au café Joyride dans le patio. Nous rencontrons beaucoup de touristes qui prennent des cours d'espagnol sur une semaine. Coucher vers 22h. Hostal La Plata. Rua Ravelo. Environ 4 euros. Retrait de 300 us dollars soit 240 euros.
Lundi 30 octobre Sucre
Nouvelle grosse averse mais on était au lit. Debout vers 8h15 et on change de chambre pour en prendre une avec un lit double. Puis nous allons au musée du textile régional. Superbe. Cela explique toutes les techniques et dessins des indiens Tarabuco et Jalq'a. De nombreuses pièces retracent l’évolution des tapisseries. Des hommes se mettent aussi à tisser. Ce musée sert également à protéger la culture des ces indiens. On comprend mieux le travail que cela demande et le prix qui correspond. Deux indiennes travaillent devant nous, une de la communauté Tarabuco, dessins colorés et l'autre Jalq'a, dessins noirs et rouges. Et en les observant, leur travail est vraiment fou. Une concentration énorme, pas de modèle, une symétrie parfaite, aucune erreur. On y retourne cet après midi car nous n'avons pas pu tout visiter. Mais toutes ces tapisseries sont vraiment très impressionnantes.
Toutes les dernières photos de nos 4 jours au Salar d'Uyuni sont maintenant en ligne. Et les photos de Tarabuco également, bien souvent mal cadrées mais c'était pour être discret. Soirée très tranquille après avoir été faire un tour au centre Boliviano Americano pour acheter des livres en anglais. Donc on a mangé une glace bien sagement dans un café en lisant. Au lit vers 22h. Hostal La Plata. Rua Ravelo. Environ 4 euros.
Mardi 31 octobre Sucre
Debout vers 8h30. Petit déjeuner de salteñas, sorte de petites tartes fourrées de viandes et jus de banane. Puis direction le musée anthropologique et ethnographique. Exposition sur un village qui vit de la même façon depuis 1500 ans et grandes collections de masques qui servent durant les festivités. Puis vers 12h30 on retrouve Catherine pour aller manger. Ensuite les deux filles filent vers le musée Univeritario et moi vers le café JoyRide avec mon livre en attendant de voir Barcelone-Chelsea. Je suis rejoint un peu plus tard par les mêmes anglais que nous voyons depuis 3-4 jours. Après le match direction le mercado pour trouver une boite en carton pour envoyer nos achats vers la France. Et puis direction un resto bien sympa la Vieja Bodega où l'on a très bien mangé. On s’assoit dans un petit coin tranquille. Musique sympa. Catherine nous paye une bouteille. Au lit vers 22h. Hostal La Plata. Rua Ravelo. Eviron 4 euros.
Au 31 octobre soit 8 semaines après notre départ, budget prévu de 2000 euros soit 32 euros par jour à deux. La vie de tous les jours (logement, transport, nourriture) ne coûte vraiment rien donc de ce côté là nous sommes vraiment dans les limites du budget: environ 32 à 34 euros par jour voir moins.
Retrait depuis notre compte en banque de 1837 euros + 61 pour les frais de banque et nous avons changé 330 euros environ. Soit en tout une dépense de 2230 euros environ.
Mais nous avons réservé notre trek au Machu Picchu et acheté pas mal de cadeaux. En fait le plus gros cadeau était pour nous: notre tapis à 100 euros, et également la poste qui coûte cher. Mais on ne va pas se plaindre. On va continuer à faire attention. Et que ceux qui ont demandé un cadeau ne s'inquiète pas il est bien prévu qu'il soit acheté!! Et envoyé!!
Mercredi 1 novembre bus
Lever vers 8h30 et on retrouve Catherine vers 9h pour filer vers les hauteurs de Sucre pour prendre notre petit déjeuner et avoir une vue de la ville. Petit déjeuner dans un resto assez classe sur la terrasse avec une superbe vue sur la ville. Tout ce que nous voulons manger pour 15 Bols. Ensuite direction la poste pour envoyer nos deux colis vers Saint Martin. On s'assoit sur un banc tranquillement pour faire nos comptes, un petit garçon vient nous voir pour cirer nos chaussures, apparemment il va à l'école le matin et travaille l'après midi. Comme nos chaussures n'ont pas besoin de cirage, il nous demande une pièce de monnaie de notre pays pour sa collection. Un copain à lui vient faire la même chose 10 minutes plus tard. Et finalement la Bolivie où c'est le pays où nous devions faire des économies et bien nous sommes bien au-delà de notre budget mais c'est pour faire des heureux en France. Puis nous avons quitté notre hôtel mais laissé nos sacs au comptoir. Cette après midi nous devons aller voir le cimetière car pour la Toussaint et ils ont des rites un peu spéciaux ici: ils apportent sur la tombe de la nourriture que le defunt aimait. Et nous prenons un bus en fin d'après midi avec Catherine vers Cochabamba où nous devrions arriver demain vers 4 où 5h. Donc visite du cimetière, beaucoup de monde. Beaucoup de feuilles de coca circulent, ainsi que des cigarettes et ils ont en effet à manger, des pâtisseries. Puis taxi (voiture japonaise à laquelle tout a été remis à gauche. Assez spéciale) vers le terminal et bus pour CBBA. Deux arrêts dans la nuit. Retrait de 160 euros ce qui devrait être notre argent pour les 10 prochains jours si on veut récupérer notre retard et re-rentrer dans notre budget. Nuit dans le bus.
Jeudi 2 novembre Cochabamba
Arrivée vers 4h30 juste à côté du terminal. En fait on était en avance et il attendait pour aller se garer. Donc on descend à 5h et on file vers un hôtel que nous avions repéré dans le guide qui se trouve à 200m de la gare routière. Et on a bien dormi jusqu'à 10h30. Et sortant il fait très lourd car en fait nous ne sommes qu'à 3h de la jungle, que nous n'irons pas voir à cause des moustiques principalement. Puis en ville en passant par le marché et tout est fermé. Cela fait très étrange pour une ville de 500000 habitants que tout soit fermé. Jour suivant laToussaint. Seul reste oùvert quelques stands au marché où on a bu un jus super vitamine (un vrai repas) et les Internet café. Et c'est très calme vu qu'il n'y a pas voitures, donc pas de klaxon. Donc après midi très tranquille. On va retourner à l'hôtel et dormir et lire. Et on a bien dormi. On est ressorti en fin d'après midi pour manger avec Catherine. Des mendiants entrent dans les restaurants et regardent nos restes. Nous voyons énormément de pauvres gens dans les rues, parfois des grands-mères avec leurs petits enfants. Et pourtant la Bolivie est un pays riche au niveau de son sous-sol. Ils possèdent de très grandes ressources minérales, pétrolifères et surtout de gaz. Mais ils exploitent seulement 10 à 15% de leur gaz. Ils en vendent en Argentine et Brésil. En fait, il y a peu l'Argentine achetait du gaz à 3 dollars la tonne et le revendait 4 dollars au Chili. Mais cela a changé et la Bolivie vient de signer un accord pour les 20 prochaines années avec l'Argentine. Notre guide durant nos 4 jours vers Uyuni, nous a expliqué que la Bolivie était comme l'avant bras. Durant de très nombreuses années les pays aux alentours (Pérou, Bril, Paraguay, Argentine) sont venus prendre une partie de la Bolivie et de son territoire. Et donc la Bolivie s'est réduit mais ce qu'ils ne savent pas, ces pays, c'est que ce qu'il reste de la Bolivie est l'os et sa moelle et c'est là que se trouve toute la richesse. Nuit à l'hostal Elisa, Rua Lopez. Environ 6 euros.
Vendredi 3 novembre Cochabamba
Réveil vers 5h par 3 touristes qui arrivent à l'hôtel et le patron qui ouvre la mauvaise porte. Mais on s'est rendormi. Petit déjeuner dans une boulangerie et ensuite pas mal de marche pour trouver où laver le linge. Nous voyons de nouveaux quartiers et ça change: bel immeuble, café chic, gens habillés différemment. Puis visite d'un autre musée. Visite guidée par le guide conseillé par le guide du routard. Il nous parle même de Brigitte Bardot qui a sauvé toute une partie de la jungle de Bolivie. Très intéressant finalement. Et retour vers la place centrale où il y a un rassemblement de danses folkloriques. Voir photos. Puis dîner dans un resto spécialisé dans les glaces et on est ressorti le ventre plein. Retour à l'hôtel. Ana regarde la télé et je finis mon livre "All the president's men" sur le Watergate. Nuit à l'hostal Elisa, Rua Lopez. Environ 6 euros.
Samedi 4 novembre Cochabamba
Debout vers 9h30 et on se dirige vers un des plus grands marchés de Bolivie. Très impressionnant. On trouve de tout et parfois ça fait même peur de trouver de tout. Mais c'est marrant à voir, pas toujours à sentir par contre. Retour à l'hôtel. Petit tour en ville pour manger des petites tartes du pays et notre jus d'orange sur le trottoir. Pas mal de femmes pressent des oranges devant nous et c'est très bon. On devrait quitter CBBA lundi au lieu de jeudi car il nous reste pas mal à faire avec notre trek le 1 décembre. Soirée avec Catherine dans un café bien sympa, le Picasso's où on mange des spécialités mexicaines. Au lit vers 23h30. Nuit à l'hostal Elisa, Rua Lopez. Environ 6 euros.
Dimanche 5 novembre Cochabamba
Bon anniversaire à ma nièce Lola qui a 2 ans aujourd'hui. Je l'ai appelé mais elle était trop occupée à jouer pour me parler!!. Catherine est partie vers La Paz mais on va la revoir car demain il faut que l'on aille chercher son linge à la laverie. Nous avons pris un bus vers Tarata où normalement il y a un marché le dimanche selon le guide. Rien de tout ça. Petit village tout tranquille où il ne se passe pas grand chose. Sur la route on voit un grand lac de couleur boue et une rivière qui en découle où les gens lavent leur linge. Donc retour vers CBBA. Après midi tranquille en perspective. Pas mal de télé et lecture. Nous avons passé les 4 jours en short et en sandales. Coucher de bonne heure. Nuit à l'hostal Elisa, Rua Lopez. Environ 6 euros.
Lundi 6 novembre La Paz
Debout vers 8h30. On va donc chercher la lessive de Catherine après avoir pris notre petit déjeuner. Puis vers le terminal de bus vers 11h15 et on arrive à prendre un bus vers La Paz à 11h30. Et dans le bus pas de chanteur mendiant comme d'habitude mais un vendeur de crème magique à la bave d'escargot. Bonne route. Paysage un peu moins intéressant mais toujours à plus de 3500m. On arrive dans les hauts de la Paz vers 18h45. Vue splendide surtout avec les lumières de la ville. La Paz se trouve en fait dans une cuvette entourée d'une chaîne de montagne magnifique avec de la neige éternelle. On retrouve Catherine à l'auberge qu'elle nous avait indiquée par mail. Nous prenons une chambre pour nous deux mais avec lits séparés. Nous sortons ensuite manger dans un café bien sympa mais avec uniquement des touristes, le Sol y Luna. On rentre se coucher vers 23h un peu sous la pluie. Hostal El Solario, rus Murillo. environ 6 euros.
Mardi 7 novembre La Paz
Et il s'est mis à pleuvoir dès minuit et cela ne s'est réellement arrêté qu'en fin d'après midi. En fait la pluie est très en avance, normalement ce n'est pas avant décembre. Donc lever vers 8h30, on dépose notre linge à laver, on prend notre petit déjeuner et on commence notre exploration de la ville sous la pluie mais ce n'est pas trop gênant. Depuis le bas de la Paz où nous sommes, nous ne voyons pas les quartiers qui se trouvent tout autour sur les collines. On se dirige vers la Rue Jaen, qui se trouve dans le vieux quartier colonial qui est encore un peu préservé. On va visiter 3 musées qui se trouvent dans cette rue: musée des instruments musicaux (collections da charangos, petites guitares avec une caisse de tatou et pleins d'autres instruments inventés par le créateur du musée), musée de l'or (avec une pièce coffre-fort où sont exposés des diadèmes et autres pièces en or venant principalement de Tiwanaku) et le musée du litoral Bolivien (car la Bolivie était un très grand pays avec un accès à la mer qu'ils ont perdu dans une guerre contre le Chili; ce non accès à la mer a fait que la Bolivie est resté très andin et indien car les Européens ne pouvaient y accoster). En fait le plus intéressant pour moi ce sont les maisons où ils se trouvent, vraiment très belles. On retrouve Catherine pour le déjeuner et on se rend ensuite vers la place Murillo où se trouve la cathédrale, le parlement et autres bâtiments administratifs. Puis direction, l'église San Francisco et ensuite razzia dans les magasins d'artisanats et ce n'est pas terminé. Une des vendeuses en tremblait et presque pleurait quand on est parti car on a arrondi à 20 centimes d'euros. C'est vous dire l'importance de 2 Bols ici. Retour à l'hôtel et petit snack et Internet. Voir les dernières photos de CBBA et la Paz. Ana vient de voir sur Internet qu'il allait encore pleuvoir jusqu'au 15 novembre mais on devrait partir vendredi. Soirée dans un pub avec Catherine et un autre irlandais. Bien sympa. Coucher vers 23h. Hostal El Solario, rus Murillo. Environ 6 euros. Retrait de 300 dollars Us soit 240 euros.
A vos Google, Wikipedia et Yahoo, voici les 3 questions pour la Bolivie!
Règles : Chaque personne n'a le droit de répondre qu'à une question. Vous pouvez chercher les trois et donner la réponse pour celle dont vous êtes le plus sûr. Si vous donnez une mauvaise réponse où pas la réponse que l'on attend, vous pouvez en tenter une autre réponse.
Question 1 : Qu'est-ce qui se trouve aux coordonnées suivantes : Latitude 16◦39'S et longitude 67◦48'W¿
Question 2 : Expliquer l'expression ″ C'est le Pérou″.
Question 3 : En quelle langue est l'expression suivante ″Suwasqa wasi hina simiyoq″ et que signifie t'elle en langue française¿
Bonne chance à tous et toutes. Vous avez jusqu'au 22 novembre 2006 pour nous retourner votre réponse. J'espère que ce n'est pas trop dur.
Mercredi 8 novembre La Paz
Et première réponse trouvée par Mr Pierard de Dublin pour la question 3.
C'est bien en langue Quechua et la traduction est la suivante: TU N'AS PLUS DE DENTS DANS TA BOUCHE. Mais la traduction littérale est: ta bouche est aussi vide qu'une maison qui vient de se faire cambriolée.
Mr Pierard recevra un petit cadeau.
Lever vers 9h et il ne pleut pas, d'ailleurs il a fait beau toute la journée bien que tous les sommets environnants soient couverts. Petit déjeuner et nous passons dans la rue du marché des Sorcières. On voit quelques étals avec fœtus de lamas, lamas mort nés, tatous, et autres grigris pour la bonne chance. Puis nous avons attendu 10 minutes pour essayer de prendre un minibus pour aller sur les hauteurs. Et c'est vraiment marrant de voir tous ces minibus passés devant soi. Il y a le chauffeur et une autre personne (homme, femme ou enfant)qui crie les destinations et le prix. Puis on se rend compte que l'on n'est pas dans la bonne rue pour notre bus. On change donc et on prend le bus W pour le mirador de Killi-Killi. Des gamins s'accrochent à l'arrière du bus pour monter les rues, puis redescendent en courant et recommencent. Et la vue depuis le mirador est géniale. On doit être à environ 4000m car en fait la ville de la Paz s'étend de 3600 au plus bas jusqu'à 4200m d'altitude. Et ici c'est l'inverse de toutes les grandes villes, les riches habitent en bas et les pauvres en haut. Puis on reprend en bus cette fois pour aller de l'autre côté de la ville. Ça prend bien 25 minutes mais c'est drôle de voir la ville s'animer depuis un bus, surtout de voir les étals des vendeurs et les rues par corporation de métiers: pelotes de laines, tournevis, fleurs, couches culottes, fruits et légumes, laveurs de voitures. Une fois dans la bonne rue, il n'y a plus que l'embarras du choix. Les cireurs de chaussures portent tous des cagoules pour ne pas être reconnus. Également des gens avec leur machine à écrire pour taper les formulaires. Et là on monte à 4200m. On se retrouve au même point où nous étions passé en arrivant en ville depuis CBBA. Il faut donc mettre les manteaux et bonnets. Vue exceptionnelle. Voir toutes les photos. Sur la photo 3191 au-dessus du grand bâtiment on voit un peu le mirador Killi-Killi au niveau des arbres. Puis nous avons tout redescendu à pied. C'est assez bien fait cette descente, marches, évacuation des eaux de pluie. Puis on va manger car on l'a bien mérité et on va ensuite visiter le musée de la coca. Vraiment bien fait. On nous explique tout: Comment la coca est très importante spirituellement et au niveau physique, le vin Mariachi fait à base de coca, le coca cola, la cocaïne bien sûr. Puis on finit nos achats pour toute la famille et amis. Et on est sur Internet. Et retour à la chambre après être passé par le coiffeur car on habite dans les rues des coiffeurs. Le coiffeur me demande 1 ou 2 pour le sabot et moi je réponds 0 comme j'ai l'habitude. Et bien je suis tout chauve!!. Soirée calme dans la chambre. Au lit vers 22h. Hostal El Solario, rus Murillo. environ 6 euros.
Jeudi 9 novembre La Paz
Blague du jour de Mr Nicolas de Dublin: Le mirador Killi-Killi, c'est celui qui fait rire les enfants!!
Lever ver 8h30, petit déjeuner avec Catherine car nous filons en taxi vers la Vallée de La Lune. Une fois de plus le guide du routard nous ment, c'est beaucoup plus cher en taxi qu'en bus même à 3. Donc on va arrêter le taxi et ne prendre que des bus. La Vallée de la Lune se trouve à 12 kms de la Paz et c'est une formation géologique assez impressionnante due à l'érosion du vent et de l'eau. On s’y promène une petite heure. On rentre vers le centre, déjeuner et après midi très calme entre sieste et poste pour envoyer un gros colis avec plein de cadeaux pour tout le monde. La poste de la Paz est très bien organisée, un vrai plaisir. Quand on était à Potosi, tout le monde visite les mines où travaillent encore les mineurs pour se rendre compte des conditions de travail horrible. Mais nous n'étions pas interessés. Et ici à la Paz tout le monde fait la route de la mort vers Coroico en vélo. En fait on descend la route dite la plus dangereuse du monde en vélo Un truc de fou surtout par temps de pluie. Mais pas nous. Nous sommes ressortis le soir pour manger avec Catherine dans un coin bien bolivien pour changer. Nous étions les seuls étrangers. C'était dans une petite rue où il y avait à suivre une dizaine de petites tentes avec toutes la même nourriture et toutes la même chaîne à la télé. Très sympa. Coucher vers 22h. Hostal El Solario, rua Murillo. environ 6 euros.
Vendredi 10 novembre La Paz
Lever vers 8h30, on prend un minibus pour se rendre vers le cimetière, on prend à manger et un autre bus vers Tiwanaku, centre d'une civilisation pré inca. 1h15 de route et on y arrive. On paye 80 Bols alors que les Boliviens ne payent que 10, plus notre guide à 20 Bols. Mais heureusement qu'il était là car il nous bien a expliqué le site archéologique de Tiwanaku. Plusieurs temples à voir, mais ils n'ont étudié que 20% du site. Donc encore beaucoup de travail mais qu'ils étaient intelligents ces hommes surtout au niveau astronomique, irrigation et culture. Civilisation donc très importante et très riche en connaissances. Mais les Incas sont passés par là, d'ailleurs Tiwanaku est un nom quechua donc inca alors que cette région parle le Aymara. On voit la porte du Soleil où était gravée les saisons et les mois selon les solstices. Puis retour en minibus où on arrive à mettre plus de personnes que de sièges. On essuie une grande averse mais comme d'habitude pour l'instant on est à l'abri. Puis on se retrouve bloqué pendant plus de 40 minutes sur les hauts de la Paz à cause d'une course cycliste. Et bien que tous ceux qui ont grimpé le Tourmalet arrêtent de frimer et viennent faire un tour ici!! Et nous qui pensions que les Boliviens étaient toujours calmes et relax et bien ça change vite quand ils sont bloqués dans leur minibus. Ça klaxonne de partout et ça double sur les trottoirs. Puis on s'arrête au cimetière et Ana nous fait monter dans le mauvais minibus pour retourner vers l'hôtel mais ça permet de voir de nouvelles rues et de s'arrêter devant la prison la plus dangereuse du pays et probablement du monde qui se trouve en plein centre ville, prison San Pedro. La semaine dernière il y a une petite révolte et certains prisonniers se cousaient la bouche. Puis retour vers l'hôtel et Internet. Demain on va essayer d'aller voir un match de foot dans le stade le plus haut du monde. Soirée bien calme. Ana finit de coudre ses écussons sur son sac à dos et moi je finis mon livre "to kill a mokingbird" de Harper Lee. Coucher vers 21h30. Hostal El Solario, rus Murillo. Environ 6 euros. Retrait de 300 Us soit 240 euros.
Samedi 11 novembre La Paz
Petite grasse matinée car c'est samedi et jour férié. Dommage que cela soit un samedi!! Puis direction la poste pour un autre envoi. Et petit déjeuner devant la poste de salteñas et jus d'orange. Des gamines se posent devant nous pour mendier. Puis direction le musée ethno et folklorique. Pas terrible mais gratuit. Quelques superbes très vieux ponchos malgré tout. Puis direction le stade. Pas de match ce soir mais les finales d'un tournoi régional de la Paz. Premier match de garçons, score 7 à 0 dont un joueur qui ne comprend pas les règles du hors jeu. Puis match de filles. Première mi-temps héroïque des bleues en défense et elles arrivent même à marquer un but et mène 1 à 0 à la mi-temps. Puis début de 2e mi-temps catastrophique où elles prennent 4 buts de suite. On est parti à ce moment là. Vu les matchs je m'inquiète un peu des matchs de qualification. Mais c'était sympa d'être dans le stade à 3577m d'altitude. On se dirige ensuite vers un autre musée mais il est fermé. Retour à l'hôtel et on va aller au cinéma ce soir voir "Yo soy Bolivia". Voir photos sur un nouvel album. Bon petit film, on n'a pas tout compris mais c'était sympa. Par contre on n'avait jamais vu autant de présentation de films. Coucher vers 22h. Hostal El Solario, rua Murillo. environ 6 euros.
Dimanche 12 novembre Sorata
Lever vers 9h et on prend un bus vers Sorata depuis La Paz. 4h de bus pour faire 150kms vraiment fatigant pour nous autres français. Dans le minibus on est 19 ou 20 plus un perroquet quant à 14 on aurait été presque bien. Très chaud et très serrés mais cela n'a pas l'air de gêner les Boliviens. Mais en quittant la Paz on voit enfin les sommets environnants. Grandiose. Puis route vers la fin en terre mais avec une vue sur la vallée car Sorata n'est qu'à 2750m d'altitude avec en fond la montagne Illampu qui culmine à 6300m. Très impressionnant de savoir que cette montagne se trouve à plus de 4kms à la verticale. On trouve rapidement l'hôtel sur la place centrale. Un guide vient directement nous voir à la sortie du bus pour nous proposer un trek. Énorme bâtiment colonial vraiment très joli et grande chambre pour 3 euros. On se renseigne pour faire un trek de deux jours et un tour à cheval. On reserve notre trek mais on va réserver deux chevaux dans une autre agence pour demain pour aller faire un tour dans la montagne. On va faire un tour en ville et se dirige vers le stade de foot car on a suivi la musique sans trop savoir où on allait. Match local avec de nombreux spectateurs. Soirée calme après un resto et des crèpes au chocalat en dessert. Repas très cher pour la Bolivie. Residential Sorata. environ 3 euros.
Lundi 13 novembre Sorata
Lever vers 8h30, petit déjeuner à l'hôtel, puis on se rend vers le départ pour notre tour à cheval. On part tous les deux avec un guide. Et on fait 4h15 de cheval vers le village de Laripita. Autant vous dire qu'en arrivant on est bien fatigué et que les jambes et genoux ont souffert. Mais la vue sur Sorata et le Mont Illampu était grandiose. En plus il a fait beau toute la journée. Retour et sieste bien méritée. On attend Catherine pour savoir si on fait une marche de deux ou trois jours pour voir différentes lagunes au pied de la montagne. Prochain mail depuis Copacabana, pas celui du Brésil vers jeudi ou vendredi. On ressort le soir pour attendre Catherine. On la retrouve par hasard sur la place centrale. Et finalement on a réservé notre marche de 3 jours vers le village de Lakathiya, la lagune Illampu et la lagune Chillata. On paye tout ça et en plus on rajoute pour la nourriture ce qui fait 530 bols dont 200 pour la nourriture ce qui est beaucoup pour la Bolivie. Catherine arrive vers 19h après avoir survécu à 6h de vélo sur la route la plus dangereuse du monde. Dîner dans un petit resto avec nourriture locale donc beaucoup moins cher. Et coucher vers 22h. Residential Sorata. environ 3 euros.
Mardi 14 novembre montagne
Debout vers 8h et petit déjeuner à l'hôtel. On a rendez-vous avec Félix notre guide vers 9h à son bureau. On emporte un sac à dos seulement et on laisse le reste au domicile de Félix. On se dirige vers les hauts de Sorata à 2700m pour charger les mules qui vont nous accompagner le premier jour. Véritable départ vers 10h, et marche très agréable car on ne porte rien et on va à la vitesse de deux mules très lentes donc c'est sympa même si ça monte beaucoup. Premier vrai arrêt pour déjeuner vers 12h à 3500 m d'altitude. On mange bien, jolie vue et une petite sieste pour les filles. On repart une heure plus tard et on continue à monter vers le village où on arrive vers 15h30 à 4200m d'altitude donc dans la journée 1300m de dénivelé. Et là le guide commence à nous raconter des histoires ( ça va empirer par la suite) car il avait dit qu'on pourrait dormir chez lui mais là on va dormir en tente. Mais en fait ce n'est pas très grave car la vue est vraiment sympa. Donc on s'installe tranquillement pendant que le père de Félix nous rejoint car il habite le village et il commence à cuisiner. On finira de manger vers 19h. Ça prend vraiment du temps mais ce n'est pas trop grave. Et les nuages arrivent à grande vitesse depuis les sommets et il commence à ne pas faire très chaud. On se couche vers 19h30 bien fatigué. Félix à 22 ans et est guide depuis 4 ans.
Mercredi 15 novembre montagne
Debout vers 7h30 et on mange du porridge comme les Anglais. Réveil sous les nuages et il fait froid et on ne voit rien aux alentours. On commence à marcher vers 9h en direction de la lagune Illampu à 4400m, toujours dans les nuages. On ne voit pas le paysages mais tout cela à un côté sympa quand même. On passe par le village de nos guides. On voit des champs prêts à être cultiver et selon les couleurs de la terre on fait pousser différents types de patates. Et on arrive à la lagune toujours sous les nuages. Cela a un côté assez mystique. On discute un peu avec le guide. On fait le tour de la lagune. Si on jette une pierre dans l'eau il pleut. Notre guide nous raconte également quelques légendes. Pour l'instant on va toujours à un rythme sympa. On rejoint ensuite son père après une heure trente de marche où on repasse sur les hauteurs du village. On croise un jeune berger qui gardes des lamas. Et les nuages disparaissent un peu. Donc déjeuner vers 13h avec le père de Félix. On aperçoit au-dessus de nos têtes un condor femelle. Vraiment énorme. Et on voit aussi où l'on doit se rendre l'après midi. Ça fait un peu peur. On change de mule et le père de Félix nous accompagne pour le reste du trek. Départ vers 13h50. Et là ça commence à dégénérer un peu car Félix, son père (60 ans, en sandales et avec mon sac sur le dos) et la mule vont beaucoup trop vite pour nous. On a l'impression qu'ils courent parfois. De nouveau beaucoup de côte et des endroits assez dangereux sans guide pour nous aider car il est trop loin devant. A plusieurs moments le père de Félix défait des murs et les refait après notre passage. Arrivée à 16h25 au camping près de la lagune Chillata après avoir passé des coins certes magnifiques mais très dures et dangereux. Et là de nouveau on ne voit pas grand chose de la lagune qui est normalement au pied du mont Illampu à 6300m. C'est dommage mais c'est beau quand même. Et la soirée est très longue surtout avec la fatigue. Car on ne finit de manger que vers 19h15 dans le noir, les nuages et le froid. Dommage. Et on se couche extenué.
Jeudi 16 novembre Copacabana
Debout vers 7h30. Il a plu un peu dans la nuit mais pour nous sous la tente on se réveille toujours avec de la condensation. On fait tout sécher mais cela n'est pas facile car on est toujours sous les nuages. Une petite éclaircie nous permet quand même de voir du ciel bleu et la montagne. On part vers 9h et là c'est du n'importe quoi car le père et Félix courent réellement et nous on ne les voit pas toujours. Très dangereux de ne pas avoir son guide avec soi surtout quand Catherine tombe mais sans danger. Cela aurait été 30 minutes plus tôt elle ne serait pas là avec nous aujourd'hui. Et on fait très peu de pause dans cette grande descente vers Sorata. Descente très dure pour les cuisses, genoux et fesses. Quand on rejoint nos guides, ils sont déjà prêts à repartir. J’ai essayé de les suivre pendant 15 minutes et bien c’est très dur car il faut être en permanence concentré sur le chemin. Cela fait qu'on est arrive à Sorata vers 11h45 presque sans s'arrêter. Mais vue magnifique car on passe sous les nuages, enfin. On est bien content d'être de retour vers la civilisation. On a vu des paysages qui auraient pu servir à Peter Jackson pour le Seigneur des Anneaux. Félix nous redonne nos sacs pour retourner chez lui mais pas notre deuxième duvet. Et c'est là que commence notre galère des deux derniers jours. On dit au revoir, récupère notre deuxième sac à dos, on déjeune sur la place centrale et on prend un bus à 13h45 pour Huarina (tous les chauffeurs crient la destination et c'est parfois assez marrant) où l'on met deux heures pour s'y rendre au lieu de trois, c’est vous dire la vitesse à laquelle il a roulé et puis on attend 30 minutes pour un bus pour Copacabana. On passe un bac sur le lac, le bus sur une barge et nous sur un bateau à Tiquina. On arrive dans cette charmante petite ville à 3841m d'altitude qui se trouve sur les bords du lac Titicaca vers 18h30. On voit pas mal de monde complètement saoul, femmes et hommes confondus souvent très bien habillés. Les Boliviens ne boivent pas souvent mais quand c'est le cas ils ne rigolent pas. Et on les voit souvent allongés sur le trottoir en train de dormir. Donc ce lac est le plus haut lac navigable du monde, fait plus de 8000kms carrés et qui subit l'influence de la lune car il y a des marées et qui a une couleur très bleue. A Copacabana, il y a des hôtels toutes les trois maisons. Tous les jours il y a baptême de voitures, camions en prévision d'un voyage ou simplement car la voiture est neuve. Il y a également une grande cathédrale avec à l'intérieur une vierge qui est vénérée. La plage du Brésil a été nommée après cette petite ville. Entre temps on se rend compte que l'on a "oublié" notre duvet où plutôt que Félix ne nous l'a pas rendu car il se trouvait sur le dos de la mule. On sait que Félix est retourné chez lui, a du defaire ses sacs et se rendre compte qu’il avait un duvet en trop. Il savait que nous nous trouvions sur la place du village pour encore 30 minutes minimun (nous y sommes restés en fait presque 2 heures) mais il n’est jamais venu nous voir donc il a bien gardé notre duvet volontairement avec lui. On trouve rapidement un hôtel car quelqu’un se trouve sur la place du village au terminal à attendre d’éventuels touristes. Hôtel très sympa avec une grande chambre et salle de bain privée. On réserve notre journée de demain avec la propriétaire de l’hôtel en payant notre aller vers le nord de l'île du Soleil. Et là commencent nos coups de téléphone pour savoir où est notre duvet jusque vers 22h. Impossible de joindre Catherine qui est restée au Residencial Sorata pour la nuit. Numéro de téléphone qui n'aboutit pas. Nous avons le portable de Félix par hasard car il nous a laissé un petit papier avec une adresse mail car on devait lui envoyer les photos du trek et dessus il y avait également son numéro de portable. Ana appelle le numéro et celui ci fait semblant de ne pas la reconnaître. Il lui dit que la ligne est mauvaise et qu'il n'entend pas et surtout qu'il n'y a pas de Félix à ce numéro mais Ana reconnaît sa voix. On se rend compte alors qu'il nous ment et on va voir la police de Copa. Mais la police ici est un peu différente de chez nous. Ils ne peuvent que recevoir des appels locaux, n’ont pas d’annuaire et ne peuvent même pas appeler leurs collègues de Sorata donc ils ne peuvent pas nous aider mais ils sont sympas. On fait alors appeler un jeune bolivien qui travaille dans un des centres d’appels au numéro de Félix pour ne pas qu'il nous reconnaisse mais il ne parle pas. Je prends alors le téléphone et reconnaît clairement notre Félix mais lui dit qu'il est Julio, le cousin de Félix. Tout ça nous énerve un peu. Je le menace alors d'appeler la police. Il dit qu'il va chercher le numéro de Félix et comme par hasard la ligne coupe. On retourne voir la police mais ils ne peuvent définitivement pas nous aider. Donc nous ne sommes pas très avancés après avoir appeler pas mal de monde, des hôtels pour avoir le numéro du residencial Sorata, plusieurs numéros sur le bout de papier que Félix nous avait donné. Le numéro du residencial marche enfin mais personne ne décroche. Donc soirée bien perdue à courir partout, entre Internet, police, téléphone. On finit par s'arrêter manger vers 22h30 une pizza pas super et on va se coucher vers 23h super fatigués et super énervés de s'être fait avoir par ce guide/menteur. Seul petit moment heureux de la soirée, on revoit les Irlandais de Wexford qui partent demain pour Cuzco et le trek du Machu Picchu. On prévient la patronne qu'on n'ira pas sur l'île demain mais plutôt samedi. Hôtel Sonia, calle Murillo. Environ 6 euros.
Vendredi 17 novembre Copacabana
Debout vers 8h. On prend notre petit déjeuner à l'hôtel et on commence nos coups de fils. On laisse un message sur le répondeur de Félix. On arrive enfin après pas mal de temps à joindre le residential Sorata. Je laisse un message pour Catherine d'aller voir au bureau des guides et chez Félix. Puis nous arrivons enfin à lui parler. Nous lui expliquons tout. Elle va donc voir au bureau des guides et chez Félix mais tout est fermé. Pendant ce temps là on visite un peu Copa et sa plage. On arrive enfin à joindre le portable de Félix qui n'est plus le cousin mais bien Félix. Il dit qu'il sera à Sorata dans l'après midi et donne rendez-vous à Catherine. Je le menace de nouveau d'appeler la police si rien n'est fait. On déjeune et on retourne se reposer à l'hôtel. On nettoie la tente et on s'occupe un peu. Puis je rappelle Sorata. Heureusement un canadien francophone habite là en permanence et il nous aide. Apparemment notre duvet est au residencial mais on n'arrive toujours pas joindre à Catherine. Donc on ne sait pas trop quoi penser. Pour nous il est 18h et on attend toujours une confirmation. Voila notre première vraie galère en Bolivie. Pas facile à gérer tout ça. Mais du coup j'arrive à faire peur en espagnol!! Demain on part sur l'île du Soleil du côté Nord pour pouvoir marcher jusque vers le côté sud. Pour toutes les photos de notre tour à cheval et des paysages magnifiques du trek, il faudra attendre un peu. On a essayé encore de joindre Catherine mais toujours pas de réponses. On s'inquiète un peu pour elle. Coucher vers 21 h. Hôtel Sonia, calle Murillo. Environ 6 euros.
Samedi 18 novembre Isla del Sol
Debout vers 7h15, petit déjeuner, on récupère notre linge propre, on laisse nos sacs à l'hôtel et on se dirige vers le port pour prendre le bateau vers 8h30 avec la compagnie Titicaca tours. 2h30 de bateau pour se rendre sur la côte nord de l'île. Il fait froid et il fait gris mais il ne pleut pas. Des guides nous attendent pour nous diriger vers le musée. On paye 20 bols qui nous donne droit à l'entrée d'un tout petit musée sur les recherches archéologiques effectuées sur l'île et l'entrée des ruines. On marche environ 45 minutes avec un guide et un groupe de touristes, belle vue sur le lac. Mais le guide qui n'explique rien de plus, et il nous laisse vers les ruines en nous disant qu'il y a un tunnel entre ici et Cusco. Mais rien de plus comme explication. On reste un peu pour se reposer et apprécier la vue. On repart vers la partie sud en croisant le guide qui nous réclame un pourboire. On proteste mais on finit par donner. Pas sympa du tout comme principe. En plus il s'en va une fois notre pourboire en poche sans attendre les autres touristes. Puis marche de 2h30 pour rejoindre la partie sud de l'île et la commune de Yumani. Beaucoup de vent mais c'est sympa. En fait l'île est vraiment grande, beaucoup de cultures en terrasse sur des petits champs limités par des murs, des eucalyptus partout. Et beaucoup d'ânes aussi qui servent à travailler. On trouve notre hôtel sur la façade est de l'île face à l'Illampu. On fait une petite sieste et on lit. On ressort vers 17h30 pour se rendre sur la façade ouest pour attendre le coucher de soleil. On trouve un petit resto sympa. Et on assiste à un très beau coucher de soleil malgré les nuages. On retourne vers notre hôtel vers 20h à la bougie car il n'y a pas de lumière pour éclairer les chemins. Coucher vers 20h30. Hôtel Illampu. Environ 4 euros.
Dimanche 19 novembre Copacabana
Je me lève deux-trois fois pour voir le lever de soleil mais pas si terrible que cela. Petit déjeuner à l'hôtel et on se dirige vers le port. On passe devant la fontaine de l'inca où on remplit la bouteille sans oublier de mettre nos petites pastilles pour purifier l'eau. Les locaux y viennent chercher de l’eau à dos d'ânes. Normalement un bateau part vers 10h30 mais les locaux profitent de la situation et ne cessent d'augmenter les prix. On part finalement à 15 bols le retour au lieu de 10 comme c'est le cas depuis le port Sud de l'île. Question de principe toujours. On met 1h15 pour rentrer à Copacabana. On va tout de suite voir sur Internet si Catherine nous a écrit. Notre duvet nous attend à notre hôtel. Grand ouf de soulagement. On retrouve finalement Catherine par hasard qui s'apprête à partir sur l'île. On retourne à notre hôtel, on prend une douche, on lave nos duvets et on va manger une bonne truite au mercado local. Comme c'est dimanche il y a beaucoup plus de monde dans les rues entre locaux, touristes, vendeurs hippies. Retour à la chambre pour la sieste et on ressort pour voir le coucher de soleil sur le lac. Impressionnant de voir la couleur du lac changée entre le bleu et l'orange. Coucher vers 21h. On planifie un peu notre fin de séjour en Amérique. On devrait arriver à tout faire comme prévu. Hostal Sonia. environ 6 euros. Change de 40 US soit 31 euros.
Lundi 20 novembre Puno
Debout vers 8h et on va prendre notre petit déjeuner avec les locaux au marché. On se balade sur les bords du lac. On retourne chercher nos sacs et on prend notre almuerzo (déjeuner). On prend notre bus pour Puno au Pérou à 13h30. Passage de Douane. Le bus nous laisse côté bolivien, on marche pour les formalités et on remonte dans le bus côté péruvien. Ana peut rester ici 60 jours et moi 90. 3h de route le long du lac. Sympa. Un des responsables du bus nous dit qu'il possède un hôtel. Nous y sommes donc et nous planifions nos prochains jours. On va essayer de partir dormir 2 nuits sur deux îles. On attend confirmation de Catherine. Pas de nouvelles de Catherine car Copacabana subit une coupure de courant, donc pas Internet. En fait cette coupure va durer 15 jours de 8h du matin à 18h. C'est en prévision des pluies à venir. On se promène un peu en ville, plus propre que la Bolivie et beaucoup de pousse-pousse (vélo ou mobylette). On passe un temps fou sur Internet à mettre un peu les photos. Elles n'y sont pas toutes car ça bug. On finit par aller manger une pizza dans un resto qui a clairement affiché un message des témoins de Jehova. Mais la pizza cuite au feu de bois est très bonne. Au lit vers 22h30. Hostal La Casa del Virrey, rua Jacna. 5 euros. Retrait de 500 sols soit 125 euros.
Mardi 21 novembre Puno
Réveil de bonne heure car il fait jour très tôt. Il y a une heure de décalage avec la Bolivie, donc nous sommes revenus à 6h de décalage avec la France. On était repassé à 5 à cause de votre changement d'heure d'hiver. Petit déjeuner au marché local, marche en ville, visite de la cathédrale. On rentre dans un musée que l’on trouve très cher. On nous explique que c’est dû aux récents agrandissements. On refuse de le visiter quand même mais juste avant de partir on nous propose de le visiter pour moitié prix. On refuse quand même surtout par principe. Pas de nouvelles photos car ça bug toujours avec webshots. Notre patron à l'hôtel qui nous avait proposé de partir les deux jours sur les îles n'est pas content car on part avec une autre agence. Cela est conseillé par les guides car les bateaux plus ou moins privés ne sont pas aux normes. On devrait donc aller vers les îles Uros, celles qui sont flottantes car construites en bambou, puis l’île Amantani et enfin l’île Taquîle, très connu pour ses tissus tissés par les hommes. Tout ça pour 50 sols plus toutes les dépenses sur l'île de Taquîle. On va passer l'après midi sur le site de Sillustani à environ 30kms de Puno. Cimetière de différentes civilisations. Notre guide nous explique bien tout ça. Puis si on veut, on peut aller voir une maison typique du coin mais on reste dans le bus car on n’a pas envie de jouer les touristes qui visitent un zoo. Dans la rue des jeunes nous proposent de téléphoner sur portable. Soirée au resto avec Catherine et un écossais. Nous payons le repas à Catherine pour la remercier pour notre duvet. Resto très nouvelle cuisine. Je mange de l'alpaga, très bon. Des personnes du resto restent dans les rues pour attraper le client. On nous propose la carte. On refuse car c’est trop cher et là il nous dit qu'il peut nous faire le repas du soir au même prix que le midi. C’est très souvent comme cela que ça se passe : il faut tout négocier et on arrive toujours à trouver une solution. Coucher vers 22h. Hostal Casa del Virrey. environ 5 euros. Retrait de 500 sols soit 125 euros.
Plus que demain pour le jeu et les deux dernières réponses.
Mercredi 22 novembre Isla Amantani
Réveil de bonne heure vers 6h15 pour aller prendre notre petit déjeuner au mercado. On a trouvé un stand qui vend du café et des petits sandwichs et non pas de la viande et du riz pour le petit déjeuner. On y retrouve Catherine. Rendez-vous devant notre agence Monterrey à 7h45 pour laisser le reste de nos affaires. Puis on passe chercher les autres touristes et on se rend au port. Départ effectif vers 9h. On navigue 30 minutes pour se rendre vers les îles flottantes Uros. Il n'y a plus de vrais Uros vivants sur les îles. Ce sont des gens venant du bord du lac qui se sont désormais installés là. On s'arrête sur une île et notre guide nous explique la vie sur ces îles. Tout est en roseau: le sol, les maisons, les bateaux. Les habitants vivent du tourisme mais également de leur culture, pêche et chasse qu'ils échangent avec d'autres communautés. Tout semble rustique sauf qu’ils ont quand même l’electricité et donc la télévision grâce à des panneaux solaires. On prend alors un bateau en roseau pour aller sur une autre île qui rassemble église, hôtel, école. Puis départ vers 10h15 vers l'île Amantani. Environ 3h de bateau. Assez fatigant au bout du compte. Mais il fait beau. En arrivant sur l'île nos familles d’accueil nous attendent. Notre guide et le responsable de la communauté discutent pour nous donner une famille. On est donc accueilli par une famille, en fait nous ne verrons que la mère, Hilaria. On se rend à sa maison pas très loin du port. Nous avons une belle vue sur l'île. Nous déjeunons vers 15h15 avec l'avoir aidé à peler les patates. Nous sommes donc dans la cuisine où ils passent un temps fou à cuisiner les produits de l'île. Nous mangeons donc une soupe de quinoa avec des légumes, puis des frites, du riz avec du fromage de vache fri. Et enfin un thé à la muña, plante qui ne pousse que sur cette île et Taquîle. Tout est cuisiné au feu de bois dans la cheminée. Très sympa. Puis on se rend vers le stade de l'école pour une autre explication du guide: 5000 habitants, 8 communautés, receptions à tour de role entre communautés et familles des touristes. De cette façon tout le monde profite. Cela fait une sacrée différence avec la Bolivie. Et ils ont l'électricité seulement les jours où les touristes sont présents. On marche un peu vers un mirador. Tout est en terrasse pour les cultures. Retour à la maison vers 18h20 presque dans le noir car Hilaria est en retard au rendez-vous et préparation du dîner. Soupe et plein de légumes. Ça change. Puis Hilaria nous habille comme les gens de l'île. Pour les filles, chemisier brodé, deux jupes, et un châle noir brodé. Et pour moi un poncho et un bonnet. On se rassemble tous dans le hall communal. Tout les touristes sont ainsi déguisés. Hilaria danse avec chacun de nous à tour de rôle. Très sympa mais la musique est toujours la même et les danses aussi. Retour vers la maison après nos trois danses. Au lit vers 21h30. Beaucoup de pluie pour la première fois depuis le mois de février.
Jeudi 23 novembre Isla Taquile
Debout vers 6h50 pour le petit déjeuner de pancakes et thé. Je m'éclipse et Hilaria se met à parler aux filles. Elle avait répondu à mes questions avant mais n'avait jamais lancé la conversation. Rendez-vous au port vers 8h pour le départ vers l'île de Taquîle. Vraiment très bonne expérience de vivre et connaître un peu mieux la vie des gens de l'île. Vie très dure mais très bien organisée pour l'accueil des touristes. Cela fonctionne depuis une dizaine d'années et cela a permit de développer les communautés: chemins en pierre, maisons plus costaudes, tout le monde à désormais son toilette orange dans le fond du jardin. Sur cette île, les hommes sont aux champs ou pêchent et les femmes sont en permanence en train de tricoter même en marchant. Une heure de bateau pour se rendre vers Taquîle sous les nuages mais pas de pluie. On débarque et encore une heure de marche. Jolie balade le long de l’île. Le soleil apparaît et les couleurs du lac sont magnifiques. On se rend sur la place principale du village le plus important. On nous laisse un peu de repos. On va voir le magasin où sont exposés tous les tissus, toiles et bonnets tricotés par les locaux. Puis notre guide nous emmène dans un resto pour nous présenter l'île: 2000 habitants, 6 communautés, 26 restaurants ouverts à tour de rôle pour faire profiter tout le monde. Les vêtements sont très typiques sur Taquîle. Les hommes portent différents bonnets selon qu'ils sont célibataires (rouge et blanc), mariés (tout rouge) ou personnes importantes et respectées (de couleurs différentes) et pour les femmes la différence se fait au niveau de la couleur de la jupe et des pompons au bout de leurs châles. Pour les jours de fêtes, les femmes portent 7 jupes sinon dans la vie de tous les jours entre 4 et 5. Les bonnets des hommes comportent également des dessins qui représente la famille ou raconte une histoire. Il en est de même pour les ceintures. Il nous explique aussi que le lac Titicaca sert de micro climat ce qui permet aux patates de pousser à plus de 4000m quand partout ailleurs dans le monde, il y a de la neige à cette altitude. Sur cette île, les femmes tissent et filent la laine mais n'ont pas le droit de tricoter. Et ce sont les hommes qui tricotent principalement des bonnets également en marchant. Nous déjeunons donc chez Jésus. Puis nous sommes les seuls avec Catherine à rester dormir sur l'île. Tous les autres repartent. Notre guide nous présente notre famille pour la nuit. Puis nous décidons d'aller voir une des plages. Une petite fille nous indique la mauvaise route et ici cela ne pardonne pas de se perdre car on descend jusqu'à la mer mais ensuite il faut remonter et là c’est très dur car nous sommes tout de même à plus de 4000m. Puis on nous indique un nouveau chemin. Nous voulons voir également des ruines mais cela n'est pas sur la même route donc on abandonne l'idée. Et on a marché, vu des paysages grandioses sous le soleil avec le lac en fond, les terrasses vertes et cultivées mais on n'a pas trouvé la plage. On rebrousse chemin en suivant la colline du côté ouest. Très chaud et beaucoup de soleil donc coup de soleil pour moi. On descend vers le port principal, on se repose un peu, on trempe les pieds dans le lac et on remonte 508 marches vers le village principal qui est désormais vide. Très fatigant et très dur comme côte. C’est pourtant ce même chemin que prennent les locaux pour remonter leurs marchandises venant de Puno. On retourne à la chambre se reposer un peu, puis on ressort pour manger. Mais tout est fermé. Deux petites filles nous vendent des bracelets. Et on retourne manger dans le resto de Jésus. Au lit vers 20h30. De nouveau pluie.
Vendredi 24 novembre Puno
Debout vers 9h et on va prendre notre petit déjeuner chez Jésus qui se trompe largement dans le prix. Mais on s'en sort. On fait un tour sur la place du village et le magasin collectif. On achète un petit porte-monnaie en tissu. Puis on décide de descendre directement attendre le bateau. Donc on descend les 508 marches. Il fait désormais très beau. Nous prenons donc un bateau avec d'autres touristes. 3h de bateau pour arriver à Puno. Nous faisons un tour pour vérifier les horaires de bus pour demain en direction de Cusco. Puis nous retournons chercher nos sacs. La dame nous demande si nous voulons rester dormir là cette nuit. Nous lui disons que nous avons un hôtel pour 10 sols chacun. Elle nous dit qu'elle peut faire le même prix alors que normalement pour deux c'est 32 sols. Puis on voit Catherine qui elle doit payer 15 sols pour la nuit. Elle va finalement dormir dans notre chambre à trois lits pour 10. Donc en fait normalement une chambre à 3 lits dans cet hôtel c'est 50 sols mais pour nous ça sera 30. Ils font vraiment les prix qu'ils veulent. Mais on a droit à la meilleure douche chaude depuis que nous sommes en Amérique du sud. On sort manger en passant voir des danses folkloriques car Puno est la capitale du folklore péruvien. Puis on mange un énorme poulet car Puno est également la capitale du poulet.
Voir les dernières photos. Mais nous avons un gros souci avec l'appareil digital. Donc il n'y a pas autant de photos que d'habitude. Depuis 3 semaines, on n'a plus de flash et depuis deux-trois jours, il faisait pas mal de photos blanches. De plus le zoom ne marchait plus. Et ce matin, il ne marche plus du tout. Ecran tout noir. On voit ça demain sur Cusco si c'est réparable sinon on essaiera d'en racheter un.
Nuit à l'hostal Monterrey. Calle Lima. Environ 5 euros.
Pour le jeu, Monsieur Rodrigue Blon nous a donné la réponse la plus proche pour la question sur l'expression "c'est le Pérou". En fait ce qu'on voulait qu'on nous dise c'est qu’avant la ville de Potosi (ville la plus riche de l’Amérique du sud pendant 300 ans) se trouvait dans la région du Haut Pérou qui est aujourd'hui la Bolivie. Il recevra un petit quelque chose de la Bolivie.
Pour la question avec les coordonnées elles correspondent au Mont ILLIMANI qui se voit très bien de la Paz. Il doit être sur pas mal de nos photos de La Paz. Malheureusement nous n'avons pas reçu de réponse correcte pour cette question. Pour info je vous laisse l'adresse de la réponse : http://en.wikipedia.org/wiki/Illimani
Samedi 25 novembre Cusco
Réveillés de bonne heure par la musique dans l'hôtel. Petit déjeuner toujours au mercado et toujours dans le même stand. Puis direction le terminal de bus où on prend un bus pour Cuzco. Environ 7h de route. Vue sympa dans la vallée et les montagnes mais pas de photos. Par contre on traverse la ville de Juliaca qui est la ville la plus sale et répugnante que nous ayons vu. Ordures et dépotoir tout le long des rues sur plusieurs kilomètres. Arrivée à Cusco vers 16h20. Dès qu’on arrive dans le hall c’est la folie pour nous proposer un hôtel mais on refuse tout car Catherine a une adresse. Direction l’hôtel mais un peu trop cher pour nous. Catherine va rester dans celui là. Nous sommes juste une rue plus haute dans un hôtel forcément moins bien tenu. On voulait une chambre à 10 sols. On nous propose une chambre à 8 sols. C’est encore mieux mais c’est sûr qu’elle n’est pas terrible. Mais nous avons une belle vue depuis la terrasse sur Cusco qui est ville patrimoine de l'humanité. Douche et on sort pour manger. On laisse au passage notre linge à laver pour 2 sols le kilo. Les rues autour de la place centrale sont très animées entre restaurants, agences de voyage et commerces. Tous les gens nous arrêtent pour que l'on aille manger dans leurs restaurants. Mais ce sont des restaurants bien trop chers pour nous. On met nos photos à développer et on cherche un magasin qui puisse réparer notre digital. On trouve un technicien qui le fait marcher en 2 minutes, puis il touche l'objectif et ça rebloque. Il a donc garder l'appareil pour faire un grand nettoyage. Il faut avouer que cet appareil a pas mal marché depuis 3 mois, environ 4000 photos et pas mal de poussière. Il va regarder au flash également. Si ça fonctionne, ça sera un grand soulagement. Retour à la chambre. Coucher vers 22h. Hostal San Cristobal, rua quiscapata. Environ 4 euros.
Dimanche 26 novembre Cusco
Lever vers 8h. Petit déjeuner au même endroit que le sandwich la veille. On arrive enfin à retirer de l'argent pour finir de payer le trek de Machu Picchu prévu pour vendredi. On passe à l'agence mais c'est fermé le dimanche. Il y a beaucoup d'activité le dimanche sur la place centrale fermée aux voitures. Des associations viennent défiler. On hisse le drapeau péruvien et inca. Cusco signifie "nombril" en quechua et était la capitale de l'empire inca mais a été sévèrement abîmée par la colonisation espagnole. On récupère notre linge. Et on commence à marcher dans les rues typiques qui ont encore gardé des murs incas. Rue Pumacurco, Hatum Rumiyoc qui a une pierre à 12 angles, puis quartier San Glas, puis direction le monastère Santo Domingo et le temple du soleil Qoricancha. Dans les rues, on voit une dame avec son lama ici spécialement pour des photos, des petites filles en habits traditionnels avec un agneau dans les bras qui demandent aux touristes de les prendre en photos. Les murs incas sont très impressionnants. Les pierres ne sont pas jointes par le mortier, juste juxtaposées avec une précision dans la découpe magnifique. Bonne visite du temple qui regroupait à son apogée tout l'or inca. Puis direction un pub irlandais pour voir Manchester contre Chelsea. Retour à la chambre qui se trouve en haut d'une côte infernale. A Cusco, il y a probablement des centaines de taxis identiques, des Daewoo toutes petites afin de circuler dans les rues très étroites. Retrait de 400 dollars Us. Petit resto et retour à la chambre. En fait, je suis un peu malade depuis vendredi soir et le poulet de Puno. Pas terrible au niveau du ventre. coucher vers 22h. Hostal San Cristobal, rua quiscapata. Environ 4 euros. Retrait de 400 us dollars pour payer le trek.
Lundi 27 novembre Cusco
Debout vers 8h et ce n'est toujours pas la grande forme. Petit déjeuner puis on se rend à notre agence de voyage pour le Machu Picchu. On finit de payer. On sera 16 touristes, 22 porteurs et deux guides. Ça fait un sacré groupe. Programme: Le premier jour départ vers 5h30 de Cusco pour se rendre au point de départ de la marche en bus. Puis 5h de marche. Deuxième jour 7h de marche et 12 kms. Puis troisième jour 8h de marche et 15kms et dernier jour debout vers 4h du matin. Arrivée au Machu vers 10h puis deux heures de visite et temps libre. Nous y resterons jusqu'à 17h au maximum car nous restons passer la nuit à Aguas Caliente où nous prendrons une chambre d'hôtel et profiterons des bains d'eaux chaudes. Retour à Cusco le lendemain vers 21h. Voila le site http://www.perutreks.com/inça_trail_04d_itinerary.html. Puis nous sommes allés acheter nos billets pour visiter plusieurs sites archéologiques et musées de Cusco. Billet à 70 sols. Là encore notre guide du routard à tout faux et pourtant il a moins de deux ans. Dans le guide, le billet coûte 32 sols et compte beaucoup plus de sites que les billets que nous avons achetés. En fait, il y a trois ans, Cusco a réaménagé ses tickets, maintenant un ticket pour sites religieux et un ticket pour sites archéos. Et finalement vers 10h je suis rentré me coucher, trop fatigué, trop mal au ventre. Je vous évite les détails. Ana en profite pour visiter différents musées. Et elle s'est aussi promené tranquillement. L'appareil n'est toujours pas prêt car il manque une petite pièce qui était prête à casser. Puis elle est rentrée s'occuper de moi. Journée assez pénible puis en fin de soirée nous avons trouvé le remède miracle, du baume du tigre directement appliqué sur le ventre. Nuit très bruyante pour moi. Hostal San Cristobal, rua quiscapata. Environ 4 euros. Retrait de 500 sols soit 125 euros.
Mardi 28 novembre Cusco
Lever vers 8h et ça va mieux. Petit déjeuner et promenade en ville dans les quartiers un peu plus locaux. Cela va être encore une journée calme. Notre programme de Cusco est donc un peu retardé. Dans les rues il y a énormément de petits vendeurs: jeux de cartes, ceintures, pulls, cigarettes. Mais peu de mendiants finalement. Ana a acheté un polo Eden Park à 2.50 euros: "tu y crois toi, 2.50 euros pour un Eden Park, un truc de fou". Apparemment le polo à l'air vrai. Si c'est vraiment le cas c'est sûr qu'on économise presque 50 euros. Retour à la chambre pour une petite sieste et déjeuner. On ressort pour aller à la poste. C'est très cher au Pérou et ça n'a pas l'air très bien organisé. On verra pour le prochain colis. A la poste une affiche qui dit " vous avez plus de 18 ans, avez la diarrhée, êtes à Cusco pour plus de 4 jours, alors venez tester notre médicament". Mais c'est trop tard pour moi. Notre appareil digital n'est toujours pas prêt. Il attend la pièce. Si ça n'est pas répare pour 18h il faudra aller à Lima. Pas génial mais pas vraiment le choix. Eh bien l'appareil n'est pas réparable sur Cusco. Il faut aller dans une capitale pour trouver la pièce manquante. On retourne voir le technicien ce soir et on ira avec lui dans un magasin pour essayer d'acheter un digital d'occasion et on fera réparer l'autre sur Santiago au Chili car aller à Lima juste pour l'appareil ne vaut pas la peine et en plus Lima ne semble pas une ville très intéressante. On retrouve Catherine pour aller manger une pizza dans un petit resto bien sympa dans une des rues appelées par les gens du coin "Gringos Street" car c'est là que se trouvent toutes les agences et restos. Au lit vers 21h30. Hostal San Cristobal, rua quiscapata. Environ 4 euros. Et dans la nuit Ana est malade.
Mercredi 29 novembre Cusco
Nuit un peu agitée et réveil vers 8h. On devait se lever vers 6h pour prendre un bus pour Ollaytatambo, site archéologique à deux heures de route. On fera ça après notre trek. Donc Ana est bien fatiguée. Elle est au lit. On sortira un peu cette après midi. Il vaut mieux que cela arrive maintenant que jeudi soir. Ce soir Ana est toujours au lit mais ça va un peu mieux. Je suis allé récupérer notre appareil photo. On devait payer 100 sols, puis il m'a dit 50, puis 20 et enfin 10 donc ça va. On se revoit demain et on ira voir un collègue à lui qui a peut être des appareils d'occasion et un autre magasin où il y a des neufs pas trop chers. On vient de recevoir un mail de l'association des guides de Sorata suite à notre dénonciation de Félix, notre fameux guide. Il semblerait que l'agence dont il fait partie soit connue comme fausse et non reconnue par le gouvernement. On doit appeler demain le responsable de l'association des guides. Coucher vers 22h. Hostal San Cristobal, rua quiscapata. Environ 4 euros.
Vendredi 30 novembre Cusco
Nuit beaucoup plus calme mais on va éviter de trop manger aujourd'hui quand même et demain on ira doucement pour la première journée. Donc RDV avec notre technicien photo à 10h pour aller voir des appareils et on achète un Nikon Coolpix 5600 à 120 euros. Pour l'instant on en est content et donc les photos tant attendues de Cusco seront en ligne ce soir. Puis directement de nouveau le magasin où nous avions trouvé le polo Eden Park et on en a acheté 6 autres. Pas vraiment une folie à 15 euros pour les 6. Puis direction le marché pour acheter des feuilles de menthe pour faire du thé pour apaiser notre ventre et des feuilles de coca également.
Pour demain départ vers 6h puis deux heures de bus vers le point de départ. Nous n'emportons avec nous sur notre dos que nos duvets et vêtements, un peu de médicament, gourde, papier toilette et appareils photos. Le reste, tente, matelas, nourriture sera transporté par des porteurs locaux. Tous les détails mercredi prochain. On passe une après midi tranquille à nous préparer et à dormir. Puis on sort. Un petit jeune nous sert de guide dans une des rues incas et nous explique leur mode de construction des murs. Très bien. Et pour finir, il nous propose de lui acheter de petites cartes postales. Au moins il les a gagnés ses sols. Un autre gamin veut également nous vendre des cartes postales. Il nous demande d'où on vient et nous sort la capitale et le président. Au moins il essaye plutôt que juste proposer ou quémander. Voir les premières photos de Cusco et quelques essais de photos. On peut faire des photos noires et blanches ou sépia. Vraiment sympa cet appareil. Coucher vers 22h. Hostal San Cristobal. 4 euros.
Vendredi 1 décembre Chemin de l’Inca
Lever vers 5h pour être prêt pour attendre le bus. On prend ensuite nos autres compagnons de route. On est finalement 14 pour ce trek depuis le Canada (Brooke, Colleen, Mickael et Garry), Angleterre (Marc, Richard, Marc et Anna) et d'Australie (Andrew, Caroline, Rosie et Cris), entre 23 et 51 ans, nos deux guides Victor et Hubert et nos 21 porteurs entre 18 et 62 ans (le cuistot et son aide, le chef porteur, deux porteurs persos et tous les autres). Environ 2h de route vers Ollantaytambo. Joli paysage mais on dort un peu. En arrivant, on prend un petit déjeuner et beaucoup de locaux tentent de nous vendre bâtons, chapeaux et ponchos plastiques. Puis on reprend le bus pour 10 minutes pour se rendre au km 88 qui est le point de départ du trek. Tous les porteurs s'affairent pour préparer les sacs. Leur chef fait très attention au poids qu'ils portent, car maintenant c'est très réglementé. Ils portent quand même entre 18 et 25 kilos chacun. On est 6 sur 14 à porter nos propres sacs. Le notre pèse 11 kilos (vêtements, snacks, poncho, matelas et duvet). Les autres ont un porteur perso. Sur le chemin il y a environ 7 à 8 groupes de 2 à 16 personnes mais on se croisera très rarement. Le vrai départ à lieu vers 10h une fois nos passeports tamponnés du sigle Machu Picchu. Et c'est parti pour 44kms. Il y a deux-trois ans une course a été organisée depuis le kms88 et le site du Machu Picchu. Le record établi par un porteur est de 3h40. Début de marche assez tranquille. A notre premier arrêt on est surpris de déjà s'arrêter. Puis deuxième arrêt pour voir nos premières ruines. Et notre guide nous explique différentes choses. Puis arrêt pour le déjeuner. Et là tout est déjà prêt: les tentes pour le repas sont montées, une pour nous et une pour la cuisine. On est accueilli par un jus de fruit et puis c'est un repas de fête: pain à l'ail, avocat, soupe et truite avec légumes. On est très surpris mais ça sera comme ça pendant 4 jours. Petite sieste et on repart pour 1h30 de marche. Il fait assez chaud mais la marche n'est pas trop dure. Quelques petites montées mais on s'arrête souvent. On arrive au campement vers 16h30 sous les applaudissements de nos porteurs et tout est déjà monté: tentes pour manger et tentes pour dormir. Tente de 4 places pour 2. On va être très à l'aise. Ça change de notre tente minuscule. Nous avons une vue superbe sur la vallée. Nous avons commencé notre trek à 2650m et nous sommes maintenant à 3100m. Nous avons une présentation de tous nos porteurs, nom, âge, lieu d'origine et tout le monde applaudit. On fait de même et on finit par tous se saluer. Certains sont très timides mais c'est très sympa. On joue aux cartes pour attendre le repas, on boit une bière puis on mange bien et on est lit vers 20h30.
Samedi 2 décembre Chemin de l’Inca
Réveil vers 5h20 et on nous apporte notre thé à la coca directement sous la tente. Donc réveil très sympa. Ça nous laisse le temps de faire nos sacs. Petit déjeuner et on part vers 7h pour grimper jusqu'à 4200m. Premier arrêt à 7h45 alors qu'on nous avait dit qu'il fallait 1h30 de marche. Deuxième arrêt après 1h de marche alors qu'on nous avait dit 2h de marche. Soit on va tous très vite soit c'était pour nous encourager. Dans tous les cas c'est une montée très dure mais le paysage est agréable, sorte de jungle sur le flan de la montagne. Mais il y a beaucoup de marches qui coupent les jambes. On arrive tous à 4200m, les Canadiens les premiers puis par petits groupes. On fait une belle photo puis on redescend jusqu'à 3600m. Là aussi c'est très fatigant mais on se trouve sur le chemin inca. On arrive au campement vers 12h35. Déjeuner à 13h et sieste à 14h. Et ça fait du bien de dormir. On est tous assez fatigué. On prend le thé à 17h. On joue aux cartes et dîner à 19h. Coucher vers 20h45.
Dimanche 3 décembre Chemin de l’Inca
Debout à 5h30 toujours avec le thé à la coca. Petit déjeuner et départ vers 7h. On visite deux ruines mais le temps est très brumeux. On déjeune vers 11h et repart vers 12h. Il commence un peu à pleuvoir et on sort enfin nos ponchos qui traînaient dans le fond de notre sac depuis 3 mois. On marche toujours sur le chemin de l'Inca, on passe des tunnels creusés dans les rochers. On descend énormément de marches et c'est très usant surtout avec 11kgs sur le dos. On arrive au campement vers 16h. On revoit Catherine qui fait le même parcours mais avec une autre agence. On ne va pas voir les dernières ruines. Ana dort et je me repose. Tous les groupes sont présents mais ça reste vivable. On prend le thé vers 17h, on va jouer aux cartes au resto et on voit tous les autres. Ça chante un peu, surtout les français et ça boit. On se retrouve pour le dîner à 19h avec un gros gâteau en dessert. Pendant ces 4 jours, on a vraiment très bien mangé, varié, bien calorique et très bien organisé. Et on prépare la journée du lendemain. Et pour l'instant il n'y avait rien à dire sur l'organisation et là il y a plusieurs choix pour le départ. C'est un peu confus. En fait, on ne peut pas sortir du camp avant 5h30 pour le passage checkpoint. Le tout est de savoir si on veut être les premiers au checkpoint, pour être les premiers sur le trek pour arriver les premiers sur le site. On décide de se lever vers 4h pour avoir une chance d'être les premiers. Et j'arrive aussi à rouspéter un peu car avec Ana nous sommes les seuls à rester la journée complète sur le site et le soir à Aguas Çalientes, mais pour nous l'organisation des tickets de train du lendemain n'est pas très claire, voire non existante. On finit par s'arranger. On revoit tous les porteurs et c'est moi qui fait le speech de remerciements en espagnol. Très sympa. On s'applaudit de nouveau et on se sert la main. On se couche vers 21h.
Lundi 4 décembre Aguas Caliente
Réveil à 4h, on prend très rapidement un petit déjeuner et on arrive les premiers au checkpoint à 4h45. Et tous les autres groupes arrivent bien avant 5h30. Il commence à faire jour seulement vers 5h15. Ouverture des portes à 5h30 et là c'est la course. Un peu ridicule. On va à notre rythme et on se retrouve comme bien souvent les derniers. Le paysage est pourtant bien sympa malgré la brume. Chemin assez facile sauf avant d'arriver à la porte du soleil où là il y a une cinquantaine de marches très verticales. En arrivant en haut nos guides nous félicitent comme à chaque passage difficile. On y est à 6h15 alors qu'on aurait dû y être à 7h. Normalement de ce point on devrait voir le Machu Picchu mais avec la brume, on ne voit même pas à 20 mètres. Encore 30 minutes de marche et on est sur le site mais on ne le sait pas car on ne voit rien. Et ça va rester comme cela très longtemps. Pas avant 10h du matin nous ne pourrons voir d'un bout à l'autre du site. On prend quand même une photo de groupe. Vers 7h45, on se rend à l'entrée du site pour laisser nos sacs et commencer notre visite guidée de 2h30. Un peu long. Puis le guide nous laisse et on se promène comme bon nous semble. On dit au revoir au reste du groupe. Vraiment super bonne ambiance pendant 4 jours. On a bien rigolé. Donc on reste à se promener jusqu'à 16h45. Le site est vraiment très grand et il y a beaucoup à voir. Seule grosse déception, nous n'avons pas pu monté sur la petite colline que l'on voit sur les photos car il ferme à 13h et cela personne ne nous l'avait dit. Il est possible également de grimper sur la grande mais ça prend très longtemps et après 4 jours c'est très dur. Et bonne surprise, on rencontre Sarah Miginiac et ses parents de Saint Malo du bois. Nous avons reconnu Sarah car nous allons très souvent sur leur site Internet pour voir ce qu'elles avaient fait avec Aurèlie il y a 2-3 ans. Nous allons voir également le pont de l'Inca mais principalement nous restons assis au point "photo" pour apprécier. Magique. Vers 16h il n'y a plus grand monde. Tous les groupes sont partis et nous avons l'impression d'avoir le site pour nous. Il y a une campagne pour que le Machu Picchu soit reconnu comme une des nouvelles 7 merveilles du monde. http://www.new7wonders.com/index.php
On prend le bus pour redescendre vers Aguas Calientes. En moins de 30 minutes j'arrive à dormir. On passe au resto pour prendre nos tickets de train qui nous attendent comme prévu. On se rend vers un hôtel que nous avions réservé mais entre temps une dame nous propose moins cher. On va donc passer la nuit à l'hostal Choquequirau qui est à peine terminé mais nous avons une chambre avec lit double et douche. Nous prenons une magnifique douche chaude, la première depuis 4 jours. On ressort manger une pizza et on se couche vers 20h. Et on ne met pas longtemps à s'endormir. Nuit à l'hostal Choquequirau. environ 7,5 euros.
Mardi 5 décembre Cusco
Réveil vers 8h. Aguas Calientes est une petite ville en construction permanente. Seuls les bus entre le site et la ville sont autorisés. Le seul moyen de venir dans cette ville est le train et les rails passent dans la rue principale. Comme c'est loin de tout, ils font des stocks, très impressionnant. On prend notre petit déjeuner, faisons un tour dans le marché d'artisanat, préparons nos sacs que nous laissons à la consigne et allons passer une bonne heure dans les eaux thermales. Bonne relaxation même s’il pleut. On redescend en ville, mangeons un sandwich et prenons notre train pour revenir sur Cusco vers 15h55. 4h30 de train. Ça ne va pas vite et en plus il fait pas mal de marche avant marche arrière pour changer de voies. La vue en arrivant sur Cusco est très sympa, tout est éclairé. Nous retournons à notre hôtel San Cristobal mais nous avons une chambre différente cette fois avec s-d-b privée. Nuit à l'hôtel San Cristobal. environ 6 euros.
Cela fait exactement 3 mois que nous sommes en Amérique du Sud. Nous avons pour l'instant dépensé environ 3700 euros. Donc au-dessus de notre budget prévisionnel qui de toute façon il était impossible de tenir à cause du trek vers Machu Picchu. Mais si on enlève ce trek et l'achat de l'appareil digital non prévu, nous sommes pile dans le budget de 32 euros par jour ce qui est franchement pas mal du tout. Et on sait rarement privé. Prochaine grosse dépense, le bateau en Patagonie entre Puerto Montt et Puerto Natales.
Mercredi 6 décembre Cusco
Réveil vers 7h15. On laisse notre linge à laver et on se dirige vers un départ de bus pour le site d'Ollantaytambo, via Pisac et Urubamba. En fait, on était déjà là pour le départ du trek. Donc deux bus et 2h30 et nous revoilà dans cette charmante petite ville pour visiter un site inca. Assez sympa. Puis retour vers Urubamba où nous prenons un taxi pour aller voir les salinas de Maras. Il y a très longtemps ils se sont aperçus que le petit ruisseau était salé. Donc ils ont construit des petites réserves à sel sur le flanc de la colline. Il y en a 4000 en tout partagés entre deux communautés et qui se lèguent de père en fils. Magnifique. On y reste une heure. Puis retour sur Cusco via Pisac. On dort dans le bus. Et Internet depuis 2h. Nuit à l'hôtel San Cristobal. environ 6 euros.
Les premières photos du trek se trouvent en bas du quatrième album. Plus le cinquième album.
Jeudi 7 décembre Cusco
Debout vers 8h. Nous laissons nos duvets à laver. Nous passons à l'office du tourisme pour faire prolonger nos pass pour les sites archéologiques qui arrivaient à expiration mais dont nous n’avons pu profiter du fait de notre maladie. Et nous prenons un bus pour Pisaq afin d'aller visiter d'autres ruines. 45 minutes de bus. En arrivant nous prenons un taxi pour nous rendre directement sur le site. Et nous avons bien fait car la montée à pied est terrible. Site très grand avec beaucoup de terrasses. Et nous redescendons à pied vers la ville de Pisaq et son marché. Nous croisons par hasard Mieke qui était avec nous pour les 4 jours dans le salar D'Uyuni. Nous achetons de la céramique (bols et tasses) et nous reprenons un bus pour s'arrêter juste au-dessus de Cusco sur le site de Saqsaywaman. D'autres ruines mais on commence à saturer après le chemin de l'Inca et ses ruines, le Machu Picchu, Ollantaytambo et Pisaq. Mais la vue sur le Cusco est sympa. On récupère nos photos du trek. Très jolies. On va faire un tour au terminal de bus pour se renseigner pour partir vers Nazca demain. Prix des bus très variables selon la qualité des offres durant le voyage. Soirée avec Catherine car elle part pour Arequipa ce soir. Coucher vers 22h après avoir fait nos sacs. Nuit à l'hôtel San Cristobal. environ 6 euros.
Vendredi 8 décembre bus
Nuit mouvementée car Ana est de nouveau un peu malade. Il est grand temps que l'on quitte Cusco. Désormais pour nous c'est direction plein sud jusqu'à Ushuaia. On va à la poste pour envoyer deux nouveaux colis. Organisation pas super et assez chere. Le postier nous fait découper nos cartons pour qu’ils atteignent exactement le poids nécessaire.
Et on est sur Internet en attendant notre départ vers 16h. Voir les dernières photos d'hier. Nous prenons le bus de compagnie la Flores. Voyage assez fatigant car beaucoup de virages, mais on voit 4 films dont le grandiose "Shaolin soccer" et un film d'horreur pour finir la nuit. Retrait de 200 Us dollars.
Samedi 9 décembre Nasca
Arrivée à Nazca vers 6h30 après de nombreux virages également en arrivant mais changement total de paysage, très sec et marron clair couleur terre. Et il fait déjà une chaleur étouffante. On trouve rapidement un hôtel car une personne d’un hôtel est présent. Il nous emmène dans le premier hôtel sur notre liste qui n’est pas le sien mais on reste là quand même. Il paiera lui même le taxi. On se renseigne pour les bus pour Arequipa pour repartir et on va réserver notre vol en avion pour demain matin pour voir les lignes de Nazca. http://www.abc-latina.com/Pérou/tourisme/lignes_nazça
Puis journée très calme en perspective car il n'y a vraiment rien à faire ici de spécial. Vers 17h nous allons assister à une petite conférence sur les lignes de Nazca. Conférence, dans un vieux bâtiment miteux, donné par une amie de Maria Reiche. Maria a travaillé toute sa vie sur les lignes et son amie Vicky continue à travailler sur les lignes. Très étrange ces lignes qui représentaient un calendrier astronomique et des sources d'eaux souterraines. Également très étrange Vicky mais maintenant on comprend un peu mieux et on est prêt pour demain matin et notre survol de ces lignes pendant 30 minutes. Le soir il fait un peu meilleur. Ça ressemble beaucoup au Portugal en plein mois d'août, invivable durant la journée et sympa le soir, plus frais avec un peu de vent. Repas dans une pizzeria où on nous offre notre premier Pisco Sour, boisson nationale du Pérou. Hostal Posada Guadalupe, environ 5 euros. Très sympa avec une petite cour intérieure.
Question sur le Pérou, vous avez jusqu'au 31 décembre pour répondre. Entre tous les préparatifs pour les fêtes de fin d'année j'espère que vous aurez un petit moment pour tenter votre chance.
L'Empire inca était composé de 4 régions. Comment se nommaient t'elles?
Tawantinsuyu, nom donné à l'empire inça « les quatre quartiers » en quechua.
Bonne chance.
Dimanche 10 décembre bus
Et la question au jeu est déjà trouvée. C'était quand même super facile. Mais que la bataille fut rude. Nous avons reçu quatre réponses le 10 décembre et c'est seulement les heures qui déterminent le vainqueur. Max Mariage du Canada à 9h49; Virginie, Geoffrey, heureux parents depuis une semaine du petit Arthur du Nord de la France à 10h14, Karim de Massy à 16.33 et ma soeur Bérengère du Fresne sur Loire à 19h34. Voila la réponse voir site: http://fr.wikipedia.org/wiki/Tawantinsuyu"
Donc grand vainqueur Max. Toutes nos félicitations. Tu recevras un petit souvenir du Pérou.
Debout vers 8h, on va boire un jus de fruits tropicaux, puis direction l'agence pour se rendre à l'aéroport. Et il précise bien avant de prendre l'avion de ne pas manger. Et Dieu qu'il avait raison. Décollage avec seulement un autre touriste et le pilote. Donc avion minuscule. Et on a volé durant 30 minutes au-dessus de ces fameuses lignes. Un coup pour la fenêtre droite et grand virage pour la fenêtre gauche. Et au bout de 5 minutes j'étais déjà malade. Grandes sueurs froides et envie de vomir. Tout vert que j'étais. Mais je m'en suis sorti. Donc pour moi difficile d'apprécier mais c'est quand même grandiose de voir tout ça d'en haut surtout que ces lignes sont invisibles du sol. On a pris pas mal de photos mais je pense que les photos papiers seront mieux. Vol de retour où le pilote ouvre la fenêtre pour avoir un peu d’air. Retour pénible sur la terre ferme et j'ai bien mis un bon quart d'heure avant de reprendre mes esprits. Retour à l'hôtel pour faire nos sacs et les laisser à la consigne. Déjeuner, après midi Internet avec un grand ventilo et on part ce soir à 19h pour Arequipa, dernière étape de notre périple péruvien où on aura été bien malade. Les photos ne passent pas pour l'instant. On ne voit en fait que sur quelques-uns unes les véritables dessins. Pas facile avec le digital. On avait fait une petite vidéo du Machu Picchu mais elle est trop lourde pour hotmail. Désolé. Départ effectif vers 19h40 et on s'arrête 5 minutes plus tard pour manger. On était les seuls touristes à l'arrêt et on s'est mis à regarder la télé en attendant et un super programme sur la fête de l'anchois. Et pour une fois un vrai bon film dans le bus "Ali". Retrait de 500 sols soit 125 euros.
Lundi 11 décembre Arequipa
Arrivée vers 5h40 à Arequipa. Nous prenons un taxi pour nous rendre à l'hôtel conseillé par Catherine. Elle fait actuellement un trek de trois jours et on devrait la voir ce soir. On laisse nos sacs et on repart se promener car la chambre n'est pas libre. Ville calme le matin à 6h!! Mais très sympa de voir la grande place comme cela. Ville dominée par une chaîne de montagne dont le Volcan Misti. On prend notre petit déjeuner et on attend 9h que tout ouvre. On se renseigne auprès d'agences de voyage pour le trek prévu mercredi pour trois jours. On comparera avec celui de Catherine. Puis on va visiter le Couvent Santa Catalina. Énorme. Un vrai village dans la ville fondé vers 1580. Superbe couleur de bleu, rouge, blanc, de vraies petites rues étroites, trois cloîtres magnifiques, quelques jardins, une grande cuisine centrale, chapelles et des dizaines de chambres comprenant une petite cuisine avec four et un patio. Car il y a bien longtemps les sœurs avaient le droit à des bonnes. Vraiment très calme et relaxant. En sortant, on nous offre un petit souvenir et on trouve à manger notre almuerzo pour trois fois rien. Puis énorme sieste jusqu'à 17h30. On vient de réserver notre prochaine grosse dépense, le bateau entre Puerto Montt au sud du Chili vers Puerto Natales en Patagonie. 3 jours de bateau. http://www.navimag.com/en/çanales/sur/ruta_sur.asp".
On a été mangé ensuite dans une crêperie avec Catherine. Ça fait du bien de remanger du Nutella. Et puis au pub avec une autre touriste belge et coucher vers 23h. Hostal La Reyna, environ 5 euros.
Mardi 12 décembre Arequipa
Debout vers 8h, on dépose la lessive, on échange des livres, on envoie des colis en Europe et on réserve notre trek de demain. On passe également dans une pharmacie pour se peser. J'ai perdu 5 à 6 kilos en 3 mois et Ana est passée sous la barre des 65 kilos. (pas de beurre, pas de mayo, pas de nutella, pas d'alcool, peu de pain). Programme de demain : Départ prévu à 6h pour aller jusqu'à Chivay à 3h de route puis Cabanaconde encore 2h de route. Puis on descend dans le Canyon de Colca, le plus profond du monde. Et on revient vendredi après midi. Le tout pour environ 330 sols. Puis nous sommes allés voir une expo sur le Japon et le musée où se trouve une momie inca très bien conservée car gardée dans la glace au sommet d'une montagne pendant 500 ans et également tous les objets qui étaient enterrés avec la jeune fille Juanita. Cet après midi et ce soir, on va dans un quartier un peu en dehors de la ville pour avoir une belle vue, bien manger et apprécier les rues et maisons. Bon on n'a pas vu beaucoup de maisons car on a trouvé le centre commercial et on a mangé au Burger King et on a voir été le dernier James Bond. Pas mal du tout. Retour à l'hôtel vers 22h. Hostal La Reyna, environ 5 euros.
Mercredi 13 décembre Canyon de Colca
Debout vers 5h30 et on prend un taxi payé par l'agence pour se rendre au terminal de bus. On part vers 6h40 et on arrive enfin à Cabanaconde vers 12h15. Très long. De nombreux locaux aux vêtements très colorés empruntent ce bus. On se trouve alors à 3280m au-dessus du niveau de la mer. Vilma, la tante de notre guide Juan, nous attend. Nous déjeunons chez elle. Puis nous partons avec Juan vers 13h pour environ 3h30 de marche. Nous descendons en bas du Canyon de Colca qui se trouve à 2100m d'altitude. Ce canyon est vraiment immense, pas forcément en largeur ni en longueur mais en profondeur. Et on fait vraiment tout petit. On aperçoit un condor mâle qui vole juste en dessous de nous. Marche finalement assez fatigante car ça glisse beaucoup sur les pierres. On croise pas mal de gens avec leurs ânes qui reviennent des champs et qui retournent au village. On traverse le pont en bas du Canyon et le paysage change. On passe du marron et gris de la terre pour le vert des cultures (maïs) et arbres fruitiers principalement poiriers, avocatiers. On arrive vers 16h45 à notre hostal "chez Victor" un peu spécial car les petites cahutes sont en bambous, murs, toits et sommiers. On attend patiemment 19h et notre repas. On aide un peu notre guide avec son anglais et on va se coucher vers 20h.
Jeudi 14 décembre Cabanaconde
Debout vers 6h50. Petit déjeuner et on part vers 8h. On traverse les cultures. Très vert. On voit pas mal de poiriers, pommiers, un cognassier et beaucoup de cactus. Nous goûtons d'ailleurs au fruit du cactus, le tuna. Très rafraîchissant. Également sur les cactus, les cochonillas, sorte de petites chenilles blanches dont le sang est très rouge et sert à teinter les laines. Le kilo de cochonillas coûte 70 dollars Us. Très cher pour le pays. Après deux heures de marche sous le soleil déjà très fort on arrive à l'oasis, paradis de verdure avec piscine. Tout ça au fond du canyon. On se baigne et ça ressemble vraiment au paradis. Puis déjeuner et nous repartons vers Cabanaconde. Nous avions aussi l'option de rester là toute l'après midi et de partir demain matin à 2h du matin. Donc nous partons vers 13h30 pour un peu plus de deux heures de marche et plus de 1100m de dénivellé. Assez fatigant car ça glisse beaucoup. Mais la vue sur le canyon est grandiose. Nous croisons une petite dame qui va vendre des snacks et coca-cola en bas du canyon. Au sommet il se met à pleuvoir un peu et il nous reste 20 minutes de marche à travers les cultures de maïs en terrasse pour arriver chez Vilma. Nous prenons une bonne douche chaude et sortons faire un tour dans le village. Des petits enfants veulent se faire prendre en photo. Une dame arrive avec sa fille et insiste pour qu’elle soit sur la photo et ensuite elle vient nous demander un pourboire. On s'arrête boire une bière au café "la maison des français" car les premiers clients il y a 20 ans étaient français et on discute un peu avec le barman. Ca permet de connaître un peu la vie des locaux. Au lit vers 20h. Nuit chez Vilma.
Vendredi 15 décembre Arequipa
Debout vers 6h. Petit déjeuner et on prend un bus à 6h50 pour se rendre à la Croix du Condor. De nombreuses femmes viennent spécialement ici pour vendre des produits et repartent à 10h. Superbe panorama sur le canyon d'où on aperçoit généralement des condors. On aperçoit notre premier tout en bas du canyon vers 8h. On reste tranquillement assis sur un mirador à observer mais nous ne voyons rien. Puis à 9h55, 5 minutes avant que tous les bus de touristes repartent, le condor se réveille!!! Tout le monde crie en le voyant. Et comme par magie il vole devant les 3 miradors. Magnifique à voir. Ça ne dure pas longtemps mais on a quelques photos papier, pas digitale. Puis de nouveau 5h de route épuisante vers Arequipa. Nous avions deux tickets pour s’asseoir mais la place est déjà prise. J’insiste et on arrive finalement à s’asseoir tous les deux. Les 30 dernières minutes sont difficiles car on a des clips vidéo péruviens à fond de sono. Puis les clips, je pourrais en faire des mieux depuis le fond de mon jardin. Mais aucun péruvien ne se plaint. Retour à l'hôtel Reyna. Voir photos. Et pour changer un peu on a mangé des sandwiches sur la place principale. Internet et au lit vers 20h pour lire nos nouveaux livres "black hawk down" pour moi et pour Ana "the devil wears Prada". Hostal la Reyna. Environ 5 euros.
Demain direction Tacna, encore plus au sud, puis un autre bus vers Arica, première ville au nord du Chili. Et oui fini le Pérou. Sympa mais trop souvent malade. On pense à cause des soupes et de l'eau non bouillie. Et on en a marre des soupes. Donc Arica pour 2-3 jours, Iquique pour 2-3 jours, ces deux villes pour profiter de la plage même s’il risque de faire encore un peu froid dans l'eau, puis Serena pour essayer d'aller voir les observatoires astronomiques et puis Santiago.
Samedi 16 décembre Arica
Debout vers 6h, rendez-vous à 6h30 avec Catherine pour prendre un taxi ensemble pour le terminal de bus. On pensait pouvoir prendre un bus à 7h15 mais il était plein alors qu’on nous avait dit qu’il n’y avait pas besoin de réserver la veille. Donc on attend 8h45 pour partir vers Tacna. 5h30 de route en plein désert avec parfois des oasis de verdures, cultures et vignes, puis encore le désert. On arrive à Tacna et là de nouveau les chauffeurs de taxi nous sautent dessus pour nous emmener vers Arica au Chili. Il y a le choix entre taxis collectifs très rapide ou bus plus lent. Les prix commencent à 18 sols par personne et on finit par partir pour 10 sols. Très fatigant et surtout parfois énervant tous ces prix qui changent sans arrêt. Bien sûr ça baisse tout le temps mais on n'est jamais sûr du prix et cela pour tout même les Twix changent de prix. Et puis ils fixent également les prix comme bon leur semble. Le même lit dans la même chambre dans la même auberge peut avoir deux prix différents sans raison. Avec Ana désormais c'est un peu nous qui fixons nos prix. S'ils ne veulent pas on change!! Donc on monte dans une de ces grandes voitures américaines à 6 dont le chauffeur et direction la frontière. Passage assez facile, deux tampons supplémentaires sur le passeport et encore 10 kms et nous sommes à Arica. Catherine monte dans un taxi vers un hôtel et de nouveau se fait un peu embarquer dans une galère gérée par le chauffeur. Et pour nous on prend un taxi après avoir essayé de se faire comprendre par deux petits vieux qui ont mis bien trop longtemps pour réagir, donc on va vers un autre taxi. On réagit plus vite désormais et on fixe nous même les prix. Ça va plus vite. Il nous dirige vers un camping bien à l'extérieur de la ville. En fait c'est plus un lieu où les gens viennent passer la journée car il y a une piscine et des espaces verts. On plante notre petite tente et on reste tranquillement la soirée là. Et il fait clair beaucoup plus tard ici car il y a deux heures de deçalage avec le Pérou donc 8 avec la France. Le proprio nous laisse les clés d'un des bungalows vide pour les toilettes et vers 19h tout le monde part. Nuit un peu bruyante due aux discothèques toutes proches, aux chiens dont un qui garde la tente mais qui aboie dès qu'il y a un bruit, ce qui fait bien sur réagir les autres chiens et les perroquets dès 7h ce matin. Par contre superbe coucher de soleil au loin. Autre difficulté ici, comprendre les chiliens. On a parlé avec 4 d'entre eux et que c'est difficile à suivre. Un accent très fort. Autre gros changement les prix. Un peu plus cher mais surtout très difficile à calculer. 1000 pesos équivallent environ à 1,5 euros. On va se faire une petite liste des équivalences. Camping Bienestar 4000 pesos la nuit.
Dimanche 17 décembre Arica
Donc réveil de bonne heure mais il fait noir assez tard. Ca change du jour qui arrive vers 5h du matin. Je lave du linge et donne l'autre partie au proprio. Et on part du camping vers 10h. On commence à marcher le long de la route vers le centre et Ana arrête un bus pour nous emmener plus proche de la ville. Très sympa. Puis on prend un de ces taxis collectifs pour aller au centre. Sur le toit du taxi est notée la route qu’il prend et le prix est fixe. Très vide et très calme. Tout est fermé. Mais quel changement avec le Pérou et Bolivie. Grands magasins, rues piétonnes, Mc Donalds où on a quand même été manger une glace!, immeubles, HLMs, et grosses voitures. Ça ressemble plus à chez nous. On mange notre petit déjeuner, rencontrons Catherine qui nous explique ses galères. On s'arrête lire sur un banc à l'ombre. Et on trouve Internet. Cet après midi vers 17-18h direction la plage, puis le coucher de soleil et on rentrera au camping. Demain Iquique à 4h plus au sud. Et je me suis baigné. Eau assez chaude, très sympa, plein de petits poissons qui sautent hors de l'eau aux alentours et un peu plus loin les pélicans. On ne verra pas le coucher de soleil car on est à manger. Retour en taxi collectif pour se rapprocher du camping et on finit par marcher 30 minutes dans le noir pour arriver au camping vers 21h30. Camping Bienestar 4000 pesos la nuit. Retrait de 100000 pesos soit environ 145 euros
Lundi 18 décembre Iquique
Réveil vers 7h45 avec toujours pas mal de bruit de chiens et le nôtre qui dort à côté de la tente. On récupère notre linge et on attend un taxi le long de la route. Petite attente et on arrive directement au terminal. En moins de 5 minutes on est déjà dans un bus grand luxe en direction d'Iquique. Le vendeur nous dit que nous aurons à manger mais on ne voit rien venir. Mais Ana fait sa grande sieste de 3h. De nouveau on traverse le désert et Iquique est une ville construite bizarrement. Tout en long le long de la mer avec une énorme dune de sable derrière. On réserve notre prochain bus vers la Serena pour jeudi au lieu de mercredi comme prévu car il n'y a plus de place pour que l’on soit assis côte à côte. Assez cher comme tout ce qui se trouve au Chili. Puis direction le centre d'info pour se renseigner sur les campings mais il n'y en a pas. Donc recherche d'un hôtel. On en trouve un avec chambre double, salle de bain privée et grosse cerise sur le gâteau, TV cablée avec chaînes US. Le bonheur!! Bien sûr le prix n’est pas le même mais nous n’avons finalement pas trop le choix. Et comme d’habitude il baisse le prix malgré tout. Et nous sommes aussi dans la principale rue piétonne. Puis tour en ville (beaucoup de maisons en bois) et vers la plage. Et là on se fait interviewer par une radio locale. Puis centre commercial pour acheter à manger pour ce soir devant la télé. Et dans le magasin animalerie à côté des chiots et chatons ils vendent des hérissons. Retrait de 100000 pesos. Et quelle soirée télé jusqu'à 1h du matin. Plein de séries américaines comme on les aime. Hôtel La Plaza. Environ 18 euros. Calle Baquedano.
Mardi 19 décembre Iquique
Lever vers 9h et on prend notre petit déjeuner à l'hôtel puisque c’est compris dans le prix. Puis direction Zofri, énorme zone commerciale qui est duty free car Iquique est une zone franche. Beaucoup d'affaires à faire mais pas pour nous. Seul achat, des draps pour mettre sur nos matelas. Puis retour en ville pour faire quelques autres magasins. Et on achète nos sandwiches pour être prêt devant la télé. On ressort vers 17h pour aller à la plage. Et pour traverser les rues, oh surprise les voitures s'arrêtent. En Bolivie et Pérou, on nous aurait roulé dessus sans problème. Et donc on se baigne de nouveau dans l'Océan Pacifique qui est beaucoup plus froid ici qu'à Arica qui se trouve 4h plus au Nord. Mais c'est sympa quand même. Internet et soirée télé. Fin des programmes vers 1h du matin. Hôtel La Plaza. Environ 18 euros. Calle Baquedano.
Mercredi 20 décembre Iquique
Lever vers 9h et on prend notre petit déjeuner à l'hôtel. On se promène un peu en ville afin de trouver des magasins pour acheter des livres en Anglais. Mais on ne trouve rien. On va faire un tour au port. On nous propose du poisson. Et on observe les pélicans et lions de mer. Achat du repas dans le supermarché et on retourne à l'hôtel. Pas de plage donc journée très très calme. Demain départ 14h pour Serena et 19h de bus. Arrivée prévue vers 9h vendredi matin. Soirée télé pour la dernière fois. Hôtel La Plaza. Environ 18 euros. Calle Baquedano.
Jeudi 21 décembre bus
Lever vers 9h et petit déjeuner. On fait nos sacs et on attend 14h pour notre départ. Et le paysage durant les 7h de voyage que nous pouvons voir car il fait jour est très monotone et étrange à la fois: la mer, puis l'autoroute et enfin des dunes ou montagnes. Le tout sur moins de 500m de large. Et nous sommes vers Antofagasta vers le coucher de soleil.
Vendredi 22 décembre Serena
Arrivée vers Serena à 8h et nous allons directement voir à l'hôtel où se trouve Catherine car on peut y planter sa tente. C’est même elle qui nous ouvre la porte. Endroit assez bizarre car on passe par le salon et la cuisine avant d'arriver vers les chambres et un petit jardin. La patronne nous dit qu'il n'y a pas de problème pour rester là. Puis son fils arrive et lui dit que ce n'est pas possible. Des français présents à qui on a refusé de camper dans ce petit jardin nous confirment qu'il y a une semaine des gens sont rester camper là. Un peu compliqué tout ça mais on reste quand même car c'est la patronne qui a le dernier mot. Petit tour en ville et vers le bord de mer cet après midi et demain direction Vicuña. En fait le bord de mer est assez loin, à cela on rajoute une grande marche sur la plage, et ça nous fait encore une bonne après midi à marcher. Plage finalement pas intéressante car il n'y a que des drapeaux rouges et l'eau est très froide. Retour par le centre commercial pour acheter notre dîner et retour à l'hostal. Il y a deux jours nous avons acheté des draps pour savoir ainsi si nous aurions moins de condensation sous la tente. On avait gardé un duvet quand même. Echec. Mais c’est plus agréable de dormir sur des draps que le matelas. Hostal Maria Casa, environ 7 euros.
Samedi 23 décembre Vicuña
Debout vers 9h et petit déjeuner. On se rend en ville pour essayer de trouver des livres en Anglais mais toujours pas de chance. En téléphonant en France je me rends compte qu’il n'y a en fait que 4h de décalage. On prend notre bus pour Vicuña à 12h30. Jolie vallée très verte, remplie de vignes. En arrivant, on se rend directement dans un hôtel vu sur notre guide où l'on peut planter notre tente. Super petit jardin ombragé. On retrouve le couple français Greg et Guenaelle, que nous avions rencontré la veille. Il fait très chaud mais on décide d'aller faire un tour dans le bourg, puis vers l'entreprise Capel, spécialiste du pisco. Visite très rapide car c'est samedi et il ne travaille pas. Le pisco est en fait de l'eau de vie qui au final fait entre 35 et 45 degrés et que l'on peut boire en cocktail. Dégustation gratuite et on achète une bouteille de pisco mangue. Retour en ville sous un soleil torride, petite course car on va cuisiner un peu (des pâtes) et ça nous change un peu. Puis on se rend au départ de notre soirée pour aller voir les étoiles à l'observatoire de Mamalluca: www.mamalluça.org/. On recontre d’autres français.
Visite très sympa où le guide astronome nous explique beaucoup de choses, pas toujours facile à comprendre (en espagnol avec accent chilien et termes techniques), puis on regarde la lune au télescope, des nébuleuses d'Orion et d'Andromède, un cumulus globulaire, les étoiles de la pléiade. Retour vers 23h30. Nuit sans les duvets juste le drap. On est réveillé par le froid vers 4h du matin et il y a toujours de la condensation. Echec total!!. Vers 6h30 on reprend nos duvets et on finit notre nuit. Hostal et camping la Elquina. Environ 7 euros. Retrait de 100000 pesos.
Dimanche 24 décembre Vicuña
Joyeux Noël à tout le monde. Réveil vers 9h30 par le soleil qui tape sur la tente. Petit déjeuner. On déplace la tente pour ce soir. Et direction le petit bourg. Il fait une chaleur à crever. Peut être piscine cette après midi en face de notre hôtel. Bon repas à tous en famille. Pour nous ça sera crêpes au nutella. Jaloux hein? En fait, on s'est retrouvé à trois couples de français à l'hostal. Très sympa. Bien mangé bien bu. Mais très simple pour tout le monde. Sinon par ici très peu de déco de Noël dans les rues par contre beaucoup de crèches dans les maisons. Coucher vers minuit et demi. Hostal et camping la Elquina. Environ 7 euros.
Lundi 25 décembre Vicuña
Réveil vers 8h30 sous un grand soleil. Petit déjeuner et tour en ville. Rien de plus aujourd'hui de prévu. Demain on part vers Valparaiso sur la côte à côté de Santiago et on a trouvé un hostal qui à l'air sympa grâce au couple de français. Repos plus ou moins toute la journée, lecture et sieste. Au lit vers 21h. Très calme mais très bien. Hostal et camping la Elquina. Environ 7 euros.
Mardi 26 décembre Valparaiso
Réveil vers 8h et petit déjeuner puis direction le terminal de bus où on court vers nous pour savoir où on veut aller. Donc 2 minutes plus tard on est dans le bus pour la Serena. Puis on attend deux heures à la Serena pour avoir un bus direct vers Valparaiso. Environ 7h30 de bus et on arrive vers 20h. On téléphone à l'auberge et on vient nous chercher. Sur le chemin on nous montre le parlement et le sénat qui ne sont pas à Santiago mais ici, une statue à la gloire des français avec un condor au sommet. Très sympa. On dort dans le jardin et ils ont insisté pour nous prêter une tente donc pour une fois on a toute la place nécessaire pour être tranquille. Auberge tenue par un prêtre français qui nous donne pas mal de conseils sur la ville et aussi rempli de français. Grande salle commune, télé, Internet, bar. Bien organisé. On ressort pour acheter à manger dans la rue juste au-dessus de l’auberge et on se couche bien fatigué des transports vers 21h30. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros. Avenida General McKenna.
Mercredi 27 décembre Valparaiso
Réveil vers 8h et nuit assez calme malgré tous les chiens qui traînent autour. Environ 25000 chiens ici à traîner dans les rues et ils aboient en plus ceux là mais dès qu'on lève la main ils fuient. On prend à manger sur la route vers le bas de la ville car Valparaiso est composée de deux parties: la partie basse près de la mer et la partie haute qui comprend toutes les collines. Donc pas mal de marche et on retourne au terminal de bus car Ana a oublié sa polaire dans le bus hier soir. Ça va être très dur de la retrouver. Et on prend notre billet pour lundi matin pour partir vers Mendoza en Argentine. Puis direction le centre commercial pour aller au dernier étage et avoir une vue sur la ville. Ensuite un petit ponton pour apprécier le vol des pélicans. Et ensuite grande marche le long de la mer et de l'autoroute direction Viña del mar. Peut être baignade cet après midi mais l'eau est froide par ici. Demain un tour sur Santiago. Et il y a eu baignade, certe très rapide mais baignade quand même dans l'océan Pacifique. Retour en bus vers Valparaiso et enfin on monte notre rue pour retourner à l'auberge. Dîner de sandwich et télé câblée avec séries US. On ne cuisine car il faut payer pour utiliser la cuisine et on refuse ce principe là. Au lit vers 21h30. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros.
Jeudi 28 décembre Valparaiso
Réveil vers 7h30 et on se rend directement au terminal de bus. Un peu de difficulté pour retirer de l'argent et on prend un bus vers 9h pour Santiago. Et on demande pour la polaire d'Ana mais elle est définitivement perdue. Deux heures de route et on descend au premier arrêt qui est bien organisé car c'est un arrêt de métro. On prend donc le métro direction les bureaux de Navimag. Et nous finissons de payer notre voyage en bateau prévu le 29 janvier. Puis un arrêt à Mc Do, et on reprend le métro vers le palais de la Moneda là où a eu lieu le coup d'état de Pinochet en 1973. On rentre à l'intérieur après être passer voir un flic qui vérifie si on ne rentre pas avec une arme mais qui me laisse visiter les patios intérieurs avec mon couteau suisse dans la poche. Puis direction la place d'armes via les rues piétonnes et commerçantes. De nouveau métro et bus pour rentrer sur Valparaiso. Journée très chaude et même un peu lourd (on annonce 34 degrés). Un passage chez le coiffeur et retour pour dîner à l'auberge et télé. Coucher vers minuit. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros. Retrait de 80000 pesos.
Vendredi 29 décembre Valparaiso
Debout vers 9h car réveillés par le soleil. On descend en ville pour prendre un gros petit déjeuner et commence la tournée des appels téléphoniques en France. Puis direction le port, dernier achat de pin's et écusson. Et on prend un des nombreux funiculaires, le Artillera. La ville en compte une dizaine. Ils ne sont pas très longs et permettent seulement d'être fainéant. Mais ça permet d'avoir une vue magnifique sur toute la baie, le port rempli de container, les bateaux militaires et la ville. Puis on redescend pour aller voir le bateau école militaire chilien l' "Esmeralda" mais il est inaccessible aujourd'hui car il le prépare pour le réveillon. On y retournera demain. Donc petit tour sur la plage San Mateo mais l'eau est trop froide. Le contraste entre dehors et dedans est trop important. Également toute la ville se prépare pour le réveillon, de nombreuses scènes de concerts sont mises en place. Puis retour vers la ville et on monte dans la vieille ville car on a loupé le funiculaire. Et on retourne tranquillement à l'auberge en fin d'après midi après avoir acheter nos sandwichs quotidiens. Soirée calme à prévoir nos prochaines destinations: Mendaoza et Bariloche en Argentine. On réserve par internet aussi notre bus entre Mendoza et Bariloche. Et également recherche de studio dans le 91 pour le mois de mars. Au lit vers 23h. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros
Samedi 30 décembre Valparaiso
Lever vers 9h car il ne fait pas trop chaud sous la tente car il y a beaucoup de brouillard et donc le soleil ne passe pas. Petit déjeuner au même endroit que la veille. On échange un livre. Et il fait assez froid car le soleil ne perce pas. On se promène tranquillement, on se dirige vers la plage, la même qu’hier. Ana se baigne mais pas trop et il fait de nouveau très chaud. On entre dans le port militaire pour aller visiter un bateau militaire, le FF Williams et ensuite on visite le bateau école Esmeralda. Magnifique, pont en teck, cordage bien fait et cuivres qui brillent. On pose quelques questions à un marin mais on ne comprend rien à ses réponses. Lui-même avoue que le chilien parle très mal (argot, accent et mange la moitié du mot). Il part le premier avril pour 8 mois et il navigue seulement dans le Pacifique. Je pense qu'il y aura de belles photos. Retour en ville où il y a pas mal de petits concerts de petits groupes locaux. Problème: car on se sait pas par quelle mauvaise magie, notre carte pour les photos digitales ne marche plus et nous ne pouvons plus la lire non plus. On pense qu'on a perdu toutes nos photos qui étaient dessus. C'est vraiment embêtant pour les photos prises aujourd'hui. Pas trop grave pour celle de Valparaiso car on est encore là demain. Vraiment déçus. Heureusement nous avons une carte de rechange. Coucher vers 23h. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros.
Dimanche 31 décembre Valparaiso
Debout vers 9h30. Nuit difficile car Ana a choppé un gros rhume. Et il fait de nouveau très gris ce matin. Nous partons nous promener vers l'Avenue d'Alemania qui est en fait plus ou moins parallèle à la mer mais sur les hauteurs de Valparaiso. Ce qui permet d'avoir une vue sur la ville mais pas terrible finalement à cause de la brume. Des gens sont déjà postés avec tables, chaises et barbecue aux points de vue stratégiques pour ce soir et le feu d’artifice. On s'arrête boire un petit café et on rentre tranquillement vers l'hôtel car on a fait ce que nous avions prévu sur Valparaiso. Et aussi Ana a un grand besoin de dormir. Il est maintenant 15h et il fait toujours gris. Autre blog de voyage d'une personne qui est à l'auberge en ce moment: http://Amériquedusudenmoto.blogs-de-voyage.fr/
Pour ce soir, il a été prévu pour les feux d'artifice 18000 bombes, réparties sur 21 kms de côté entre Valparaiso et Viña del Mar et cela devrait durer entre 20 et 25 minutes. Départ demain matin à 10h pour Mendoza. Nous vous souhaitons à tous à travers le monde un bon réveillon et une bonne année 2007. Que le vaya bien y suerte.
Le temps s'est levé dans l'après midi mais nous restons au residential pour Internet et la télé. On ressort vers 21h45 pour aller sur les hauteurs de Valparaiso à un mirador. Il y a déjà quelques personnes mais nous arrivons à avoir une place bien située. Et vers minuit la petite place est pleine. Au premier feu, tout le monde s'embrasse. On attend encore 5 minutes et ça commence. Très impressionnant. Deux feux principaux et quelques-uns intermédiaires. On était au meilleur endroit pour tout voir mais c'était magnifique. Et surtout très spécial de ne pas à avoir à lever la tête pour le voir car on était à la même hauteur que les feux. Mais c'est vrai que les feux qui étaient près de la mer étaient invisibles pour nous. Deux phrases qui nous ont marqué durant le spectacle: "Apaga la luz" et "Satelite". Aucun satellite mais seulement des nuages qui bougent et des étoiles qui elles restent au même endroit. Retour vers le residential à 12h45. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros.
Lundi 1 janvier Mendoza
Debout vers 7h30. On avait préparé nos sacs et payé hier. Et en fait sous cette grande tente, c'était assez difficile de s'organiser car on n'est pas habitué à avoir autant de place et on avait des affaires dans tous les sens. On descend en ville et là il y a toujours énormément de monde dans les rues. Très difficile de trouver un bus pour nous emmener vers le terminal. Et là le bus écrase un chien, chouette un de moins à traîner dans les rues!! Et même spectacle au terminal, des gens qui dorment dans tous les sens. On attend 10h pour notre départ vers Mendoza. Bus pas terrible pour une fois: siège cassé, pas d'accoudoir, ventilo à fond qu'on ne peut pas régler. Et de nouveau le long de la route de Valparaiso, spectacle étonnant: beaucoup de gens ont campé sur les remblais, et la plage. Ça ressemble à la fin d'un festival. Le feu d’artifice de Valparaiso est sans doute le plus connu de toute cette partie de l’Amérique du sud et les gens viennent de très loin pour venir le voir. Route fantastique vers Mendoza à travers les Andes. On aperçoit l'Aconcagua. Et nous arrivons sur Mendoza à 17h45 sous une chaleur très lourde. Et tout est fermé. On demande notre route pour prendre un bus pour se rendre au camping le plus proche. Et il faut de nouveau faire très attention en traversant les rues ici car il n'y a aucune respect pour les piétons. On attend un peu puis on prend notre bus qui traverse la ville et le grand parc San Martin. Énorme parc où tout le monde se regroupe. Puis on descend, on marche encore 20 minutes en passant à côté du stade qui a servi à la coupe du monde de 1978. Notre camping est plus un parc où tout le monde vient pique niquer et faire son barbecue. On s'installe un peu à l'écart. Emplacement bien aménagé: eau potable mais on met quand même nos tablettes pour purifier, table, banc et lumière. On attend tranquillement qu'il fasse noir, on va dîner au petit resto du camping et on se couche vers 22h. Pas de décalage horaire avec le Chili. Camping Churrasquera del Parque. Environ 6 euros. Ce qui nous semble très cher surtout si on compare avec les prix payés dans le nord de l'Argentine.
Mardi 2 janvier Mendoza
Réveil vers 8h30 et la surprise pas de condensation sous la tente. On fait un peu le tri dans nos vêtements. On jette un pantalon et un tee shirt. On prépare un sac pour envoyer en France pour s'alléger et faire de la place dans les sacs. On prend un bus qui nous emmène dans le centre. On va voir deux hôtels pour comparer les prix. Et le camping est bien le moins cher. Puis promenade dans les rues. Belle journée comparée à hier, gris mais très agréable. On fait développer nos photos de Nasca. Superbe. On voit très bien les lignes. On essaye de réparer notre SD card pour l'appareil digital mais ça ne marche pas. On verra cela en France. Rien de spécial de prévu jusqu'à samedi et notre départ vers la Patagonie et Bariloche sauf une excursion d'une journée vers l'Aconcagua. Voir les dernières photos. On reste tranquillement sur la place centrale de Mendoza qui est très jolie, plein d'arbres donc de l'ombre, bancs et fontaines. On y mange une énorme glace. Un peu le rendez-vous des amoureux. Puis on attend un bus pendant 30 minutes avec un autre couple de français pour rentrer au camping. Et on traverse les quartiers riches et le parc San Martin: énorme. Lacs artificiels, clubs sportifs pour riches (tennis, golf), grands espaces verts, zoo, musée, universités, le stade et également tout un quartier militaire et une prison. Vraiment bien organisé et on se demande pourquoi le camping n'est pas dans un tel endroit. Beaucoup de monde est arrivé au camping entre touristes et familles nombreuses. Lecture sous la tente grâce au grand lampadaire. Coucher vers 22h30. Camping Churrasquera del Parque. Environ 6 euros.
Mercredi 3 janvier Mendoza
Debout vers 8h30 et bonne nuit dans une tente sèche. On fait une grande lessive puis on attend 30 minutes un bus pour aller en ville. Il fait déjà lourd. On passe par d'autres quartiers cette fois-ci des bidonvilles. On va dans un hostal pour réserver notre journée de demain vers Alta Montaña. Puis en ville. C'est un peu la ville du shopping. Mais pas pour nous. Cette après midi visite du centre commercial! Et c'est un centre commercial pour riches. Beaucoup de magasins de luxe. On achète quand même un tee shirt pour remplacer celui jeté. Mais on était au frais. Retour en ville, puis directement au camping pour une fin d'après midi très calme. Lecture et extinction du lampadaire vers 22h. Camping Churrasquera del Parque. environ 6 euros.
Jeudi 4 janvier Mendoza
Lever à 5h45 pour prendre un bus de bonne heure car aujourd'hui nous avons notre sortie vers l'Aconcagua. Un peu difficile de sortir du camping car le portail est fermé donc on fait le mur et on attend 20 minutes un bus qui ne nous emmène pas comme prévu dans le centre mais dans un autre quartier. On reprend un bus vers le centre et on mange nos croissants sur la place centrale. Un monsieur passe en vélo vendre du café. Et on attend de nouveau 20 minutes pour que notre minibus arrive. On a pris notre ticket avec l'hostal Huellas Andinas qui elle-même travaille avec l'agence de voyage Mancagua. Prix de l'excursion 140 pesos pour deux. On est 14 à partir avec notre guide Mauricio. Et pour une fois il y a plus d'argentins que d'étrangers. Et c'est parti pour toute une journée de bus. On est 7 à 8 minibus à se suivre. En sortant de Mendoza on passe par la zone des vignes car Mendoza est la première région de production de vin d'Argentine. On compte plus de 900 caves. Et les vignes sont recouvertes d'un filet car il grêle deux fois par semaine en été. Et pas de la petite grêle mais des balles de golf. Puis on longe le fleuve Mendoza qui est tout marron avec en fond les Andes. On suit ensuite un lac artificiel qui dessert toute la ville en eau. Les piles de notre appareil argentique nous lâchent donc pas de photos papiers pour cette excursion. Notre guide nous explique beaucoup de choses: de nombreux chiliens viennent faire leurs courses ici car bien que les prix soient identiques le niveau de vie est plus élevé au Chili donc les affaires meilleures ici; un train reliant Buenos Aires à Mendoza existait par le passé mais il a cessé de rouler en 1979 quand les deux pays ont failli entrer en guerre à cause du détroit de Beagle; un projet existe pour réouvrir cette ligne mais entre Mendoza et Santiago et seulement pour les touristes; le tunnel frontière entre les deux pays fait 13kms de long; à Mendoza il a un tremblement de terre tous les jours. Le paysage que nous voyons est magnifique: ça rappelle un peu le nord de l'Argentine et toutes ces couleurs de roches. On s'arrête vers 10h pour prendre le petit déjeuner à Uspallata, un poste frontière et militaire. Puis on voit un autre poste où sont garés voitures et camions où l'on a trouvé de la drogue. La route que nous prenons relie donc le Chili et en hiver peut recevoir jusqu'à 7m de neige. Puis un arrêt à Puente del Inca. Différentes légendes incas sur ce pont. Un hôtel y a été construit au début du siècle car des eaux thermales se trouvent là. Ce pont est en fait un pont naturel en soufre. L'hôtel a été détruit en 1965 par une avalanche. Bizarrement la chapelle n'a pas été touchée. Il est aujourd'hui possible de se baigner dans ces thermes mais bien sûr depuis un mois et pour encore deux c'est fermé car il consolide le pont. Dommage. Mais spectacle très impressionnant de tout ce jaune du soufre. Puis un arrêt devant l'Aconcagua, montagne la plus des Amériques qui culmine à 6589m. Cet arrêt se trouve à 3400 d'altitude et à 18kms de la base de la montagne. 7000 personnes entrent dans le parc national chaque année (entrée à 200 euros pour 15 jours) et entre 12 à 20 y meurent chaque année. Il y a d'ailleurs un petit cimetière avec des croix mais pas de tombes car ça correspond aux personnes qui sont mortes mais dont le corps n'a pas été retrouvé. Et arrêt pour déjeuner à 14h. Heureusement on avait prévu notre pique-nique car les prix ici sont très chers. Et au retour tout le monde a plus ou moins dormi. On a en fait un aller retour à la frontière chilienne. Route que nous avions déjà fait lundi. Mais on a pu apprécier un peu plus le paysage et avoir des commentaires. Un commentaire qui nous a plu: la statue avec un cheval et son cavalier. Selon les positions des pattes du cheval cela indique quand et comment est mort le cavalier. Mais journée très longue de bus (retour à Mendoza à 18h30) et impression de "déjà vu". En arrivant on passe par les quartiers hyper riches. Demain journée calme et départ samedi à 20h pour Bariloche et 18h de bus. On essaye nos nouvelles piles pour l'appareil argentique mais ça ne fonctionne pas.
On voulait également rentrer un peu plus tôt de notre périple, environ 15 jours. Pour faire des économies mais surtout car il en reste plus beaucoup et qu'on rentre dans la région la plus chére et de loin. Et qu'on a prévu de faire du kayak, du rafting, de louer une voiture. Mais on ne se plaint pas. On a donc appellé Alitalia puis confirmer avec notre agence de voyage en France par mail pour savoir si un retour avancé était possible. Mais c'est beaucoup trop cher: changement de billets (50 euros par ticket) plus changement de vol (jusqu'à 325 euros par ticket). Donc on reste ici jusqu'au bout c'est à dire le 28 février.
Retour au camping vers 20h. Et nuit très agitée à cause des voitures et motos qui font des courses le long du camping. Et ce qui devait arriver est arrivé vers 3h30 du matin, un accident de voiture. On entend glisser la voiture et tomber juste derrière notre tente. On sort en catastrophe et heureusement qu'on ne ferme pas la tente mais qu'on met juste la moustiquaire. Et la voiture avec 4 jeunes, non blessés, se trouve à moins de 20m de la tente de l'autre côté du grillage arrêtée par des arbres. 10m plus à gauche et il n'y avait pas d'arbres pour les arrêter juste le grillage et 5m plus loin, notre petite tente. Belle frayeur. D'autres voitures s'arrêtent, je cours prévenir le proprio pour appeler les gendarmes. On change la tente de place et on se recouche un peu plus tranquille vers 4h15. Camping Churrasquera del Parque. Environ 6 euros.
Vendredi 5 janvier Mendoza
Deuxième réveil vers 9h. Temps gris donc très agréable. Petit déjeuner au camping, lessive et direction le centre ville. On appelle Alitalia pour confirmer notre vol du 28 février. On file à la poste mais c'est vraiment trop galère d'envoyer notre petit colis car il y a beaucoup de monde et ça va bientôt fermé. On va donc le garder. Puis échange de livres et après midi tranquille en prévision. On boit un café après Internet et on achète notre dîner et petit déjeuner pour demain. On rentre tranquillement à la tente pour lecture et au lit vers 22h. Nouvelle frayeur quand deux chiens qui se poursuivent et se prennent les pattes dans les fils de la tente. Camping Churrasquera del Parque. Environ 6 euros.
Samedi 6 janvier bus
Debout vers 9h et matinée de lessive (draps et tente) et lecture. On prend un bus vers le centre à 14h30 et on va acheter des nouvelles piles. Des deux choses achetées à Rue du Commerce, les deux sont en panne (Sd card et piles) puis Internet en attendant le bus ce soir. Voir les dernières photos. On arrive vers le terminal 1h30 avant et on attend patiemment. On part vers 20h15. Premier arrêt à Saint Raphaël avec tout le long d'énormes éclairs derrière les nuages. Très joli. Puis bonne nuit.
Dimanche 7 janvier Bariloche
Deuxième arrêt au petit matin vers Plottier. Puis on longe de nombreux lacs pour arriver sur San Carlos de Bariloche vers 13h. Charmante petite ville sur les bords du lac Nahuel Huapi qui signifie « tigre » en langue Mapuche car il y a également beaucoup d'indiens dans cette région. Lac magnifique à l'eau bleue transparente car c'est de l'eau venant des glaciers. Ville qui nous fait énormément penser à Queenstown en Nouvelle Zélande. Montagnes, lacs, vues grandioses, beaucoup d'hôtels pour riches et commerces. On prend un bus vers notre camping à 3kms du centre. Tous les campings se trouvent sur la même route vers la péninsule de Llao Llao et on se rend au premier sur la route. On avait téléphoné la veille pour réserver. Super camping dans les bois. Emplacement à l'ombre. On s'installe et on repart en ville. Direction le centre d'info pour quelques renseignements. Et on se promène tranquillement. On se fait arrêter dans la rue pour répondre à des questions et jouer à un petit jeu que l'on gagne. On a donc gagné un prix mais on ne sait pas encore quoi, ça va du micro onde au séjour dans un grand hôtel plus de l'argent de poche. Seul chose à faire, participer à leur demo sur leur boîte qui doit durer 1h. On y va mais ça a duré deux heures trente, plutôt sympa mais assez fatigant à la fin dû à la concentration en espagnol et pour un produit qui ne nous intéresse pas finalement. Ils proposent une nouvelle sorte de vacances. Plutôt pas mal mais pas pour nous. Et vient le moment de gagner. Et on ne pouvait pas plus mal tomber. On a gagné un séjour d'une semaine dans une ville où nous n'avions pas prévu d'aller Cordoba et en plus c'est à partir d'avril. On aurait préféré un micro onde qu'on aurait revendu. On va donner ce coupon à Karen. On sort donc de là vers 21h30. On achète notre repas et notre petit déjeuner et on rentre bien fatigué. Coucher vers 23h. Camping Selva negra, kms2,9 avenida Bustillos. Environ 7 euros.
Lundi 8 janvier Bariloche
Debout vers 9h après une bonne nuit de sommeil plutôt fraîche donc on a ressorti les duvets. Vers 10h30 on prend un bus vers le Cerro Campanario à 17kms de Bariloche. Superbe route le long du lac et des maisons/chalets énormes. On prend le télésiège qui nous emmène en haut du mont. Et là c'est grandiose. Superbe vue sur les nombreux lacs et les Andes dans le fond. Vue à 360 degrés. On y reste tranquillement à apprécier la vue et on avait emmené notre petit déjeuner. On passe environ 2 heures. Et on se dit qu'on serait bien par ici à se promener avec notre van comme en Nouvelle Zélande car il y a plein d’endroits où on aurait pu le garer et rester là à lire et regarder par la fenêtre. Retour en ville vers 15h. Ici dans les rues pas de lamas pour les photos avec touristes mais des Saint Bernard. On vient de recevoir un mail de Navimag pour notre bateau. Le bateau du 29 janvier a été annulé. Solution proposée : partir une semaine plus tard ou remboursement. Si on choisit la deuxième solution, on descendra vers Puerto Natales en bus et on aura plus d'argent. Demain tour en bateau sur le lac vers l'ile San Victoria avec l'agence Turistur (128 pesos plus l'entrée du parc national ) et pour mercredi on a loué deux vélos pour faire un circuit de 70 kms le long des lacs. Retour calme vers le camping. Camping Selva negra, kms 2,9 avenida Bustillos. Environ 7 euros. Retrait de 1000 pesos.
Mardi 9 janvier Bariloche
Réveil vers 8h pour attendre un bus qui doit nous emmener vers le port Puerto Pañuelo. Premier bus qui passe mais ne s'arrête pas. On est prêt à faire du stop quand un deuxième bus s'arrête. On prend notre petit déjeuner face à notre bateau pour la journée le Modesta Victoria, superbe bateau de 1937. Et c'est parti pour la journée. Beaucoup de vent sur l'eau. Après 1h15 on arrive sur la péninsule de Quetrihue et on descend pour une marche sur un sentier où tout le monde se suit à la queue leu-leu. Beaucoup de monde même. Mais c'est une forêt très spéciale car les arbres les Arrayanes sont les derniers au monde. Arbre au tronc couleur canelle. A 12h45 on repart vers l'île de Victoria où l'on reste environ 3h. On mange notre pique-nique face à la baie et on va marcher sur les différents sentiers. Très sympa et très calme mais aussi très froid. Et ce qui semblait être le sentier le plus intéressant est fermé. On n'avait pas prévu le froid donc on va se mettre au chaud dans le pub et je m'endors. Départ de l'île vers 17h45 pour encore 30 minutes de bateau. Et on attend de nouveau un bus un peu sous la pluie pour rentrer au camping. Bonne journée pleine de vent et de vues très jolies depuis le lac. Coucher de bonne heure. Camping Selva negra, kms2, 9 avenida Bustillos. Environ 7 euros.
Mercredi 10 janvier Bariloche
Lever vers 8h pour prendre un bus vers le centre de Bariloche. Petit déjeuner face à la baie et on prend nos vélos à 10h au magasin Dirty Bikes (60 pesos) pour la journée. Et c'est parti pour 65 kms. Au début ça va car c'est le long du lac vers la péninsule de LlaoLlao et en fait on fait la même route que la veille jusqu'au port Pañuelo. Quelques côtes et descentes mais beaucoup de voitures et ça permet d'apprécier les superbes maisons. Quelques arrêts car on commence déjà à avoir mal aux fesses et aussi pour acheter notre déjeuner. Route finalement assez difficile due aux voitures et la constante concentration que cela demande. Et puis on rentre dans le parc municipal de LlaoLlao et ça grimpe un peu plus. Mais il n’y a quasiment plus de voitures. On croise d’autres cyclistes qui vont bien sûr plus vite que nous. Les côtes sont plus fortes (Ana met pied à terre parfois) de même que les descentes évidemment. Pas mal de déraillements aussi pour Ana. On s'arrête déjeuner dans la baie Lopez du lac Moreno. Magnifique et très calme. Puis on repart ; Départ difficile car nos muscles se sont refroidis et le mal de fesses est de plus en plus présent. Direction notre deuxième arrêt panorama et c'est grandiose. Vue sur les lacs. Et ça vaut bien le coup de faire du vélo pour voir cela. Et on redescend au niveau du lac Moreno et la entre les deux portions du lac, un pont. Eaux de couleurs exceptionnelles. Une grande envie de se baigner mais quand on y touche c'est très froid. Puis retour vers la ville. Et il fait même très chaud maintenant et toujours beaucoup de voitures sur la route principale. On rend les vélos vers 18h30. Complètement fatigué. On a mal partout et on n'arrive plus à rien. On voulait faire deux jours de vélos pour rejoindre San Martin de Los Andes depuis Villa la Angostura mais on abandonne l'idée!! On va sur Internet, on passe s'acheter des chocolats car Bariloche est la capitale du chocolat. Il y a même un supermarché uniquement réservé au chocolat. On dit également que Bariloche ressemble à la Suisse avec ses montagnes et ses chalets. Et on rentre en bus. Dîner rapide et douche bien méritée. Coucher vers 21h. Camping Selva negra, kms 2,9 avenida Bustillos. Environ 7 euros.
Jeudi 11 janvier Villa la Angostura
Lever vers 9h après une bonne nuit. Lavage tente et séchage duvet de même que nos ponchos qui nous servent désormais de descente de lit. On quitte le camping vers 12h et on prend un bus pour Villa la Angostura vers 13h. Superbe route le long du lac avec plein de petites baies aux couleurs vertes/bleues transparent. Quand on arrive c'est la folie, plein de jeunes partout avec sacs à dos. Ce sont des argentins qui voyagent et ce coin de l’Argentine est leur lieu préféré. Et c’est un peu étrange qu’ils viennent jusqu’ici car c’est très cher mais cela fait bien de venir ici. On se demande donc où l’on va pouvoir dormir car les campings sont un peu excentrés et nous n’avons pas réservé. Impossible de rentrer dans le centre d’informations car il y a plein de monde. Nous sommes vraiment surpris de voir tous ces jeunes. On téléphone à un camping pour être sûr qu'il y a de la place et on fait 30 minutes de marche pour le rejoindre. Assez dur dû à notre sac à dos et la petite côte. Mais de notre emplacement nous avons une belle vue sur les montagnes. Voir les dernières photos. On redescend en ville (rue principale goudronnée et toutes les autres en gravier) pour voir les agences de voyages pour nos prochaines excursions. Et on réserve pour demain une journée kayak sur le lac Nahuel Huapi (196 pesos) et également notre bus en excursion pour San Martin de los Andes (170 pesos) pour dimanche. C'est un tour d'une journée mais on ne fera que l'aller vers San Martin et on restera là bas. On va dans une pizzeria car ça fait un bon bout de temps qu'on n'a pas mangé chaud ou de pizzas!!. On en commande une chacun comme d'habitude. Le serveur nous dit que ça va faire beaucoup mais on lui répond qu'il ne nous connaît pas quand il s'agit de manger des pizzas. Et bien on doit avouer qu'il avait raison. Donc on finit par emmener notre reste avec nous pour demain. Retour au camping vers 22h et on a l'impression que le camping commence à vivre à cette heure là. Tout le monde commence à bouger et à se préparer pour aller en ville. Camping Osa Mayor. Sur la route de Bariloche. Environ 7 euros.
Vendredi 12 janvier Villa la Angostura
Lever vers 8h et il ne fait pas chaud à l'ombre de nos grands arbres. On va à pied vers le départ de notre journée car c'est sur la même route que le camping. On y est bien en avance mais ça permet d'apprécier le paysage sur le lac. Le reste du groupe arrive et on sera 23 sur l'eau dont trois guides (Peter, Léo et Sylvina). Et on est les seuls étrangers. Les Argentins qui n'ont que 15 jours de vacances viennent beaucoup dans cette région. Départ vers 10h30 avec nos kayaks en plastique jaune super costaud. On est ensemble avec Ana pour cette première partie. On rame environ 30 minutes et on s'arrête sur une plage près de l'embouchure du Rio Bonito après être passé dans la Bahia Cumelen. Toutes les plages sont publiques mais l'accès est difficile c'est pourquoi il faut un canoë ou une barque pour y accéder. Arrêt d'une bonne demi-heure pour le petit déjeuner (gâteau, café, mate, nougat). Très sympa. Et on repart vers une petite île Isla de la Guardia Mayor avec le vent dans le dos et des petites vagues et on s'arrête sur une baie à l'abri du vent. Et on remange. Après le repas, on est les premiers à plonger avec masque et tuba et bien sûr combinaison néoprène de 3 mm dans de l'eau entre 12 et 15 degrés. Et bien on n'y reste pas longtemps car l’eau est glaciale et le froid nous paralyse un peu et de toute façon il n'y a pas grand chose à voir. Tout le monde s'y essaie mais tout le monde a froid. C'est bien dommage que l'eau soit aussi froide dans un tel paysage. Eau transparente magnifique entre le bleu et le vert avec les montagnes et forêts au loin. On repart de notre petite île avec chacun son kayak vers notre destination finale vers 17h30 et la Bahia Manzano. En tout 10kms de navigation. On voit sur les côtés d'énormes hôtels seulement 3 et 4 étoiles. Très bonne journée et finalement on a juste ramer ce qu'il fallait pour ne pas être trop fatigué. On discute aussi avec les Argentins et ils sont très curieux de notre façon de vivre. Retour vers le camping en bus, douche et on discute un peu avec notre voisin de Marseille qui veut acheter un terrain ici et lancer une affaire de kayak. Terrain et maison grandiose pour pas cher mais il faut être argentin. On finit notre pizza de la veille. On ressort en ville pour aller chercher notre Cd souvenir et laisser notre linge à laver. Au lit vers 22h45 encore fatigués de notre vélo et un peu mal aux bras quand même. Également coup de soleil là où on a oublié de mettre de la crème. Voir les photos de cette journée. Camping Osa Mayor. Sur la route de Bariloche. Environ 7 euros.
Samedi 13 janvier Villa la Angostura
Réveil vers 9h et on reste calmement au camping pour planifier nos prochaines étapes et profiter de notre argent car finalement Navimag ne peut pas nous prendre le 5 février et va donc nous rembourser. On descend en ville vers 12h pour une grande session Internet, puis déjeuner de sandwiches pour reprendre les bonnes habitudes, petit café et grande glace pour finir la journée. Vous ne verrez pas les photos prises par Peter car on a perdu le Cd. On récupère notre lessive et retour au camping vers 21h15. On fait nos sacs et au lit. Camping Osa Mayor. Sur la route de Bariloche. Environ 7 euros.
Dimanche 14 janvier San Martin de los Andes
Réveil vers 8h15, on plie tout et on attend notre minibus pour notre excursion du jour car il vient nous chercher directement au camping. On est encore les deux seuls étrangers et on se dirige vers notre destination du jour San Martin de los Andes par la route des 7 lacs qui sont en fait 8. Superbes paysages entre montagnes et lacs aux eaux transparentes. Le guide parle beaucoup mais on ne comprend rien à cause de son micro. Et on a bien fait de ne pas faire cette route en vélo. Beaucoup de poussière et de côte. On s’arrête voir quelques lacs et dans une ferme d’indiens qui proposent une petit gâteau. Ana est un peu énervée du comportement des Argentins qui ne connaissent pas le concept de faire la queue. Dernier arrêt à un panaroma qui surplombe la ville et le lac. On arrive à San Martin vers 14h30 et le chauffeur nous emmène directement à notre camping pour les 2 ou 3 prochains jours. Retour en ville où il fait très chaud. Déjeuner et Internet. On se promène tranquillement. Ville plus grande que Bariloche et Villa mais également très touristique car près d'un lac. On rentre au camping vers 21h30. Beaucoup de perce-oreilles et ce n'est pas vraiment génial. Camping AÇA, rua Koessler. Environ 7.5 euros.
Lundi 15 janvier San Martin de los Andes
Réveil et matinée tranquille au camping. En ville vers 12h où on s'arrête acheter un petit sac à dos car la fermeture de l'autre a laché mais Ana va essayer de le réparer car on a acheté une nouvelle fermeture éclair. Puis on va au terminal pour acheter notre billet pour demain pour se rendre vers Pucon. Nous serons donc de retour au Chili. Par contre départ à 6h du matin donc réveil prévu vers 4h30. Internet et déjeuner. Un petit tour vers le lac mais il fait très chaud, environ 30 degrés. Les photos de notre journée d'hier sur la route des 7 lacs sont en ligne. De retour en ville pour chatter avec ma maman sur MSN. Et retour tranquille au camping. On prépare nos sacs pour demain et au lit vers 22h. Camping AÇA, rua Koessler. Environ 7.5 euros. Retrait de 500 pesos.
Mardi 16 janvier Pucon
Réveil vers 4h30 et on plie tout. On discute un peu avec le veilleur de nuit qui nous explique que le camping est séparé en deux : d’un côté les Argentins et de l’autre les chiliens. On apprend aussi qu’il y a une grande communauté de francais dans cette ville. On prend un taxi qui nous emmène au terminal et départ vers 6h direction la frontière. Dodo dans le bus. Dans le bus on entend deux autres portugais. Ana est timide et ne veut pas leur parler. On passe la frontière entre les deux pays. Et au prochain arrêt pour le petit déjeuner, je vais m’asseoir à côté des portugais et engage la conversation. Et pour la première fois je me retrouve en minorité. Ils font seulement un voyage de 3 semaines. Belle vue sur le volcan Lanin et enfin sur le volcan Villarica qui domine la région. Arrivée à Pucon vers 12h après 160 kms seulement. Long arrêt à la frontière et route en terre. Et direction le camping. On s’est fait expliaué la direction deux fois. On n’a pas fait confiance à la première et le deuxième nous a volontairement envoyé vers la mauvaise route. On marche beaucoup et on finit par demander au bureau d’informations. Camping très ombragé, table, lumière, vraiment très bien. Ana finit de recoudre le sac à dos et nous avons maintenant deux petits sacs opérationnels. Sinon temps très chaud. Demain grande journée car nous prévoyons l’ascension du volcan Villarica qui est enneigé et qui crache un peu de magma. Depuis le village la vue sur ce volcan est impressionnante. On voit de la fumée s’en échapper en permanence. Ascension qui coûte 86000 pesos plus 10000 pesos pour le télésiège optionnel qui permet quand même de gagner une heure de marche. Petit tour sur Internet qui est très cher par ici et achat de notre déjeuner de demain pour l'ascension. Retour au camping au calme vers 19h, on prépare nos sandwiches et on ressort voir le coucher de soleil sur le lac Villarica. Camping El parque de la poza, environ 8.5 euros. Retrait de 100000 pesos. Deuxième retrait de 100000 pesos.
Mercredi 17 janvier Pucon
Debout à 6h, petit déjeuner et direction l’internet café où on était hier car on a oublié notre clé USB. Clé Usb qui contenait toutes nos photos prises jusqu’à présent. Magasin fermé donc on va à notre agence pour notre départ en vue de notre ascension. Et on commence à s'habiller: grosses chaussures et guettres, nous avons également droit au pantalon, blouson, gants et casques. On retrouve par hasard les portugais et nous partons à 9 et nos deux guides vers la base du volcan. Et il y a du monde à la base. Certains viennent directement de Villarica qui est assez loin. Des bus partout et beaucoup de gens bien équipés. Et en levant les yeux, mauvaise nouvelle: le petit nuage de fumée toxique qui émane du volcan se trouve en plein sur le chemin de l'ascension. On attend un pour voir si le vent change de côté mais non. Donc ascension annulée. Retour en ville et on réessaiera demain. On repasse voir si notre clé USB a été trouvée, encore une mauvaise nouvelle. Clé perdue mais sûrement pas pour tout le monde. On retourne au camping pour une grande sieste de 3h. Journée calme pour nous. L'avantage c'est que nos sandwiches sont déjà prêts!! Un petit tour à la plage de sable noir car volcanique. Beaucoup de monde dans l'eau et sur la plage. On a récupéré des photos papiers et petit café. Retour pour soirée calme au camping. Camping El parque de la poza, environ 8.5 euros
Jeudi 18 janvier Pucon
Debout de nouveau vers 6h, plus exactement 6h20, petit déjeuner et direction l'agence Trancura à 7h30. Nous sommes une trentaine à cause de l'annulation d'hier et 5 guides. Départ vers 8h une fois tout le monde habillé. Une dame arrive avec ses enfants et pense certainement qu’elle va faire une petite promenade car elle n’est pas vraiment équipée pour grimper un volcan. Un guide lui fait gentiment remarquer. Vrai départ vers 9h et le télésiège sans barre de protection pendant 5 minutes. Certains décident de faire ce petit passage à pied mais ça prend une heure. Et puis commence la marche dans la neige tout le monde en file indienne. Il y a énormément de monde mais ça va. Déjà des petits groupes se forment entre rapide et très lent. On pense que certains ne se rendent pas compte de la difficulté. Pour nous qui sommes en pleine forme physique c'est une ascension tranquille. On suit la personne de devant et de petites marches sont formées dans la neige. Montée tout en zigzag depuis 2000m jusqu'à 2800m. Quelques arrêts rapides pour se reposer et manger et surtout pour apprécier la vue grandiose sur la région: lacs, montagnes, volcans enneigés. En tout 3h de montée et on arrive au sommet. On se rend au cratère. De là nous ne voyons pas directement le cratère à cause des fumées de soufre qui piquent les yeux et la gorge. Une vraie bombe lacrymogène. Mais on est très content d'être là. Vue à 360 degrés sur toute la région. On aperçoit même le volcan Osorno où nous serons demain. Puis c'est le moment de la descente mais je vais laisser Ana vous en parler.
Equipés de notre culotte de descente, nous attendons que notre guide nous indique les couloirs de descente. Il nous explique aussi comment utiliser notre piolet pour ralentir et s'arrêter. On s'assoit tour à tour. La première descente pour se roder, ça descend modérément comme si on faisait de la luge. Deuxième descente. Et là c'est le grand frisson, un truc de fou, de dingue, de psychopathe! Comme nous étions les deux derniers avec Olivier, notre guide nous indique un couloir moins profond et où nous pourrions atteindre des vitesses folles de 120km/h! C'est parti. Ça descend à pic, pas le temps de s'arrêter, de repartir en arrière ou de faire une prière. Ça défile à toute zingue, pour éviter que la neige ne s'accumule sous nous, on penche un coup à droite un coup à gauche et on décolle. Le piolet ne sert plus à grand chose sauf à pousser pour prendre encore plus de vitesse. Devant il n'y a que la neige et au loin de la taille d'une fourmi on distingue ceux qui sont déjà arrivés. Enfin le bout de la rampe arrive mais on n'a pas envie de s'arrêter mais il le faut sinon c'est direct dans le précipice et les roches volcaniques.
La troisième descente est du calibre de la deuxième. Je descends tellement vite qu'en me penchant pour évacuer la neige je continue dans mon tourbillon et fais un tour complet sur moi-même dans la glissade! DE LA BOULETTE. Mais c'était la dernière et ça a un goût de trop peu.
Quand on a mis 3h pour monter au sommet et 20 minutes pour redescendre en finissant par une glissade sur nos pieds dans la rocaille volcanique et couverts de poussière.....volcanique, vous avez saisi, on était quand même sur un volcan.
Retour en ville vers 16.30. Direction camping où l'eau chaude n'est pas disponible avant 18h donc retour en ville pour Internet et développement de nos photos agrémenté d'un agrandissement gratos. Demain nous partons à 8.10 pour Puerto Varas plus au sud au pied du volcan Osorno. Retour au camping qui est vide vers 18h et un petit dîner accompagné de bière pour nous féliciter de cette journée et au lit de bonne heure car bien fatigués. Camping El parque de la poza, environ 8.5 euros
Vendredi 19 janvier Ensenada
Encore un réveil bien matinal (6h20) pour tout plier et prendre notre petit déjeuner. Puis direction le terminal de bus pour un départ à 8h10 direction Puerto Varas en passant par Valdivia. Arrivée à destination vers 12h30. On se rend au bureau d'information et ce qu'on craignait s'avère vrai, c'est à dire qu'il n'y a pas de camping à Puerto Varas. Ou alors à 7kms mais c'est du grand luxe car ils ont une plage privée donnant sur le lac Llanquihue. Donc direction Ensenada toujours en longeant le lac mais à 45kms. Nous sommes donc dans un camping qui peut être très agréable car sur le lac avec en fond le volcan Osorno sauf que pendant 20 jours en janvier c'est rempli de grosses mouches qui vous tournent autour. Et comme ils disent ici : "ça pique pas mais c'est gênant": Nous on dirait plus stressant. On monte vite fait la tente et on quitte le camping pour aller voir une agence qui se trouve à 5kms pour faire du rafting. Et nous avons réservé pour dimanche sans savoir si on pourra vraiment le faire car il faut être minimum 4. On doit nous appeler demain soir. Et pour ne pas retourner directement au camping on s'arrête dans un petit café. Et à notre retour tout est calme comme on nous l'avait également dit, les mouches partent vers 20h. Donc désormais c'est vraiment un camping agréable: lumière, petite table et arbre donnant sur une plage et le lac. On donne notre linge à laver. On va donc s'asseoir tranquillement pour voir le coucher de soleil mais y'a encore quelques mouches aux alentours. Et au lit vers 22h. Camping la Montaña, ruta 225, kms40. Environ 7 euros.
Samedi 20 janvier Ensenada
Réveil vers 8h30 après une nuit avec un peu de bruit. On fait notre lessive mais on est attaqué par d'autres moustiques. Et on quitte ce camping pour une journée sur Puerto Varas. On prend un bus directement sans attendre et on se promène en ville. Petit café et autres petits business. Journée calme. Pas mal de gens se baignent dans le lac. Retrait de 100000 pesos. On se prépare à revenir vers notre camping vers 19h30 et on attend notre bus. On en voit passer un plein vers 20h et on apprend un peu plus tard que c'était le dernier. On se met donc à faire du stop. On attend bien 20 minutes pour la première personne qui s'arrête et nous emmène seulement 7kms plus loin, mais c'est déjà ça. On assiste au coucher de soleil à faire du stop et la nuit commence donc à tomber. Et en fait on est sur une route sans vraiment beaucoup de passage. Et finalement vers 21h15, une voiture s'arrête. Un couple d'américain en vacances. Un grand ouf de soulagement. Retour au camping où on récupère notre linge. Et prenons le message qui dit que nous avons rendez-vous demain à 9h30 pour une matinée rafting (50000 pesos). Le proprio du camping vient nous voir pour nous dire que l'on voit la comète McNaught depuis les bords du lac. En effet on aperçoit une trainée de couleur ocre dans le ciel. Pas très clair dûs aux nuages mais sympa quand même. Camping la Montaña, ruta 225, kms40. Environ 7 euros. retrait de 100000 pesos.
Dimanche 21 janvier Puerto Montt
Nuit super bruyante jusqu'à 3h du matin. Très peu de respect pour les autres par ici. Comme les Chiliens n’ont que très peu de vacances ils en profitent à fond mais ils ne pensent guère à la tente d’à côté. Debout vers 7h45. On plie tous nos bagages et on laisse nos sacs à l'accueil et attendons la navette pour le rafting. Après avoir pris les autres touristes (couples US et chilien-Australien), on nous fait un petit speech sur la sécurité et on s'habille (tenue de nouveau très sexy, combinaison de 5mm, chaussures, casque, coupe vent et gîlet de sauvetage). Encore beaucoup de mouches. De nouveau 15 minutes de voiture pour se rendre au départ. On voit deux autres bateaux prêts à partir mais on ne les reverra pas. Après une dernière expliçation c'est parti pour 1h45 de rafting sur le rio Petrohue. Génial. Quelques passages délicats où on est tout mouillé mais sinon c'est assez calme. Rivière de grade 3 pour le raft c'est à dire moyen. Pas trop facile et pas trop technique. On suit les instructions données par Jorge dont celle qui dit "Oh Shit! et là il faut tous plonger au fond du raft car une grosse vague arrive. Et également après chaque rapide réussi, on se tape les pagaies au centre du bateau. On s'arrête dans un coin pour plonger d'un petit rocher. Eau pas trop froide non plus et par contre magnifiquement transparente. Et vers la fin, on se jette à l'eau et on se laisse emporter par le courant. Très sympa. Pour conclure super première expérience et on a envie de recommencer. Et toujours une superbe vue sur le volcan Osorno (à gauche, à droite et derrière nous, un volcan qui bouge quoi!!) On retourne au local où des sandwichs et une bouteille de vin nous attendent. On nous ramène au camping où on reprend nos sacs et attend un bus pour Puerto Varas. Puis un deuxième vers Puerto Montt qui ne se trouve qu'à 20kms plus au sud. De là on se rend à l'office du tourisme. Questions sur camping, comment se rendre jusqu'à Puerto Natales tout au sud ( ça sera un petit périple sympa), quoi faire avec notre voiture dans les environs de Puerto Montt et quoi faire à Puerto Montt. Plein de renseignements et accueil très sympa. On prend un minibus vers notre camping en demandant de nous prévenir quand on sera arriver. Et on nous oublie! Le chauffeur arrête un de ses collègues qui repart vers le centre et on change de bus. Et de nouveau il nous oublie mais Ana avait vu le sigle du camping donc on ne s'arrête pas trop loin quand même. On sort nos affaires et on s’installe. Petit emplacement avec un abri et une table. Et on retourne en ville pour se renseigner pour notre location de voiture et oh surprise on se rend compte que notre agence de location ne se trouve pas à Puerto Montt mais à Puerto Varas. Il va falloir l'appeler pour gérer ça car on avait réservé par mail. Gros détour par Mc Donald où on planifie notre voyage vers le sud. Ça devrait prendre 4 ou 5 jours entre bus et bateau. Puis retour au camping et bonne nuit de sommeil. Camping El Ciervo, vers Chinquihue. environ 5.8 euros
Lundi 22 janvier Puerto Montt
Réveil tranquille vers 9h. Camping calme. Ça nous change un peu. Par contre on remet pantalon et blouson. Bus pour aller en ville. On va directement sur Internet pour annuler notre réservation avec l'agence de Puerto Varas. Puis on fait le tour des autres agences dans la ville. Et on finit par réserver avec Avis. Les autres agences étaient moins chères mais leurs franchises en cas de pépins étaient de 500 euros. Donc on aura une Peugeot 206 pour 4 jours à partir de jeudi pour visiter l'île de Chiloé. Puis on se promène tranquillement mais on se met au chaud car il pleut et il y pas mal de vent. Mais c'est toujours un peu comme ça par ici. On se rend dans un café avant une énorme averse. Puis retour au camping après être passé par le supermarché pour notre dîner et petit déjeuner de demain. Après dîner petite marche mais pas trop longue à cause de la pluie. Au lit vers 22h. Camping El Ciervo, vers Chinquihue. environ 5.8 euros
Mardi 23 janvier Puerto Montt
Debout vers 9h30, petit déjeuner et après on se rend dans l'île de Tenglo qui se trouve en face du camping. Passage en barque. Et marche sur la plage car c’est marée basse et ce fut glissant, sale, boueux avec une petite pluie donc pas été très agréable. On voulait aller voir un mirador pour avoir une vue sur la ville mais la côte pour y aller est trop imposante pour nous et nous sommes un peu fainéants. Donc en arrivant vers le petit port on reprend une barque vers le continent. Un petit tour dans une fête artisanale pour voir des objets en cuir de saumon. Puis on prend un bus pour l'autre côté de la ville pour voir des arbres fossilisés. Mais on n'a pas vu grand chose, rien à voir avec ce qu'on avait vu en Nouvelle Zélande, donc un peu déçu. Seulement des bouts de troncs mais qui ne ressemblent pas vraiment à des pierres. Mais beaucoup de monde qui travaillent à ramasser des algues noires qui sont ensuite exportées vers le Japon. Algues qu’ils récoltent à la main et transportent dans une cariole tirée par un âne et qu’ils font sécher sur le bord de la route. Par contre en revenant en ville on aperçoit des dauphins. Puis après midi très calme même un peu trop. Dans ces cas là on s'ennuie un peu. On pourrait faire pas mal de chose mais faudrait payer. Aujourd'hui nous n'avons dépensé que 15 euros donc belles économies. Donc retour à pied vers notre camping en longeant la baie vers le quartier d'Angelmo et tous ces étals pour touristes. Une grande glace quand même, encore Internet et retour au camping vers 20h. Coucher vers 21h. Camping El Ciervo, vers Chinquihue. Environ 5.8 euros. Retrait de 100000 pesos.
Mercredi 24 janvier Puerto Montt
Lever vers 9h30 car la tente se trouve à l'ombre donc il fait un peu plus sombre. Petit déjeuner de cake et en ville pour déposer notre linge. Journée de nouveau calme en prévision avant la location de voiture demain. On fait des courses un peu plus grandes que d'habitude car on aura de la place. On achète même une bouteille de vin ce qui parait logique puisqu'on va louer une voiture! Sur le chemin du retour vers le camping on se rend compte qu'on a oublié le linge. Donc j'y retourne. Puerto Montt est une jolie ville si on ne regarde que le remblai et les deux-trois premières rues car après ça ressemble aux villes classiques du coin: maisons en bois pas très propres et un peu vieilles. On assiste quand même à quelques jolis couchers de soleil depuis notre camping. Coucher vers 21h. Camping El Ciervo, vers Chinquihue. Environ 5.8 euros
Jeudi 25 janvier Chiloe
Debout vers 8h et petit déjeuner rapide et je file chercher la 206 pendant qu'Ana finit de plier un peu nos affaires. Je remplie tous les papiers et retour au camping au volant d'une 206 de couleur Burdeo. On met tout dans la voiture et on rangera plus tard. Départ du camping vers 9h45. On se rend vers l'île de Cabulco qui est en fait reliée au continent par un petit pont. On y fait un petit tour mais en fait ce n'était pas vraiment nécessaire car il n'y a pas grand chose à faire. On prend un petit café en face de la mer et on repart vers l'embarcadère pour le passage vers l'île de Chiloé. Ile d'environ 200kms de long et 50 de large. Ferry à 8300 pesos. Environ 30 minutes et on aperçoit dans l'eau des phoques. On arrive de l'autre côté dans le village de Chacao. On prend la direction de l'est alors que la majorité des gens vont dans la principale ville Ancud. On se dirige donc vers Manao et on fait deux petits culs de sac sans vraiment le vouloir. Ce ne sont que des routes de pierres et on voit pas mal de taureaux tirés des charrettes remplies de bois ou d'algues. Et également des serres où sèchent les algues. On arrive vers 16h15 à Quemchi qui n'est pas une ville terrible et on file vers le tout petit village de Tenaun pour voir notre première église. En effet Chiloé compte encore plus de 60 églises dues à l'influence jésuite dont une vingtaine est inscrite au patrimoine mondial. Jolie église très colorée mais de nouveau beaucoup de grosses mouches donc on ne reste pas longtemps. On se dirige maintenant vers Dalcahue qui est une ville plus agréable. On fait une petite marche le long du port qui nous permet d'apprécier la couleur de l'eau. On va voir également l'église et on achète à manger pour ce soir. Direction le ferry (3000 pesos aller retour) de nouveau pour se rendre sur l'île de Quinchao. Les marins reponsables du ferry se battent presque pour que les voitures montent sur leurs bateaux. On fait un petit arrêt à Curaco de Velez, puis Achao pour voir l'église qui est la plus vieille de l'île. Puis on file vers Quinchao qui se trouve tout au bout de l'île mais le chemin vers l'église est fermé donc on poursuit encore et on va carrément au fin fond du chemin pour arriver sur une plage. Et on gare la voiture derrière l'église. On mange nos sandwiches avec une gorgée de rouge pendant qu'une autre voiture s'amuse à faire le tour de l'église 6 à 7 fois. Et on se couche dans nos duvets face à la mer. On pose nos sacs devant le siège de façon à ce que nos jambes soient à hauteur du siège. On a fait 328kms.
Vendredi 26 janvier Chiloe
Réveil matinal vers 7h. Ana a dormi comme dans un avion première classe. Sacrée 206. On prend notre petit déjeuner à Achao vers 7h30 et on reprend le ferry vers Dalcahue à 8h45. Direction Castro. Très jolie ville où on voit pas mal de maisons colorées et sur pilotis. Tout ça est bien joli de loin mais quand on s'approche, on voit la saleté. C'est un peu toujours comme ça par ici. On va voir un petit marché artisanal et apprécier la couleur de l'eau et le reflet des nuages. Et le ciel est très joli sur cette île et peut passer très rapidement du bleu au noir. On file vers Chonchi où on prend de l'essence. On prend notre déjeuner sur le port et on file vers Quellon qui la ville la plus au sud de l'île. Belle route mais il pleut en arrivant. Chiloé ressemble beaucoup à l'Irlande: très vert et de la pluie. On retourne sur Castro et on croise des français déjà aperçus à Vicuña. On va rapidement sur Internet puis au cinéma pour voir les Infiltrés. Pas mal de morts et énormément de jurons. On cherche ensuite un coin pour dormir mais on fait deux petites routes inintéressantes. On s'arrête finalement près de Chonchi sur la route vers Quellen dans un parking avec vue sur la baie en face du ferry vers l'île de Puquelon. On a fait 309kms.
Samedi 27 janvier Chiloe
Réveil vers 8h. Il fait un grand soleil et il n'y a aucun nuage. On repasse à Chonchi boire un café et faire des courses. Et on prend la route vers le Parc National de Chiloé sur la côte ouest de l'île. Route assez longue mais jolie car on suit des lacs et on arrive finalement tout au bout après être passé par de petits villages. Et de cet endroit on ne peut voir la mer, surtout qu'en descendant de la voiture on se rend compte qu'il y a encore beaucoup de mouches. On revient en arrière et on s'arrête boire un café dans un petit pub tenu par une allemande. Puis on retourne vers la côte et on descend sur la plage pour aller tremper ses pieds dans l'océan Pacifique en face de la Nouvelle Zélande. Mais de nouveau des mouches et on balance nos bras dans tous les sens. Vous allez dire qu'on exagère un peu mais elles font deux fois la taille des grosses mouches de chez nous et elles sont vraiment stressantes car elles font beaucoup de bruit. Donc retour vers la civilisation et on est de nouveau sur Castro. Temps très chaud. On file ensuite vers Dalcahue. On dîne face à la baie. Et on essaye de trouver un endroit pour dormir. On fait deux routes sans succès et sur de très mauvais chemins. On finit par trouver vers Rilan et un mirador qui domine la baie. Super vue. Aujourd'hui 187 kms. Retrait de 100000 pesos.
Dimanche 28 janvier Puerto Montt
Réveil vers 8h45 sous un grand soleil. On prend notre petit déjeuner sur la terrasse du mirador. Puis on retourne sur Dalcahue car normalement il y a un grand marche. En fait tout petit et ce sont des locaux qui vendent les trois pulls qu'ils ont tricotés durant la semaine. Très local. On reprend la route vers Chepu et une forêt d'arbres morts car détruit durant un tremblement de terre en 1960. Assez spécial. Puis direction Ancud, grosse ville du nord. On s'arrête dans un resto mais c'est beaucoup trop chic pour nous et on est très mal à l'aise avec notre pantalon délavé et tache d'avocat, short déchiré et troué, tee shirt décoloré et déformé, chaussures qui puent et sandales. On change et on en trouve un peu moins chic. Et on mange un curanto, spécialité locale. Mélange de viande et de fruit de mer. Puis direction la péninsule de Puñihuil. encore une route en terre et pierres. On arrive sur la plage et un jeune nous arrête pour nous proposer un tour en barque pour aller voir des pingouins. C'est pour ça qu'on était venu. Donc on s'habille et on est les seuls avec le pêcheur. Petit tour de 20 minutes autour de trois îlots pour voir deux races de pingouins cohabités: les pingouins de Humbolt et de Magellan. Ils viennent ici en septembre pour pondre et repartent en mars. Nous avons également vu cormorans, loutres de mer et autres oiseaux. Très sympa. On repart vers Ancud et on se promène un peu mais pas longtemps car ce n'est pas vraiment une ville super. On boit un petit café et on repart vers Chaçao et le ferry. On prend deux autos stoppeurs pour compenser notre stop d'Ensenada. 30 minutes de bateau et direction Puerto Montt où nous allons passer notre quatrième nuit dans la 206. On rend la voiture demain matin vers 7h, puis bus vers Hornopiren, bateau vers Caleta Gonzalo où nous devrions passer la nuit demain soir. Voir photos de nos 4 jours. On trouve un coin à dormir sur la route de Pelluco. 284 kms. Encore 1 mois.
Question sur le Chili:
Le 16eme siècle. Des quatre coins de l'Europe, de gigantesques voiliers partent à la conquête du Nouveau Monde. A bord de ces navires des hommes avides de rêves, d'aventures et d'espaces, à la recherche de fortune. Qui n'a jamais rêvé de ces mondes souterrains, de ces mers lointaines peuplées de légendes où d'une richesse soudaine qui se conquerrait au détour d'un chemin de la Cordillère des Andes ? Qui n'a jamais souhaité voir le soleil souverain guider ses pas, au cœur du pays inca, vers la richesse et l'histoire des XXXXXXXXXXXXXXXXX
A quoi correspond ce texte?
Tout ça bien sur pour gagner un magnifique souvenir du Chili!!
La gagnante est trouvée: Paulina de "à dix minutes de Dourdan"
Lundi 29 janvier Caleta Gonzalo
Debout vers 6h15. On est réveillé vers 5h45 par un groupe de 7 jeunes un peu saouls dans une toute petite voiture qui mettent la musique plus forte qu'en boîte à moins de 5m de la 206. Heureusement que le réveil était prévu de bonne heure. On finit nos sacs et je laisse Ana et les sacs à la station de bus et je vais rendre la voiture à 7h15. Pendant ce temps Ana prend les tickets pour Hornopiren. Départ à 8h pour 104kms et en fait 4h de route et bateau. Et c'est le début de la Carretera Austral, route qui descend tout au sud et qui a été subventionné très fortement par l'état militaire de Pinochet. Paysage sympa mais on dort un peu. A Rampa la Arena on attend 30 minutes notre ferry. Petit tour de 30 minutes où le bateau fait un détour pour qu'on navigue à moins de 5m d'une colonie de lions de mer. On arrive à Rampa Puelche et on continue pour arriver vers 12h à Hornopiren. On achète nos tickets pour Caleta Gonzalo. Et on attend patiemment 15h et le départ du ferry. Déjeuner d'empanadas (sorte de petits beignets d'habitude fourrés de viande et fromage mais cette fois c'est fruits de mer et saumon. délicieux) face à la baie et couture. Encore. Il fait très beau et la couleur de l'eau change selon le soleil ou l'ombre. Puis il est 15h. Embarquement très long de 4x4 et on ne part que vers 16h. On aperçoit quelques dauphins et le coucher de soleil est magnifiaue. Je discute un peu avec un chilien qui parle très bien français Un peu de tangage également. On arrive à Caleta Gonzalo vers 21h45. On file avec les autres marcheurs vers le camping. On passe par un petit sentier et un pont suspendu pour arriver sur une grande pelouse où on s'installe où on veut. On plante la tente, on ne mange même pas et on dort rapidement. Coucher vers 23h. Camping Caleta Gonzalo. Environ 4.5 euros.
Mardi 30 janvier Caleta Gonzalo
Réveil tranquille vers 8h30 dans un environnement magnifique. Montagnes, arbres, pelouse, mais petite pluie qui va s'arrêter rapidement. On se rend au seul café du coin. Très bon petit déjeuner mais forcement cher car on est réellement au milieu de nulle part. Caleta Gonzalo se trouve en fait dans un parc privé. C'est le parc Pumalin. Plus grand parc privé du monde qui est ouvert au public. Donc tout est forcément très beau et très propre. On trouve là un petit magasin d'artisanat aux prix affolants, un renseignement touristique qui donne de fausses info, un aérodrome, des cabanes pour touristes très riches, un kiosque qui vend des produits organiques. C'est un endroit magnifique pour se reposer. On retourne à la tente pour faire sécher nos affaires car le soleil a fait son apparition. On prend enfin une douche. Enfin pas Ana car elle se rend à la douche avec le sac plastique contenant la confiture et non le savon. J'y vais à mon tour mais ce n'est que de l'eau froide car elle vient directement de la rivière. On va ensuite voir de plus près la rivière et Ana de trop près car elle met le pied dans l'eau. Retour à la tente. Puis de nouveau au café pour un café. Et ensuite, sieste. Au réveil on va acheter à manger au kiosque. Et vers 18h15 quand le soleil passe derrière la montagne, il fait frais. Une anglaise en manque de conversation car elle voyage seule vient discuter avec nous pendant 2h. Finalement très sympa car ça permet d'échanger des informations et des expériences. Elle nous raconte aussi que Navimag et les 3 jours de croisière ressemblent plus à une beuverie qu'à une croisière. Elle a fait du stop depuis Ushuaia. Et elle nous donne l'idée de faire de même car il y a peu de bus sur la Carretera Austral et quand ils sont là c'est très cher. Et ensuite les gens d'ici sont habitués à voir des autos stoppeurs et à les aider. Coucher vers 22h. Camping Caleta Gonzalo. Environ 4.5 euros.
Mercredi 31 janvier Chaiten
Réveil vers 8h15 et on plie tout encore un peu humide. On se rend sur le bord de la route en espérant une voiture ou en attendant le bus qui est prévu vers 10h. Rien avant 11h30. Un minibus arrive, on va voir mais apparemment c'est un bus spécial réservé pour 7 campeurs. Spécial de quoi, on ne sait pas. Un peu énervés et le bus régulier qui n'arrive pas. On s'assoit sur le muret et une voiture s'arrête. On va voir et l'homme va finalement nous emmener directement à Chaiten. Tout ça sans vraiment demander. Cet homme fait la route 3 fois par jour pour son travail. Il est donc habitué à prendre des autos stoppeurs. Très sympa et économie de 8000 pesos. Nous sommes à Chaiten 1h plus tard et nous doublons le bus spécial. En arrivant dans la toute petite ville déserte de Chaiten, on demande où se trouve un camping. Et 15 minutes plus tard la tente et les duvets sont à sécher dehors. On va faire un petit tour en ville et on mange des sandwiches encore. On en a pas encore marre. On aperçoit un énorme camion rouge allemand de Rotel tours. Voila le site en allemand: http://www.rotel.de/rotel-tours/de/index.php. Puis Internet et en continuant à se promener deux chiliennes nous arrêtent pour nous proposer de partager une excursion vers un glacier. On accepte et vers 15h15 après achat du dîner on part à 5 (3 chiliennes et nous) et le chauffeur vers le lac Yelcho et le glacier suspendu Ventisquero. En fait on prend la Carretera Austral. Un peu déçus et encore énervés de payer 14000 pesos pour une route qu'on va refaire normalement demain en stop et où on aurait pu s'arrêter et camper près du glacier. Après 1h30 de route on arrive et on fait en tout 3h20 de marche. Superbe sentier à travers la forêt et les énormes feuilles de rhubarbe le long d'une rivière de couleur verte/grise car elle descend du glacier. On aperçoit le glacier de loin, de couleur bleue. On arrive à une énorme cascade. Petite pause et on continue mais malheureusement le sentier se perd un peu dans les éboulis venant du glacier. Assez difficile de marcher. Mais on se retrouve plus ou moins sous le glacier. Grandiose. On retourne au départ quasiment au pas de course car les chiliennes marchent trop vite pour nous. Au retour et au passage de la rivière j'arrive à mettre le pied et la jambe dans l'eau. Pas très agréable de marcher avec le pied trempé. Puis retour au camping vers 21h40. Finalement camping sympa mais surtout proprio pas très cool car toujours derrière votre dos. A peine s’ils ne rentrent pas dans la salle de bain pour calculer le temps de la douche. Et ensuite ils allument l'halogène puissance maximum juste au-dessus de la tente. Et la dame nous dit que ça va être comme ça pendant 2h. On arrive quand même à la faire éteindre. On dort un peu et vers minuit de nouveau halogène. Ana ne se rend compte de rien mais je me lève et vais voir le proprio. Il dit que ça sert pour les campeurs qui arrivent. Mais il éteint quand même vers 12h25. Enfin je dors. Camping la Violetta. Environ 5.8 euros. Retrait de 100000 pesos.
Jeudi 1 février Coyhaique
Réveil vers 8h15 et on plie nos affaires un peu humides. On passe au supermarché acheter de la nourriture pour 3 jours (pain, fromage, jambon, confiture de coing, miel et crème de caramel, biscuits et fruits). Et on se rend de l'autre côté du pont de Chaiten sur la route du sud. On pose notre sac et on tend notre pouce. Il est 10h. On mange un peu en attendant et plusieurs voitures passent. On met nos sacs dans nos grands sacs bleus à patates. Vers 10h30 une voiture s'arrête et on monte nos sacs à l'arrière et nous aussi. Assez sympa de rouler les cheveux au vent. Il nous emmène seulement sur 15 kms. Et on attend de nouveau. Une autre voiture nous emmène vers 10h45 pour seulement 10 minutes et la jonction de la route avec les termes d'Amarillo. Et on se remet sur le bord de la route. On choisit un coin à l'ombre car il fait très chaud. On remange un peu. Et vers 11h40, la chance du débutant dans le métier d'auto-stoppeurs nous arrive. Deux jeunes s'arrêtent et commencent tout de suite à défaire les cordes qui retiennent leurs sacs pour mettre les nôtres à l’arrière du pick up. On fait répéter la destination pour être sûr de ne pas rêver. Car ils vont directement à Coyhaique. Nous qui pensions et étions prêts psychologiquement à y aller en 3 jours, nous y serons ce soir. Donc on accroche nos sacs à l'arrière et on monte avec Jorge et Juan qui vont travailler à Coyhaique. Ils viennent de Santiago et travaillent dans la téléphonie et descendent travailler environ 20 jours pour réparer antennes et réseaux. Et c'est parti pour 8h30 de voiture et 450kms. On a deux petits accidents sans gravité. On glisse dans un virage et on finit dans une entrée de champ et on roule sur une pierre bien trop haute pour la voiture. On voit beaucoup de cyclistes qui descendent toute la route vers le sud. De vrais fous à nos sens. Et aussi de nombreux auto stoppeurs perdus au milieu de nulle part et on se dit qu’on est vraiment chanceux. Également beaucoup de camping car et camions 4x4 venant principalement d'Allemagne. Des gauchos reconnaissables à leur béret et moustache et leur cheval. On ne s'arrête très peu car il n'y a pas beaucoup où s'arrêter. Un arrêt sur le même pont qu’hier et un arrêt près d’une cascade en arrivant vers Coyhaique. On a dû passer 3 ou 4 villages. On s'arrête quand même parfois prendre quelques photos. Paysages de montagnes, sommets enneigés, rivières aux eaux vertes, lacs et routes en pierres. Assez fatigant mais nous sommes sur la Carretera Austral. Et le nouveau projet présidentiel est de goudronnée cette route. Cela a d'ailleurs commencé. Il y a même des portions en béton. Un village a été crée pour les travailleurs. Et ça change tout. On n'a plus du tout l'impression d'être complètement perdu mais seulement sur une route classique. Impression étrange. Et on arrive finalement à Coyhaique vers 21h30. Grande ville avec un centre ville très touristique. Jorge et Juan demandent à leur auberge s’il est possible de camper dans le jardin mais c'est interdit. On se dirige donc vers l'adresse de camping que nous avions et on reste là. On se donne rendez-vous avec nos chauffeurs à 23h pour aller boire un coup. On monte la tente et prend une douche et on va ensuite manger et boire. Plat typique chilien de frites, viandes, fromages et oeufs accompagnés de bière. On discute et au moment de payer c'est Movistar leur société qui paye la note. Un grand merci. Cette journée a été très bonne: économie de 30000 pesos de transport. Ce qui n'est pas du tout négligeable à ce stade de notre voyage et ça nous a permis de rencontrer des gens et de discuter de la vie chilienne et de leurs expressions: “al tiro” (dans un instant, mais ça signifie en fait dans 30 secondes ou dans 3 mois) et surtout le “pase no mas” qui veut dire allez y passer, mais littéralement ça correspond à allez-y mais pas trop. Coucher vers 00h45. Camping Lo de rocco. Rua 21 de Mayo. Environ 10 euros.
Vendredi 2 février Coyhaique
Debout vers 10h. Ça fait du bien de rester dormir. On revoit nos chauffeurs et ils vont faire réparer un peu la voiture. On amène notre linge à laver et on va au centre d'information pour se renseigner sur la suite possible de notre descente vers le sud. On remarque que parfois les centres d’info ne connaissent vraiment pas tout. C’est dommage. Ils devraient prendre la place des touristes plus souvent. Donc deux solutions se présentent: une sage et une d'aventure. Première solution: bus vers Puerto Ibañez puis bateau vers Chile Chico et enfin bus ou petite marche pour traverser la frontière vers Los Antiguos. Pas cher et faisable dans la journée jusqu'à Chile Chico. Avec possibilité peut être de pêcher à la mouche ou autre petite activité. Inconvénient le prix du bus d'Antiguos à El Calafate (notre prochain stop): environ 45 euros par personne. Deuxième solution: Bus ou stop jusqu'à Cochrane. Stop jusqu'à Villa O'Higgins qui est bout de la Carretera Austral et ensuite traverser la frontière et se rendre jusqu'à El Chalten à pied et en bateau. Environ 2 jours de marche et un bateau qui coûte très cher. Il faudrait pour cela envoyer quelques affaires directement en bus vers Punta Arenas pour transporter moins lourd. Bien compliqué et surtout sans savoir quand on arriverait. Mais ça serait la grande aventure. Je pense qu'on va choisir la première option et peut être tenter le stop du côté argentin pour rejoindre El Calafate ou El Chalten. Belle journée sur Coyhaique. On va continuer à se promener tranquillement. En fait, on choisit l'option 1 et pour cela on court un peu partout en ville pour organiser notre journée de demain entre bus et ferry pour Chile Chico. Donc départ prévu vers 7h du matin en minibus puis à 11h départ du ferry. Et fin de soirée calme. Camping Lo de rocco. Rua 21 de Mayo. Environ 10 euros.
Samedi 3 février Chile Chico
Réveil vers 6h et pliage et rangement en moins de 30 minutes. Le minibus est en avance à 6h50. On prend d'autres passagers et direction Puerto Ibañez à 2h de route. Route jolie mais on dort beaucoup. Arrivée vers 9h30 et deux heures d'attente avant de prendre le ferry qui est en retard au départ. Départ effectif vers 11h30. Super lac General Carrera qui est en fait le deuxième lac en superficie de l'Amérique du Sud. Ce lac est pour moitié en Arggentine et change de nom puisqu’il s’appelle alors Lago Buenos Aires. Eaux vertes puis bleues selon la profondeur. Et d'énormes vagues dues au vent. Très impressionnant. A l'arrivée toujours beaucoup de vent. On rejoint le camping où on est seul pour l'instant. Petit tour dans le village et le mirador. Très jolie vue mais beaucoup de vent. Pire qu'à Chicago!! Par contre il y a énormément d'arbres fruitiers dans les rues car il y a un micro climat. On passe voir Internet mais le prix est le plus cher qu'on ait vu (1000pesos pour une heure). On fait des courses et on achète des saucisses pour notre barbecue au camping. Et on cuisine de superbes sandwiches aux saucisses locales. Très bon. Ça rappelle de bons souvenirs des étés de chez nous. Puis fin de soirée calme et au lit de bonne heure. Camping Kon Aiten. Rua Burgos. Environ 7.20 euros.
Dimanche 4 février Perito Moreno
Nuit bruyante à cause des chiens et des voisins de camping qui arrivent tard et qui parlent fort. Donc j'interviens et on dort un peu. Réveil vers 8h. Petit déjeuner et rangement de toutes nos affaires et on marche vers la sortie de ville pour faire du stop vers 9h. Le minibus local qui va de l'autre côté de la frontière s'arrête et veut nous emmener pour 20 pesos. On refuse et il nous dit qu'il reste 15kms. Encore un menteur qui a essayé de profiter de nous. On a bien fait de refuser et de faire 5 euros d'économie. Un chilien nous emmène pour 3 ou 4 kms puis on marche 2kms jusqu'au poste frontière chilien. On se renseigne et il faut marcher environ 30 minutes pour le poste frontière argentin. On commence à marcher. Une deuxième personne s'arrête et nous laisse à la frontière argentine au village Los Antiguos à 10h. On marche jusqu'en ville, on prend un petit café et on se renseigne pour les bus pour El Chalten. 3 possibilités: direct par la route 40 et 160 pesos par personne, direct par la côte et 188 pesos ou vers El Calafate par la côte et 140 pesos. Et on prend l'option 4 qui est le stop. Donc on file à la sortie de la ville et on pose nos sacs. Il est 11h30. On attend 1h15 et en fait peu de voitures passent. On finit par monter à l'arrière d'un pick up. Cheveux au vent et route sympa vers Perito Moreno. Environ 1h de route. De nouveau on marche vers la fin du village en direction de la route 40 qui descend vers El Chalten. On y est vers 14h10 et on y reste jusqu'à 17h45. Heureusement il fait beau et on est à l'ombre. En fait aucune voiture ne va sur cette route du moins le dimanche mais on voit beaucoup de gens qui font demi-tour devant nous et nous font des signes. Donc on se rend au camping qui est juste à côté. Puis course en prévison du stop de demain. Car on va réessayer mais ce soir on va se renseigner sur les bus. Si ça ne marche pas demain on prendra un bus. Soirée calme et au lit de bonne heure. Camping municipal environ 1.80euros.
Lundi 5 février Perito Moreno
Debout à 7h. Pliage et rangement et on se retrouve sur le bord de la route, très motivés, vers 7h45. Fin de la motivation vers 11h30. Aucune voiture. On change bien un peu de place sur les conseils d'un petit vieux mais c'est pareil. Donc retour au camping. On déjeune. On passe donc acheter nos tickets de bus pour demain. Départ vers 10h et arrivée prévue à El Chalten vers 22h. Et on se rend vers le "centre ville". Rien à faire, personne dans les rues. On erre un peu et on rentre dans une espèce de café qui accepte que l'on reste là pour lire. On en ressort vers 17h30. On va dans deux cafés Internet et on rentre au camping en début de soirée. On est prêt à partir d'ici!!! Au lit de bonne heure. Camping municipal environ 1.80 euros. Retrait de 1000 pesos argentins.
Mardi 6 février El Chalten
Lever vers 8h30. Je vais acheter les "facturas" qui sont en fait des viennoiseries. Pendant ce temps là Ana défait la tente et met tout à sécher. On prend notre petit déjeuner et on se rend à l'hôtel Belgrano, point de rendez-vous pour notre départ. Et dans cette ville où on pensait être les seuls touristes perdus, et bien ça arrive de partout. De toutes les nationalités et même un groupe de 15 israéliens, car ils se déplacent toujours en groupe et c'est très impressionnant. On prend un petit café et le bus arrive vers 10h25 et donc 25 minutes de retard. Et on quitte finalement Perito Moreno vers 11h45. Très long à mettre en place et surtout pas très pressé. On passe à la banque car il n'y en a pas à El Chalten. Et en partant on repasse bien sûr devant les deux endroits où on a fait du stop. Puis ça ressemble quasiment à du désert. Heureusement qu'on n'a pas été pris en stop. De grandes lignes droites, des plaines arides de partout. Seule distraction: quelques guanacos et autruches. Premier arrêt à Baja Caracoles pour un sandwich et c'est reparti. Deuxième arrêt dans une estancia, énorme ferme perdue. On arrive enfin vers 23h15 et on se rend directement au camping et la proprio attendait le touriste. Heureusement. On commence à planter la tente et je finis de casser un des arceaux. Pour une tente à 100 euros qui ne tient pas plus d'une cinquantaine de montage-démontage, c'est très dommage. On répare un peu en scotchant tout ça. Au lit vers 23h45. Camping el Refugio environ 6 euros.
Mercredi 7 février montagne
Lever vers 8h30. Petit déjeuner de cookies et bananes. En sortant du camping on s'arrête à Cal Tur, compagnie de bus pour se renseigner sur les horaires pour notre prochaine destination El Calafate. On se rend au centre d'information pour confirmer notre idée de marche dans la montagne. Partir dès cet après midi, camper, marcher demain, camper et revenir vendredi. Aucun problème. Les sentiers sont bien banalisés et les campings bien situés et équipés d'une toilette. On s'arrête boire un petit café et on passe faire nos courses pour 3 jours (pain, jambon, fromage, saucisson, bananes, barres de chocolat et les restes que nous avions). Un tour très rapide sur Internet car c'est très cher. On retourne voir CalTur pour réserver notre bus de samedi après midi et on file au camping pour préparer nos sacs pour deux nuits (tente, duvets, matelas, vêtements et un peu de pharmacie). On laisse au camping ce que l'on n'emmène pas. On prend un déjeuner chaud dans un resto, des pâtes. Et on est prêt à partir vers 13h30. On marche en direction du camping De Agostini qui se trouve au pied du Cerro Solo et de Lago Torre qui reçoit le glacier Grande. Marche très sympa et pas trop dure dans la forêt. Et il fait un temps parfait pour marcher. On arrive au camping vers 16h30. On essaye de réparer la tente mais c'est un échec donc on la plante et on accroche le fil du bas à un arbre. On utilisera désormais cette technique. On range tout et on va voir le lac et le glacier qui descend directement dans le lac. C'est très joli mais il y énormément de vent. On rentre dîner vers 19h. Pour boire on se sert directement dans la rivière. Et comme dit la dame du supermarché c'est de l'eau "super potable". On se couche vers 19h45 et on met tout sous la tente sauf les chaussures. Camping de Agostini. Gratuit car dans le parc national Los Glaciares.
Jeudi 8 février montagne
Nuit très fraîche et pour une fois les duvets nous sont très utiles. Debout vers 10h, petit déjeuner et séchage. On part vers 11h20. On retourne un peu sur le même sentier qu'hier jusqu'à une bifurcation vers le prochain camping. Et là ça grimpe un peu/beaucoup dans la forêt. On arrive ensuite sur deux lacs appellés Mère et Fille. Et on commence à voir le Mont Fitzroy, le plus haut du parc à 3400m. Les autres s'appellent Poincenot, Mermoz, Saint Exupery et Guillaumet. En remplissant une bouteille d’eau, je mets de nouveau le pied dans l’eau. On arrive au camping Poincenot vers 14h40. On est beaucoup plus lent que ce qu'indique les panneaux. On déjeune et on s'installe. On repart pour une autre petite marche vers 16h30. Marche assez difficile car ça grimpe beuacoup. Mais ça vaut vraiment le coup. On arrive à la Laguna de los Tres au pied du glacier du Fitzroy. Énorme vue. Lac bleu car eaux du glacier. Et il y a un beau soleil. Encore 10 minutes de marche et on aperçoit une autre lagune Sucia. Magique. Les couleurs sont magnifiques. Et on voit aussi pas mal de marcheurs qui se lancent à l'escalade du Fitzroy. Bien courageux. On redescend et on arrive au camping vers 19h15. On mange face au Fitzroy et on se couche vers 20h. Camping Poincenot. Gratuit.
Vendredi 9 février El Chalten
Lever vers 10h30 et il fait froid bien que la nuit ait été moins fraîche. Petit déjeuner et séchage. On part vers 11h30 pour retourner sur El Chalten. Marche plus simple car principalement en descente. Par contre les sacs nous semblent de plus en plus lourds. On arrive à El Chalten vers 14h40 et on est bien content de poser nos sacs et surtout de prendre une douche chaude. On dépose notre linge à laver et on essaye dans deux magasins pour réparer l'arceau de la tente. Ça ne va pas être facile. Puis on boit un café et moi un Irish coffee accompagné d'empanadas. On marche un peu dans le village de 300 habitants mais il y a peu à voir et surtout il commence à faire froid mais il faut attendre 20h pour récupérer notre linge. On retourne dans un café et là je bois de la bière artisanale. Jour de fête!!. On récupère le linge et au lit vers 20h. Camping El Refugio environ 6 euros.
Samedi 10 février El Calafate
Debout vers 9h et je vais acheter le petit déjeuner. On plie tout et laisse nos sacs au bureau CalTur. Petite café et départ vers 13h. Encore une route désertique mais on longe de super lacs venant de glaciers. On s'arrête pour manger et on voit un tatou dans la maison qui se promène. En sortant des toilettes Ana se fait surprendre par un veau. Arrivée à El Calafate vers 16h. El Calafate se trouve sur les bords du lac Argentino. Également au bord d'une baie qui gèle l'hiver et on se renseigne pour partir vers Puerto Natales normalement mardi. Direction le camping et on demande pour l'excursion que tout le monde fait ici, le glacier Perito Moreno. On devrait la faire lundi pour que demain on soit libre pour voir le Super Bowl. Mais on ne sait pas où encore. El Calafate est une ville basée uniquement sur le touriste. Un tour en ville pour Internet et une grande glace. On passe au terminal de bus pour réserver notre bus de mardi après midi pour Puerto Natales au Chili. Beaucoup de monde dans les rues. On retourne au camping et au lit vers 21h. Et vers 23h réveil par le voisin qui met le feu à son barbecue. Camping el Arroyo. Environ 5 euros.
Dimanche 11 février El Calafate
Réveil vers 9h. On file au supermarché pour acheter notre petit déjeuner royal: oeufs, saucisses, champignon, pain et beurre, fromage, oignon. Tout ça accompagné de thé et jus d'orange. Puis Internet. On a réservé notre excursion via le camping de demain au glacier Perito Moreno, glacier de 260km2. Voir photos de cette dernière semaine. Attention certaines sont très jolies!! Sur Internet on suit un peu le match Irlande/France. Et en passant en ville on rentre dans un café pour voir les 3 dernières minutes et le dernier essai. Dommage qu'on n'ait pas tout vu. Et pour le Super Bowl c'était du n'importe quoi. Le match ayant déjà eu lieu. Puis on achète le journal du jour (environ 225 pages) et on s'installe pour l'après midi dans un café. On retourne sur Internet en fin d'après midi et pour la deuxième fois on perd une clé USB. Cette fois ci de ma faute. On retourne au camping énervé et on mange un super dîner de steak haché et pâtes. Royal. Deuxième bon repas de la journée et chaud en plus. On fait après cela une marche digestive en ville. Temps très agréable. Couche vers 22h. Camping el Arroyo. Environ 5 euros.
Lundi 12 février El Calafate
Debout vers 7h15. Le minibus vient nous chercher vers 8h15. On est 10 plus notre guide et chauffeur. Beaucoup de commentaires durant le trajet (80kms) et quelques arrêts (apercevoir une estancia, grande ferme, 70000ha, où les gauchos élèvent moutons et vaches, mais par peur du puma se concentre aussi sur le tourisme, un point de vue sur le glacier). On arrive vers 10h20 et tout le monde choisit de faire l'excursion en bateau qui est optionnelle. Une heure de bateau sur lequel nous sommes peu nombreux ce qui est très bien et on s'approche à environ 300m du glacier. Vraiment génial. Le bateau fait des allers et retours devant le glacier. Ce qui est vraiment spécial c'est d'entendre les grands morceaux de glace tombés dans l'eau. Ça fait comme un bruit de tonnerre. Très impressionnant. Et cela arrive en permanence car le glacier avance deux mètres par jour mais également perd deux mètres par jour. Puis notre guide nous laisse deux heures pour marcher sur les différents miradors qui longent le glacier. Et on mange tranquillement face au glacier. Puis retour au minibus pour tout de suite repartir faire une petite marche qui nous amène au bord du lac. On aura alors vu le lac de trois façons différentes. Retour vers el Calafate vers 16h30. Excursion à 70 pesos, plus entrée du parc à 30 pesos et le bateau à 38 pesos. Fin de journée tranquille entre Internet, dîner (la même chose qu'hier). Coucher vers 21h. Camping el Arroyo. Environ 5 euros.
Maintenant la version d'Ana:
Lundi 12 février.
Notre promenade au glacier tiramisu officiellement connu comme Glacier Perito Moreno.
Lever à 7.15 pour petit déjeuner avant l'arrivée du van qui nous emmène au Parque National et au Glacier. Le chauffeur s'appelle Marcel et notre guide Silvina. Nous sommes 10 dans le groupe et les seuls qui parlent français donc c'est cool on peut tout commenter et personne ne comprend (hi hi hi). Le long du trajet notre guide nous donne beaucoup d'informations sur le Lac Argentino qui baigne la ville de El Calafate. C'est le 3ème lac le plus grand d'Amérique du Sud après Le Titicaca de Bolivie et le Lago General Carrera du Chili. C'est un lac qui a différents bras qui ont des profondeurs différentes mais dont l'eau oscille entre le bleu gris, le bleu turquoise et le bleu vert avec l'intensité de la lumière. Eau aussi appelée leche glaciaria ou lait glacier. C'est vrai que dans ce paysage de steppe (ce n'est pas encore la pampa) aride dominé par le marron des montagnes et le vert foncé de la rare végétation qui pousse ici, ces bleus qui flashent surprennent toujours au détour d'une colline. Le glacier en lui-même ne se trouve qu'à une centaine de mètres au-dessus du niveau de la mer et c’est le seul dans le coin accessible en voiture. Le Upsala et le Viedma (sur El Chalten ) ne sont approchables qu'en bateau (si j'avais un bateau, tup tup tup tup....). Comme ces 2 autres collègues, le Moreno est une des terminaisons du campo de Hielos Sur (il y en a un autre plus au nord) qui est la troisième plus grande concentration de glace de notre planète après les deux pôles. C'est assez exceptionnel d'ailleurs d'avoir accès à un glacier à si basse altitude. Et quel glacier. Voici ces mensurations : sous le niveau de l'eau 180m de glace, sur le niveau de l'eau de 50m à 70m, du bout de la façade nord au bout de la façade sud il y a 5kms et du front avant à la naissance 30 kms.
Après 1 heure de promenade sur le lac, nous accostons et notre guide nous emmène vers l'entrée du sentier qui mène à différents balcons permettant d'avoir une vue sur le coté sud du glacier. Nous avons 2 heures pour profiter de la vue et manger nos sandwichs salami-fromage. Des différents balcons on peut entendre le glacier qui craque, qui claque, qui gronde et qui grince. Des fois ça fait du bruit comme des coups de feu et d'autres fois comme du tonnerre, comme les montagnes répercutent l'écho des fois ça fait peur, on a l'impression que le glacier se casse vraiment la gueule. En plus comme c'est un glacier très actif il est toujours en mouvement et donc quelque soit l'heure on est sur de voir des morceaux de glace tombés dans un tonnerre de bruit. Dans l'après midi on a vu une tour de 50m tomber c'est un truc de fou. Mais rien comparé à ce qui se passe tous les 4 ans environ et qui s'appelle LA RUPTURE. Au fil des jours le coté sud avance et empiète sur la terre. Ça forme un barrage sur le bras de lac. Comme le courant continue de forcer, petit à petit se forme un pont et commence la rupture. Des énormes blocs de glace se défont du glacier, le pont disparaît et le glacier n'est plus en contact avec la terre. On a vu une vidéo de ce moment qui se déroule sur 4 jours à peu prés tous les 3/4 ans. Ah la nature.....
Dans l'après-midi on fait une petite balade sur le bord du lac. Notre guide nous montre des petits arbustes dont les baies bleues foncées sont utilisées pour la confiture de Calafate. C'est donc cet arbuste qui a donné son nom à la ville. Au loin nous apercevons des condors.
Sur le retour, après autant d'émotions je m'écroule de soleil dans le bus et dort jusque Calafate.
Mardi 13 février Puerto Natales
Debout vers 9h et je vais au supermarché acheter des viennoiseries. On fait nos sacs car on part en fin d'après midi. En ville pour seulement rentrer dans les magains mais pas acheter. Uniquement des magasins pour riches avec des prix pour riches. Internet, on téléphone au camping pour qu'ils nous attendent ce soir et on achète le journal d'hier car celui d'aujourd'hui n'arrive qu'à 17h. On passe acheter notre dîner et on file au terminal de bus. Départ à 17h30. Deux films dans le bus dont un éternel Steven Seagal!!! Superbes paysages de steppes. Passage de frontières et on arrive à Puerto Natales au Chili vers 22h30. Puerto Natales, port d'arrivée de Navimag, le bateau que nous n'avons pas pris. Et après tout on se dit que c'était mieux comme ça. Puerto Natales également point de départ vers le parc national Torres del Paine. Énorme parc national pour marcher, mais payant. On va directement au camping et il ne fait pas très chaud à monter la tente mais une fois sous les duvets c'est bien agréable. Au lit vers 23h. Camping Josmar. Environ 7.20 euros.
Mercredi 14 février Puerto Natales
Debout vers 9h. Un tour en ville pour acheter à manger et retour au camping. Puis direction le centre d'info qui se trouve sur le bord de la baie pour se renseigner sur les départs de bus pour Ushuaia. Et puis on file voir les agences. La première nous annonce qu'il n'y a pas de départ avant dimanche ce qui ne nous arrange pas. Et à l'autre agence c'est bon pour vendredi. Donc on part vendredi matin directement vers Ushuaia sans passer par Punta Arenas. Pour l'instant il fait beau c'est à dire qu'il ne pleut pas. Mais pour Ushuaia les prévisions sont pluie, pluie, pluie. Voir toutes les dernières photos. Après midi calme entre Internet, un café où on peut lire tous les livres qu'on veut. Puerto Natales est une petite ville bien calme au bord d'un fjord. Départ pour l'Europe dans exactement 14 jours. Un arrêt déjeuner dans une pizzeria, ça faisait quand même un mois qu'on n'en avait pas mangé. De nouveau un café cette fois avec de grand canapé et des magazines. Puis un dernier tour vers le bord de mer et il commence à pleuvoir donc on rentre au camping. Une énorme voiture camping car est garée devant notre tente. Voila leur site: http://www.desearther.com/ Allez y jétér un coup d'oeil. Ça vaut le coup. Et donc il se met à pleuvoir. Coucher vers 21h. Camping Josmar. Environ 7.20 euros.
Question pour les derniers cadeaux. Questions qui n'ont finalement aucun rapport avec l'Argentine.
Question 1 (question sérieuse): Comment s'appellent les habitants des çapitales suivantes? Réponse en Espagnol bien sûr.
Buenos Aires
Montevideo
La Paz
Lima
Santiago
Question 2: Combien avons nous acheté de bonnets?
Question 3: Combien de tampons sur notre passeport avons-nous depuis le début de notre périple? (réponse définitive quand on sera à Paris)
Et enfin, à vous de nous poser une question sur notre voyage. On répondra à toutes.
Jeudi 15 février Puerto Natales
Et il a plu presque toute la nuit. Et réveil de bonne heure car les duvets sont humides et le drap est trempé. Pas génial du tout. On va prendre notre petit déjeuner au restaurant du camping. Et on se prépare à une autre journée bien calme. Donc Internet, café, sieste, Internet, sandwiches. Demain départ à 7h vers Ushuaia et la Terre de Feu. On devrait y être vers 20h. Retour au camping vers 21h. Camping Josmar. environ 7.20 euros
Question de Gilbert Croix: L'endroit où vous aimeriez nous inviter à passer un WE ?
Réponse: Sur les îles Amantani et Taquile sur le lac Titicaca
Question de Samira Bouchti: Il fait beau par chez vous?
Réponse: au 15 fev à 10h22, il y a des rayons de soleil et on voit du ciel bleu.
Question de Tatie Croix: combien avez-vous mangé de sandwichs ?
Réponse: seulement depuis un mois et demi et en moyenne 1 par jour (salami, fromage et avocat pour Ana)
Question de Franck Nicolas: Vous vous mariez quand ?
Réponse: c'est pas encore au programme.....des prochains mois
Vendredi 16 février Ushuaia
Lever vers 5h45, pas de pluie mais un peu de vent pour sécher la tente. Et aussi assez froid. Vers 6h25 on quitte le camping et on se rend vers le départ du bus. Départ à 7h10. On change de bus vers 9h30 et on en prend un venant de Punta Arenas. Bus pas terrible surtout au niveau de la place des jambes même pour nous alors imaginez les grands. Puis ferry pour passer le détroit du portugais Magellan. Imaginez qu'il y a à peu près 600 ans un autre (pirate) Ribeiro croisait ces flots. On aperçoit des dauphins Magallanes (noirs et blancs). Aie Aie Aie ça brûle, nous sommes sur la Terre de Feu qui en plus d'être chaude est une île. Puis passage de la frontière et arrivée au bout du monde vers 20h. On se rend à l'office du tourisme qui nous renseigne sur un camping mais qui est en fait trop loin de la ville et comme le temps n’est pas terrible, on demande pour une auberge. On demande aussi pour repartir sans doute mercredi prochain vers Rio Gallegos puis Puerto Madryn. On marche donc toute la rue principale et même plus pour se rendre à l'auberge la moins chère qui s'avère complète. Donc retour en ville et nouvelle auberge. Il pleut un peu mais pas trop. Grande rue principale très commerçante. Donc voila on y est après 5 mois et demi, on est arrivé tout en bas. Assez génial rien que d'y penser. Soirée à l'auberge où on retrouve une fille déjà vue à Sucre en Bolivie. Et en plus il y a la télé. Auberge très sympa. Chambre de 6, lambris, cuisine, Internet et donc télé. Coucher vers 23h. Auberge Los mochilleros. 15 euros.
Samedi 17 février Ushuaia
Debout vers 8h30 après une bonne nuit dans un lit. La dernière fois remontait à mi-décembre. Agréable d'avoir des murs et un toit autour de soi surtout qu'il a plu toute la nuit. Et on file vers le supermaché pour acheter à manger car on va cuisiner un peu ces prochains jours et on passe ensuite acheter notre billet de bus vers Rio Gallegos au nord pour mercredi matin. De là on prendra directement une correspondance pour Puerto Madryn, encore plus au nord. Après midi à l'auberge à discuter avec un couple de français. Une petite sortie en ville pour manger une glace et au lit de bonne heure. Trop content de dormir dans un lit. Auberge Los mochilleros. 15 euros.
Question d'Eric Lereculey:
1 - Quels sont les moments les plus mémorables que vous retiendrez de votre séjour?
Des moments mémorables on en a plein: Machu Picchu, Perito Moreno, chutes Iguazu, rafting, volcan VillArica, entre autres.
2 - quelles sont les galères les plus dramatiques qui vous ont parfois fait songer à rentrer plutôt, ou à vous demander ce que vous faisiez-la?
Aucune grosse galère mais être malade à Cuzco ce n'était pas trop sympa et cette petite histoire avec notre guide/voleur. Mais sinon on a toujours été très content d'être où on était et on ne regrette vraiment pas d'être venu. Et on n'a jamais vraiment perdu de temps non plus donc pas de regret d'avoir loupé une excursion ou un paysage particulier.
3 - qu'est ce que vous éviteriez de refaire?
Je pense qu'on irait plus vite sur le nord du Chili. On aurait pu gagner facilement une semaine mais on n'aurait pas eu la télé cablée pendant 3 jours !!!!
4 -quels sont les peuples avec lesquels vous avez eu le plus de relations, et qui sont les plus abordables?
Il faut bien être honnête et dire aussi qu'on était souvent tous les deux et qu'on a croisé très peu de locaux dans leur environnement sauf nos guides et c'était plus des relations professionnelles. La Patagonie, l'Uruguay et le Chili n'ont pas vraiment de culture propre. Par contre le Nord de l'Argentine, la Bolivie et Pérou sont vraiment dépaysants à tout point de vue.
Dimanche 18 février Ushuaia
Lever vers 11h. Petit déjeuner à l'auberge et quand on décide de sortir il pleut. On réessaiera plus tard. Mais ici les choses intéressantes à faire sont chères: musée à 7.5 euros, parc national cher car il faut prendre bus et payer l’entrée et ensuite un glacier pas vraiment surprenant après celui de Perito Moreno. Donc ça va être très calme. Ce matin dans le port un énorme paquebot de croisière. Il y en a très souvent qui viennent jusqu'ici. Encore une après midi lecture et télé. Il a plu tout l'après midi. Auberge Los mochilleros. 15 euros.
Lundi 19 février Ushuaia
Debout vers 9h30 et enfin il fait beau. Beaucoup de vent mais du soleil et pas de pluie. On va donc faire un tour sur la baie. Et on essaye ensuite de trouver le panneau qui dit Ushuaia et toutes les distances mais échec. Pour info Ushuaia se trouve à 1000kms de l'antarctique et nous sommes plus près du pôle sud que du nord de l'Argentine. Et Ushuaia c'est: Latitude: 54° 47', South. Longitude:, 68° 20', West
Et ce matin dans la baie pas de gros paquebot mais le yacht de luxe de Paul Allen le co-fondateur de Microsoft. Voir photos. http://rides.webshots.com/album/348188746qNWfvI
Encore une après midi bien tranquille entre lecture et télé, bien au chaud dans l'auberge. Auberge Los mochilleros. 15 euros.
Mardi 20 février Ushuaia
Debout vers 9h30. petit déjeuner et petit tour en ville mais il y a beaucoup de vent. Donc ça va être encore bien tranquille. Départ demain matin à 5h30 pour Rio Gallegos et on prendra directement une connexion vers Pueto Madryn. Donc on se prépare à faire plus de 24h de bus. Après midi lecture et ligue des champions. Pour conclure, ushuaia n’est pas une ville exceptionnelle. Une grande rue commerçante, la baie et c’est tout. Puis tout le monde vient ici pour dire qu’ils y étaient et non pas pour visiter la ville. Au lit de bonne heure pour lecture. Auberge Los mochilleros. 15 euros.
Mercredi 21 février bus
Réveil à 4h50. Au bus vers 5h10 et départ à 5h30. Passage de frontière assez spécial car d'Ushuaia en Argentine, on repasse au Chili puis on retourne en Argentine. Donc beaucoup de tampons sur le passeport!!! Passage du détroit de Magellan beaucoup plus agréable car il n'y a pas de vent. Et arrivée à Rio Gallegos vers 16h30. Et on prend tout de suite un autre billet pour Puerto Madryn. Départ à 20h30.
Jeudi 22 février Puerto Madryn
Arrivée à Puerto Madryn vers 14h30. Bonne nuit de sommeil malgré un bus pas terrible car pas de films. On se renseigne pour le bus pour Buenos Aires et on prend nos tickets pour lundi prochain. On arrivera à BA le mardi matin. On passera la journée en ville et on prendra un bus le soir pour l'aéroport. On y passera la nuit. Et l'avion est mercredi 28 février à 14h30. Et quel changement à Puerto Madryn. Il fait un grand soleil et il fait chaud. On demande également pour le camping. On prend donc un bus pour s'en approcher car il est à plus de 3kms du centre. On marche un peu et on va planter notre tente. On accroche un poncho pour faire de l'ombre. Ils nous auront servi ces ponchos mais pas pour la pluie. Tant mieux. Soirée calme et nuit perturbée par les moustiques. Camping Luz et Fuerza. Environ 4 euros.
Vendredi 23 février Puerto Madryn
Debout vers 10h. La tente étant à l'ombre, il ne fait pas encore trop chaud. Petit déjeuner et on se rend en ville en marchant le long de la baie. Et il fait assez chaud. On va donc passer trois jours bien calme. La chose intéressante à faire ici est d'aller sur la Péninsule de Valdès pour voir les dauphins, éléphants de mer et lions de mer. De cette péninsule, on peut s’approcher des baleines mais ce n’est pas la période. Mais pour nous à ce moment de notre voyage, l'argent nous fait un peu défaut. On va sans problème finir notre séjour mais pas d'excursions. Après midi pub et lecture. On rentre au camping par la plage et comme c'est marée basse c'est plus court. Joli coucher de soleil. Au lit vers 21h30 avec pas mal d'amis moustiques. Camping Luz et Fuerza. Environ 4 euros.
Samedi 24 février Puerto Madryn
Lever vers 9h. En ville vers 11h et on récupère nos 3 pellicules photos que nous avions mises à développer. Couleurs un peu ternes donc un peu déçus mais très impressionnant quand même. Puis déjeuner sur l'herbe face à la mer et on trouve ensuite un pub pour voir Irlande-Angleterre en rugby avec deux irlandais et on regarde bien sur ensuite France-Galles. Retour au camping. Au lit vers 21h15. Beaucoup moins de moustiques. Camping Luz et Fuerza. Environ 4 euros.
Question de Rodrigue Blon: hormis le rouge, qu'est-ce qui vous aura manqué le plus pendant ce périple?
Réponse: La nourriture bien sûr mais ça ne compte pas vraiment: Un grec complet pour Ana. Et aussi de ne pas avoir vu grandir Lola et William.
Question Paulina Redondo: à quand le bébé?
Réponse: Pas tout de suite!!!
Question de Daniel Richard: êtes-vous prêts à refaire le même périple avec une telle tente?
Réponse: Pas vraiment. Si c'est à refaire, on emmène notre autre tente qui pèse près de 3 kilos et on emmène nos autres duvets qui sont beaucoup moins lourds. Car en fait on n'a jamais eu réellement besoin de nos gros duvets et de leur performance à moins 15 degrés. Donc le poids que l'on gagnerait à emmener des duvets plus légers on le perdrait avec le poids de la tente. Mais on gagnerait beaucoup en confort.
Dimanche 25 février Puerto Madryn
Lever vers 9h30. Petit déjeuner à la tente puis en ville. On achète le journal et on s'installe dans le même café qu'hier pour voir le match de foot Arsenal-Chelsea. En fin d'après midi on passera par le supermarché pour acheter des produits beaucoup moins cher qu'en France: dentifrice, déodorant, mousse à raser, savon et autres produits de beauté. Et ce soir dernière nuit dans la tente et aussi dernière nuit à dormir en position allongée car lundi soir dans le bus, mardi soir à l'aéroport et mercredi soir dans l'avion. On part demain en début d'après midi à 13h30 pour Buenos Aires. Arrivée prévue mardi vers 9h30. Donc on a acheté pas mal de produits, le tout pour 3 à 4 fois moins cher qu'en France. Retour au camping pour faire le tri dans nos vêtements et commencer à faire nos sacs. Camping Luz et Fuerza. Environ 4 euros.
Lundi 26 février bus
Lever vers 8h pour prendre le petit déjeuner, laver la tente et finir nos sacs. On a laissé un sac de vêtement et autres petites choses dont on ne voulait plus. On est maintenant en ville et on va attendre le départ du bus. Départ à 13h45. Mais peu d'arrêt sauf vers 20h où on s'arrête une heure car le bus n'a plus de feux. Pas mal d’attente dans le bus sans s’avoir ce qui se passsait réellement.
Mardi 27 février Buenos Aires
Arrivée à Buenos Aires à 12h30 donc 3h de retard. On est resté une heure à une station de bus sans savoir pourquoi et il y a eu aussi beaucoup de pluie. On savait que l'on ne payait pas cher les billets mais là c'est vraiment trop. Enfin on laisse nos sacs au terminal et on fait un tour en ville. Il fait très lourd mais il ne pleut pas. Internet, très certainement Mac Do et peut être cinéma. On va rester ici jusque vers 22h-23h pour ensuite prendre deux bus (encore deux heures)pour se rendre à l'aéroport. Départ demain à 14h30, escale à Milan et arrivée à Roissy jeudi matin à 11h50. Ensuite métro pour aller chez Ana et vendredi en début d'après midi TGV pour Angers. Pas de cinéma mais une balade sur les quais. Même promenade que l'on avait fait il y a 6 mois mais là sous un grand soleil. Vraiment très agréable de finir notre séjour de cette façon. Encore Internet et retourne au terminal de bus vers 21h30. On prend donc deux bus pour se rendre à l'aéroport. On y est vers 23h30.
Voila les réponses au jeu et les gagnants.
Habitants de Buenos Aires: Porteños
Habitants de Montevideo: Montevideaños
Habitants de La Paz: Paceños
Habitants de Lima: Limeños
Habitants de Santiago: Santiaguiños
Nous achètes 30 bonnets.
Et sur notre passeport il y à 28 tampons.
Les gagnants sont Paulina, Rodrigue et Gilbert.
Félicitations à eux.
Mercredi 28 février Buenos Aires
Nuit bien éveillée sur les bancs de l'aéroport. Ana a très mal au pied. Elle décide finalement d’aller voir le médecin de l’aéroport qui lui fait une piqûre. Mqintenqnt elle a mal au pied et à la fesse. Passage par le duty free. On avait gardé un peu d’argent mais c’est bien trop cher. On achète quand même des chocolats. Départ à 14h30. Et tous s'est bien passé dans l'avion. Beaucoup mieux qu'à l'aller (films, bon repas, eau).
Jeudi 1 mars avion
Arrivée à Milan à 8h30 et on reprend un avion pour Paris. Arrivée à 10h50 et on vient donc de terminer notre grande boucle.
Hasta Luego
De Buenos Aires à Buenos Aires et de Cusco à Ushuaia
D'abord un bilan financier :
Avant de partir, dépense de 4500 euros (avion, assurance, materiel de camping, vetements, vaccins et medicaments)
Pendant 6 mois: dépense de 8100 euros auxquels il faut rajouter 240 euros de frais du crédit agricole.
Donc sur 176 jours, cela revient à environ 44 euros par jour.
Donc au total environ 12800 euros.
Voilà nos dépenses:
Coût des principaux treks, excursions, activités: 1300 euros
Coût transport (bus, taxi, bateau): 1080 euros
Coût logement(camping et auberges): 740 euros
Location voiture: 370 euros
Chiffres plus ou moins approximatifs mais ça donne une idée. Le reste étant nourriture, internet, photos, pub, téléphone, musées, cadeaux et pleines d'autres petites choses!!!
Autres chiffres ;
5 pays
4 capitales
5 iles: Isla del Sol, isla Amantani, Isla Taquile, Isla Victoria, Isla Chiloe.
Nuit en camping: 72
Heures de bus: 347h (un peu plus de 14 jours) dont 11 nuits
Entre 20000 et 21000 kms en bus
2000kms en location de voiture
170kms en train
710kms en stop
Environ 7500 photos digitales et 610 photos papiers
Voilà tous nos moyens de transport durant notre périple :
Bateau: Buquebus(Ar-UR), Lac Titicaca(Bol-Pe), Isla Victoria(AR), Delta du Tigre (AR)
Ferry: Hornopiren-Caleta Gonzalo(CH), Puerto Ibañez-Chile Chico(CH), lac Argentino(AR), Detroit de Magellan (CH)
Vélo: Colonia(UR), Bariloche(AR)
Cheval: Tupiza(BOL), Sorata(BOL)
Nos chaussures: Tilcara(4h, AR), Potosi (Kari-Kari, deux jours, BOL), Sorata(Laguna Ilampu et laguna Chilata, 3 jours, BOL), Inca Trail(vers Machu Picchu, 4 jours, PE), Canyon de Colca (2 jours, PE), El Chalten (3 jours,AR)
Avion: Nazca(PE)
Taxi: vers Sucre(BOL), Tacna-Arica(AR-CH), salinas Maras (PE)
Train: Aguas Calientes-Cusco(PE)
Kayak: Lac Nahuel Huapi(AR)
Rafting: Rio Petrohue(CH)
4x4: Tour du salar d'Uyuni(BOL)
Location de voiture: 3 jours depuis Salta pour faire les vallées Calchaquies (AR), 4 jours depuis Puerto Montt pour faire l'ile de Chiloe(CH)
Funiculaire: Valparaiso(CH)
Télésiege: Cerro Campanario(AR), Volcan Villarica(CH)
et ascension d'un volcan: Villarica(CH)
Routes mythiques : Numero 40(AR), Panamericaine(PE-CH), Carretera Austral(CH)
Stades mythiques : La Bonbonera (AR) et stade de la Paz(BOL)
Les + :
plus haut stade du monde(la Paz,BOL), canyon le plus profond(Colca, PE), 5000m d'altitude(salar Uyuni,BOL), sommet le haut d'Amerique du Sud(Aconcagua, AR), lac navigable le plus haut du monde(Titicaca, BOL-PE), la ville la plus autrale ( Ushuaia, AR)
Merveilles de la nature:
Salar d'Uyuni(BOL), Salinas Grande(AR), Chutes Iguazu(AR), Quebrada de Humahuaca et colline des 7 couleurs (AR), Vallees Calchaquie(AR), Sud Lipez (lagune colorada, verde et blanche)(BOL), Canyon de Colca(PE), eaux transparents des lacs, Cuesta de Lipan(AR), Perito Moreno(AR), la cordillère des Andes, la Patagonie et la terre de feu.
Merveilles des hommes:
Pucara (Tilcara, AR), Viaduc tren de la Nubes(AR), Machu Picchu(PE), ruines Inca(PE), chemin de l'inca(PE), lignes de Nasca(PE), Salinas de Maras(PE), Tiwanaku(BOL), les iles Uros(PE), La Paz de 3600 a 4200m(PE), feux d'artifice Valparaiso(CH), tissus des indiens Tarabuco et Jalca
Animaux:
Lion de mer, baleine, pelican, coati, renard, colibri, condor, vigogne, lama, guanaco, alpaca, flamans, pingouins, loutre de mer. Mais beaucoup trop de chiens vagabonds
Miam miam:
les empanadas, les alfajors, le pique maccho (BOL), manger comme des rois pour 50c d'euros, la parilla ou barbecue sudaméricain, barre de chocolat Extreme de Nestlé, les sauces picantes, vin cabernet sauvignon Concha e Toro, les avocas dans les éternels sandwichs salami fromage.On regrette de ne pas avoir goûter au cuy al horno (cochon d'Inde au four) et à la chicha.
Passage de frontière:
en bateau(AR-UR), bus(UR-AR, BOL-PE, CH-AR, AR-CH, AR-CH), à pied(AR-BOL) (CH-AR), taxi(PE-CH), en stop (CH-AR)
bagages:
Echec tente: condensation et arceau cassé mais positif pour poids et finalement pour dormir,
Duvet: pas nécessaire qu'ils soient à moins 5 degrés, poids (trop lourd)
Matelas: autogonflants mais également autoDÉgonflants,
Réchaud: jamais utilisé dû aux recharges non trouvables,
Adaptateur universel: jamais utilisé
Pantalon de k way: jamais utilisé
Ce qu'on a aimé (dans le désordre):
la visite guidée surprise à Cusco du mur où l'on aperçoit un serpent et un puma
nos guides sur le trek de Kari-Kari
dormir chez Esteban lors du même trek
la ponctualité des bus sud américains qui même dans ces pays latins et relax on toujours été à l'heure
de pouvoir approcher et carresser la fourrure des lamas sans se faire cracher dessus
l'accès facile à Internet
acheter des souvenirs et cadeaux pour tout le monde
voyager en compagnie de Catherine l'Irlandaise
la météo qui ne nous a jamais empêché de voyager
compter les baleines sur la côte uruguayenne
rouler 45kms en ligne droite sur du sel ( Salar de Uyuni)
se trouver plus haut que le Mont Blanc
marcher 42 kms avec 11 kgs sur le dos pour voir des tas de cailloux sur une vieille montagne ( Machu Picchu )
les vieux minibus Dodge et Chevrolet
voir le visage d'Olivier tourner au vert pendant le survol des lignes de Nasca
maîtriser un peu plus la langue de Cervantès
se faire rapeller à l'ordre par l'univers et comprendre que l'on est tout petit
avoir trouver une autre clé USB et une vieille paire de boucles d'oreilles
Ce qui nous a surpris:
Pas ou peu de traces d'avion dans le ciel
la ville d'Iquique
la superficie de l'Argentine
les lions de mer dans les ports
se baisser pour ramasser des poteries de 5000 ans
les nuages dans le ciel
le nombres d'églises à Chiloe
la nuit étoilée de Cabo Polonio
le baptême de voitures à Copacabana
l'organisation sur l'ile d'Amatani
voir une carte du monde avec l'antartique au milieu
Ce que l'on vraiment pas aimé:
les très mauvaises odeurs dans la rue
les lits des rivières et les rues comme dépotoirs et décharges publiques
être tout le temps solicités dans la rue
être obligé de négocier tout, tout le temps
la chambre de residencial de M**** à Montévideo
ne pas savoir le prix exact des choses
faire la course avec on ne sait pas qui ou quoi le dernier jour du chemin du Machu Picchu pour être les premiers à voir un épais brouillard complètement masquer le site
Ce qu'on a pas aimé mais c'est pas grave :
être malade à Cusco
la flûte de pan en surdose
les bus bondés vers Sorata
le comportement des locaux de la Isla del Sol
les concerts de klaxons à La Paz
non-respect des piétons en Argentine
le comportement des conquistadors espagnols il y a 500 ans ( pour nous c'est moins grave, pour les natifs ça a été le début de la fin et pour l'histoire du monde un moment majeur )
les chansons des Beatles version acoustique à la flûte de pan
se facher avec les selles : des vélos et des chevaux, et donc le mal de fesse après 65 kms de vélo et 3h de cheval
le régime riz 3 fois par jour obligatoire en Bolivie et Pérou.... alors qu'on est même pas en Asie
perdre un écusson de l'Uruguay, 500 pesos uruguayens, un couteau suisse, une boucle d'oreille, une veste polaire, un mouchoir, un CD de photos, deux clés USB, deux cuillères et presque un sac de couchage. Mais aussi on a perdu ....quelques kilos
trop de chiens errants
passer à coté de 600 millions de pesos chiliens en ne choisisant pas les bons numéros du loto
"Angel" de Robbie Williams en version acoustique à flûte de pan
la K7 pourrie du taxi Potosi/Sucre avec la version espagnole de tous les classiques des chansons les plus connues donc celle de Céline Dion et le Titanic
Deux excursions à ne pas refaire: Alta Montaña et siete Lagos. Trop cher et pas si terrible que cela finalement.
Pas merci à:
Alitalia (à l'aller), crédit agricole(frais), Felix(guide voleur), Navimag(pour l'annulation), cegetel (pour avoir privé ma maman de connexion pendant 2 mois)
Un grand merci à:
nos sponsors(familiaux), nos hôtes(Karen et David, Guillermo et Forencia), nos amis touristes ( Gwenael, Gregory, Laurent, Gael, Adrien, Ophélie, l'anglaise de l'autostop pour les infos), Catherine de Dublin.
Et finalement tampons passeports:
05/09 Entree Ar Buenos Aires
08/09 sortie AR BA vers Colonia
08/09 entree UR BA vers Colonia
20/09 sortie UR Salto-Concordia
20/09 entree AR Salto-Concordia
17/10 sortie AR La Quiaca-Villazon
17/10 entree BOL La Quiaca-Villazon
20/11 sortie BOL Copacabana-Puno
20/11 entree PE Copacabana-Puno
01/12 entree Machu Picchu
04/12 sortie Machu Picchu
16/12 sortie PE Tacna-Arica
16/12 entree CH Tacna-Arica
01/01 sortie CH Valparaiso-Mendoza
01/01 entree AR Valparaiso-Mendoza
16/01 sortie AR San Martin de los Andes-Pucon
16/01 entree CH San Martin de los Andes-Pucon
04/02 sortie CH Chile Chico-Los Antiguos
04/02 entree AR Chile Chico-Los Antiguos
13/02 sortie AR El Calafate-Puerto Natales
13/02 entree CH El Calafate-Puerto Natales
16/02 sortie CH Puerto Natales-Ushuaia
16/02 entree AR Puerto Natales-Ushuaia
21/02 sortie AR Ushuaia-Rio Gallegos
21/02 entree Ch Ushuaia-Rio Gallegos
21/02 sortie CH Ushuaia-Rio Gallegos
21/02 entree AR Ushuaia-Rio Gallegos
28/02 sortie AR Buenos Aires
Voila notre programme à venir:
revoir la famille, faire des repas complets, dormir dans un lit avec oreillers et couette, aller chez Decathlon pour réclamer une garantie sur tente et matelas, trouver un appartement et du travail, remplir le compte en banque pour un prochain voyage.
Et surtout on ne veut plus entendre parler de bus, camping et salami
Merci de nous avoir lu et soutenu, si vous voulez en savoir plus sur le voyage ou nous faire part de vos listes, invitez nous à diner et on vous racontera tout en détail!!
Ana et Olivier
Photos
http://community.webshots.com/user/anaolivieramsud
http://community.webshots.com/user/anaolivieramsud1
http://community.webshots.com/user/anaolivieramsud2
http://community.webshots.com/user/anaolivieramsud3
http://community.webshots.com/user/anaolivieramsud4
http://community.webshots.com/user/anaolivieramsud5
http://community.webshots.com/user/anaolivieramsud6
Buenos Dias à Todos,
Un nouveau voyage nous attend. Cette fois ci, nous prévoyons de découvrir l'Argentine,
l'Uruguay, la Bolivie, le Pérou et le Chili.
Pour reprendre chronologiquement depuis un petit moment:
-retour de notre périple Australie/Nouvelle Zélande/Singapour en septembre 2004.
-travail et étude en France. Sept '04-Fev '05
-séjour au Portugal pour les études d'Ana. Fev'05- Aout'05. Premier contact avec la Chine. On nous conseille de passer un diplôme pour enseigner l'anglais.
-diplôme CELTA obtenu à Lisbonne en octobre 2005.
-Retour en France et attente de nouvelles de la Chine. Travail sur Paris. Olivier comme enseignant d'Anglais en cours particuliers et Ana comme formatrice en Anglais pour une entreprise. Bonne expérience pour tous les deux et nous avons découvert Paris.
Aucune de nouvelle de la Chine ne venant, nous relançons l'idée d'aller en Amérique du Sud vers le mois de Mai '06
Nous avions discuté d'un voyage d'un tel genre en Nouvelle Zélande mais c'était plus pour rigoler qu'autre chose. Ana voulait aller en Chine, j'ai dit d'accord mais si on va au Chili ensuite. Pourquoi le Chili? Aucune idée. Ensuite j'ai dit que l'on fera un enfant au Chili. Là aussi pour rigoler. Et je ne pense pas que l'on revienne de notre voyage à trois!!
-Puis un autre contact pour la Chine se manifeste. Nous mettons entre parenthèses notre idée de l'Amérique du sud et nous nous concentrons sur la Chine. Les contacts avancent bien et sont très positif : nom de l'université, contacts avec la directrice, nombreux mails et puis d'un seul coup, plus rien, aucune nouvelle pendant 2 mois.
-début Juin'06, déçus de la Chine nous décidons de reprendre notre idée de visiter l'Amérique du sud.
Nous avons donc repris contact avec Karen, mon amie professeur de français d'Australie qui nous avait hébergé durant la coupe du monde de rugby 2003. Elle est actuellement à San Miguel de Tucuman en Argentine.
Nous avons également contacté Guillermo Pèrez, un ancien de Xerox avec qui nous avions travaillé et qui vit à Punta del Este en Uruguay.
Nous devrions également contacter deux filles de Saint Malo du bois qui ont fait à peu près le même voyage que nous allons faire. Leur site Internet: http://surdyaller.free.fr Merci à ma tante Janette pour ces contacts. Elle nous avait déjà trouvé un contact à Singapour.
Le départ est prévu le 4 septembre via Rome avec Alitalia et le retour le 1 mars via Milan.
Nous arriverons donc à Buenos Aires vers 6h du matin ce qui nous laissera le temps de se rendre en ville pour prendre une auberge de jeunesse.
Il nous reste encore beaucoup de choses à organiser dont les vaccins, l'assurance, le paiement du billet d'avion, acheter des vêtements correspondant au climat qui nous attend et plein d'autres choses.
Je pense que tout se fera dans l'urgence mais ce n'est pas plus mal comme cela.
Voila un aperçu de notre voyage:
Arrivée à Buenos Aires où nous resterons 3 à 4 jours pour visiter.
Ferry vers l'Uruguay. Montevideo. Punta del Este où nous retrouverons Guillermo.
Retour en Argentine. Direction les chutes d'Iguazu entre le Paraguay, le Brésil et l'Argentine. Puis Posadas et les missions jésuites.
San Miguel de Tucuman pour voir Karen. Puis direction le nord vers Salta et la frontière avec la Bolivie.
En Bolivie, il est prévu de faire une expédition de 4jours dans les déserts de sel. Puis Potosi, Sucre, Cochabamba, La Paz.
Direction le lac de Titicaca des deux côtés de la frontière Bolivie/Pérou.
Cuzco et un trek de 4 jours pour arriver le dernier matin à Machu Picchu.
Nazça et ses fameuses lignes.
Arequipa et le canyon de Colca pour voir des condors.
Puis le Chili.
Quelques expéditions dans le nord et ensuite on descend jusqu'a Santiago.
De là on part faire un tour vers Mendoza en Argentine pour voir de près l'Aconcagua.
Puis encore plus vers le sud et Puerto Montt. Un tour vers Bariloche de nouveau en Argentine.
Ensuite on devrait prendre un ferry qui nous emmène de Puerto Montt à Puerto Natales en 3 jours dans le sud.
Un trek dans le Torres del Plaine et un tour à El Calafate.
Puis la Terre de Feu et Ushuaia et ensuite on remonte toute l'Argentine pour arriver à Buenos Aires la veille de revenir en France.
Lundi 31 juillet
Les billets d'avion sont achetés (2312 euros pour tous les deux). Toujours avec la même agence de voyage Demas.
Puis je suis allé faire un premier tour à Décathlon pour acheter une nouvelle tente (100 euros mais seulement 980 grammes) et plein d'accessoires (deux ponchos, deux matelas autogonflants, une paire de chaussures de marche, chaussettes chaudes et une popote pour un total de 120 euros). Les fourchettes et cuillères ont été prêtées par la famille Ribeiro du Portugal.
Nous avons trouvé une assurance pas trop chère. Tout se met en place doucement.
Mercredi 16 août
De retour du Portugal pour voir la famille à Ana et en profiter pour faire un nouveau tour à Décathlon Lisbonne pour acheter des duvets spéciaux pour le froid (90 euros chacun et près de 2 kilos), une parka, deux polaires, un réchaud et encore deux pantalons. (Encore 130 euros).
Les frais s'accumulent mais on peut considérer cela comme investissement.
Nous avons également trouvé deux guides d'occasion pour l'Argentine et le Chili, reste la Bolivie et le Pérou.
Demain direction l'hôpital pour la vaccination contre la fièvre jaune.
Jeudi 17 août
Ce matin, direction le centre de vaccination international de l'hôpital d'Angers. Vaccin contre la fièvre jaune, très fortement recommandé même s’il n'est pas prévu pour nous d'aller dans des zones amazoniennes. Il est possible que l'on nous demande notre "certificat international de vaccination" à la frontière. Également vaccin Tyavax (typhoïde et hépatite A). (63 euros). Et de nombreux conseils utiles.
Un passage à la Fnac pour acheter un guide Pérou/Bolivie et une carte de l'Amérique du sud pour les parents.
Puis détour par Carrefour pour acheter des réserves de gaz, produit d'hygiène corporelle. Et enfin un tour à la pharmacie pour les médicaments nécessaires à ce genre de voyage: anti diarrhéique, un médicament puissant pour toutes douleurs, du collyre pour les infections occulaires, protection solaire (indice50), anti moustique classique et tropical, bâtonnet lèvre, comprimés pour la purification de l'eau, des bandes Velpeau, Biaphine, paracétamol et crème pour piqûre de moustique. Ça fait pas mal d'argent (63 euros) mais c'est le minimum pour ce genre de voyage.
Samedi 19 août
Nous avons fêté aujourd'hui nos anniversaires un peu en avance. Mais surtout nous avons monté notre tente pour la première fois. Mon Dieu qu'elle est petite. Et nous avons sorti aussi toutes nos affaires pour faire des photos de tout notre équipement. Assez impressionnant. On se demande comment on va faire rentrer tout ça sous la tente avec nous dans les duvets. Ça promet quelques soirées bien difficiles.
Lundi 21 août
Ana est repartie sur Paris pour finaliser pas mal de petits trucs dont ses vaccins.
J'ai fait quelques nouveaux achats (sandales).
Mercredi 23 août
Bon Anniversaire à moi-même. Et oùi 32 ans. Pour fêter cela, je viens de faire enlever deux grains de beauté, dont un qui a nécessité des points de suture que je devrais faire enlever à Buenos Aires.
Ana a fait ses vaccins (fièvre jaune et tyavax) pour 103 euros et sans la consultation.
J'ai fait mon sac ce matin. Tout rentre. Un peu lourd mais j'ai un peu plus d'équipement qu'Ana.
Pour l'instant les frais montent à environ 4200 euros. Et nous ne sommes toujours pas partis! Nous comptons vivre sur place avec 6000 euros, soit 1000 euros par mois à tous les deux. Soit 32 euros par jour. Il faudra économiser pour les excursions déjà prévues au programme : Trek du chemin de l'Inça (260 euros par personne pour 4jours), le bateau de Puerto Montt à Puerto Natales (280 euros par personne pour 4jours), 4 jours dans le salar d'Uyuni en 4x4 et d'autres petits treks.
Jeudi 24 août
Aujourd'hui Ana a 28 ans. Bon anniversaire.
Vendredi 25 août
J'ai reçu aujourd'hui les papiers pour l'assurance. Notre assureur est April Mobilité. Nous en avons pour un peu plus de 1000 euros à tous les deux. Cette assurance comprend: frais de santé, soutien psychologique, assurance rapatriement, garantie individuelle accident, responsabilité civile vie privée et assurance bagages pendant l'aller retour.
En espérant n'avoir pas besoin d'eux, nous voila désormais couvert pour notre voyage.
Autre trouvaille aujourd'hui: emmener de grands sacs poubelles bien costauds pour mettre sous la tente à l'étape car celle ci ne fait vraiment pas très solide pour le dessous en tous cas. Ces sacs nous serviront également à protéger nos sacs à dos durant les transports en bus.
Mardi 29 août
Plus que 6 jours avant le départ. Ce week-end et hier j’ai fait voir les premières photos de notre tente à tout le monde. Et la réaction unanime est: vous n’allez pas arriver à dormir là dedans avec tout votre matériel. Et bien on va essayer.
Et je me dis aussi que les choses sérieuses vont bientôt commencer. C’est vrai que pour l’instant ce fut facile. Il y avait juste à sortir la carte de crédit et à taper un code.
Pour résumer l’essentiel de nos finances
Avion : 2312 euros
Assurance : 1008 euros
Tente, duvets, matelas, réchaud, popote, gourde : environ 380 euros
Vaccins, médicaments : environ 250 euros
Vêtements, chaussures : environ 245 euros
Autres (guides, cadenas, prise universelle, etc…) : environ 70 euros
Total affolant de 4500 euros et on est toujours à Saint Martin du Fouilloux
Et pour nos anniversaires on nous a offert deux serviettes de bain spécial voyage (très légère et en peau de chamois) et une petite sacoche range tout.
On prévoit toujours d’avoir sur notre compte environ 6000 euros pour 6 mois soit 1000 euros par mois et donc 16 euros par jour et par personne.
Je viens de téléphoner à Alitalia pour confirmer si oùi où non, nous pouvions emmener nos recharges de gaz pour faire la cuisine. La réponse est bien évidemment non. Il va falloir se renseigner directement sur place. Et cela ne va pas être facile de trouver les bonnes recharges.
Vendredi 1 septembre
Hier soir j'ai pesé mon sac: environ 15 kilos donc cet après midi je vais enlever quelques affaires pour essayer d'alléger tout ça. Et Ana a aussi un sac moins lourd donc nous allons équilibrer tout ça.
Nous avons encore reçu pas mal de conseils et de site Internet de personnes que nous n'avons encore pas rencontré pour nous aider dans notre séjour. C'est très agréable.
Pour vous aider à calculer et vous donner une idée du coût de la vie dans ces 5 pays:
10 euros équivalent à 39 ARS (Argentine) donc 10 ARS pour 2.5 euros
10 euros équivalent à 320 UYP (Uruguay) donc 10 UYP pour 0.3 euros
10 euros équivalent à 106 BOB (Bolivie) donc 10 BOB pour 0.9 euros
10 euros équivalent à 42 PEN (Pérou) donc 10 PEN pour 2.37 euros
10 euros équivalent à 6932 CLP (Chili) donc 10 CLP pour 0.014 euros
Aujourd'hui il fait 13 degrés à Buenos Aires et il y a un décalage de 5 heures. Quand il est midi à Paris, il est 7h du matin à BA.
Lundi 4 septembre
Bientôt le départ. Nous avons presque fini de faire nos sacs. Ana aime bien tout faire au dernier moment!! On prend le RER B depuis Les Baconnets vers Roissy Charles de Gaule, terminal 2F. Décollage vers 19h, arrivée à Rome à 21h05. Puis on décolle vers 21h50 et on arrive à 6h35. Nous essaierons de réécrire en arrivant demain matin soit de l'aéroport, de l'auberge où du centre ville de BUENOS AIRES. A nous l'Argentine. Hasta Luego.
Mardi 5 septembre Buenos Aires
Il est 9h15 et nous sommes dans le centre ville de BA. Le voyage s'est bien passé quoiqu'Alitalia ne soit pas une grande compagnie. Nous n'avons vu aucun steward de toute la nuit même pour un verre d'eau. Et aucun film non plus car nos écrans ne marchaient pas. Le voyage semble beaucoup plus long sans films pour se divertir. Nous sommes avec un couple de français rencontré à l'aéroport et nous avons partagé le taxi et la première nuit à l'hôtel. Il fait entre 0 et 5 degrés mais il fait soleil. Mais pour l'instant tout va pour le mieux. Les gens sont sympas (taxi, hôtel) et dans la rue aussi. Donc Paris-Rome dure 2h avec un magnifique coucher de soleil sur les Alpes. 30 minutes de retard à Paris. A Rome, Ana oublie son pull dans le train navette et comme c’est un pull acheté en Nouvelle Zélande, nous voulons vraiment ne pas le perdre. Elle part donc le rechercher. Elle doit demander à un gendarme et retrouver la bonne navette. Pendant ce temps là, j’attends et Ana met un certain temps à revenir. Et on finit par monter les derniers dans l'avion avec le pull. Rome-Buenos Aires. 40 min de retard. 11165 kms et 13H10 de vol. On survole la Sardaigne, Alger, le Sahara, Dakar, Rio et Florianopolis au Brésil. BA est assez impressionnant vu du ciel. Toutes les rues sont à angle droit. On vole à 968 kms/h entre 9448 m et 11500m d'altitude et il fait entre moins 39 et moins 52 dehors. En retirant de l'argent à l'aéroport, on se retrouve avec un couple de français Nicolas et Aurélie de Paris. Ils sont en Argentine pour 3 semaines. On sympathise car on a du mal avec la machine. On décide de prendre un taxi à 4 car cela revient moins cher que le bus. Le taxi depuis l'aéroport vers le centre coûte 55 dollars argentins. A la sortie de l'aéroport, les caméras sont présentes mais c'était pour l'équipe de basket de retour du Japon. Le chauffeur de taxi est très sympa. Il emprunte une grande avenue qui a été construite sur tout un quartier qui a été rasé. Il nous conduit directement devant un hôtel qu'il connaît. Le prix nous convient à tous les 4. La chambre d'hôtel coûte 80 dollars à tous les 4. Les toîlettes sont 3 en 1: lavabo, toîlette et douche. C'est dans un grand bâtiment avec un vieil ascenseur et des plafonds très hauts. Hôtel sur l'avenue Belgrano. On va donc se promener la journée tranquillement ensemble. Et on a beaucoup marché. En tout certainement plus de 12kms. En fait BA est vraiment très grand. +de 15 millions d'habitants. Les rues sont donc toutes à angle droit et un carré fait 100m de côté. Ça permet de se rendre compte des distances. Nous commençons donc par la plaza del Comerco, ensuite vient une pause petit déjeuner, puis on descend une des rues principales Primer de Mayo pour arriver à la plaza de Mayo (là où les "folles de mai" tournent autour de la place pour manifester), puis on file vers les quais (Dique 3 et 4) et un espèce d'opéra de Sydney puis le bureau Buquebus. Vraiment sympa et en plus il fait beau. On remonte vers le consulat français et l'office de tourisme. Et on retourne vers notre hôtel par une rue piétonne Avenida Florida. Retour à l'hôtel bien fatigués vers 18h et on ressort le soir pour boire un coup (bière Quilmes, Sofia Coppola et Phenix). Au lit vers minuit. Première nuit dans le duvet. Très chaud mais ça fait un peu sarcophage: une fois dedans, on ne bouge plus. Première journée à 16 euros comme c'était prévu dans le budget. A BA, il y a plein de vieilles voitures françaises et de vieux trucks Ford. On voit également pas mal de SDF qui tirent des carioles et qui font les poubelles pour le recyclage. Ça choque un peu surtout sur les grandes avenues et très tard le soir. Retrait de 700 dollars AR soit 180 euros environ. Nuit au guesthouse au coin d’Avenida Belgrano et Viccerey Ceballos. Environ 10 euros pour deux.
Mercredi 6 septembre Buenos Aires
On décide de reprendre la même chambre. On se prépare pour aller dans le quartier de la Boca, mais cette fois en taxi car ce n’était vraiment pas cher à 4 et on gagne un temps fou. On arrive dans le quartier de la Boca. On fait le tour du stade et à 10h on est les premiers dans le stade surnommé la Bombonera. En arrivant dans le stade on aperçoit Diego Maradona qui nous attend pour une photo. On y a tous cru pendant quelques instants mais c'était seulement son sosie officiel. Stade très impressionnant car les lignes sont vraiment proches des tribunes surtout derrière les buts. Puis direction la rue Caminito. Petite rue typique. Maisons très colorées. Et un port. Un peu bohème avec beaucoup d'artistes. On reprend un taxi puis le métro à Constitucion pour changer de quartier. Mais entre temps Nicolas et Aurèlie décident d'aller voir une amie donc j'en profite pour passer à l'hôpital Puyreggon Aleman pour me faire enlever mes points de suture. Tout est réglé en moins de 30 minutes pour 13 euros mais je ne dois pas porter de chaussettes encore 15 jours. Ce n’était vraiment pas prévu comme ça. On essaye de retrouver Nicolas et Aurèlie. On marche beaucoup pour aucun résultat. On s'arrête manger et on décide de reprendre un taxi pour retourner dans le centre. Puis on va réserver nos tickets de bateau pour vendredi matin pour aller en Uruguay. 128 dollars argentins pour tous les deux. Puis retour à la chambre à pied par l'avenue 9 de Julio qui est la plus large du monde (125mètres). Là aussi, ils ont rasé des maisons pour faire cette avenue. A la télé en rentrant, j'arrive à voir la deuxième mi-temps de France-Italie. On retrouve Nicolas et Aurèlie et on va boire un coup. Dans un magasin de drapeau, la patronne m'offre un drapeau argentin. On rentre plutôt cette fois avec une soirée dans le café Bohème toujours près de la plaza del Comerco. Nuit au guesthouse au coin d’Avenida Belgrano et Viccerey Ceballos. Environ 10 euros pour deux.
Jeudi 7 septembre Buenos Aires
Nicolas et Aurèlie partent de bonne heure (6h45) pour prendre un avion vers Ushuaia. Bon vent à eux. Et c'était vraiment super sympa de commencer notre séjour en Argentine avec eux. On traîne un peu au lit et on démarre notre journée vers 9h15. On prend un métro et train (45 minutes), et l'on traverse des quartiers riches et d'autres très pauvres voir bidonvilles, pour aller dans le delta du Tigre en bateau-taxi. Sympa mais super bruyant à cause du moteur. Le delta est une sorte de grande Venise sous forme de canaux avec toutes les maisons avec ponton. On s'arrête deux heures à un ponton et on attend le bateau pour revenir. Ici tout se fait à bateaux: livraison, courrier, passagers, élèves de retour de l'école. A tigre, on achète pour 3 euros: 2 sandwiches, 1 boisson, une part de tarte et un paquet de cigarette. On va donc rentrer en train, puis reprendre le métro et se coucher. Fin d'après midi avec un mal de tête sans doute dû au soleil. Départ demain matin départ vers 6h30. Nuit au guesthouse au coin d Avenida Belgrano et Viccerey Ceballos. Environ 12,5 euros pour deux. Plus cher car on est plus que deux dans la même chambre. Les premières photos sont arrivées. Cliquer sur le lien Webshot en haut du blog puis sur la photo une fois dans webshot.
Vendredi 8 septembre Colonia del Sacramento
Ce matin, réveil à 6h, métro et marche vers l'embarquement pour l'Uruguay. Départ à 9h pour 3h de bateau et arrivée à Colonia en Uruguay. Avant l'embarquement, on passe la douane. Début de voyage sympa quand on sort du port de BA puis ça devient long donc on dort un peu. A Colonia, direction l'office de tourisme qui nous indique un camping et un bus pour s'y rendre. On fait tout un tour en bus, El General du nom du quartier qu'il dessert, qui est plus long que prévu car le chauffeur oùblie de nous prévenir. On est probablement les seuls touristes à être aller dans ce coin là. Sympa à voir mais pas pour y habiter. Donc on se retrouve au camping dans un grand champ et on est les seuls. On n’a pas eu trop de mal à planter notre tente mais elle fait vraiment petite dans ce champ. Le point positif est que ce n'est vraiment pas cher. 240 dollars urugay pour 3 nuits et 2 personnes, alors qu'en auberge c'est 130 par nuit par personne. Nous sommes à environ 40 minutes de la ville à pied. On retourne l’après midi en ville. On va boire un café hors de prix et on réserve notre bus pour Montevideo. Nuit au camping La Caballada. Environ 2,5 euros pour nous deux. Change de 50 dollars Us soit environ 41 euros. Voir les dernières photos du Delta du Tigre, de la traversée et de Colonia.
Samedi 9 septembre Colonia del Sacramento
Première nuit sous la tente. Plutôt pas mal, on a bien dormi mais c'était dû à la fatigue je pense. Au réveil, tente très humide et ça goûtait à l'intérieur. On avait laissé nos sacs en dehors de la tente dans de grands sacs poubelles. Puis direction le centre à pied. Au programme lessive et location de vélos. Laverie que l'on a eu du mal à trouver. Petit tour près du port. On récupère notre linge propre et on retourne à la tente pour reposer notre linge et on fait une demie-sieste surtout Ana. On repart en ville pour changer de vélo car celui d'Ana est vraiment trop mauvais. Puis on file vers un petit marché artisanal. Puis direction le quartier Real San Carlos à l'autre bout de la baie. En tout on a dû faire une vingtaine de kms avec de très vieux vélos sans frein, sans vitesse et sans une bonne selle. Nos derrières souffrent énormément en ce moment. Donc retour à la tente à pied pour une bonne douche mais à l'eau froide pour Ana et on va cuisiner au camping. Pas trop mal pour la première fois. Au lit de bonne heure. Demain on va visiter le quartier historique de Colonia qui a une histoire très portugaise. Nuit au camping La Caballada Environ 2,5 euros pour nous deux. Change de 76 dollars US soit environ 62 euros.
Dimanche 10 septembre Colonia del Sacramento
Matinée tranquille au camping car on fait sécher nos affaires. Puis je renverse notre repas du midi par terre. Et c’etait seulement la deuxième fois que nous utilisions notre popote. On se met alors à discuter avec un uruguayen qui prépare un énorme barbecue et il nous parle de son pays: pas d'indien, que des immigrés, très sûr, le plus cher de l'Amsud, pleins de petits ports de pêche sympas, et population très relax. Départ à pied vers le vieux quartier de Colonia. Quartier d’origine portugaise et construit ici face à Buesnos Aires pour protéger les colonies portugaises. Très sympa, vieilles rues pavées, petits commerces d'artisanat local. Exactement ce que l’on connnaît du Portugal. On s’assoit tranquillement près du bord de mer. Belle après midi ensoleillée. Et beaucoup de petits magasins avec de l’artisanat local. Encore une bonne journée de marche. Il est ainsi plus facile de dormir. La vie sous la tente se passe plutôt bien: il faut juste bien s'organiser. A propos de Colonia: il y a énormément de vieilles voitures. On a vu jusqu'à deux adultes et 3 enfants sur une mobylette. Tout le monde boit son mate et se promène avec une sacoche qui contient le yerba et le thermos d'eau chaude. Le récipient pour boire le mate est fait d'une calebasse. A chaque voiture on se demande comment elle roule. On a vu une 4L pick up et jusqu'à 8 où 9 personnes dans une Renault 12. Nuit au camping La Caballada. Environ 2,5 euros pour nous deux.
Lundi 11 septembre Montevideo
Réveil de très bonne heure (6h15) pour prendre un bus vers le centre ville afin de partir pour Montevideo, capitale de la République Orientale de l'Uruguay. Environ 2h50 de bus. En arrivant on réserve déjà notre bus du lendemain pour Punta del Este. Puis taxi pour arriver dans un vieil hôtel "Windsor" bien miteux mais le moins cher de la ville. Pas de fenêtre mais une salle de bain. On se promène tout l'après midi dans les rues. Il y a plein de petits vendeurs et de carioles pour ramasser dans les poubelles les éventuels trésors. Je trouve cette ville pas si terrible que cela. Retour à la chambre vers 19h. Nuit au Windsor dans la rue Zelmar Michelini. Environ 9 euros.
Mardi 12 septembre Punta del Este
Réveil sous le soleil quoiqu'on ne le sait pas car nous n'avons pas de fenêtre à notre chambre. On va continuer de se promener un peu. Et on prend un autre bus cet après midi pour Punta del Este. Bilan de la première semaine: Excellent à BA surtout grâce à Nicolas et Aurèlie, ça permet de partager les frais et de visiter en bonne compagnie. Colonia fut très sympa mais on a beaucoup marché. Les transports et logements ne sont vraiment pas chers. Boissons et nourriture sont plus chères mais toujours moins chère qu'à Paris. Notre meilleur achat pour l'instant: nos matelas auto gonflant et les serviettes peau de chamois. Pire achat: la popote, déjà un repas par terre. Pour la tente: tout est question d'organisation. Nous sommes arrivés à Punta del Este après 2h de bus et Guillermo est venu nous chercher au terminal. On a fait un tour de la péninsule puis on est allé dîner notre premier barbecue dans un petit resto de Maldonando. Soirée bien sympa. Punta del Este compte 2000 habitants l'hiver et près de 350000 l'été: Apparemment ça ressemble à Cannes et toute la jet-set qui va avec. Mais en ce moment c'est super tranquille et presque tout est fermé. Le soir on se rend compte que l'on a oùblié notre chargeur de piles à l'hôtel de Montevideo. Nuit chez Guillermo. Calle 19 et 20. Campanile bajo. Change de 45 euros.
Mercredi 13 septembre Punta del Este
Réveil tranquille. Puis direction le bureau d'info pour plusieurs petits renseignements et ils nous disent qu'il y a des baleines franches dans la baie. Donc on prend un bus et en descendant sur la plage elles sont justes en face de nous. On a passé près de 2 h avec 2 où 3 baleines à moins de 300 mètres de nous. On les entend aussi. Vraiment génial. Après midi à continuer de se promener puis on part pour 2 jours un peu plus sur la côte vers le Brésil dans deux petits ports un peu perdus. Nous avons passé la soirée tranquillement devant la télé car Guillermo est retourné sur Montevideo. Gros mal au genou car ça fait longtemps que je n'ai pas marché comme cela. Nuit chez Guillermo.
Jeudi 14 septembre Paloma
Bon anniversaire à ma sœur Bérengère. Ce matin réveil vers 8h pour aller sur le petit port de pêche et là comme prévu nous avons vu des lions de mer. Un lion de mer est vraiment très impressionnant surtout quand il sort de l'eau pour être à côté du pêcheur qui défait les poissons. Ça fait quand même 3 fois la taille d'un phoque. Puis en fin de matinée bus jusqu'à San Carlos puis Paloma sur la côte au-dessus de Punta del Este. Arrivée vers 15h et on essaye de trouver un camping mais tout est fermé car on est en hiver. On va donc dormir dans une petite cabane en toit de chaume. Super mignon. Puis goûter face à la mer. Internet, course et au lit vers 21h30. De nouvelles photos sont en ligne dans les albums Colonia, Montevideo et Punta del Este. Les photos sont en effet sans commentaire car ce serait vraiment trop long pour nous. Pour les photos à Punta del Este, les petits points noirs dans la mer, ce sont les baleines!! et Bonne Fête à ma nièce Lola. Change de 100 euros. Nuit au Parque Andresito. Environ 11,5 euros
Vendredi 15 septembre Cabo Polonio
Au matin petit déjeuner sur le port de Paloma puis on a pris un bus vers Cabo Polonio. Puis un gros 4x4 depuis le bord de la nationale vers le village car nous sommes dans un parc naturel protégé et aucun vehicule n’est accepté à part donc ces énormes camions 4x4. Cabo est un ensemble de petites maisons construites en bois et tôles éparpillées dans les dunes. Ambiance bohème et bout du monde. Nous nous renseignons aux deux auberges pour dormir mais c'est trop cher pour nous. Nous avons finalement réussi à camper gratuitement à côté du magasin d'approvisionnement. En fin d'après midi pour notre dîner face à la maison nous avons assisté à l'arrivée des pêcheurs et à la sortie sur la plage des bateaux. Des voitures tirent les bateaux sur le sable. Puis superbe nuit étoilée comme jamais car il n'y a aucune lumière aux alentours (voie lactée, Croix du Sud, et des milliers d'étoiles, certaines filantes). Coucher vers 20h. Camping gratuit.
Samedi 16 Septembre Punta del Este
Réveil vers 6h30 pour moi et je file vers la plage. Petit déjeuner au pied de la tente et on commence notre journée vers le phare et derrière celui ci, il y a deux colonies très importantes de lions de mer. On a passé pas mal de temps à les observer. Ensuite grande marche sur la plage à la recherche d'os de baleines fossilisés et nous avons trouvé 3 os pétrifiés selon le patron du petit magasin. Retour vers Punta del Este vers 19h après un tour en 4x4 pour rejoindre la route principale et deux bus. Soirée avec Guillermo et sa femme au restaurant local pour goûter au Chivito (sorte d'hamburger uruguayen). Nuit chez Guillermo.
Dimanche 17 septembre Punta del Este
Matinée calme puis barbecue local appelé Asado chez le père de Guillermo. On y rencontre également sa sœur et une amie. Très sympa. Puis visite de la pépinière où il travaille. Nous avons rencontré un peu de sa famille qui parle tous français. Et ensuite tour en voiture sur la côte et l'intérieur des terres. Enormément de richesse dans certains coins mais également des bidonvilles. Soirée pizza et glaces. Au lit vers 22h30. Nuit chez Guillermo.
Lundi 18 septembre Punta del Este
On va partir en début d'après midi vers Jose Ignacio, autre petit port sur la côte. On va quitter Punta demain après midi vers Montevideo puis Salto près de la frontière avec l'Argentine vers le nord oùest du pays. En fait changement de programme car les bus pour Jose Ignacio ne correspondent pas. Donc nous avons passé l'après midi à Punta, à marcher le long de la plage et nous avons fait trempette dans l'océan Atlantique Sud. Puis nous sommes retournés au port pour voir les pêcheurs et les lions de mer. Guillermo et sa femme sont retournés à Montevideo donc nous avons passé la soirée tranquillement chez eux. Nuit chez Guillermo. Change de 120 dollars AR environ 30 euros. Ce matin à 7h soit 14 jours après notre arrivée, nous avons dépensé 390 euros. Environ 104 euros pour les transports et 62 euros pour les logements.
Suite à la demande de Mr Pierard de Dublin, nous relançons le concours comme en Nouvelle Zélande. Je pense que nous ferons deux questions par pays. Donc première question sur l'URUGUAY.
1) Pourquoi appelle-t-on ce pays République ORIENTALE d'Uruguay?
et 2) Qu'est ce que le MATE? On attend deux réponses pour cette question 2. Donc nous attendons 3 réponses en tout mais vous n’êtes pas obligés de répondre à tout. A vos Google. Les premiers à répondre correctement seront les heureux gagnants de petits souvenirs du pays en question. Pour ces premières questions vous avez jusqu'au 30 septembre minuit, Uruguay time
Mardi 19 septembre Bus
Réveil de bonne heure pour prendre le bus vers Jose Ignacio. Péninsule beaucoup plus calme que Punta del Este mais avec des maisons énormes. Nous avons donc déjà fait 2heures de bus sur la côte. Très sympa. Villas énormes. A Jose Ignacio, sur les rochers on s'est fait surprendre par un bébé lion de mer. Cet après midi départ de Punta del Este vers 17h15 en passant par Piriapolis sur la côte, direction Montevideo. De nouveau 2h30 de bus. A Montevideo on doit retourner à notre hôtel miteux pour récupérer le chargeur de piles que nous avons oùblié. Puis départ à 23h30 vers Salto. On ne verra pas le paysage mais on économise une nuit de camping. Mais 6h30 de bus. Demain on devrait aller faire un tour aux termes de Dayman juste à côté de Salto, puis traverser le fleuve pour Concordia en Argentine (1h de bus) et essayer de prendre un autre bus vers les chutes d'Iguaçu. Ça nous fera deux bonnes journées de bus mais on économise sur l'hôtel. BILAN de nos 15 premiers jours. On a dépensé moins 400 euros alors que le budget est prévu pour 500. Donc on est assez content. Le transport et logement sont assez bon marché. On a aussi dormi chez Guillermo 4 nuits. Il fait un temps magnifique. Notre espagnol progresse. On se fait toujours répéter deux fois pour être sûr surtout pour les horaires de bus. Nuit dans le bus Montevideo/Salto. Change de 50 dollars Us soit environ 41 euros.
Merci à ma maman et Laure Belissa pour avoir été les premières à répondre aux jeux. Par rapport à leurs réponses, il faut être très précis.
Mercredi 20 septembre Bus
Arrivée à Salto vers 5h15 du matin. Après nous avons repris un bus à 6h30 pour aller aux thermes de Dayman et nous étions les premiers dans de l'eau à 39 degrés à 7h du matin. On va nager dans plusieurs bassins mais rapidemment on devient tout mou. Retour dans Salto vers 10h où nous avons perdu 500 dollars uruguayens. Je pense qu’ils sont tombés par terre et que nous avons fait un heureux. Mais pour se remonter le moral on a acheté un super maillot avec écrit URUGUAY dans le dos. Retour au terminal pour attendre le bus de 14h pour Concordia en Argentine. Arrivée à 15h. Comparaison des différentes possibilités de rejoindre Iguazu. Et on a attendu jusqu'à 19h30 pour prendre le prochain pour les chutes d'Iguazu. Et attention le bus, le grand luxe: repas, boisson, verre de champagne, siège qui devient un lit et on était tout devant en haut. Comme des rois! Nuit dans le bus Concordia/Puerto Iguazu. Change de 50 dollars US soit environ 41 euros. Retrait de 600 dollars AR soit environ 150 euros.
Jeudi 21 septembre Puerto Iguazu
Arrivée à Puerto Iguazu vers 8h30. Bonne nuit de sommeil. En se rendant du terminal vers le bureau d’information on se trompe de rue et on se fait indiquer la bonne direction par un argentin qui parle bien français. Et ensuite 3.5kms à pied pour rejoindre le camping. Journée calme dans la ville pour visiter un peu. Et changement de décor un peu radical comparé à notre séjour à Punta Del Este. On voit beaucoup de mendiants. Demain direction les chutes. Toutes les dernières photos sont désormais en ligne. Belle petite visite cet après midi sous la chaleur. Il faisait déjà 26 degrés ce matin à 10h et il fait encore plus de 30 à 17h. Nous sommes allés voir l'endroit où les fleuves Parana et Iguazu se croisent et où 3 pays se regardent: Argentine, Paraguay et Brésil. Puis retour vers le camping après avoir vu un match de rugby entre juniors et ça ne rigolait pas sur le terrain. Camping El Pindo. 3,25 euros.
Pour le jeu. Merci à ceux qui ont participé. Pour les autres c'est déjà fini. Toutes les bonnes réponses ont été trouvées.
Rodrigue, Manuela et Marius Blon ont trouvé deux bonnes réponses: On dit ORIENTAL car ce pays se trouve à l'est du fleuve Uruguay. Pour info Uruguay veut dire "terre des oiseaux de couleurs" en langue Guarani. Et le mate est une plante dont la récolte donne le Yerba Mate. Une sorte de thé de feuille verte hachée qui a des vertus tonifiantes.
Laure Belissa a trouvé que le Mate était également le nom du recipient où l'on boit le mate. Ce récipient est en fait une calebasse coupée et poncée. Pour info, nous ramenons avec nous des graines et le père de Guillermo nous a donné une calebasse à travailler pour en faire un mate.
Pour beaucoup plus d’infos voilà les réponses complètes trouvées par nos vainqueurs: Une fois par an, on peut récolter ces feuilles légèrement caféinées sur des arbres qui auraient pu atteindre une bonne dizaine de mètres. Mais ils sont taillés à hauteur d'homme afin que la cueillette soit facile. Après la récolte et séchage, le ''yerba mate'' est haché et les petits branchages exclus, ce qui permet une amélioration de la qualité. Comme le vin, il patientera une longue année et peut alors être commercialisé. Impossible de trouver un supermarché sans son rayon de maté...
2.Le MATE est un art de vivre, un moment de convivialité.. Dans l'appareil à ''maté'' (ou matero) on place les feuilles de maté, dans lequel l'eau chaude est versée, on insère sa pipe où paille (bombillo)...Voila. C'est prêt.. Chacun son tour, on sirote lentement, le ''matero'' passe de mains en mains comme le P****** en France ! Mais l'effet semble différent :). Donc à boire sans modération, du soir au matin et du matin au soir. Et il n'est pas rare du tout de croiser dans les rues, sur la plage (enfin partout) les gens munis du matero dans la main droite et la thermos sous le bras gauche. Toutes les classes sociales en raffolent, des députés, qui font une pause-maté, aux plus pauvres des oùvriers. Dans toute cette région du Rio de la Plata, le maté est devenu un signe identitaire, au même titre que le tango et le style de vie des gauchos, pittoresques cow-boys.
Donc soyons précis le mate est un arbuste que l´on trouve à l´état naturel au Paraguay, dans le Sud du Brésil et le Nord-est de l´Argentine, l´Ile Paraguariensis, dont les feuilles et les tiges desséchées, puis légèrement torréfiées avant d´être brisées, constituent le ´yerba mate´ prête à infuser. C'est au XVIème siècle que sont apparues les premières cultures de Maté, sous l'impulsion de missionnaires jésuites. Depuis, l'infusion de maté, appelé aussi "thé des jésuites" est devenue la boisson nationale de l'Argentine, elle joue sensiblement le même rôle social que le café dans notre société. Les feuilles représentent la partie médicinale de la plante. Elles sont riches en caféine et en vitamines, c'est la raison pour laquelle elles exercent une action rapide sur la fatigue et sont reconnues pour leur effet stimulant, tant sur le plan physique qu'intellectuel. L'infusion, amère et désaltérante, a une action digestive et apaisante. En 2001, une étude a montré que le maté associé au guarana et au damiana a permis à des personnes obèses de perdre du poids. Et le mate récipient est une calebasse, c'est une plante herbacée annuelle de la famille des Cucurbitacées bref la cousine de la courgette, cultivée comme plante potagère pour son fruit, la calebasse, parfois consommée à l'état frais comme légume où plus souvent utilisée à l'état sec pour fabriquer divers objets.
Voila maintenant vous savez tout.
Donc félicitations à vous tous. Vous recevrez prochainement un petit cadeau. à bientôt pour la prochaine question sur la Bolivie.
Vendredi 22 septembre Puerto Iguazu
Réveil un peu humide à cause de la condensation mais on réussit à tout mettre sous la tente sauf nos chaussures. On était bien serré mais comme on était fatigué, on a réussi à dormir. Mais ce soir on remet les sacs à dos dehors. Départ pour les chutes vers 7h45. De nouveau presque les premiers sur les lieux. Spectacle grandiose. On a fait deux chemins: un appellé paseo inferior où l'on voit les chutes d'en bas et qui nous amène sur une île San Martin et de là on fait face à la plus grande des chutes et l'autre paseo superior qui surplombe les chutes. Bonne journée de marche aussi. On a vu pas mal d'animaux locaux: coati, pleins d'oiseaux dont deux toucans mais vite fait, pleins de lézards plus où moins gros, une fourmi-tigre. Voir les quelques 170 photos sur les chutes. On y retourne demain. Puis départ demain soir vers Posadas. De nouveau nuit dans le bus. Dimanche on visite les missions Jésuites de San Ignacio et on reprend un bus dimanche après midi pour San Miguel de Tucuman pour arriver lundi matin. A 19h30, il fait encore 24 degrés. Très difficile de s'endormir. Camping El Pindo. 3,25 euros.
Samedi 23 septembre Puerto Iguazu
Réveil de bonne heure. Un peu moins de condensation car on avait laissé un peu oùvert. Il est 11h50 et depuis 7h ce matin il pleut. Et pas de la petite pluie. Heureusement on s'était réveillé avant que tout ne commence vraiment. On a progressivement transposé nos affaires dans les sanitaires et on a réussi à tout faire sécher. Tout ça a été un peu folklorique et on commençait à s'ennuyer vraiment quand ça s'est calmé un peu On s'est donc équipé et on est parti en ville. La proprio du camping accepte que nous laissions nos sacs au camping. Donc l'après midi va être très cool entre Internet, café et probablement encore Internet. Heureusement Internet ne coûte que 50 centimes d'euros pour une heure. Je ne pense pas que nous puissions retourner aux chutes. Il nous restait un petit bout à faire qui devait être génial mais ce qu'on a vu hier était déjà super. On vient de voir sur un site météo qu’il devrait faire beau demain mais notre ticket «deux jours» pour les chutes est il encore valable ? Il s'est arrêté de pleuvoir pendant notre déjeuner. Nous avons donc été faire notre deuxième petit tour aux chutes, cette fois vers la gorge du Diable. Excellent et très impressionnant. En fait on marche sur des passerelles au dessus de la rivière jusqu'à la limite des chutes que l'on domine. Les photos viendront plus tard. On attend désormais le début de soirée pour aller au terminal de bus pour se rendre sur Posadas.
Dimanche 24 septembre Bus
Bus finalement pas terrible jusqu'à Posadas, assez vieux et on s'est arrêté plein de fois durant la nuit. Arrivée vers 4h du matin. On fait garder nos sacs et on repart vers 5h pour San Ignacio où on arrive vers 6h15. On se rend vers l'entrée des missions Jésuites et on est de nouveau les premiers à les visiter dès 7h. Puis on reprend un bus vers le village de Santa Ana. Moins bien restauré pour l'instant mais tout aussi intéressant. On devine quand même bien les contours des maisons. Ce qu'il y a d'étrange ici, ce sont les arbres qui ont poussé sur les murs. Cela a détruit les murs au début mais maintenant ça les tient. On retourne vers Posadas et on reprend un bus San Miguel de Tucuman à 15h. Bus semi cama c'est à dire que les sièges s'inclinent mais ne s'allongent pas entièrement comme l'autre jour. Mais on a quand même beaucoup de place pour nos jambes. Eurolines devrait venir faire un tour par ici pour prendre des notes sur les bus. Une différence tout de même ici les bus ne s'arrêtent jamais, sauf pour faire le plein et prendre des gens. Mais aucun arrêt d'une demi-heure pour manger où se détendre. Tous les bus de ce type ont les toilettes à bord et de bons films. Paysages grandioses sur la route. Grande étendue de verdure et de petites maisons qui longent le bord de route et on se demande toujours que font-ils ici? Ça fait penser à l'Australie mais en beaucoup plus vert. Retrait de 700 pesos argentins soit environ 180 euros.
Lundi 25 septembre Tucuman
Arrivée à Tucuman à 7h50 après 16h de bus et on attend 10h pour se rendre chez Karen, notre amie australienne. Sont également présents Hillary et Gary Grant, un couple d'amis rencontré du temps de Blackwater. Déjeuner et après midi calme car ici tout s'arrête entre 13h et 18h: les magasins sont fermés et tout le monde fait sa siesta et même les chiens dorment. Puis on est allé se promener dans les rues piétonnes où Ana achète un maillot avec écrit Argentine dans le dos. Beaucoup de monde et pas mal de pollution. Mais on préfère être ici maintenant plutôt qu'en janvier quand il fera 45 degrés et 80% d'humidité. Dîner. Puis au lit vers 23h30 car on profite de la télé à 500 chaînes et d'Internet. Nuit chez Karen.
Mardi 26 septembre Tucuman
Debout vers 8h et on part en ville pour régler pas mal de petites choses dont la location possible d'une voiture. Mais rien de libre donc direction l'office du tourisme. Et nous avons planifié nos trois prochains jours que l'on fera en bus et à pied. Départ demain matin de bonne heure pour Tafi del Valle à l'ouest de Tucuman. Puis on montera vers Quilmes qui ressemble à un petit Machu Picchu. Retour prévu vers samedi après midi et on vous racontera tout ça. A moins que l'on trouve Internet sur la route. Les dernières photos des chutes d'Iguazu sont en ligne. Je me prépare désormais à une après midi Champions League. On vient d'aller faire un tour à la piscine qui est sur le toit de l'immeuble. La pollution due aux feux de canne à sucre est très impressionnante et nous empêche de voir les montagnes au loin. Nuit chez Karen. On fait dévélopper notre première pellicule et nous avons droit à un poster gratuit.
Mercredi 27 septembre Tafi del Valle
Debout à 6h45 pour prendre un taxi à 7h15 pour le terminal de bus. On prend notre bus à 8h30 pour El Mollar. LesArgentins se moquent de notre accent car El Mollar se prononce el Mochar. Route à travers la montagne. Ça serpente pendant deux heures. Sympa. On descend à El Mollar, on visite un petit champ où ils ont rassemblé pleins de petits menhirs sculptés. Puis on se lance pour 2h30 de marche vers Tafi del Valle. Sympa mais chaud. A Tafi on prend notre camping pour 3 nuits et 9 euros. On a vu notre premier lama sur le bord de la route et attaché bien sur. Visite de la ville où plutôt des deux rues. Il y a quasiment autant de chiens qui traînent que d'habitants. On entre dans tous les magasins pour touristes mais on va attendre la Bolivie pour acheter. On mange un dessert typique et on va se coucher car on est bien fatigué vers 20h30. Camping Los Sauzales 3 euros.
Jeudi 28 septembre Tafi del Valle
Lever 7h15 dans une tente encore trempée. En fait nos duvets sont beaucoup trop chauds pour l'instant et on dégage beaucoup de chaleur. Bus de nouveau à travers la montagne à 8h30 pour les ruines de Quilmes. On passe par Amaicha del Valle et Santa Maria. Un grand détour mais c'est sympa mais ça fait 3h de bus. En plein milieu de nulle part, le bus s'arrête et les flics se mettent à regarder les sacs. Apparemment pas mal de drogue transite par les bus locaux appellés Collectivos. Vue splendide. On passe notre premier 3000m à El Infiernillo. Beaucoup de cactus, très chaud et très sec, de nombreux chevaux en semi-liberté. Mais ce genre de bus est vraiment bien car on voit tous les locaux. On voit une école primaire réellement perdue. Des gens montent dans le bus mais on ne voit aucune maison aux alentours. Puis arrivée à Quilmes où nous marchons une heure pour arriver sur le site des ruines qui ne se trouve pas sur la route principale. Beaucoup de voitures nous doublent mais aucune ne s'arrête. On voit un renard des Andes et des petits rongeurs. Les ruines sont vraiment impressionnantes. Toutes en paliers sur le flan de la montage. C'était à l'époque un endroit stratégique et ils ont résisté aux invasions hispaniques pendant 150 ans. La visite coûte 2 pesos et une bouteille d'eau de 2l coûte 3 pesos. On se repose un peu avant de repartir. Puis sur le chemin du retour à pied vers l'arrêt du bus sur la grande route, on se fait doubler par un car de voyage scolaire d'une école de jeunes filles (11ans) de Tucuman qui visitaient le site. Ils nous prennent en stop et là ça devient la folie car elles réalisent qu'on est français et elles sont très contentes. On s'arrête avec elles visiter le musée Pachamama à Amaicha. Musée que nous n'aurions pas pu visiter autrement. Puis sur le retour vers Tafi, elles chantent en français "Frère Jacques et Joyeux anniversaire" et nous posent 15 fois la même question "comment tu t'appelles?". Elles apprennent le français depuis 4ans. C'était vraiment super sympa mais ça fait beaucoup de bruit. Retour à Tafi. Douche et resto de plats locaux et au lit vers 21h30. Camping Los Sauzales 3 euros.
Vendredi 29 septembre Tucuman
Réveil à 8h30 et on fait de nouveau tout sécher. Petit déjeuner puis on se dirige vers un petit centre de tourisme alternatif. On a marché une petite heure pour arriver à ce petit centre écologique où ils font tout pousser eux mêmes comme le veut la Mère de la Terre Pachamama. Il font pousser pas mal de plantes aromatiques et médicinales. On a eu une vue sur la vallée assez géniale. Et clou de la visite pour nous, on a donné à manger à des lamas. La laine de lama coûte 60 pesos soit 15 euros le kilo, la laine de vigogne coûte elle 250 euros le kilo. Dans le nord de l'Argentine on trouve des guanacos et des lamas. Ce sont les guanacos qui crachent et on trouve les alpagas dans le sud de l'Argentine. Retour en ville et déjeuner puis nous sommes finalement rentrés sur Tucuman car nous avions fait le tour de la petite ville et de ces deux rues commerçantes. On s'arrête quand même dans un magasin qui vend les produits de la petite ferme pour acheter deux petits cadeaux pour Karen et David. On rentre en taxi chez Karen depuis le terminal de bus et là il faut parfois fermer les yeux pour éviter d'avoir trop peur. On arrive juste à temps pour prendre une douche avant qu'ils coupent l'eau dans l'immeuble pour la nuit. David revient du boulot. Il est toujours parti pour une semaine. Nuit chez Karen.
Samedi 30 septembre Tucuman
Lever vers 8h15 et depuis c'est très calme. Un petit tour en ville pour envoyer un colis en France et ça coûte cher comparé à la vie ici, environ 25 euros mais on va transporter un kilo en moins. On renvoie notre réchaud et popote car on ne trouve pas de réserve de gaz et en plus cela ne coûte vraiment pas cher de manger dans les cafés où resto. Car ici on a l'impression que tout coûte aux alentours de 15 pesos: bus, repas, esthéticienne, développer des photos. De nouveau pour le développement de photos, on nous propose d'en ré agrandir une gratuitement. Il fait très chaud et il y a beaucoup de monde. Déjeuner. Puis toute la ville s'arrête pour la siesta. Et après midi calme chez Karen. Je viens de mettre toutes les photos en ligne. Bon courage car il y en a beaucoup. Départ vers 17h15 pour aller voir un petit tournoi avec des équipes internationales. On s'attendait à voir une équipe néo zélandaise et en fait c'était un match entre le Vénézuela et l'Argentine. On a quand même attendu plus de 30 minutes qu'un arbitre arrive. Vraiment un petit match mais très marrant car les deux équipes étaient habillées en noir. On a bien rigolé. On goûte au Fernet, espèce d'alcool italien auquel on rajoute du coca. Pas terrible. Retour à la maison pour une soirée calme mais vraiment sympa. Nuit chez Karen. Retrait de 1000 pesos soit environ 250 euros. En fait selon le journal local c'était une équipe d'indiens de la région de Formosa. Mais aucun d'entre eux ne semblait avoir moins de 23 ans comme prévu
Dimanche 1 octobre Tucuman
Réveil vers 9h et je viens de préparer une mousse au chocolat pour ce soir. On fait un petit tour en ville avec Ana et là c'est complètement vide. Ça fait un grand changement. C'est l'heure de la siesta. Après midi tranquille avant de retourner voir un match de rugby qui devrait être plus intéressant. Et en effet c'était mieux. L'équipe de Tucuman universitario jouait contre une équipe de Salta. Retour à l'appartement et repas chinois avec une mousse au chocolat, d'ailleurs très bonne. Coucher vers 23h. Nuit chez Karen.
Lundi 2 octobre Salta
Karen, Hillary et Gary s'en vont pour Jujuy. Nous allons passer récupérer notre poster gratuit et envoyer tout ça en France, puis direction le terminal de bus pour prendre un bus pour Salta un peu plus au nord. De nouveau assez peur en taxi, puis on a réussi à prendre un bus pour Salta dès 14h. 4h30 de bus plus tard nous voilà à Salta. Bon accueil dans le bus mais très chaud. Et puis comme à chaque arrivée dans une nouvelle ville, direction l'office de tourisme pour savoir où se trouve le camping. On demande également comment y aller. On prend donc un bus et le chauffeur nous fait signe quand s'arrêter. Camping vraiment pas cher 8,75 pesos par nuit soit moins de 3 euros. On s'installe et on va dîner en ville. On est comme d´habitude les premiers car ici on ne mange pas avant 21h. Je discute avec le cuistot qui fait son barbecue sur le trottoir et à la fin du dîner il nous fait goûter à deux saucisses (bonnes) mais également à de la moelle et des reins de vaches. Beaucoup plus spécial, ça un goût très fort et semble très riche. On rentre au camping tranquillement et on est au lit vers 21h30. Nuit sans duvets ni sacs à dos. Tout reste dehors. Camping Carlos Xameda, avenida de la republiça del Libano, Salta. moins de 3 euros.
Mardi 3 octobre Salta
Debout vers 9h30. Petit déjeuner copieux au pied de la tente puis on va en ville se renseigner pour une location de voiture. On a donc loué une voiture avec Noroeste pour 3 jours et 100 euros à partir de jeudi matin 9h. Au moment de louer, il nous demande si on veut prendre une assurance pour les tonneaux. On va aller visiter les vallées Calchaquies (Salta puis direction le sud, El Carril, Puis à l'ouest vers Cachi puis le sud vers Cafayate et puis remonter et aussi aller faire un tour jusqu'à San Antonio de los Cobres). On dormira les 3 nuits dans la voiture et on la rendra dimanche matin. D'après les guides et les photos que l'on voit partout, ça devrait être grandiose. On a été aussi faire un tour au consulat de la Bolivie pour confirmer que nous n'avions pas besoin de visa et en plus on peut y être 90 jours au lieu de 30 comme je pensais. En attendant, on est sur Internet car cela ne coûte qu'un peso. Et comme tout est fermé entre 13h et 16h on attend. On devrait visiter un où deux musées.
Bilan des 15 derniers jours: nous avons dépensé 425 euros donc encore en dessous du budget. 19 euros de logement car on a dormi chez Karen et dans le bus, 184 euros de transport et environ 25 euros de poste.
On mange une glace pour patienter puis on va visiter le musée de Haute Montagne où il y a une expo sur 3 momies d'enfants incas retrouvés à 6739 en haut d'un volcan en 1999. Petit puis de nouveau petit tour en ville où on va voir le marché couvert, sorte de grand marché à tout: viande, fruits, légumes, artisanat et tout pleins d'autres choses. Dans les rues on voit plein de petits vendeurs de tout et de rien, bien plus souvent de rien d'ailleurs. Et retour au camping. Au lit vers 22h. De nouveau beaucoup de bruit de nos voisins qui sont vendeurs de bracelets dans la rue. Camping Carlos Xameda, avenida de la republiça del Libano. moins de 3 euros
Mercredi 4 octobre Salta
Lever vers 7h15 et en ville vers 9h pour débuter l'ascension du mont Cerro de San Bernardino qui domine la ville. 1070 marches à monter. Bien fatigant. On aurait pu prendre le téléphérique mais on est de vrais sportifs! On en croise plein qui font ça en courant. On redescend et on visite un petit musée d'anthropologie. Puis déjeuner et retour au camping pour une petite sieste et une lessive faite à la main sous la douche et on se sert de nos serviettes pour étreindre. On retourne en ville après un tour sur Internet et on visite un autre musée historique qui se trouve dans la municipalité de Salta. On retrouve Karen, Hillary et Gary pour une pizza sur la place principale. Des cireurs de chaussures nous demandent au moins une quinzaine de fois pour cirer nos sandales et chaussures en nubuck. Retour au camping et au lit vers 23h. Beaucoup de vent et de la pluie. Camping Carlos Xameda, avenida de la republica del Libano. moins de 3 euros.
Jeudi 5 octobre Angastaco
Debout vers 7h dans une tente propre à l'intérieur mais dégueulasse à l'extérieur. On plie tout ça comme on peut et on se dirige à 9h pour prendre notre voiture pour 3 jours. C'est une VW Gol rouge (sorte de Golf). Début plutôt facile malgré les croisements où se sont les premiers arrivés qui passent. Les piétons n'ont aucune priorité. On prend la route 68 vers le Sud sous la pluie et un temps bien gris. Apparemment cela fait 9 mois qu'il n'a pas plu. On s'arrête dans un petit café dans un bled paumé du nom de Coronel Moldes. Jusqu'à Alemania la route ne présente que peu d'intérêt. Seul intérêt pour l'instant, une chanson de Charles Aznavour à la radio et en espagnol. A Talapampa Ana se fait arrêter pour un contrôle de papier et on répond toujours à la même question: "Vous êtes d'où?" "de France" et le policier de répondre "Ah la tierra de Platini". Puis finalement la pluie s'arrête et les paysages changent. Cela ressemble parfois à un petit Grand Canyon. On aperçoit des condors. Puis on arrive dans la Quebrada de la Conchas: Les couleurs sont magnifiques et les formations géologiques sont impressionnantes. On s'arrête très souvent pour voir des formations au nom de Gargantua del Diablo, El Anfiteatro où on discute avec un couple qui est parti d'Ushuaia il y a 8 mois en combi et espère arriver en Alaska un jour, Tres Cruces où on monte sur un petit monticule pour avoir une vue de la vallée, El Sapo, Casa de Los Loros où on voit des lamas, El Obelisco et enfin la Ventana. Puis changement total quand on arrive sur Cafayate, plaines et dunes, beaucoup de vent et vignes. On arrive à 15h45 pour un petit goûter sur la place du village. On repart par la route 40 vers Angastaco à 60kms. La Nationale 40 part en fait d'Ushuaia pour arriver jusqu'au nord de l'Argentine soit 4900 kms de long. Mais toute la portion que nous faisons n'est pas goudronnée. Début de route classique, on s'arrête à San Carlos pour voir un petit artisanat, puis la route devient en pierre et la vue de nouveau grandiose. Tout parait très sec sauf quelques oasis de verdure car il y a une petite rivière. On voit quelques villages et maisons. On arrive à Angastaco après un coucher de soleil. On trouve difficilement le camping. Je discute avec un maçon et le proprio du camping. Je prends une douche chaude grâce au poêle à l'extérieur du bâtiment. On va prendre un thé à la coca et un sandwich à la station service et on revient dormir dans la voiture. Camping municipal. 1 euro.
Vendredi 6 octobre Rosario de Lerma
Lever vers 7h30. Lavage et séchage de la tente. On retourne prendre notre petit déjeuner à la station service et on prend la direction de Molinos toujours sur une route gravillonnée. On voit plein de petits villages de 4 où 5 maisons avec une école. Tous ces gens vivent de l'élevage et de l'agriculture car ils ont un système d'irrigation très bien dévéloppé. On s'arrête voir un homme utiliser un métier à tisser probablement comme il y a 100 ans par chez nous. Ana se fait de nouveau contrôler à Sectanclas. On voit un zorro (renard) bien maigrichon et un panneau ecrit en français pour un hôtel. On s'arrête pour voir mais c'est fermé. On s'arrête à Molinos pour voir son église. Puis on arrive à Cachi, la plus grande ville du coin perdu. On déjeune dans le Oliver Café. Puis on repart direction Salta. On voit nos premiers lamas en semi liberté. On passe par la recta TinTin, une grande ligne droite de 14kms où il faut faire attention aux lamas qui traversent. On arrive finalement à Piedra del Molino à 3348m d'altitude. Puis grande descente splendide jusqu'à la vallée. Beaucoup de lacets et beaucoup de poussière. On retrouve une vraie route vers El carril et on se dirige vers Rosario de Lerma pour la nuit. Il y a une grande fête religieuse pour jeunes au stade qui sert également de camping. On arrive à rentrer la voiture et on va en ville pour trouver un café pour manger. Pas facile. Avant de retourner au camping/stade, on achète pour 5 pesos de feuilles de coca car demain on monte à 4000m. Au lit vers 22h. Complejo Deportivo de Rosario. 1.25 euros. Retrait de 250 euros.
Samedi 7 octobre Campo Quijano
On se lève vers 7h. Il y a eu pas mal de bruit durant la nuit. Puis on est prêt à partir mais le portail du camping est fermé. On part finalement vers 8h45 après avoir acheté à manger. On se dirige vers San Antonio de los Cobres par la route 51 et on va suivre la voie ferrée du train des nuages (tren de la Nubes), le train est en panne en ce moment comme souvent. De nouveau route en pierre et on met quelques feuilles de coca dans notre bouche. On ne mastique pas, on les laisse juste dans un coin et on attend. De temps en temps on en rajoute. On voit des hommes qui une grosse déformation de la bouche à cause de cela mais les feuilles permettent de lutter contre le mal de l'altitude appelle "sorroche". Ce mal de l'altitude n'existe que dans les Andes. Et les bouteilles d'oxygène utiles dans les autres altitudes ne servent à rien ici. Apparemment les scientifiques n'ont pas trouvé la cause de ce mal. Mais on ne voit pas d'éléphants roses!!! Ana se fait arrêter pour le 3e contrôle de WE. La route redevient bizarrement goudronnée et on s'arrête à Tastil pour visiter un petit musée. La dame nous explique pas mal de choses et on comprend qu'elle travaille avec la France pour un musée de peintures rupestres. Et elle joue de la musique sur des pierres volcaniques. Aussi un site pré inca où vivaient plus de 2500 personnes. On passe notre premier 4000. Et on arrive à San Antonio. Beaucoup de gens essayent de vendre des petits choses et c'est la folie quand un car de touristes arrive. On file voir le viaduc qu'emprunte le train, un des plus hauts viaducs au monde à 4200m. Un berger nous arrête pour nous demander à manger mais quand il voit notre sac de feuilles, il change d'avis. Les feuilles de coca ne donnent pas grand chose car j'ai mal à la tête. On prend un café et on voit une mini tornade de sable et on repart par le même chemin. Route finalement très fatigante. On aperçoit des guanacos, de la famille des lamas mais plus fin avec un cou plus long et noir. On voit aussi pas mal de troupeaux de moutons et chèvres avec quelques lamas. On suit un camion et avec la poussière on se croirait en plein brouillard. On arrive à Campo Quijano vers 18h40 qui ne se trouve qu'à 1200m d'altitude. On prend un camping de nouveau sur un complejo deportivo. On lave vite fait la voiture. On va manger et le mal de tête disparaît. On assiste à un concours de danses folkloriques de gauchos et on va se coucher vers 22h. Complejo deportivo Campo Quijano. 3 euros.
Dimanche 8 octobre Jujuy
Debout vers 7h et on rend la voiture à 9h. Le loueur est étonné de la voir si propre. On a fait un peu plus de 900kms en 3 jours. Petite distance mais très long à faire. On va au terminal de bus et on prend un bus pour San Salvador de Jujuy. On va directement au residential Rio de Janeiro (sorte d'hôtel où les gens sont là à + où - long terme) où on prend une petite chambre car il n'y a pas de camping ici. On s'installe dans un café à 15h pour assister au Superclasico entre River Plate et Boça Juniors. Victoire 3 à 1 de River avec 2 buts du futur David Trezeguet. On va maintenant aller manger. Pas de photos encore. Peut être demain. Il y en aura plus de 400 je pense. Jujuy se trouve à environ 1500 mètres d'altitude. Nuit au residential Rio de Janeiro. 3,75 euros.
Lundi 9 octobre Jujuy
Debout vers 8h30 après une bonne nuit. On va garder cette chambre encore ce soir et on partira demain vers Purmamarca. Ce matin on dépose notre linge sale et on le récupère ce soir. Puis tour en ville. On passe par le marché central où les services d'hygiène eux ne sont jamais passés. On met nos photos à dévélopper et de nouveau 3 posters gratuits. On postera tout ça ce soir. Puis sur Internet pour mettre toutes les photos. C'est très long. Mais elles sont magnifiques. Bon courage. Bon, cet après-midi j'ai perdu 2h sur Internet à mettre les photos qui finalement n'y sont pas. Ana est en train de ressayer. Nous postons nos photos et le gars du comptoir nous parle du coup de boule de Zidane. Donc après tout ça, nous sommes allés réserver notre bus de demain. Puis récupérer notre linge qui sent très fort la soupline. Puis nous sommes allés au cinéma voir un bon vieux film de Bruce Willis. On était 3 dans la salle. Retour au residential vers 23h. Nuit au residential Rio de Jâneiro. 3,75 euros.
Mardi 10 octobre Pumamarca
Debout vers 9h15. Nous prenons un bus pour Pumamarca vers 10h30. 1h15 de route dans des paysages toujours très impressionnants. C'est un petit bourg de 1000 habitants au pied d'une colline appellée des "7 couleurs" et qui ne vit que du tourisme. Toute la place est entourée de petits stands. Très colorée et ça donne tout de suite envie d'acheter de tout. Mais tout le monde vend la même chose. Mais ça marche puisque quand un car de touriste arrive, c'est la folie et ils vendent pas mal. A notre arrivée direction le camping. Puis on va se promener un petit peu et monter sur un petit mirador pour avoir notre première vue du bourg. Puis place centrale et église, vieil arbre de plus de 1000 ans. Puis déjeuner et ensuite petite sieste car il n'y a rien de plus à faire. On va ensuite au bureau d'info pour réserver notre sortie de demain pour les Salinas Grandes, grand lac salé. On décide de se lancer dans une petite marche pour avoir un panorama de la ville. On se perd un peu mais c'est sympa. On finit par y arriver et c'est vrai que ça vaut le coup. Retour au camping pour la douche et direction resto où je mange du lama. Pas mauvais la bête. Et petit concert de musique et pour les "hermanos de Francia" donc nous, ils jouent El Condor Pasa. Purmamarca se trouve à 2000m. Au lit vers 23h. Camping Bebo Vilte. 2,5 euros.
Mercredi 11 octobre Tilcara
Debout vers 7h15 et notre voisine de camping nous demande si on a dormi tous les deux sous la tente! Puis une marche autour de la colline aux 7 couleurs. Plutôt sympa. Puis on attend notre chauffeur pour aller aux Salinas. On part à 3 couples. 1h de route 52 dans la montagne. Route qui va ensuite au Chili. Vue splendide. On voit de nouveau des guanacos sauvages. Il sont marrons et plus fins. On monte jusqu'à 4170 mètres. On met de nouveau de la coca dans la bouche mais c'est plus pour le fun. En fait on lit dans le guide qu'il faut mettre 50 feuilles d'un coup dans la bouche. On arrive aux Salinas Grandes qui se trouvent à 3000m. Grand lac salé rempli d'eau en été mais sec l'hiver. Sous 10 cms de sel se trouve l'eau plus encore 70 cms en dessous la terre. Les hommes qui travaillent là ont une vie très dure dû au soleil et au salaire de misère: 15 pesos pour une tonne de sel. Ils gagnent plus et plus vite à vendre de petits objets. C'est assez grandiose à voir, toute cette étendue blanche. Notre guide nous explique également les couleurs des roches: jaune pour le soufre, vert pour le cuivre, gris pour l'argent et il y a aussi toutes les nuances de rouge. Puis retour à Purmamarca par la même route, mais là on dort un peu. En fait le vent et l'altitude fatiguent un peu. A notre retour, on plie la tente et on va manger. Puis on prend un bus pour Tilcara. Direction camping où le propio nous dit qu'il connaît un politicien français, Jean Marie Le Pen et pendant 2 où 3 minutes il persiste mais c'est finalement une blague. Nous comptons rester une où deux nuits. Petite marche en ville de nouveau remplie de stands colorés où tout le monde vend la même chose. On fait développer nos photos mais pas de posters gratuits cette fois ci. Tilcara se trouve à 2500ms. Camping El Jardin. 2,5 euros. Nuit mouvementée à cause des jeunes qui dorment dans les dortoirs d'à côté.
Jeudi 12 octobre Tilcara
Debout vers 8h30 et séchage de tout car condensation et rosée. Puis petit déjeuner copieux en ville et on file vers 10h30 vers Pucara, un vieux village de plus de 10000 ans avec maison en toit de terre cuite, plafond en bambou et poutre en bois de cactus. Aujourd'hui c'est pareil sauf pour les poutres. Il y a aussi un petit jardin botanique avec cactus et toutes sortes de plantes. Vue splendide sur la quebrada. Et il fait vraiment chaud. Toutes les dernières photos sont en ligne. Après midi calme, petit resto, un peu du match de foot de River Plate mais qui a perdu cette fois ci et au camping vers 22h. Camping El Jardin. 2,5 euros.
Vendredi 13 octobre Tilcara
Debout vers 8h15, petit déjeuner au même endroit qu'hier et on se rend devant l'office de tourisme pour faire une marche de 4h avec un guide. Nous montons voir la Gargantua del Diablo, qui est en fait une cascade. Bonne marche en longeant le cours d'eau. De nouveau très chaud. Guide bien sympa mais qui n'explique pas beaucoup. De toute façon cela n'aurait pas servi à grand chose je pense car on ne comprend qu'un mot sur 10. Mais super promenade. Après midi tranquille car bien fatigués malgré tout. Nous ressortons le soir pour aller voir un film dans un café: l'histoire du chameau qui pleurait, sorte de documentaire sur les Mongols. Pas mal finalement. Au lit vers 22h et de nouveau du bruit jusqu'à 3h30 du matin. Les jeunes Argentins ont définitivement un rythme de vie différent du notre. Camping El Jardin. 2,5 euros.
Samedi 14 octobre Humahuaca
Debout vers 8h30. Des oùvriers travaillent à côté de nous depuis que nous sommes là. Ils enlèvent l'écorce des tiges de bambous à la machette qui serviront pour faire des plafonds. Et ce matin ils polissaient ces tiges. De nouveau nous sommes allés prendre notre petit déjeuner au café El Mate. On est désormais des habitués. Pendant ce temps là les duvets et tente sèchent. Nous sommes prêts à partir vers 11h et nous arrivons au terminal de bus et là il n'y a plus aucun bus pour Humahuaca avant 14h. Mais par chance un bus arrive avec 10minutes de retard sur son planning et nous montons dedans. 30 minutes de route. Et on descend du bus avec un peu de chance car personne ne nous prévient que nous sommes déjà là. On va directement au camping et on l'aime bien car on a de l'ombre, très agréable l'après midi et une table et des chaises. On devrait rester 3 nuits. Nos voisines de camping sont Argentines et vendeuses de bracelets. Elles sont parties de Bariloche plus au sud il y a 4 mois et veulent aller jusqu'au Mexique par l'est et revenir par l'ouest. Donc après midi à ne rien faire à l'ombre, petit thé aux feuilles de coca, rangement, reparations de nos sacs poubelles avec du sparadra, sieste pour Ana. Humahuaca est une ville de 11000 habitants à 3000 mètres d'altitude et a donné son nom à la Quebrada de Humahuaca qui est une zone protégée par le Patrimoine Mondiale de l'Humanité. Donc paysage magnifique. Petite visite des différents artisanats, marché aux légumes et petit marché pour locaux dans l'ancien hall de la gare ferroviaire. Petites rues pavées et maisons basses. Assez sympa. Puis on a lutté un peu pour trouver Internet. On a lu dans les journaux locaux que la nuit il faisait 0 degré à Humahuaca. Enfin des températures basses pour tester nos duvets. Car pour l'instant il faut bien l'avouer, ils sont trop chauds. On dort la fenêtre oùverte mais ce n'est pas suffisant. Camping Bella Vista. De l'autre côté du pont en arrivant en ville. 2,5 euros.
Dimanche 15 octobre Humahuaca
Lever vers 7h30 après une nuit de nouveau avec pas mal de bruit mais c'était dû à la fête des mères. Donc musique jusqu'à 4h du matin. Puis direction le terminal de bus pour aller voir le village d'Iruya. Donc 3h15 dans un bus année 70 et principalement sur chemin de terre et pierre. Assez fatigant finalement mais le paysage était grandiose comme toujours. On est de nouveau passé à 4000m. Et pourquoi y a t il un village à cet endroit là? Mystère. Joli village au pied de la montagne désormais basé sur le tourisme avec auberges et restos. Mais ça reste très calme. Leur église figure sur tous les sites de tourisme argentin mais il est très dur de trouver leur village sur une carte. Nous avons donc marché un peu et sommes montés sur une petite colline qui domine le village. Puis déjeuner avec vue sur la montagne et on est reparti vers 14h soit 2h15 après notre arrivée. Et de nouveau 3h de bus pour rentrer sur Humahuaca. Et pour le retour environ 80% du bus dort. Au retour au camping, un chien garde notre tente. Et comme la majorité des chiens ici, il boite. Mais il a toutes ses pattes. Pour l'instant nos records sont: un chien avec une seule oreille, un chien sans poil, un chien sans queue et un chien avec des dreadlocks. Et il est très courant pour les chiens de rentrer dans les restos et de tourner autour des tables. Mais surtout nous subissons une petite tempête de sable donc rien à faire, on repart en ville manger au même endroit que la veille. Puis nettoyage de la tente qui garde l'humidité mais laisse passer la poussière et on était finalement au lit vers 20h. De nouveau fête au village. Camping Bella Vista. 3 euros.
Lundi 16 octobre Humahuaca
Réveil vers 8h30 après une bonne nuit. Et aujourd'hui c'est férié ici comme dans pas mal de pays d'Amérique du Sud je pense. En fait le 12 octobre il célébrait l'arrivée de Christophe Colomb et de la découverte de l'Amérique. Jour férié décalé à aujourd'hui. Mais pour les Indiens c'est plutôt le premier jour de l'esclavage. Mais on voit beaucoup de monde dans les rues. Ça vit un peu plus. Beaucoup de petites dames qui vendent leurs productions de fruits et légumes. Le bureau d'info est donc fermé donc pas moyen de savoir quelles petites marches on peut faire. Cette ville compte beaucoup de petits artisanats mais n'aide finalement pas les touristes qui restent ici plus de 2h. Petit déjeuner sur la place avec en fond musical Robbie Williams à la flûte de pan. Nous avons quand même été marcher une petite heure. Puis retour en ville pour voir un saint sortir de l'église à midi pour bénir la ville. Et là forcement la petite place est pleine.
Demain départ vers La Quiaca et on traverse un pont pour passer à Villazon en Bolivie. Puis nous filerons directement vers Tupiza.
Après midi très calme. On a acheté Cosmopolitan version Argentine pour Ana et le journal pour moi, deux sandwiches au terminal de bus et retour au camping. C'est un petit commerce qui existe dans tous les terminaux de bus et même parfois des vendeurs montent dans les bus pour vendre de petits en-cas. Et finalement on a fait une grande sieste. Et puis il ne fait pas très chaud. Ce soir sera probablement notre dernière nuit sous la tente pour un petit moment car en Bolivie il semble qu'il n'y est que très peu de camping. Depuis 15 jours on revoit parfois les mêmes gens car généralement depuis Salta on vient jusqu'ici. On a aussi acheté un fil à linge car désormais on fait pas mal de lessive nous-mêmes. Au lit de nouveau de bonne heure après un petit resto bien sympa. Camping Bella Vista. 3 euros.
Mardi 17 octobre Tupiza
Lever vers 7h30 pour avoir le temps de tout faire sécher. Puis direction la poste pour envoyer notre caution pour notre trek au Machu Picchu. Un peu long à régler mais c'est fait. C'est prévu pour le premier décembre. A la poste, on voit plein d'anciens qui viennent chercher leurs retraites. Et pour confirmer la réception, ils utilisent leurs empreintes digitales car ils ne savent pas lire et écrire. Puis on arrive à prendre un bus de justesse pour La Quiaca tout au Nord à 5170kms d'Ushuaia et à 3500m d'altitude. Superbes paysages très désertiques avec quelques villages qui vivent de l'élevage de lamas. Et donc la Quiaca. Des jeunes au terminal de bus veulent nous servir de guide pour passer la frontière. Nous refusons. On prend à manger et je demande la route pour passer la frontière. Finalement très simple. Nous allons traverser un pont et passer en Bolivie pour essayer de reprendre un bus vers Tupiza. Et nous avons passé le pont. Une bonne expérience à vivre. Il existe un commerce fou entre les 2 pays. Pleins de petites vieilles avec une charge énorme sur le dos font des allées et venues toute la journée entre les 2 pays. Elles peuvent transporter jusqu’à une dizaine de bouteilles de coca de deux litres. Ces dames refusent de se faire photographier de peur de perdre leurs âmes. Passage de frontière très facile. Une photocopie pour le douanier et un tampon et on est en Bolivie. Nous avons un visa de 30 jours. Contraste assez impressionnant. Nous remontons la rue principale pour rejoindre le terminal. Des gens nous demandent tout de suite où nous voulons aller et 10 minutes nous avons nos tickets pour notre prochaine destination Tupiza. Bus à 15h. Prix du billet qui nous surprend car c’est très faible. Nous attendons donc 2h avec de partir. Et nous voyons le trafic où commerce de la vie locale. Des bus chargés à bloc arrivent et des locaux viennnent chercher les marchandises avec des carioles et ensuite se rendent près de la frontièere où les vieilles dames prennent le relais pour décharger tout cela en Argentine. Donc le bus. Pas tout jeune et c’est encore un énorme contrastre avec l’Argentine. Assez sympa avec massage gratuit de notre dos pendant 2h grâce aux routes locales. Première partie de trajet dans un paysage désertique puis nous roulons au bas d'un canyon. Vraiment sympa. Mais assez fatigant quand même. Et en arrivant à Tupiza on nous saute dessus pour le logement. On suit donc et on va coucher pour 4 euros dans une chambre double. On nous propose aussi tout de suite une virée en cheval et le voyage de 4 jours vers le Salar d'Uyuni. Tous les hôtels proposent la même chose. On nous demande déjà si on est prêt à partir dès demain avec un autre couple mais on va attendre jeudi. Nous allons donc faire un tour en ville. Très vivant et non basé sur le tourisme, juste des centaines d'échoppes, de marchés et de boutiques pour les locaux. Vraiment sympa. Il y a également une heure de décalage avec l'Argentine donc désormais 6 avec la France. Hostal Valle Hermoso. Avenida Pedro Arraya. 4 euros. Au lit de bonne heure pour profiter de la chambre. Retrait de 225 euros pour le trek et retrait de 250 euros.
Sur les 15 derniers jours, dépenses de 480 euros (logement: 37 et transport: 155)
Mercredi 18 octobre Tupiza
Debout de bonne heure pour essayer de voir le lever du soleil mais en fait ici le soleil se lève vraiment trop tôt. Mais on est quand même debout vers 7h. On file en ville au mercado prendre notre petit déjeuner: café et sopaipillas. Difficile à décrire mais très bon. Pour le café il prépare une espèce de concentré super fort auquel il rajoute l'eau. Au moment de payer la dame nous fait une drôle de tête quand on lui tend notre billet de 20 Bols soit 2 euros. Ce petit déjeuner nous coûte 40 centimes. Nos billets de 100 Bols vont faire peur à pas mal de monde!! Puis à 9h30 rendez-vous devant notre hostal pour notre cabalgada c'est à dire notre tour à cheval. Mais on ne démarre pas avant 9h50 ce qui est très normal pour la Bolivie où ils sont rarement à l'heure et sont toujours très cool. Il va falloir s'habituer. Pareil pour payer l'hostal, la réponse est "plus tard" et pour une caution "c'est comme vous voulez, 100 Bols 200 Bols". Donc on part pour notre promenade avec Catherine une dublinoise et Rodrigo notre guide. 2h30 de cheval ça use. Mais nous avons trotté au bas d'un canyon tout rouge, vu la Puerta del Diablo, Los Machos et Valle del Inça. Vraiment super sympa. Et chevaux cool car ils savent exactement où aller. Puis déjeuner pour trois fois rien et beaucoup à manger et grande sieste car fatigue et rien à d'autre à faire. Puis nous venons de voir le film "Butch Cassidy et Sundance Kid" film populaire ici car ils sont morts à San vincente à 4h de Tupiza. Demain nous partons pour 4 jours dans le sud Lipez et le Salar d'Uyuni. Prochain contact Internet dimanche soir depuis Uyuni.
Les femmes boliviennes portent presque toutes des chapeaux melons et leurs enfants sur le dos dans des sortes de châles colorés. Les enfants ont les deux jambes du même côté du dos et certains sont en âge de marcher depuis longtemps. Et le soir les rues commerçantes sont plus calmes mais la place centrale est pleine de jeunes. Hostal Valle Hermoso. Avenida Pedro Arraya. 4 euros.
http://www.valle-hermoso.4t.com/circuitosalar.htm
en espagnol mais ça vous dit ce qu'on va faire pendant 4 jours. De Tupiza on file vers le sud est jusqu'au coin de la frontière Chilienne puis on remonte vers le nord pour arriver jusqu'au salar et puis vers l'ouest jusqu'à la ville d'Uyuni.
Jeudi 19 octobre San Antonio de Lipez
Lever vers 7h30 pour aller prendre notre petit déjeuner au même endroit que la veille. Cette fois ci on a goûté au Api, sorte de jus à base de maïs. Puis rendez-vous devant notre hostal pour un départ vers 9h30 avec Javier notre guide, Porfidia notre cuisinière, Catherine, la dublinoise, Herman et Mieke de la Belgique Flamande. Il est prévu de faire environ 1080 kms et d´être en permanence au-dessus de 4000m les 3 premiers jours. Les seuls arbres que nous verrons seront les Keñua. Premier arrêt au Sillar pour voir une formation géologique assez impressionnante. Montagnes battues par les vents et la pluie. Nous voyons également des mines d’or mais qui ne fonctionnent que les mois où il pleut (de décembre à février). Deuxième arrêt pour manger après seulement 65kms où nous retrouvons un autre 4x4. Nous retrouverons ainsi pas mal de groupes qui font le même parcours. Troisième arrêt à Cerrilos, village qui n´existe que depuis 1989 grâce à la nouvelle route. Chaque famille élève des lamas et en possède en moyenne 80 à 100. Chaque lama à un ruban aux oreilles pour repérer à quelle personne il appartient. Avant toutes les maisons étaient éparpillées dans la montagne et ils n'allaient en ville qu'une fois par an avec une caravane de lamas et ils partaient pour 3 mois. Ils emmenaient leurs produits et revenaient avec d'autres. Puis village de San Pablo et San Antonio de Lipez où nous passons la nuit. Notre chauffeur nous laisse à 30 minutes du village et nous finissons à pied. Nous dormons dans une petite auberge tenue par une famille du village. Très sympa mais nous sommes déjà à plus de 4000m et ça fatigue. Environ 330 habitants dont 110 élèves. Vous imaginez la taille des familles. Mais leur école est très bien équipée, terrain de foot, basket, volley. Nous discutons avec Fernando, l'enfant de la famille. Il trouve sa vie vraiment nulle car il est loin de tout. Café et puis dîner. Et au lit vers 20h30. Superbe nuit étoilée mais difficile de dormir. On a l'impression de toujours être réveillé. Et en plus j'ai pas mal de courbatures dues au cheval. Nuit à San Antonio de Lipez.
Vendredi 20 octobre Huallayana
Debout à 5h du matin car on prévoit une très grande journée. Petit déjeuner à 5h30 et départ à 6h avant le lever du soleil. Premier arrêt à Pueblo Fantasma, village qui n'existe plus depuis la fin du XVIIe. C'était un village de mineurs mais ils sont tous morts à cause de maladie. Puis nous voyons plein de lagunes blanches à cause du bicarbonate de soude où du sel. Une lagune Verde, verte due à une combinaison de minerais près d'un volcan à 6000m et à 25 minutes du Chili. Et enfin la dernière Lagune Colorada qui est rouge à cause d'algues marines. Paysages grandioses. Nous voyons également beaucoup de vigognes sauvages, plus fins, marrons clairs et très timides. Également beaucoup de flamants roses. Nous sommes toujours à plus de 4000m et nous passons même à 5000m. Et pour fêter le fait que nous soyons plus haut que le Mont Blanc, on pisse un coup. Puis nous redescendons à 4875m pour voir des geysers comme à Rotorua en Nouvelle Zélande. Nous avons beaucoup roulé mais notre guide s’arrête dès qu’on lui demande afin de prendre des photos où simplement de prendre l’air. Nous passons la nuit dans une auberge organisée pour les touristes à Huallayana. Meilleure nuit.
Samedi 21 octobre Chubica
On se réveille vers 7h et on part vers 8h. On s'arrête voir l'arbol de Piedra. Vestiges de roches volcaniques. Assez étrange de voir ces gros rochers au milieu de nulle part. Puis d'autres lagunes avec flamants. Puis la Salar de Chiguana, qui recoit le trop plein d'eau de celui d'Uyuni mais qui n'est pas exploitable. On passe une voie ferrée qui relie Uyuni et le Chili et qui passe au milieu du salar. Déjeuner parmi les roches volcaniques d'un volcan toujours actif qui est entre le Chili et la Bolivie. En arrivant vers notre arrêt pour la nuit, on passe pas mal de culture de quinoa, sorte de légume. Nous dormons à Puerto Chubica, petit village au bord du salar, qui possède le terrain de basket le plus étonnant jamais vu pour l'instant. Donc auberge avec le sol en sel, de même que nos sommiers. On peut enfin prendre une douche chaude pour 5 bols. Journée moins longue mais toujours très fatigant à cause de la route. Nuit à Puerto Chubica.
Dimanche 22 octobre Uyuni
Debout à 5h pour tenter de voir le lever de soleil directement sur le salar, mais malheureusement il y a beaucoup de nuages. Donc pas si exceptionnel que cela mais toujours grandiose quand même. On reste environ 20 minutes à marcher, prendre des photos et regarder le soleil apparaître. On fait 45kms pour arriver sur l'île Incahuasi, île en plein milieu du salar avec des cactus dont un qui a 1200 ans. On grimpe sur l'île et en arrivant au sommet on a bien sûr une vue à 360 degrés. Génial et beaucoup de vent. Puis petit déjeuner au pied de l'île (Porfi nous avait préparé un gateau) et on commence à faire le tour de l'île à pied. Javier et Porfi nous rejoignent de l'autre côté. Javier nous donne beaucoup d’informations sur le salar. Le salar fait 12000km2 et augmente en permanence. En fait, il vit. En été, il peut pleuvoir jusqu'à 80cms par jour. En dessous du sel il y a du lithium, ce qui en fait une richesse énorme mais non expoitable car le salar vit et bouge en permanence. J'ai plongé ma main dans un petit trou et après 15 minutes j'avais la main toute blanche de sel. En arrivant vers Colchani, soit 75kms après l'île, nous voyons des gens travailler. Travail tres pénible et qui rapporte vraiment très peu. Puis déjeuner dans une maison de sel, mur, table, siège. Ensuite on fait un bilan de nos 4 jours pour l’agence. En arrivant à Uyuni, on nous emmène visiter un cimetière de trains et locomotives. Pas forcément nécessaire comme détour. Beaucoup de carcasses non entretenues et aussi de vent ce qui rend encore plus la visite pas très agréable. C'est la fin de notre périple. Pour conclure, super rapport qualité prix. 90 euros par personne tout compris comparé au 275 euros pour le trek du Machu Picchu. On a super bien mangé, notre guide nous a tout expliqué et on a vu des paysages grandioses. Mais c’est vrai qu’on aurait aimé que notre guide passe un peu plus de temps avec nous comme prendre ses repas à notre table par exemple.
A Uyuni, hostal, douche et sieste. Réservation de notre bus pour Potosi et un petit tour en ville. Beaucoup de poussière et finalement pas génial. Nous avons quand même fait un tour au marché local. Dîner avec nos collègues de périple et au lit de bonne heure. Nuit à Hostal Avenida. 5 euros.
Lundi 23 octobre Potosi
Debout vers 7h30. Petit déjeuner et au bus pour 9h. Bus qui ne part pas avant 10h. Nous sommes toujours avec Catherine. 6h de route dans la montagne. Toujours magnifique mais toujours route en terre. On s'arrête pour un snack et c'est reparti. On voit des lamas, des dunes de sable, des monts enneigés et quelques villages. On dort beaucoup en fait et on arrive vers 15h30 à Potosi. Et Potosi se trouve à 4200m d'altitude, ce qui en fait la ville de plus de 100000 habitants la plus haute du monde, et depuis l'arrêt de bus vers les hostals il faut monter ce qui est extrêmement fatigant à cette altitude. On trouve un hostal et on reste. Pas génial mais ça fait du bien de poser les sacs. On file donner notre linge à laver et le mal de tête commence pour moi. Ana et Catherine ne ressentent rien. On prend à manger et on se balade un peu. Mais vers 18h30 je rentre me coucher car le mal de tête est vraiment fort. Ana et Cath continuent à se promener, récupèrent le linge, mangent et rentrent vers 21h45. Hostal la Tarija. 5 euros. Retrait de 300 dollars Us soit 240 euros.
Mardi 24 octobre Potosi
Debout vers 7h30 et le mal de tête a disparu après une bonne nuit de sommeil. On a par contre toujours des difficultés à respirer parfois quand on marche trop vite, parle trop où fait un geste trop rapide. On change d'hostal car Ana et Cath en ont trouvé un mieux hier soir. Et en effet c'est mieux. Dortoir, eau chaude en permanence, et vue splendide sur la ville depuis le toit. On retourne prendre notre petit déjeuner super complet au même endroit que le snack d'hier soir. On va au bureau de l'immigration pour faire prolonger nos visas jusqu'à 90 jours. Formalité très simple et rapide. Les douaniers sont juste étonnés que nous prolongions dès maintenant notre visa mais nous savons que 30 jours ne sont pas suffisant pour nous. Puis nous visitons la casa de la Moneda. Plus grand bâtiment civil colonial d'Amérique qui servait à faire la monnaie jusqu'au milieu du 19e siecle. Tout l’argent de la montagne était acheminé à coté et les pièces étaient frappées là. De nombreux esclaves sont venus travailler dans ce bâtiment. Nous ne pouvons pas visiter toutes les salles car il faudrait toute la journée voire plus. Le guide est très sympa et prend les touristes comme cobaye pour poser des questions où faire des remarques. Marrant. Par contre une gendarmette nous suit à la trace et nous fait signe d’avancer dès que nous traînons un peu. Déjeuner de nouveau super copieux et retour à la chambre pour douche et sieste. Sortie en soirée pour un snack et un petit concert dans le café Potocchi. Un groupe d’Allemands est présent. Et finalement la musique commence mais nous quittons ce pub assez rapidement bien sûr après avoir payer le prix du concert. Ce que nous ne savions pas forcément en rentrant dans le pub. Coucher vers 22h. Hostal the Koala Den. Rua Junin. 6 euros avec petit déjeuner.
Mercredi 25 octobre Potosi
Lever vers 8h et donc petit déjeuner bien copieux à l'auberge puis direction le couvent Santa Théresa qui a été transformé en musée. Très intéressant, visite de 2h. Bâtiment très joli. En fait Potosi est rempli d'églises. Il parait qu'il y a un quartier avec 90 églises. D'autres quartiers sont spécialisés par profession: avocats, coiffeurs, pompes funèbres, pneus, matelas et sommiers etc... Puis déjeuner bien complet pour 3 fois rien. Ensuite suite logique douche et sieste. Il faut dire que la douche est vraiment bien donc il faut en profiter. Pendant ce temps là Ana regarde le Da Vinci Code sur un DVD russe gravé traduit en espagnol. Puis en ville pour boire un café et jouer au dominos. Ça a rappelé des souvenirs de dimanche après midi à Ana sur Massy. Puis nous sommes allés voir une église transformée en bureau et une autre où on s'est retrouvé à suivre une messe. Potosi est vraiment une ville sympa malgré les rues en pente. Deux irlandais débarquent avec leurs battes de hurling. Demain on part pour un jour et demi de randonnée avec une pointe à 4600m et une nuit dans une étable à moutons. Nous sortons avec Catherine pour essayer de trouver un café végétarien. Assez compliqué car on suit l’adresse donnée par le guide du Routard. Adresse erronnée bien sûr. Mais on y arrive quand même et on mange un peu. Hostal the Koala Den. Rua Junin. 6 euros avec petit déjeuner.
Voir les dernières photos de l'Argentine et les premières de Tupiza.
Jeudi 26 octobre nuit en montagne
Debout vers 8h pour notre petit déjeuner et prêts à 9 heures pour notre trek de Kari Kari (480 Bol tout compris). Deux Irlandaises devaient nous accompagner la première journée mais la gueule de bois est passée par là. Donc nous partons quand même avec les deux guides Oscar et Daniel qui étaient prévus. Début facile car nous prenons un bus pour aller en haut de la ville au pied du Cerro Rio. Ici l'exploitation d'argent a commencé en 1545 quand les Espagnols se sont rendus compte que les Indiens faisaient du feu et que l'argent coulait. Et la mine est toujours exploitée. Il y a 120 mines et plus de 2500 personnes qui y travaillent. Donc les Espagnols ont exploité la mine et les Indiens. Potosi a été pendant 300 ans la ville la plus riche du monde loin devant Paris et Londres. Et là commence notre marche. Première petite partie assez facile vers 9h50 pour rejoindre de petits commerces pour acheter à manger. Mais interdiction de parler car on est tout de suite essouflés. Et puis on grimpe pendant 45 minutes. Et on s'arrête toutes les 10 minutes car on croit mourir. Mais dès que l’on s’arrête 2 minutes le souffle revient vite. Super dur pour arriver à la première lagune. Les Espagnols ont fait construire 32 lagunes dans la montagne pour utiliser l'eau afin de séparer l'argent des autres minerais. Avant cela ils utilisaient le mercure et le taux de mortalité était évidemment très haut. Puis on continue à monter toujours et toujours mais un peu plus facile. Daniel nous donne pas mal de feuilles de coca à mettre sur le côté de la bouche et ça aide un peu. On va à notre rythme et ça c'est très appréciable. Ils nous attendent, nous demandent si ça va, si on veut s'arrêter. Vue sur Potosi et le Cerro. Paysages grandioses, lamas, lagunes. Premier vrai arrêt de 10 minutes pour une barre de chocolat. On discute et on rigole bien. Deuxième arrêt vers 15h30 pour déjeuner et là une petite tempête de neige arrive. Donc polaire, blouson, bonnet, gant. On voit un groupe qui grimpe au sommet de la colline Kari Kari à 5025m. Mais ce n'est pas pour nous. Encore deux passages super durs et commence enfin la descente de l'autre côté. KariKari signifie
Vendredi 27 octobre Potosi
Debout vers 7h30 avec le jour, mais tout le monde est déjà levé. Un agneau est né dans la nuit. On prend notre petit déjeuner et on part vers 8h30. Les guides font des cadeaux à Esteban: sucre, chocolat, feuilles de coca, lampe frontale. Puis on marche 3h mais c'est plus facile. On aperçoit la vallée, des agneaux. Esteban met seulement une heure pour faire le même chemin. Et on arrive à Chaqui, petit village perdu mais très populaire grâce à ces thermes. On vient de Sucre, Cochabamba et même la Paz pour se baigner car ce sont des eaux bénéfiques pour le corps. La commune possède un bassin gratuit pour tout le monde, un bassin payant accompagné d'un sauna et pas mal d'habitants ont leurs propres petites piscines. En fait l'eau sort à 100 degrés de la montagne car on la voit bouillir. De nombreux petits bacs ont été construit pour laver son linge et le linge est mis à sécher sur le flan de la montagne sur les arbustes. Les gens viennent également plonger leurs poules pour pouvoir les plumer. Et donc nous sommes allés nous baigner. Et bien c'est très agréable. Et également sauna tout ce qu'il y a de plus naturel. Une cuve où l'eau arrive bouillante, 4 murs et des plantes style lavande dans l'eau. On est resté la près d'une heure, en partant un petit qui s'occupe de la piscine avec sa grand-mère probablement nous dit: "Tchao Gringuitos" pour Gringos (Americans où blancs). Puis déjeuner sur la place centrale où sont réunis plusieurs femmes qui cuisinent. Nous avons failli manger du chinchilla mais la vendeuse était absente au moment où on était prêt à manger. Et deux heures de bus pour rentrer. Nos deux guides dorment. Et il a plu pour la première fois pour nous. Le chauffeur du bus s’arrête même pour rentrer nos sacs qui étaient sur le toit du bus. Mais en arrivant à Potosi cela s'est arrêté. On va payer une bière à nos guides. Ils étaient vraiment très sympas et on a bien discuté. Pas toujours facile de s’exprimer dû au manque de vocabulaire mais on a réussi à se faire comprendre. Et retour à la chambre. Pour conclure: superbe marche, paysages grandioses, super de voir les vrais boliviens dans leur environnement. Une très bonne expérience. On va quitter Potosi demain probablement en taxi avec les deux irlandais pour Sucre. Nous allons sur Internet où c'est très long de télécharger les photos. Le responsable de l’internet café a même été acheter un lecteur de carte spécialement pour nous. Bien qu'on trouve Internet partout, nous achetons un lecteur de SD card donc cela sera beaucoup plus facile pour nous désormais de voir nos photos. En sortant du magasin nous subissons une terrible averse torrentielle et grêle. Les rues étant en pente deviennent de vrais torrents. Très impressionnant. Nous rentrons à l’auberge trempés. A Potosi, 90% des voitures sont des taxis et tous les minibus viennent du Japon. C’est encore écrit en japonais sur les côtés. Les chauffeurs de taxi sont pires qu'à Paris. Ils klaxonnent tout le temps. Dès qu'une voiture à une demie seconde de retard, à chaque intersection, et aussi pour appeler les clients potentiels. On se fait donc klaxonner plusieurs fois par jour. Hostal the Koala Den. Rua Junin. 6 euros avec petit déjeuner.
Samedi 28 octobre Sucre
Réveil bien agréable sous le soleil après une bonne nuit de repos. Nous allons descendre en taxi vers Sucre (2750m d'altitude et environ 150000hab) avec les deux irlandais de Wexford vers 14h et rejoindre l'autre irlandaise Catherine. Et nous sommes depuis 1h30 sur Internet à mettre les photos en ligne. Nous avons créé un nouvel album. Toutes les dernières photos ne seront pas en ligne aujourd'hui car c'est très long et il faut dire que nous prenons énormément de photos. Manque uniquement les photos d´Uyuni le 4e jour. Donc nous avons pris le taxi et ce n'est finalement pas une bonne affaire car nous avons payé 30 Bol chacun au lieu de 15 par le bus. Et en plus notre taxi man jouait un peu à Schumacher donc cela n'a pas été de tout repos. Le paysage est pourtant magnifique mais nous n'avons pas pu en profiter pleinement. Mais nous nous sommes arrêtés voir un pont très connu que nous avons d'ailleurs traversé. Vieilles planches en bois, on voyait tout à travers à plus de 30m de haut. Là aussi on a eu bien peur. Mais on est finalement arrivé en face de notre hôtel pour la nuit. Nous allons rester là cette nuit car Catherine est dans cet hôtel. Nous réservons notre sortie de demain au marché de Tarabuco. Donc Sucre, ville universitaire, qui a toujours la cour suprême de Bolivie c'est pour cela qu'elle reste une ville importante, et elle a également un passé colonial très important. On se promène un peu en ville, mange une pizza puis retrouve Catherine en début de soirée pour un dîner avec d'autres voyageurs. Et nous avons fini la nuit en boite à danser sur de la techno jusqu'à deux heures du matin. La seule musique connue fut la pub Citroën où le robot danse!! Très sympa en fait. Et à deux heures pile comme en Irlande, les lumières s'allument et la musique s'arrête. Nuit à l'hôtel Charcas, rua Arevo en face du mercado central. Environ 8 euros.
Dimanche 29 octobre Sucre
Courte nuit niveau sommeil car nous sommes debout à 7h30 pour prendre un bus pour se rendre avec tous les touristes de l'hôtel vers le marché de Tarabuco à 2h de route. Mais avant cela nous changeons d'hôtel et nous déménageons de 20m pour seulement 4 euros la nuit au lieu de 8. Forcément c’est un petit peu moins propre mais la différence ne vaut pas qu’4 euros. Arrivée vers 10h et nous sommes restés à acheter et marchander jusqu'à 13h. Tout se passe autour de la place centrale. Beaucoup de touristes bien sûr car de nombreuses agences de voyage proposent cette sortie mais également des locaux qui sont là pas seulement pour vendre mais aussi pour acheter surtout dans les rues qui partent du centre et où il y a beaucoup moins de touristes. Donc pas mal d'achats et marché très sympa où tous les Indiens du coin viennent. Indien Tarabuco et Jalq'a. Très colorés. Hommes en poncho avec des casques type Conquistadores et en sandales en pneu de voiture. Joli petit village également. Et nous sommes montés dans le bus 10 minutes avant une nouvelle grosse tempête de grêle. Des camions attendent les locaux pour les ramener dans leurs villages. Il n’y a pas de bus pour ces gens là. Dodo dans le bus et nous retrouvons une vendeuse du marché car nous n'avions pas assez d'argent ce matin. Nous avons acheté pour nous une superbe tapisserie qu'une dame a mis 6 mois à faire: tapisserie en noir et blanc des indiens Jalq'a. Petit snack et on devrait retrouver d'autres voyageurs pour le repas de ce soir. Soirée sympa avec 4 anglais, irlandais et américain au café Joyride dans le patio. Nous rencontrons beaucoup de touristes qui prennent des cours d'espagnol sur une semaine. Coucher vers 22h. Hostal La Plata. Rua Ravelo. Environ 4 euros. Retrait de 300 us dollars soit 240 euros.
Lundi 30 octobre Sucre
Nouvelle grosse averse mais on était au lit. Debout vers 8h15 et on change de chambre pour en prendre une avec un lit double. Puis nous allons au musée du textile régional. Superbe. Cela explique toutes les techniques et dessins des indiens Tarabuco et Jalq'a. De nombreuses pièces retracent l’évolution des tapisseries. Des hommes se mettent aussi à tisser. Ce musée sert également à protéger la culture des ces indiens. On comprend mieux le travail que cela demande et le prix qui correspond. Deux indiennes travaillent devant nous, une de la communauté Tarabuco, dessins colorés et l'autre Jalq'a, dessins noirs et rouges. Et en les observant, leur travail est vraiment fou. Une concentration énorme, pas de modèle, une symétrie parfaite, aucune erreur. On y retourne cet après midi car nous n'avons pas pu tout visiter. Mais toutes ces tapisseries sont vraiment très impressionnantes.
Toutes les dernières photos de nos 4 jours au Salar d'Uyuni sont maintenant en ligne. Et les photos de Tarabuco également, bien souvent mal cadrées mais c'était pour être discret. Soirée très tranquille après avoir été faire un tour au centre Boliviano Americano pour acheter des livres en anglais. Donc on a mangé une glace bien sagement dans un café en lisant. Au lit vers 22h. Hostal La Plata. Rua Ravelo. Environ 4 euros.
Mardi 31 octobre Sucre
Debout vers 8h30. Petit déjeuner de salteñas, sorte de petites tartes fourrées de viandes et jus de banane. Puis direction le musée anthropologique et ethnographique. Exposition sur un village qui vit de la même façon depuis 1500 ans et grandes collections de masques qui servent durant les festivités. Puis vers 12h30 on retrouve Catherine pour aller manger. Ensuite les deux filles filent vers le musée Univeritario et moi vers le café JoyRide avec mon livre en attendant de voir Barcelone-Chelsea. Je suis rejoint un peu plus tard par les mêmes anglais que nous voyons depuis 3-4 jours. Après le match direction le mercado pour trouver une boite en carton pour envoyer nos achats vers la France. Et puis direction un resto bien sympa la Vieja Bodega où l'on a très bien mangé. On s’assoit dans un petit coin tranquille. Musique sympa. Catherine nous paye une bouteille. Au lit vers 22h. Hostal La Plata. Rua Ravelo. Eviron 4 euros.
Au 31 octobre soit 8 semaines après notre départ, budget prévu de 2000 euros soit 32 euros par jour à deux. La vie de tous les jours (logement, transport, nourriture) ne coûte vraiment rien donc de ce côté là nous sommes vraiment dans les limites du budget: environ 32 à 34 euros par jour voir moins.
Retrait depuis notre compte en banque de 1837 euros + 61 pour les frais de banque et nous avons changé 330 euros environ. Soit en tout une dépense de 2230 euros environ.
Mais nous avons réservé notre trek au Machu Picchu et acheté pas mal de cadeaux. En fait le plus gros cadeau était pour nous: notre tapis à 100 euros, et également la poste qui coûte cher. Mais on ne va pas se plaindre. On va continuer à faire attention. Et que ceux qui ont demandé un cadeau ne s'inquiète pas il est bien prévu qu'il soit acheté!! Et envoyé!!
Mercredi 1 novembre bus
Lever vers 8h30 et on retrouve Catherine vers 9h pour filer vers les hauteurs de Sucre pour prendre notre petit déjeuner et avoir une vue de la ville. Petit déjeuner dans un resto assez classe sur la terrasse avec une superbe vue sur la ville. Tout ce que nous voulons manger pour 15 Bols. Ensuite direction la poste pour envoyer nos deux colis vers Saint Martin. On s'assoit sur un banc tranquillement pour faire nos comptes, un petit garçon vient nous voir pour cirer nos chaussures, apparemment il va à l'école le matin et travaille l'après midi. Comme nos chaussures n'ont pas besoin de cirage, il nous demande une pièce de monnaie de notre pays pour sa collection. Un copain à lui vient faire la même chose 10 minutes plus tard. Et finalement la Bolivie où c'est le pays où nous devions faire des économies et bien nous sommes bien au-delà de notre budget mais c'est pour faire des heureux en France. Puis nous avons quitté notre hôtel mais laissé nos sacs au comptoir. Cette après midi nous devons aller voir le cimetière car pour la Toussaint et ils ont des rites un peu spéciaux ici: ils apportent sur la tombe de la nourriture que le defunt aimait. Et nous prenons un bus en fin d'après midi avec Catherine vers Cochabamba où nous devrions arriver demain vers 4 où 5h. Donc visite du cimetière, beaucoup de monde. Beaucoup de feuilles de coca circulent, ainsi que des cigarettes et ils ont en effet à manger, des pâtisseries. Puis taxi (voiture japonaise à laquelle tout a été remis à gauche. Assez spéciale) vers le terminal et bus pour CBBA. Deux arrêts dans la nuit. Retrait de 160 euros ce qui devrait être notre argent pour les 10 prochains jours si on veut récupérer notre retard et re-rentrer dans notre budget. Nuit dans le bus.
Jeudi 2 novembre Cochabamba
Arrivée vers 4h30 juste à côté du terminal. En fait on était en avance et il attendait pour aller se garer. Donc on descend à 5h et on file vers un hôtel que nous avions repéré dans le guide qui se trouve à 200m de la gare routière. Et on a bien dormi jusqu'à 10h30. Et sortant il fait très lourd car en fait nous ne sommes qu'à 3h de la jungle, que nous n'irons pas voir à cause des moustiques principalement. Puis en ville en passant par le marché et tout est fermé. Cela fait très étrange pour une ville de 500000 habitants que tout soit fermé. Jour suivant laToussaint. Seul reste oùvert quelques stands au marché où on a bu un jus super vitamine (un vrai repas) et les Internet café. Et c'est très calme vu qu'il n'y a pas voitures, donc pas de klaxon. Donc après midi très tranquille. On va retourner à l'hôtel et dormir et lire. Et on a bien dormi. On est ressorti en fin d'après midi pour manger avec Catherine. Des mendiants entrent dans les restaurants et regardent nos restes. Nous voyons énormément de pauvres gens dans les rues, parfois des grands-mères avec leurs petits enfants. Et pourtant la Bolivie est un pays riche au niveau de son sous-sol. Ils possèdent de très grandes ressources minérales, pétrolifères et surtout de gaz. Mais ils exploitent seulement 10 à 15% de leur gaz. Ils en vendent en Argentine et Brésil. En fait, il y a peu l'Argentine achetait du gaz à 3 dollars la tonne et le revendait 4 dollars au Chili. Mais cela a changé et la Bolivie vient de signer un accord pour les 20 prochaines années avec l'Argentine. Notre guide durant nos 4 jours vers Uyuni, nous a expliqué que la Bolivie était comme l'avant bras. Durant de très nombreuses années les pays aux alentours (Pérou, Bril, Paraguay, Argentine) sont venus prendre une partie de la Bolivie et de son territoire. Et donc la Bolivie s'est réduit mais ce qu'ils ne savent pas, ces pays, c'est que ce qu'il reste de la Bolivie est l'os et sa moelle et c'est là que se trouve toute la richesse. Nuit à l'hostal Elisa, Rua Lopez. Environ 6 euros.
Vendredi 3 novembre Cochabamba
Réveil vers 5h par 3 touristes qui arrivent à l'hôtel et le patron qui ouvre la mauvaise porte. Mais on s'est rendormi. Petit déjeuner dans une boulangerie et ensuite pas mal de marche pour trouver où laver le linge. Nous voyons de nouveaux quartiers et ça change: bel immeuble, café chic, gens habillés différemment. Puis visite d'un autre musée. Visite guidée par le guide conseillé par le guide du routard. Il nous parle même de Brigitte Bardot qui a sauvé toute une partie de la jungle de Bolivie. Très intéressant finalement. Et retour vers la place centrale où il y a un rassemblement de danses folkloriques. Voir photos. Puis dîner dans un resto spécialisé dans les glaces et on est ressorti le ventre plein. Retour à l'hôtel. Ana regarde la télé et je finis mon livre "All the president's men" sur le Watergate. Nuit à l'hostal Elisa, Rua Lopez. Environ 6 euros.
Samedi 4 novembre Cochabamba
Debout vers 9h30 et on se dirige vers un des plus grands marchés de Bolivie. Très impressionnant. On trouve de tout et parfois ça fait même peur de trouver de tout. Mais c'est marrant à voir, pas toujours à sentir par contre. Retour à l'hôtel. Petit tour en ville pour manger des petites tartes du pays et notre jus d'orange sur le trottoir. Pas mal de femmes pressent des oranges devant nous et c'est très bon. On devrait quitter CBBA lundi au lieu de jeudi car il nous reste pas mal à faire avec notre trek le 1 décembre. Soirée avec Catherine dans un café bien sympa, le Picasso's où on mange des spécialités mexicaines. Au lit vers 23h30. Nuit à l'hostal Elisa, Rua Lopez. Environ 6 euros.
Dimanche 5 novembre Cochabamba
Bon anniversaire à ma nièce Lola qui a 2 ans aujourd'hui. Je l'ai appelé mais elle était trop occupée à jouer pour me parler!!. Catherine est partie vers La Paz mais on va la revoir car demain il faut que l'on aille chercher son linge à la laverie. Nous avons pris un bus vers Tarata où normalement il y a un marché le dimanche selon le guide. Rien de tout ça. Petit village tout tranquille où il ne se passe pas grand chose. Sur la route on voit un grand lac de couleur boue et une rivière qui en découle où les gens lavent leur linge. Donc retour vers CBBA. Après midi tranquille en perspective. Pas mal de télé et lecture. Nous avons passé les 4 jours en short et en sandales. Coucher de bonne heure. Nuit à l'hostal Elisa, Rua Lopez. Environ 6 euros.
Lundi 6 novembre La Paz
Debout vers 8h30. On va donc chercher la lessive de Catherine après avoir pris notre petit déjeuner. Puis vers le terminal de bus vers 11h15 et on arrive à prendre un bus vers La Paz à 11h30. Et dans le bus pas de chanteur mendiant comme d'habitude mais un vendeur de crème magique à la bave d'escargot. Bonne route. Paysage un peu moins intéressant mais toujours à plus de 3500m. On arrive dans les hauts de la Paz vers 18h45. Vue splendide surtout avec les lumières de la ville. La Paz se trouve en fait dans une cuvette entourée d'une chaîne de montagne magnifique avec de la neige éternelle. On retrouve Catherine à l'auberge qu'elle nous avait indiquée par mail. Nous prenons une chambre pour nous deux mais avec lits séparés. Nous sortons ensuite manger dans un café bien sympa mais avec uniquement des touristes, le Sol y Luna. On rentre se coucher vers 23h un peu sous la pluie. Hostal El Solario, rus Murillo. environ 6 euros.
Mardi 7 novembre La Paz
Et il s'est mis à pleuvoir dès minuit et cela ne s'est réellement arrêté qu'en fin d'après midi. En fait la pluie est très en avance, normalement ce n'est pas avant décembre. Donc lever vers 8h30, on dépose notre linge à laver, on prend notre petit déjeuner et on commence notre exploration de la ville sous la pluie mais ce n'est pas trop gênant. Depuis le bas de la Paz où nous sommes, nous ne voyons pas les quartiers qui se trouvent tout autour sur les collines. On se dirige vers la Rue Jaen, qui se trouve dans le vieux quartier colonial qui est encore un peu préservé. On va visiter 3 musées qui se trouvent dans cette rue: musée des instruments musicaux (collections da charangos, petites guitares avec une caisse de tatou et pleins d'autres instruments inventés par le créateur du musée), musée de l'or (avec une pièce coffre-fort où sont exposés des diadèmes et autres pièces en or venant principalement de Tiwanaku) et le musée du litoral Bolivien (car la Bolivie était un très grand pays avec un accès à la mer qu'ils ont perdu dans une guerre contre le Chili; ce non accès à la mer a fait que la Bolivie est resté très andin et indien car les Européens ne pouvaient y accoster). En fait le plus intéressant pour moi ce sont les maisons où ils se trouvent, vraiment très belles. On retrouve Catherine pour le déjeuner et on se rend ensuite vers la place Murillo où se trouve la cathédrale, le parlement et autres bâtiments administratifs. Puis direction, l'église San Francisco et ensuite razzia dans les magasins d'artisanats et ce n'est pas terminé. Une des vendeuses en tremblait et presque pleurait quand on est parti car on a arrondi à 20 centimes d'euros. C'est vous dire l'importance de 2 Bols ici. Retour à l'hôtel et petit snack et Internet. Voir les dernières photos de CBBA et la Paz. Ana vient de voir sur Internet qu'il allait encore pleuvoir jusqu'au 15 novembre mais on devrait partir vendredi. Soirée dans un pub avec Catherine et un autre irlandais. Bien sympa. Coucher vers 23h. Hostal El Solario, rus Murillo. Environ 6 euros. Retrait de 300 dollars Us soit 240 euros.
A vos Google, Wikipedia et Yahoo, voici les 3 questions pour la Bolivie!
Règles : Chaque personne n'a le droit de répondre qu'à une question. Vous pouvez chercher les trois et donner la réponse pour celle dont vous êtes le plus sûr. Si vous donnez une mauvaise réponse où pas la réponse que l'on attend, vous pouvez en tenter une autre réponse.
Question 1 : Qu'est-ce qui se trouve aux coordonnées suivantes : Latitude 16◦39'S et longitude 67◦48'W¿
Question 2 : Expliquer l'expression ″ C'est le Pérou″.
Question 3 : En quelle langue est l'expression suivante ″Suwasqa wasi hina simiyoq″ et que signifie t'elle en langue française¿
Bonne chance à tous et toutes. Vous avez jusqu'au 22 novembre 2006 pour nous retourner votre réponse. J'espère que ce n'est pas trop dur.
Mercredi 8 novembre La Paz
Et première réponse trouvée par Mr Pierard de Dublin pour la question 3.
C'est bien en langue Quechua et la traduction est la suivante: TU N'AS PLUS DE DENTS DANS TA BOUCHE. Mais la traduction littérale est: ta bouche est aussi vide qu'une maison qui vient de se faire cambriolée.
Mr Pierard recevra un petit cadeau.
Lever vers 9h et il ne pleut pas, d'ailleurs il a fait beau toute la journée bien que tous les sommets environnants soient couverts. Petit déjeuner et nous passons dans la rue du marché des Sorcières. On voit quelques étals avec fœtus de lamas, lamas mort nés, tatous, et autres grigris pour la bonne chance. Puis nous avons attendu 10 minutes pour essayer de prendre un minibus pour aller sur les hauteurs. Et c'est vraiment marrant de voir tous ces minibus passés devant soi. Il y a le chauffeur et une autre personne (homme, femme ou enfant)qui crie les destinations et le prix. Puis on se rend compte que l'on n'est pas dans la bonne rue pour notre bus. On change donc et on prend le bus W pour le mirador de Killi-Killi. Des gamins s'accrochent à l'arrière du bus pour monter les rues, puis redescendent en courant et recommencent. Et la vue depuis le mirador est géniale. On doit être à environ 4000m car en fait la ville de la Paz s'étend de 3600 au plus bas jusqu'à 4200m d'altitude. Et ici c'est l'inverse de toutes les grandes villes, les riches habitent en bas et les pauvres en haut. Puis on reprend en bus cette fois pour aller de l'autre côté de la ville. Ça prend bien 25 minutes mais c'est drôle de voir la ville s'animer depuis un bus, surtout de voir les étals des vendeurs et les rues par corporation de métiers: pelotes de laines, tournevis, fleurs, couches culottes, fruits et légumes, laveurs de voitures. Une fois dans la bonne rue, il n'y a plus que l'embarras du choix. Les cireurs de chaussures portent tous des cagoules pour ne pas être reconnus. Également des gens avec leur machine à écrire pour taper les formulaires. Et là on monte à 4200m. On se retrouve au même point où nous étions passé en arrivant en ville depuis CBBA. Il faut donc mettre les manteaux et bonnets. Vue exceptionnelle. Voir toutes les photos. Sur la photo 3191 au-dessus du grand bâtiment on voit un peu le mirador Killi-Killi au niveau des arbres. Puis nous avons tout redescendu à pied. C'est assez bien fait cette descente, marches, évacuation des eaux de pluie. Puis on va manger car on l'a bien mérité et on va ensuite visiter le musée de la coca. Vraiment bien fait. On nous explique tout: Comment la coca est très importante spirituellement et au niveau physique, le vin Mariachi fait à base de coca, le coca cola, la cocaïne bien sûr. Puis on finit nos achats pour toute la famille et amis. Et on est sur Internet. Et retour à la chambre après être passé par le coiffeur car on habite dans les rues des coiffeurs. Le coiffeur me demande 1 ou 2 pour le sabot et moi je réponds 0 comme j'ai l'habitude. Et bien je suis tout chauve!!. Soirée calme dans la chambre. Au lit vers 22h. Hostal El Solario, rus Murillo. environ 6 euros.
Jeudi 9 novembre La Paz
Blague du jour de Mr Nicolas de Dublin: Le mirador Killi-Killi, c'est celui qui fait rire les enfants!!
Lever ver 8h30, petit déjeuner avec Catherine car nous filons en taxi vers la Vallée de La Lune. Une fois de plus le guide du routard nous ment, c'est beaucoup plus cher en taxi qu'en bus même à 3. Donc on va arrêter le taxi et ne prendre que des bus. La Vallée de la Lune se trouve à 12 kms de la Paz et c'est une formation géologique assez impressionnante due à l'érosion du vent et de l'eau. On s’y promène une petite heure. On rentre vers le centre, déjeuner et après midi très calme entre sieste et poste pour envoyer un gros colis avec plein de cadeaux pour tout le monde. La poste de la Paz est très bien organisée, un vrai plaisir. Quand on était à Potosi, tout le monde visite les mines où travaillent encore les mineurs pour se rendre compte des conditions de travail horrible. Mais nous n'étions pas interessés. Et ici à la Paz tout le monde fait la route de la mort vers Coroico en vélo. En fait on descend la route dite la plus dangereuse du monde en vélo Un truc de fou surtout par temps de pluie. Mais pas nous. Nous sommes ressortis le soir pour manger avec Catherine dans un coin bien bolivien pour changer. Nous étions les seuls étrangers. C'était dans une petite rue où il y avait à suivre une dizaine de petites tentes avec toutes la même nourriture et toutes la même chaîne à la télé. Très sympa. Coucher vers 22h. Hostal El Solario, rua Murillo. environ 6 euros.
Vendredi 10 novembre La Paz
Lever vers 8h30, on prend un minibus pour se rendre vers le cimetière, on prend à manger et un autre bus vers Tiwanaku, centre d'une civilisation pré inca. 1h15 de route et on y arrive. On paye 80 Bols alors que les Boliviens ne payent que 10, plus notre guide à 20 Bols. Mais heureusement qu'il était là car il nous bien a expliqué le site archéologique de Tiwanaku. Plusieurs temples à voir, mais ils n'ont étudié que 20% du site. Donc encore beaucoup de travail mais qu'ils étaient intelligents ces hommes surtout au niveau astronomique, irrigation et culture. Civilisation donc très importante et très riche en connaissances. Mais les Incas sont passés par là, d'ailleurs Tiwanaku est un nom quechua donc inca alors que cette région parle le Aymara. On voit la porte du Soleil où était gravée les saisons et les mois selon les solstices. Puis retour en minibus où on arrive à mettre plus de personnes que de sièges. On essuie une grande averse mais comme d'habitude pour l'instant on est à l'abri. Puis on se retrouve bloqué pendant plus de 40 minutes sur les hauts de la Paz à cause d'une course cycliste. Et bien que tous ceux qui ont grimpé le Tourmalet arrêtent de frimer et viennent faire un tour ici!! Et nous qui pensions que les Boliviens étaient toujours calmes et relax et bien ça change vite quand ils sont bloqués dans leur minibus. Ça klaxonne de partout et ça double sur les trottoirs. Puis on s'arrête au cimetière et Ana nous fait monter dans le mauvais minibus pour retourner vers l'hôtel mais ça permet de voir de nouvelles rues et de s'arrêter devant la prison la plus dangereuse du pays et probablement du monde qui se trouve en plein centre ville, prison San Pedro. La semaine dernière il y a une petite révolte et certains prisonniers se cousaient la bouche. Puis retour vers l'hôtel et Internet. Demain on va essayer d'aller voir un match de foot dans le stade le plus haut du monde. Soirée bien calme. Ana finit de coudre ses écussons sur son sac à dos et moi je finis mon livre "to kill a mokingbird" de Harper Lee. Coucher vers 21h30. Hostal El Solario, rus Murillo. Environ 6 euros. Retrait de 300 Us soit 240 euros.
Samedi 11 novembre La Paz
Petite grasse matinée car c'est samedi et jour férié. Dommage que cela soit un samedi!! Puis direction la poste pour un autre envoi. Et petit déjeuner devant la poste de salteñas et jus d'orange. Des gamines se posent devant nous pour mendier. Puis direction le musée ethno et folklorique. Pas terrible mais gratuit. Quelques superbes très vieux ponchos malgré tout. Puis direction le stade. Pas de match ce soir mais les finales d'un tournoi régional de la Paz. Premier match de garçons, score 7 à 0 dont un joueur qui ne comprend pas les règles du hors jeu. Puis match de filles. Première mi-temps héroïque des bleues en défense et elles arrivent même à marquer un but et mène 1 à 0 à la mi-temps. Puis début de 2e mi-temps catastrophique où elles prennent 4 buts de suite. On est parti à ce moment là. Vu les matchs je m'inquiète un peu des matchs de qualification. Mais c'était sympa d'être dans le stade à 3577m d'altitude. On se dirige ensuite vers un autre musée mais il est fermé. Retour à l'hôtel et on va aller au cinéma ce soir voir "Yo soy Bolivia". Voir photos sur un nouvel album. Bon petit film, on n'a pas tout compris mais c'était sympa. Par contre on n'avait jamais vu autant de présentation de films. Coucher vers 22h. Hostal El Solario, rua Murillo. environ 6 euros.
Dimanche 12 novembre Sorata
Lever vers 9h et on prend un bus vers Sorata depuis La Paz. 4h de bus pour faire 150kms vraiment fatigant pour nous autres français. Dans le minibus on est 19 ou 20 plus un perroquet quant à 14 on aurait été presque bien. Très chaud et très serrés mais cela n'a pas l'air de gêner les Boliviens. Mais en quittant la Paz on voit enfin les sommets environnants. Grandiose. Puis route vers la fin en terre mais avec une vue sur la vallée car Sorata n'est qu'à 2750m d'altitude avec en fond la montagne Illampu qui culmine à 6300m. Très impressionnant de savoir que cette montagne se trouve à plus de 4kms à la verticale. On trouve rapidement l'hôtel sur la place centrale. Un guide vient directement nous voir à la sortie du bus pour nous proposer un trek. Énorme bâtiment colonial vraiment très joli et grande chambre pour 3 euros. On se renseigne pour faire un trek de deux jours et un tour à cheval. On reserve notre trek mais on va réserver deux chevaux dans une autre agence pour demain pour aller faire un tour dans la montagne. On va faire un tour en ville et se dirige vers le stade de foot car on a suivi la musique sans trop savoir où on allait. Match local avec de nombreux spectateurs. Soirée calme après un resto et des crèpes au chocalat en dessert. Repas très cher pour la Bolivie. Residential Sorata. environ 3 euros.
Lundi 13 novembre Sorata
Lever vers 8h30, petit déjeuner à l'hôtel, puis on se rend vers le départ pour notre tour à cheval. On part tous les deux avec un guide. Et on fait 4h15 de cheval vers le village de Laripita. Autant vous dire qu'en arrivant on est bien fatigué et que les jambes et genoux ont souffert. Mais la vue sur Sorata et le Mont Illampu était grandiose. En plus il a fait beau toute la journée. Retour et sieste bien méritée. On attend Catherine pour savoir si on fait une marche de deux ou trois jours pour voir différentes lagunes au pied de la montagne. Prochain mail depuis Copacabana, pas celui du Brésil vers jeudi ou vendredi. On ressort le soir pour attendre Catherine. On la retrouve par hasard sur la place centrale. Et finalement on a réservé notre marche de 3 jours vers le village de Lakathiya, la lagune Illampu et la lagune Chillata. On paye tout ça et en plus on rajoute pour la nourriture ce qui fait 530 bols dont 200 pour la nourriture ce qui est beaucoup pour la Bolivie. Catherine arrive vers 19h après avoir survécu à 6h de vélo sur la route la plus dangereuse du monde. Dîner dans un petit resto avec nourriture locale donc beaucoup moins cher. Et coucher vers 22h. Residential Sorata. environ 3 euros.
Mardi 14 novembre montagne
Debout vers 8h et petit déjeuner à l'hôtel. On a rendez-vous avec Félix notre guide vers 9h à son bureau. On emporte un sac à dos seulement et on laisse le reste au domicile de Félix. On se dirige vers les hauts de Sorata à 2700m pour charger les mules qui vont nous accompagner le premier jour. Véritable départ vers 10h, et marche très agréable car on ne porte rien et on va à la vitesse de deux mules très lentes donc c'est sympa même si ça monte beaucoup. Premier vrai arrêt pour déjeuner vers 12h à 3500 m d'altitude. On mange bien, jolie vue et une petite sieste pour les filles. On repart une heure plus tard et on continue à monter vers le village où on arrive vers 15h30 à 4200m d'altitude donc dans la journée 1300m de dénivelé. Et là le guide commence à nous raconter des histoires ( ça va empirer par la suite) car il avait dit qu'on pourrait dormir chez lui mais là on va dormir en tente. Mais en fait ce n'est pas très grave car la vue est vraiment sympa. Donc on s'installe tranquillement pendant que le père de Félix nous rejoint car il habite le village et il commence à cuisiner. On finira de manger vers 19h. Ça prend vraiment du temps mais ce n'est pas trop grave. Et les nuages arrivent à grande vitesse depuis les sommets et il commence à ne pas faire très chaud. On se couche vers 19h30 bien fatigué. Félix à 22 ans et est guide depuis 4 ans.
Mercredi 15 novembre montagne
Debout vers 7h30 et on mange du porridge comme les Anglais. Réveil sous les nuages et il fait froid et on ne voit rien aux alentours. On commence à marcher vers 9h en direction de la lagune Illampu à 4400m, toujours dans les nuages. On ne voit pas le paysages mais tout cela à un côté sympa quand même. On passe par le village de nos guides. On voit des champs prêts à être cultiver et selon les couleurs de la terre on fait pousser différents types de patates. Et on arrive à la lagune toujours sous les nuages. Cela a un côté assez mystique. On discute un peu avec le guide. On fait le tour de la lagune. Si on jette une pierre dans l'eau il pleut. Notre guide nous raconte également quelques légendes. Pour l'instant on va toujours à un rythme sympa. On rejoint ensuite son père après une heure trente de marche où on repasse sur les hauteurs du village. On croise un jeune berger qui gardes des lamas. Et les nuages disparaissent un peu. Donc déjeuner vers 13h avec le père de Félix. On aperçoit au-dessus de nos têtes un condor femelle. Vraiment énorme. Et on voit aussi où l'on doit se rendre l'après midi. Ça fait un peu peur. On change de mule et le père de Félix nous accompagne pour le reste du trek. Départ vers 13h50. Et là ça commence à dégénérer un peu car Félix, son père (60 ans, en sandales et avec mon sac sur le dos) et la mule vont beaucoup trop vite pour nous. On a l'impression qu'ils courent parfois. De nouveau beaucoup de côte et des endroits assez dangereux sans guide pour nous aider car il est trop loin devant. A plusieurs moments le père de Félix défait des murs et les refait après notre passage. Arrivée à 16h25 au camping près de la lagune Chillata après avoir passé des coins certes magnifiques mais très dures et dangereux. Et là de nouveau on ne voit pas grand chose de la lagune qui est normalement au pied du mont Illampu à 6300m. C'est dommage mais c'est beau quand même. Et la soirée est très longue surtout avec la fatigue. Car on ne finit de manger que vers 19h15 dans le noir, les nuages et le froid. Dommage. Et on se couche extenué.
Jeudi 16 novembre Copacabana
Debout vers 7h30. Il a plu un peu dans la nuit mais pour nous sous la tente on se réveille toujours avec de la condensation. On fait tout sécher mais cela n'est pas facile car on est toujours sous les nuages. Une petite éclaircie nous permet quand même de voir du ciel bleu et la montagne. On part vers 9h et là c'est du n'importe quoi car le père et Félix courent réellement et nous on ne les voit pas toujours. Très dangereux de ne pas avoir son guide avec soi surtout quand Catherine tombe mais sans danger. Cela aurait été 30 minutes plus tôt elle ne serait pas là avec nous aujourd'hui. Et on fait très peu de pause dans cette grande descente vers Sorata. Descente très dure pour les cuisses, genoux et fesses. Quand on rejoint nos guides, ils sont déjà prêts à repartir. J’ai essayé de les suivre pendant 15 minutes et bien c’est très dur car il faut être en permanence concentré sur le chemin. Cela fait qu'on est arrive à Sorata vers 11h45 presque sans s'arrêter. Mais vue magnifique car on passe sous les nuages, enfin. On est bien content d'être de retour vers la civilisation. On a vu des paysages qui auraient pu servir à Peter Jackson pour le Seigneur des Anneaux. Félix nous redonne nos sacs pour retourner chez lui mais pas notre deuxième duvet. Et c'est là que commence notre galère des deux derniers jours. On dit au revoir, récupère notre deuxième sac à dos, on déjeune sur la place centrale et on prend un bus à 13h45 pour Huarina (tous les chauffeurs crient la destination et c'est parfois assez marrant) où l'on met deux heures pour s'y rendre au lieu de trois, c’est vous dire la vitesse à laquelle il a roulé et puis on attend 30 minutes pour un bus pour Copacabana. On passe un bac sur le lac, le bus sur une barge et nous sur un bateau à Tiquina. On arrive dans cette charmante petite ville à 3841m d'altitude qui se trouve sur les bords du lac Titicaca vers 18h30. On voit pas mal de monde complètement saoul, femmes et hommes confondus souvent très bien habillés. Les Boliviens ne boivent pas souvent mais quand c'est le cas ils ne rigolent pas. Et on les voit souvent allongés sur le trottoir en train de dormir. Donc ce lac est le plus haut lac navigable du monde, fait plus de 8000kms carrés et qui subit l'influence de la lune car il y a des marées et qui a une couleur très bleue. A Copacabana, il y a des hôtels toutes les trois maisons. Tous les jours il y a baptême de voitures, camions en prévision d'un voyage ou simplement car la voiture est neuve. Il y a également une grande cathédrale avec à l'intérieur une vierge qui est vénérée. La plage du Brésil a été nommée après cette petite ville. Entre temps on se rend compte que l'on a "oublié" notre duvet où plutôt que Félix ne nous l'a pas rendu car il se trouvait sur le dos de la mule. On sait que Félix est retourné chez lui, a du defaire ses sacs et se rendre compte qu’il avait un duvet en trop. Il savait que nous nous trouvions sur la place du village pour encore 30 minutes minimun (nous y sommes restés en fait presque 2 heures) mais il n’est jamais venu nous voir donc il a bien gardé notre duvet volontairement avec lui. On trouve rapidement un hôtel car quelqu’un se trouve sur la place du village au terminal à attendre d’éventuels touristes. Hôtel très sympa avec une grande chambre et salle de bain privée. On réserve notre journée de demain avec la propriétaire de l’hôtel en payant notre aller vers le nord de l'île du Soleil. Et là commencent nos coups de téléphone pour savoir où est notre duvet jusque vers 22h. Impossible de joindre Catherine qui est restée au Residencial Sorata pour la nuit. Numéro de téléphone qui n'aboutit pas. Nous avons le portable de Félix par hasard car il nous a laissé un petit papier avec une adresse mail car on devait lui envoyer les photos du trek et dessus il y avait également son numéro de portable. Ana appelle le numéro et celui ci fait semblant de ne pas la reconnaître. Il lui dit que la ligne est mauvaise et qu'il n'entend pas et surtout qu'il n'y a pas de Félix à ce numéro mais Ana reconnaît sa voix. On se rend compte alors qu'il nous ment et on va voir la police de Copa. Mais la police ici est un peu différente de chez nous. Ils ne peuvent que recevoir des appels locaux, n’ont pas d’annuaire et ne peuvent même pas appeler leurs collègues de Sorata donc ils ne peuvent pas nous aider mais ils sont sympas. On fait alors appeler un jeune bolivien qui travaille dans un des centres d’appels au numéro de Félix pour ne pas qu'il nous reconnaisse mais il ne parle pas. Je prends alors le téléphone et reconnaît clairement notre Félix mais lui dit qu'il est Julio, le cousin de Félix. Tout ça nous énerve un peu. Je le menace alors d'appeler la police. Il dit qu'il va chercher le numéro de Félix et comme par hasard la ligne coupe. On retourne voir la police mais ils ne peuvent définitivement pas nous aider. Donc nous ne sommes pas très avancés après avoir appeler pas mal de monde, des hôtels pour avoir le numéro du residencial Sorata, plusieurs numéros sur le bout de papier que Félix nous avait donné. Le numéro du residencial marche enfin mais personne ne décroche. Donc soirée bien perdue à courir partout, entre Internet, police, téléphone. On finit par s'arrêter manger vers 22h30 une pizza pas super et on va se coucher vers 23h super fatigués et super énervés de s'être fait avoir par ce guide/menteur. Seul petit moment heureux de la soirée, on revoit les Irlandais de Wexford qui partent demain pour Cuzco et le trek du Machu Picchu. On prévient la patronne qu'on n'ira pas sur l'île demain mais plutôt samedi. Hôtel Sonia, calle Murillo. Environ 6 euros.
Vendredi 17 novembre Copacabana
Debout vers 8h. On prend notre petit déjeuner à l'hôtel et on commence nos coups de fils. On laisse un message sur le répondeur de Félix. On arrive enfin après pas mal de temps à joindre le residential Sorata. Je laisse un message pour Catherine d'aller voir au bureau des guides et chez Félix. Puis nous arrivons enfin à lui parler. Nous lui expliquons tout. Elle va donc voir au bureau des guides et chez Félix mais tout est fermé. Pendant ce temps là on visite un peu Copa et sa plage. On arrive enfin à joindre le portable de Félix qui n'est plus le cousin mais bien Félix. Il dit qu'il sera à Sorata dans l'après midi et donne rendez-vous à Catherine. Je le menace de nouveau d'appeler la police si rien n'est fait. On déjeune et on retourne se reposer à l'hôtel. On nettoie la tente et on s'occupe un peu. Puis je rappelle Sorata. Heureusement un canadien francophone habite là en permanence et il nous aide. Apparemment notre duvet est au residencial mais on n'arrive toujours pas joindre à Catherine. Donc on ne sait pas trop quoi penser. Pour nous il est 18h et on attend toujours une confirmation. Voila notre première vraie galère en Bolivie. Pas facile à gérer tout ça. Mais du coup j'arrive à faire peur en espagnol!! Demain on part sur l'île du Soleil du côté Nord pour pouvoir marcher jusque vers le côté sud. Pour toutes les photos de notre tour à cheval et des paysages magnifiques du trek, il faudra attendre un peu. On a essayé encore de joindre Catherine mais toujours pas de réponses. On s'inquiète un peu pour elle. Coucher vers 21 h. Hôtel Sonia, calle Murillo. Environ 6 euros.
Samedi 18 novembre Isla del Sol
Debout vers 7h15, petit déjeuner, on récupère notre linge propre, on laisse nos sacs à l'hôtel et on se dirige vers le port pour prendre le bateau vers 8h30 avec la compagnie Titicaca tours. 2h30 de bateau pour se rendre sur la côte nord de l'île. Il fait froid et il fait gris mais il ne pleut pas. Des guides nous attendent pour nous diriger vers le musée. On paye 20 bols qui nous donne droit à l'entrée d'un tout petit musée sur les recherches archéologiques effectuées sur l'île et l'entrée des ruines. On marche environ 45 minutes avec un guide et un groupe de touristes, belle vue sur le lac. Mais le guide qui n'explique rien de plus, et il nous laisse vers les ruines en nous disant qu'il y a un tunnel entre ici et Cusco. Mais rien de plus comme explication. On reste un peu pour se reposer et apprécier la vue. On repart vers la partie sud en croisant le guide qui nous réclame un pourboire. On proteste mais on finit par donner. Pas sympa du tout comme principe. En plus il s'en va une fois notre pourboire en poche sans attendre les autres touristes. Puis marche de 2h30 pour rejoindre la partie sud de l'île et la commune de Yumani. Beaucoup de vent mais c'est sympa. En fait l'île est vraiment grande, beaucoup de cultures en terrasse sur des petits champs limités par des murs, des eucalyptus partout. Et beaucoup d'ânes aussi qui servent à travailler. On trouve notre hôtel sur la façade est de l'île face à l'Illampu. On fait une petite sieste et on lit. On ressort vers 17h30 pour se rendre sur la façade ouest pour attendre le coucher de soleil. On trouve un petit resto sympa. Et on assiste à un très beau coucher de soleil malgré les nuages. On retourne vers notre hôtel vers 20h à la bougie car il n'y a pas de lumière pour éclairer les chemins. Coucher vers 20h30. Hôtel Illampu. Environ 4 euros.
Dimanche 19 novembre Copacabana
Je me lève deux-trois fois pour voir le lever de soleil mais pas si terrible que cela. Petit déjeuner à l'hôtel et on se dirige vers le port. On passe devant la fontaine de l'inca où on remplit la bouteille sans oublier de mettre nos petites pastilles pour purifier l'eau. Les locaux y viennent chercher de l’eau à dos d'ânes. Normalement un bateau part vers 10h30 mais les locaux profitent de la situation et ne cessent d'augmenter les prix. On part finalement à 15 bols le retour au lieu de 10 comme c'est le cas depuis le port Sud de l'île. Question de principe toujours. On met 1h15 pour rentrer à Copacabana. On va tout de suite voir sur Internet si Catherine nous a écrit. Notre duvet nous attend à notre hôtel. Grand ouf de soulagement. On retrouve finalement Catherine par hasard qui s'apprête à partir sur l'île. On retourne à notre hôtel, on prend une douche, on lave nos duvets et on va manger une bonne truite au mercado local. Comme c'est dimanche il y a beaucoup plus de monde dans les rues entre locaux, touristes, vendeurs hippies. Retour à la chambre pour la sieste et on ressort pour voir le coucher de soleil sur le lac. Impressionnant de voir la couleur du lac changée entre le bleu et l'orange. Coucher vers 21h. On planifie un peu notre fin de séjour en Amérique. On devrait arriver à tout faire comme prévu. Hostal Sonia. environ 6 euros. Change de 40 US soit 31 euros.
Lundi 20 novembre Puno
Debout vers 8h et on va prendre notre petit déjeuner avec les locaux au marché. On se balade sur les bords du lac. On retourne chercher nos sacs et on prend notre almuerzo (déjeuner). On prend notre bus pour Puno au Pérou à 13h30. Passage de Douane. Le bus nous laisse côté bolivien, on marche pour les formalités et on remonte dans le bus côté péruvien. Ana peut rester ici 60 jours et moi 90. 3h de route le long du lac. Sympa. Un des responsables du bus nous dit qu'il possède un hôtel. Nous y sommes donc et nous planifions nos prochains jours. On va essayer de partir dormir 2 nuits sur deux îles. On attend confirmation de Catherine. Pas de nouvelles de Catherine car Copacabana subit une coupure de courant, donc pas Internet. En fait cette coupure va durer 15 jours de 8h du matin à 18h. C'est en prévision des pluies à venir. On se promène un peu en ville, plus propre que la Bolivie et beaucoup de pousse-pousse (vélo ou mobylette). On passe un temps fou sur Internet à mettre un peu les photos. Elles n'y sont pas toutes car ça bug. On finit par aller manger une pizza dans un resto qui a clairement affiché un message des témoins de Jehova. Mais la pizza cuite au feu de bois est très bonne. Au lit vers 22h30. Hostal La Casa del Virrey, rua Jacna. 5 euros. Retrait de 500 sols soit 125 euros.
Mardi 21 novembre Puno
Réveil de bonne heure car il fait jour très tôt. Il y a une heure de décalage avec la Bolivie, donc nous sommes revenus à 6h de décalage avec la France. On était repassé à 5 à cause de votre changement d'heure d'hiver. Petit déjeuner au marché local, marche en ville, visite de la cathédrale. On rentre dans un musée que l’on trouve très cher. On nous explique que c’est dû aux récents agrandissements. On refuse de le visiter quand même mais juste avant de partir on nous propose de le visiter pour moitié prix. On refuse quand même surtout par principe. Pas de nouvelles photos car ça bug toujours avec webshots. Notre patron à l'hôtel qui nous avait proposé de partir les deux jours sur les îles n'est pas content car on part avec une autre agence. Cela est conseillé par les guides car les bateaux plus ou moins privés ne sont pas aux normes. On devrait donc aller vers les îles Uros, celles qui sont flottantes car construites en bambou, puis l’île Amantani et enfin l’île Taquîle, très connu pour ses tissus tissés par les hommes. Tout ça pour 50 sols plus toutes les dépenses sur l'île de Taquîle. On va passer l'après midi sur le site de Sillustani à environ 30kms de Puno. Cimetière de différentes civilisations. Notre guide nous explique bien tout ça. Puis si on veut, on peut aller voir une maison typique du coin mais on reste dans le bus car on n’a pas envie de jouer les touristes qui visitent un zoo. Dans la rue des jeunes nous proposent de téléphoner sur portable. Soirée au resto avec Catherine et un écossais. Nous payons le repas à Catherine pour la remercier pour notre duvet. Resto très nouvelle cuisine. Je mange de l'alpaga, très bon. Des personnes du resto restent dans les rues pour attraper le client. On nous propose la carte. On refuse car c’est trop cher et là il nous dit qu'il peut nous faire le repas du soir au même prix que le midi. C’est très souvent comme cela que ça se passe : il faut tout négocier et on arrive toujours à trouver une solution. Coucher vers 22h. Hostal Casa del Virrey. environ 5 euros. Retrait de 500 sols soit 125 euros.
Plus que demain pour le jeu et les deux dernières réponses.
Mercredi 22 novembre Isla Amantani
Réveil de bonne heure vers 6h15 pour aller prendre notre petit déjeuner au mercado. On a trouvé un stand qui vend du café et des petits sandwichs et non pas de la viande et du riz pour le petit déjeuner. On y retrouve Catherine. Rendez-vous devant notre agence Monterrey à 7h45 pour laisser le reste de nos affaires. Puis on passe chercher les autres touristes et on se rend au port. Départ effectif vers 9h. On navigue 30 minutes pour se rendre vers les îles flottantes Uros. Il n'y a plus de vrais Uros vivants sur les îles. Ce sont des gens venant du bord du lac qui se sont désormais installés là. On s'arrête sur une île et notre guide nous explique la vie sur ces îles. Tout est en roseau: le sol, les maisons, les bateaux. Les habitants vivent du tourisme mais également de leur culture, pêche et chasse qu'ils échangent avec d'autres communautés. Tout semble rustique sauf qu’ils ont quand même l’electricité et donc la télévision grâce à des panneaux solaires. On prend alors un bateau en roseau pour aller sur une autre île qui rassemble église, hôtel, école. Puis départ vers 10h15 vers l'île Amantani. Environ 3h de bateau. Assez fatigant au bout du compte. Mais il fait beau. En arrivant sur l'île nos familles d’accueil nous attendent. Notre guide et le responsable de la communauté discutent pour nous donner une famille. On est donc accueilli par une famille, en fait nous ne verrons que la mère, Hilaria. On se rend à sa maison pas très loin du port. Nous avons une belle vue sur l'île. Nous déjeunons vers 15h15 avec l'avoir aidé à peler les patates. Nous sommes donc dans la cuisine où ils passent un temps fou à cuisiner les produits de l'île. Nous mangeons donc une soupe de quinoa avec des légumes, puis des frites, du riz avec du fromage de vache fri. Et enfin un thé à la muña, plante qui ne pousse que sur cette île et Taquîle. Tout est cuisiné au feu de bois dans la cheminée. Très sympa. Puis on se rend vers le stade de l'école pour une autre explication du guide: 5000 habitants, 8 communautés, receptions à tour de role entre communautés et familles des touristes. De cette façon tout le monde profite. Cela fait une sacrée différence avec la Bolivie. Et ils ont l'électricité seulement les jours où les touristes sont présents. On marche un peu vers un mirador. Tout est en terrasse pour les cultures. Retour à la maison vers 18h20 presque dans le noir car Hilaria est en retard au rendez-vous et préparation du dîner. Soupe et plein de légumes. Ça change. Puis Hilaria nous habille comme les gens de l'île. Pour les filles, chemisier brodé, deux jupes, et un châle noir brodé. Et pour moi un poncho et un bonnet. On se rassemble tous dans le hall communal. Tout les touristes sont ainsi déguisés. Hilaria danse avec chacun de nous à tour de rôle. Très sympa mais la musique est toujours la même et les danses aussi. Retour vers la maison après nos trois danses. Au lit vers 21h30. Beaucoup de pluie pour la première fois depuis le mois de février.
Jeudi 23 novembre Isla Taquile
Debout vers 6h50 pour le petit déjeuner de pancakes et thé. Je m'éclipse et Hilaria se met à parler aux filles. Elle avait répondu à mes questions avant mais n'avait jamais lancé la conversation. Rendez-vous au port vers 8h pour le départ vers l'île de Taquîle. Vraiment très bonne expérience de vivre et connaître un peu mieux la vie des gens de l'île. Vie très dure mais très bien organisée pour l'accueil des touristes. Cela fonctionne depuis une dizaine d'années et cela a permit de développer les communautés: chemins en pierre, maisons plus costaudes, tout le monde à désormais son toilette orange dans le fond du jardin. Sur cette île, les hommes sont aux champs ou pêchent et les femmes sont en permanence en train de tricoter même en marchant. Une heure de bateau pour se rendre vers Taquîle sous les nuages mais pas de pluie. On débarque et encore une heure de marche. Jolie balade le long de l’île. Le soleil apparaît et les couleurs du lac sont magnifiques. On se rend sur la place principale du village le plus important. On nous laisse un peu de repos. On va voir le magasin où sont exposés tous les tissus, toiles et bonnets tricotés par les locaux. Puis notre guide nous emmène dans un resto pour nous présenter l'île: 2000 habitants, 6 communautés, 26 restaurants ouverts à tour de rôle pour faire profiter tout le monde. Les vêtements sont très typiques sur Taquîle. Les hommes portent différents bonnets selon qu'ils sont célibataires (rouge et blanc), mariés (tout rouge) ou personnes importantes et respectées (de couleurs différentes) et pour les femmes la différence se fait au niveau de la couleur de la jupe et des pompons au bout de leurs châles. Pour les jours de fêtes, les femmes portent 7 jupes sinon dans la vie de tous les jours entre 4 et 5. Les bonnets des hommes comportent également des dessins qui représente la famille ou raconte une histoire. Il en est de même pour les ceintures. Il nous explique aussi que le lac Titicaca sert de micro climat ce qui permet aux patates de pousser à plus de 4000m quand partout ailleurs dans le monde, il y a de la neige à cette altitude. Sur cette île, les femmes tissent et filent la laine mais n'ont pas le droit de tricoter. Et ce sont les hommes qui tricotent principalement des bonnets également en marchant. Nous déjeunons donc chez Jésus. Puis nous sommes les seuls avec Catherine à rester dormir sur l'île. Tous les autres repartent. Notre guide nous présente notre famille pour la nuit. Puis nous décidons d'aller voir une des plages. Une petite fille nous indique la mauvaise route et ici cela ne pardonne pas de se perdre car on descend jusqu'à la mer mais ensuite il faut remonter et là c’est très dur car nous sommes tout de même à plus de 4000m. Puis on nous indique un nouveau chemin. Nous voulons voir également des ruines mais cela n'est pas sur la même route donc on abandonne l'idée. Et on a marché, vu des paysages grandioses sous le soleil avec le lac en fond, les terrasses vertes et cultivées mais on n'a pas trouvé la plage. On rebrousse chemin en suivant la colline du côté ouest. Très chaud et beaucoup de soleil donc coup de soleil pour moi. On descend vers le port principal, on se repose un peu, on trempe les pieds dans le lac et on remonte 508 marches vers le village principal qui est désormais vide. Très fatigant et très dur comme côte. C’est pourtant ce même chemin que prennent les locaux pour remonter leurs marchandises venant de Puno. On retourne à la chambre se reposer un peu, puis on ressort pour manger. Mais tout est fermé. Deux petites filles nous vendent des bracelets. Et on retourne manger dans le resto de Jésus. Au lit vers 20h30. De nouveau pluie.
Vendredi 24 novembre Puno
Debout vers 9h et on va prendre notre petit déjeuner chez Jésus qui se trompe largement dans le prix. Mais on s'en sort. On fait un tour sur la place du village et le magasin collectif. On achète un petit porte-monnaie en tissu. Puis on décide de descendre directement attendre le bateau. Donc on descend les 508 marches. Il fait désormais très beau. Nous prenons donc un bateau avec d'autres touristes. 3h de bateau pour arriver à Puno. Nous faisons un tour pour vérifier les horaires de bus pour demain en direction de Cusco. Puis nous retournons chercher nos sacs. La dame nous demande si nous voulons rester dormir là cette nuit. Nous lui disons que nous avons un hôtel pour 10 sols chacun. Elle nous dit qu'elle peut faire le même prix alors que normalement pour deux c'est 32 sols. Puis on voit Catherine qui elle doit payer 15 sols pour la nuit. Elle va finalement dormir dans notre chambre à trois lits pour 10. Donc en fait normalement une chambre à 3 lits dans cet hôtel c'est 50 sols mais pour nous ça sera 30. Ils font vraiment les prix qu'ils veulent. Mais on a droit à la meilleure douche chaude depuis que nous sommes en Amérique du sud. On sort manger en passant voir des danses folkloriques car Puno est la capitale du folklore péruvien. Puis on mange un énorme poulet car Puno est également la capitale du poulet.
Voir les dernières photos. Mais nous avons un gros souci avec l'appareil digital. Donc il n'y a pas autant de photos que d'habitude. Depuis 3 semaines, on n'a plus de flash et depuis deux-trois jours, il faisait pas mal de photos blanches. De plus le zoom ne marchait plus. Et ce matin, il ne marche plus du tout. Ecran tout noir. On voit ça demain sur Cusco si c'est réparable sinon on essaiera d'en racheter un.
Nuit à l'hostal Monterrey. Calle Lima. Environ 5 euros.
Pour le jeu, Monsieur Rodrigue Blon nous a donné la réponse la plus proche pour la question sur l'expression "c'est le Pérou". En fait ce qu'on voulait qu'on nous dise c'est qu’avant la ville de Potosi (ville la plus riche de l’Amérique du sud pendant 300 ans) se trouvait dans la région du Haut Pérou qui est aujourd'hui la Bolivie. Il recevra un petit quelque chose de la Bolivie.
Pour la question avec les coordonnées elles correspondent au Mont ILLIMANI qui se voit très bien de la Paz. Il doit être sur pas mal de nos photos de La Paz. Malheureusement nous n'avons pas reçu de réponse correcte pour cette question. Pour info je vous laisse l'adresse de la réponse : http://en.wikipedia.org/wiki/Illimani
Samedi 25 novembre Cusco
Réveillés de bonne heure par la musique dans l'hôtel. Petit déjeuner toujours au mercado et toujours dans le même stand. Puis direction le terminal de bus où on prend un bus pour Cuzco. Environ 7h de route. Vue sympa dans la vallée et les montagnes mais pas de photos. Par contre on traverse la ville de Juliaca qui est la ville la plus sale et répugnante que nous ayons vu. Ordures et dépotoir tout le long des rues sur plusieurs kilomètres. Arrivée à Cusco vers 16h20. Dès qu’on arrive dans le hall c’est la folie pour nous proposer un hôtel mais on refuse tout car Catherine a une adresse. Direction l’hôtel mais un peu trop cher pour nous. Catherine va rester dans celui là. Nous sommes juste une rue plus haute dans un hôtel forcément moins bien tenu. On voulait une chambre à 10 sols. On nous propose une chambre à 8 sols. C’est encore mieux mais c’est sûr qu’elle n’est pas terrible. Mais nous avons une belle vue depuis la terrasse sur Cusco qui est ville patrimoine de l'humanité. Douche et on sort pour manger. On laisse au passage notre linge à laver pour 2 sols le kilo. Les rues autour de la place centrale sont très animées entre restaurants, agences de voyage et commerces. Tous les gens nous arrêtent pour que l'on aille manger dans leurs restaurants. Mais ce sont des restaurants bien trop chers pour nous. On met nos photos à développer et on cherche un magasin qui puisse réparer notre digital. On trouve un technicien qui le fait marcher en 2 minutes, puis il touche l'objectif et ça rebloque. Il a donc garder l'appareil pour faire un grand nettoyage. Il faut avouer que cet appareil a pas mal marché depuis 3 mois, environ 4000 photos et pas mal de poussière. Il va regarder au flash également. Si ça fonctionne, ça sera un grand soulagement. Retour à la chambre. Coucher vers 22h. Hostal San Cristobal, rua quiscapata. Environ 4 euros.
Dimanche 26 novembre Cusco
Lever vers 8h. Petit déjeuner au même endroit que le sandwich la veille. On arrive enfin à retirer de l'argent pour finir de payer le trek de Machu Picchu prévu pour vendredi. On passe à l'agence mais c'est fermé le dimanche. Il y a beaucoup d'activité le dimanche sur la place centrale fermée aux voitures. Des associations viennent défiler. On hisse le drapeau péruvien et inca. Cusco signifie "nombril" en quechua et était la capitale de l'empire inca mais a été sévèrement abîmée par la colonisation espagnole. On récupère notre linge. Et on commence à marcher dans les rues typiques qui ont encore gardé des murs incas. Rue Pumacurco, Hatum Rumiyoc qui a une pierre à 12 angles, puis quartier San Glas, puis direction le monastère Santo Domingo et le temple du soleil Qoricancha. Dans les rues, on voit une dame avec son lama ici spécialement pour des photos, des petites filles en habits traditionnels avec un agneau dans les bras qui demandent aux touristes de les prendre en photos. Les murs incas sont très impressionnants. Les pierres ne sont pas jointes par le mortier, juste juxtaposées avec une précision dans la découpe magnifique. Bonne visite du temple qui regroupait à son apogée tout l'or inca. Puis direction un pub irlandais pour voir Manchester contre Chelsea. Retour à la chambre qui se trouve en haut d'une côte infernale. A Cusco, il y a probablement des centaines de taxis identiques, des Daewoo toutes petites afin de circuler dans les rues très étroites. Retrait de 400 dollars Us. Petit resto et retour à la chambre. En fait, je suis un peu malade depuis vendredi soir et le poulet de Puno. Pas terrible au niveau du ventre. coucher vers 22h. Hostal San Cristobal, rua quiscapata. Environ 4 euros. Retrait de 400 us dollars pour payer le trek.
Lundi 27 novembre Cusco
Debout vers 8h et ce n'est toujours pas la grande forme. Petit déjeuner puis on se rend à notre agence de voyage pour le Machu Picchu. On finit de payer. On sera 16 touristes, 22 porteurs et deux guides. Ça fait un sacré groupe. Programme: Le premier jour départ vers 5h30 de Cusco pour se rendre au point de départ de la marche en bus. Puis 5h de marche. Deuxième jour 7h de marche et 12 kms. Puis troisième jour 8h de marche et 15kms et dernier jour debout vers 4h du matin. Arrivée au Machu vers 10h puis deux heures de visite et temps libre. Nous y resterons jusqu'à 17h au maximum car nous restons passer la nuit à Aguas Caliente où nous prendrons une chambre d'hôtel et profiterons des bains d'eaux chaudes. Retour à Cusco le lendemain vers 21h. Voila le site http://www.perutreks.com/inça_trail_04d_itinerary.html. Puis nous sommes allés acheter nos billets pour visiter plusieurs sites archéologiques et musées de Cusco. Billet à 70 sols. Là encore notre guide du routard à tout faux et pourtant il a moins de deux ans. Dans le guide, le billet coûte 32 sols et compte beaucoup plus de sites que les billets que nous avons achetés. En fait, il y a trois ans, Cusco a réaménagé ses tickets, maintenant un ticket pour sites religieux et un ticket pour sites archéos. Et finalement vers 10h je suis rentré me coucher, trop fatigué, trop mal au ventre. Je vous évite les détails. Ana en profite pour visiter différents musées. Et elle s'est aussi promené tranquillement. L'appareil n'est toujours pas prêt car il manque une petite pièce qui était prête à casser. Puis elle est rentrée s'occuper de moi. Journée assez pénible puis en fin de soirée nous avons trouvé le remède miracle, du baume du tigre directement appliqué sur le ventre. Nuit très bruyante pour moi. Hostal San Cristobal, rua quiscapata. Environ 4 euros. Retrait de 500 sols soit 125 euros.
Mardi 28 novembre Cusco
Lever vers 8h et ça va mieux. Petit déjeuner et promenade en ville dans les quartiers un peu plus locaux. Cela va être encore une journée calme. Notre programme de Cusco est donc un peu retardé. Dans les rues il y a énormément de petits vendeurs: jeux de cartes, ceintures, pulls, cigarettes. Mais peu de mendiants finalement. Ana a acheté un polo Eden Park à 2.50 euros: "tu y crois toi, 2.50 euros pour un Eden Park, un truc de fou". Apparemment le polo à l'air vrai. Si c'est vraiment le cas c'est sûr qu'on économise presque 50 euros. Retour à la chambre pour une petite sieste et déjeuner. On ressort pour aller à la poste. C'est très cher au Pérou et ça n'a pas l'air très bien organisé. On verra pour le prochain colis. A la poste une affiche qui dit " vous avez plus de 18 ans, avez la diarrhée, êtes à Cusco pour plus de 4 jours, alors venez tester notre médicament". Mais c'est trop tard pour moi. Notre appareil digital n'est toujours pas prêt. Il attend la pièce. Si ça n'est pas répare pour 18h il faudra aller à Lima. Pas génial mais pas vraiment le choix. Eh bien l'appareil n'est pas réparable sur Cusco. Il faut aller dans une capitale pour trouver la pièce manquante. On retourne voir le technicien ce soir et on ira avec lui dans un magasin pour essayer d'acheter un digital d'occasion et on fera réparer l'autre sur Santiago au Chili car aller à Lima juste pour l'appareil ne vaut pas la peine et en plus Lima ne semble pas une ville très intéressante. On retrouve Catherine pour aller manger une pizza dans un petit resto bien sympa dans une des rues appelées par les gens du coin "Gringos Street" car c'est là que se trouvent toutes les agences et restos. Au lit vers 21h30. Hostal San Cristobal, rua quiscapata. Environ 4 euros. Et dans la nuit Ana est malade.
Mercredi 29 novembre Cusco
Nuit un peu agitée et réveil vers 8h. On devait se lever vers 6h pour prendre un bus pour Ollaytatambo, site archéologique à deux heures de route. On fera ça après notre trek. Donc Ana est bien fatiguée. Elle est au lit. On sortira un peu cette après midi. Il vaut mieux que cela arrive maintenant que jeudi soir. Ce soir Ana est toujours au lit mais ça va un peu mieux. Je suis allé récupérer notre appareil photo. On devait payer 100 sols, puis il m'a dit 50, puis 20 et enfin 10 donc ça va. On se revoit demain et on ira voir un collègue à lui qui a peut être des appareils d'occasion et un autre magasin où il y a des neufs pas trop chers. On vient de recevoir un mail de l'association des guides de Sorata suite à notre dénonciation de Félix, notre fameux guide. Il semblerait que l'agence dont il fait partie soit connue comme fausse et non reconnue par le gouvernement. On doit appeler demain le responsable de l'association des guides. Coucher vers 22h. Hostal San Cristobal, rua quiscapata. Environ 4 euros.
Vendredi 30 novembre Cusco
Nuit beaucoup plus calme mais on va éviter de trop manger aujourd'hui quand même et demain on ira doucement pour la première journée. Donc RDV avec notre technicien photo à 10h pour aller voir des appareils et on achète un Nikon Coolpix 5600 à 120 euros. Pour l'instant on en est content et donc les photos tant attendues de Cusco seront en ligne ce soir. Puis directement de nouveau le magasin où nous avions trouvé le polo Eden Park et on en a acheté 6 autres. Pas vraiment une folie à 15 euros pour les 6. Puis direction le marché pour acheter des feuilles de menthe pour faire du thé pour apaiser notre ventre et des feuilles de coca également.
Pour demain départ vers 6h puis deux heures de bus vers le point de départ. Nous n'emportons avec nous sur notre dos que nos duvets et vêtements, un peu de médicament, gourde, papier toilette et appareils photos. Le reste, tente, matelas, nourriture sera transporté par des porteurs locaux. Tous les détails mercredi prochain. On passe une après midi tranquille à nous préparer et à dormir. Puis on sort. Un petit jeune nous sert de guide dans une des rues incas et nous explique leur mode de construction des murs. Très bien. Et pour finir, il nous propose de lui acheter de petites cartes postales. Au moins il les a gagnés ses sols. Un autre gamin veut également nous vendre des cartes postales. Il nous demande d'où on vient et nous sort la capitale et le président. Au moins il essaye plutôt que juste proposer ou quémander. Voir les premières photos de Cusco et quelques essais de photos. On peut faire des photos noires et blanches ou sépia. Vraiment sympa cet appareil. Coucher vers 22h. Hostal San Cristobal. 4 euros.
Vendredi 1 décembre Chemin de l’Inca
Lever vers 5h pour être prêt pour attendre le bus. On prend ensuite nos autres compagnons de route. On est finalement 14 pour ce trek depuis le Canada (Brooke, Colleen, Mickael et Garry), Angleterre (Marc, Richard, Marc et Anna) et d'Australie (Andrew, Caroline, Rosie et Cris), entre 23 et 51 ans, nos deux guides Victor et Hubert et nos 21 porteurs entre 18 et 62 ans (le cuistot et son aide, le chef porteur, deux porteurs persos et tous les autres). Environ 2h de route vers Ollantaytambo. Joli paysage mais on dort un peu. En arrivant, on prend un petit déjeuner et beaucoup de locaux tentent de nous vendre bâtons, chapeaux et ponchos plastiques. Puis on reprend le bus pour 10 minutes pour se rendre au km 88 qui est le point de départ du trek. Tous les porteurs s'affairent pour préparer les sacs. Leur chef fait très attention au poids qu'ils portent, car maintenant c'est très réglementé. Ils portent quand même entre 18 et 25 kilos chacun. On est 6 sur 14 à porter nos propres sacs. Le notre pèse 11 kilos (vêtements, snacks, poncho, matelas et duvet). Les autres ont un porteur perso. Sur le chemin il y a environ 7 à 8 groupes de 2 à 16 personnes mais on se croisera très rarement. Le vrai départ à lieu vers 10h une fois nos passeports tamponnés du sigle Machu Picchu. Et c'est parti pour 44kms. Il y a deux-trois ans une course a été organisée depuis le kms88 et le site du Machu Picchu. Le record établi par un porteur est de 3h40. Début de marche assez tranquille. A notre premier arrêt on est surpris de déjà s'arrêter. Puis deuxième arrêt pour voir nos premières ruines. Et notre guide nous explique différentes choses. Puis arrêt pour le déjeuner. Et là tout est déjà prêt: les tentes pour le repas sont montées, une pour nous et une pour la cuisine. On est accueilli par un jus de fruit et puis c'est un repas de fête: pain à l'ail, avocat, soupe et truite avec légumes. On est très surpris mais ça sera comme ça pendant 4 jours. Petite sieste et on repart pour 1h30 de marche. Il fait assez chaud mais la marche n'est pas trop dure. Quelques petites montées mais on s'arrête souvent. On arrive au campement vers 16h30 sous les applaudissements de nos porteurs et tout est déjà monté: tentes pour manger et tentes pour dormir. Tente de 4 places pour 2. On va être très à l'aise. Ça change de notre tente minuscule. Nous avons une vue superbe sur la vallée. Nous avons commencé notre trek à 2650m et nous sommes maintenant à 3100m. Nous avons une présentation de tous nos porteurs, nom, âge, lieu d'origine et tout le monde applaudit. On fait de même et on finit par tous se saluer. Certains sont très timides mais c'est très sympa. On joue aux cartes pour attendre le repas, on boit une bière puis on mange bien et on est lit vers 20h30.
Samedi 2 décembre Chemin de l’Inca
Réveil vers 5h20 et on nous apporte notre thé à la coca directement sous la tente. Donc réveil très sympa. Ça nous laisse le temps de faire nos sacs. Petit déjeuner et on part vers 7h pour grimper jusqu'à 4200m. Premier arrêt à 7h45 alors qu'on nous avait dit qu'il fallait 1h30 de marche. Deuxième arrêt après 1h de marche alors qu'on nous avait dit 2h de marche. Soit on va tous très vite soit c'était pour nous encourager. Dans tous les cas c'est une montée très dure mais le paysage est agréable, sorte de jungle sur le flan de la montagne. Mais il y a beaucoup de marches qui coupent les jambes. On arrive tous à 4200m, les Canadiens les premiers puis par petits groupes. On fait une belle photo puis on redescend jusqu'à 3600m. Là aussi c'est très fatigant mais on se trouve sur le chemin inca. On arrive au campement vers 12h35. Déjeuner à 13h et sieste à 14h. Et ça fait du bien de dormir. On est tous assez fatigué. On prend le thé à 17h. On joue aux cartes et dîner à 19h. Coucher vers 20h45.
Dimanche 3 décembre Chemin de l’Inca
Debout à 5h30 toujours avec le thé à la coca. Petit déjeuner et départ vers 7h. On visite deux ruines mais le temps est très brumeux. On déjeune vers 11h et repart vers 12h. Il commence un peu à pleuvoir et on sort enfin nos ponchos qui traînaient dans le fond de notre sac depuis 3 mois. On marche toujours sur le chemin de l'Inca, on passe des tunnels creusés dans les rochers. On descend énormément de marches et c'est très usant surtout avec 11kgs sur le dos. On arrive au campement vers 16h. On revoit Catherine qui fait le même parcours mais avec une autre agence. On ne va pas voir les dernières ruines. Ana dort et je me repose. Tous les groupes sont présents mais ça reste vivable. On prend le thé vers 17h, on va jouer aux cartes au resto et on voit tous les autres. Ça chante un peu, surtout les français et ça boit. On se retrouve pour le dîner à 19h avec un gros gâteau en dessert. Pendant ces 4 jours, on a vraiment très bien mangé, varié, bien calorique et très bien organisé. Et on prépare la journée du lendemain. Et pour l'instant il n'y avait rien à dire sur l'organisation et là il y a plusieurs choix pour le départ. C'est un peu confus. En fait, on ne peut pas sortir du camp avant 5h30 pour le passage checkpoint. Le tout est de savoir si on veut être les premiers au checkpoint, pour être les premiers sur le trek pour arriver les premiers sur le site. On décide de se lever vers 4h pour avoir une chance d'être les premiers. Et j'arrive aussi à rouspéter un peu car avec Ana nous sommes les seuls à rester la journée complète sur le site et le soir à Aguas Çalientes, mais pour nous l'organisation des tickets de train du lendemain n'est pas très claire, voire non existante. On finit par s'arranger. On revoit tous les porteurs et c'est moi qui fait le speech de remerciements en espagnol. Très sympa. On s'applaudit de nouveau et on se sert la main. On se couche vers 21h.
Lundi 4 décembre Aguas Caliente
Réveil à 4h, on prend très rapidement un petit déjeuner et on arrive les premiers au checkpoint à 4h45. Et tous les autres groupes arrivent bien avant 5h30. Il commence à faire jour seulement vers 5h15. Ouverture des portes à 5h30 et là c'est la course. Un peu ridicule. On va à notre rythme et on se retrouve comme bien souvent les derniers. Le paysage est pourtant bien sympa malgré la brume. Chemin assez facile sauf avant d'arriver à la porte du soleil où là il y a une cinquantaine de marches très verticales. En arrivant en haut nos guides nous félicitent comme à chaque passage difficile. On y est à 6h15 alors qu'on aurait dû y être à 7h. Normalement de ce point on devrait voir le Machu Picchu mais avec la brume, on ne voit même pas à 20 mètres. Encore 30 minutes de marche et on est sur le site mais on ne le sait pas car on ne voit rien. Et ça va rester comme cela très longtemps. Pas avant 10h du matin nous ne pourrons voir d'un bout à l'autre du site. On prend quand même une photo de groupe. Vers 7h45, on se rend à l'entrée du site pour laisser nos sacs et commencer notre visite guidée de 2h30. Un peu long. Puis le guide nous laisse et on se promène comme bon nous semble. On dit au revoir au reste du groupe. Vraiment super bonne ambiance pendant 4 jours. On a bien rigolé. Donc on reste à se promener jusqu'à 16h45. Le site est vraiment très grand et il y a beaucoup à voir. Seule grosse déception, nous n'avons pas pu monté sur la petite colline que l'on voit sur les photos car il ferme à 13h et cela personne ne nous l'avait dit. Il est possible également de grimper sur la grande mais ça prend très longtemps et après 4 jours c'est très dur. Et bonne surprise, on rencontre Sarah Miginiac et ses parents de Saint Malo du bois. Nous avons reconnu Sarah car nous allons très souvent sur leur site Internet pour voir ce qu'elles avaient fait avec Aurèlie il y a 2-3 ans. Nous allons voir également le pont de l'Inca mais principalement nous restons assis au point "photo" pour apprécier. Magique. Vers 16h il n'y a plus grand monde. Tous les groupes sont partis et nous avons l'impression d'avoir le site pour nous. Il y a une campagne pour que le Machu Picchu soit reconnu comme une des nouvelles 7 merveilles du monde. http://www.new7wonders.com/index.php
On prend le bus pour redescendre vers Aguas Calientes. En moins de 30 minutes j'arrive à dormir. On passe au resto pour prendre nos tickets de train qui nous attendent comme prévu. On se rend vers un hôtel que nous avions réservé mais entre temps une dame nous propose moins cher. On va donc passer la nuit à l'hostal Choquequirau qui est à peine terminé mais nous avons une chambre avec lit double et douche. Nous prenons une magnifique douche chaude, la première depuis 4 jours. On ressort manger une pizza et on se couche vers 20h. Et on ne met pas longtemps à s'endormir. Nuit à l'hostal Choquequirau. environ 7,5 euros.
Mardi 5 décembre Cusco
Réveil vers 8h. Aguas Calientes est une petite ville en construction permanente. Seuls les bus entre le site et la ville sont autorisés. Le seul moyen de venir dans cette ville est le train et les rails passent dans la rue principale. Comme c'est loin de tout, ils font des stocks, très impressionnant. On prend notre petit déjeuner, faisons un tour dans le marché d'artisanat, préparons nos sacs que nous laissons à la consigne et allons passer une bonne heure dans les eaux thermales. Bonne relaxation même s’il pleut. On redescend en ville, mangeons un sandwich et prenons notre train pour revenir sur Cusco vers 15h55. 4h30 de train. Ça ne va pas vite et en plus il fait pas mal de marche avant marche arrière pour changer de voies. La vue en arrivant sur Cusco est très sympa, tout est éclairé. Nous retournons à notre hôtel San Cristobal mais nous avons une chambre différente cette fois avec s-d-b privée. Nuit à l'hôtel San Cristobal. environ 6 euros.
Cela fait exactement 3 mois que nous sommes en Amérique du Sud. Nous avons pour l'instant dépensé environ 3700 euros. Donc au-dessus de notre budget prévisionnel qui de toute façon il était impossible de tenir à cause du trek vers Machu Picchu. Mais si on enlève ce trek et l'achat de l'appareil digital non prévu, nous sommes pile dans le budget de 32 euros par jour ce qui est franchement pas mal du tout. Et on sait rarement privé. Prochaine grosse dépense, le bateau en Patagonie entre Puerto Montt et Puerto Natales.
Mercredi 6 décembre Cusco
Réveil vers 7h15. On laisse notre linge à laver et on se dirige vers un départ de bus pour le site d'Ollantaytambo, via Pisac et Urubamba. En fait, on était déjà là pour le départ du trek. Donc deux bus et 2h30 et nous revoilà dans cette charmante petite ville pour visiter un site inca. Assez sympa. Puis retour vers Urubamba où nous prenons un taxi pour aller voir les salinas de Maras. Il y a très longtemps ils se sont aperçus que le petit ruisseau était salé. Donc ils ont construit des petites réserves à sel sur le flanc de la colline. Il y en a 4000 en tout partagés entre deux communautés et qui se lèguent de père en fils. Magnifique. On y reste une heure. Puis retour sur Cusco via Pisac. On dort dans le bus. Et Internet depuis 2h. Nuit à l'hôtel San Cristobal. environ 6 euros.
Les premières photos du trek se trouvent en bas du quatrième album. Plus le cinquième album.
Jeudi 7 décembre Cusco
Debout vers 8h. Nous laissons nos duvets à laver. Nous passons à l'office du tourisme pour faire prolonger nos pass pour les sites archéologiques qui arrivaient à expiration mais dont nous n’avons pu profiter du fait de notre maladie. Et nous prenons un bus pour Pisaq afin d'aller visiter d'autres ruines. 45 minutes de bus. En arrivant nous prenons un taxi pour nous rendre directement sur le site. Et nous avons bien fait car la montée à pied est terrible. Site très grand avec beaucoup de terrasses. Et nous redescendons à pied vers la ville de Pisaq et son marché. Nous croisons par hasard Mieke qui était avec nous pour les 4 jours dans le salar D'Uyuni. Nous achetons de la céramique (bols et tasses) et nous reprenons un bus pour s'arrêter juste au-dessus de Cusco sur le site de Saqsaywaman. D'autres ruines mais on commence à saturer après le chemin de l'Inca et ses ruines, le Machu Picchu, Ollantaytambo et Pisaq. Mais la vue sur le Cusco est sympa. On récupère nos photos du trek. Très jolies. On va faire un tour au terminal de bus pour se renseigner pour partir vers Nazca demain. Prix des bus très variables selon la qualité des offres durant le voyage. Soirée avec Catherine car elle part pour Arequipa ce soir. Coucher vers 22h après avoir fait nos sacs. Nuit à l'hôtel San Cristobal. environ 6 euros.
Vendredi 8 décembre bus
Nuit mouvementée car Ana est de nouveau un peu malade. Il est grand temps que l'on quitte Cusco. Désormais pour nous c'est direction plein sud jusqu'à Ushuaia. On va à la poste pour envoyer deux nouveaux colis. Organisation pas super et assez chere. Le postier nous fait découper nos cartons pour qu’ils atteignent exactement le poids nécessaire.
Et on est sur Internet en attendant notre départ vers 16h. Voir les dernières photos d'hier. Nous prenons le bus de compagnie la Flores. Voyage assez fatigant car beaucoup de virages, mais on voit 4 films dont le grandiose "Shaolin soccer" et un film d'horreur pour finir la nuit. Retrait de 200 Us dollars.
Samedi 9 décembre Nasca
Arrivée à Nazca vers 6h30 après de nombreux virages également en arrivant mais changement total de paysage, très sec et marron clair couleur terre. Et il fait déjà une chaleur étouffante. On trouve rapidement un hôtel car une personne d’un hôtel est présent. Il nous emmène dans le premier hôtel sur notre liste qui n’est pas le sien mais on reste là quand même. Il paiera lui même le taxi. On se renseigne pour les bus pour Arequipa pour repartir et on va réserver notre vol en avion pour demain matin pour voir les lignes de Nazca. http://www.abc-latina.com/Pérou/tourisme/lignes_nazça
Puis journée très calme en perspective car il n'y a vraiment rien à faire ici de spécial. Vers 17h nous allons assister à une petite conférence sur les lignes de Nazca. Conférence, dans un vieux bâtiment miteux, donné par une amie de Maria Reiche. Maria a travaillé toute sa vie sur les lignes et son amie Vicky continue à travailler sur les lignes. Très étrange ces lignes qui représentaient un calendrier astronomique et des sources d'eaux souterraines. Également très étrange Vicky mais maintenant on comprend un peu mieux et on est prêt pour demain matin et notre survol de ces lignes pendant 30 minutes. Le soir il fait un peu meilleur. Ça ressemble beaucoup au Portugal en plein mois d'août, invivable durant la journée et sympa le soir, plus frais avec un peu de vent. Repas dans une pizzeria où on nous offre notre premier Pisco Sour, boisson nationale du Pérou. Hostal Posada Guadalupe, environ 5 euros. Très sympa avec une petite cour intérieure.
Question sur le Pérou, vous avez jusqu'au 31 décembre pour répondre. Entre tous les préparatifs pour les fêtes de fin d'année j'espère que vous aurez un petit moment pour tenter votre chance.
L'Empire inca était composé de 4 régions. Comment se nommaient t'elles?
Tawantinsuyu, nom donné à l'empire inça « les quatre quartiers » en quechua.
Bonne chance.
Dimanche 10 décembre bus
Et la question au jeu est déjà trouvée. C'était quand même super facile. Mais que la bataille fut rude. Nous avons reçu quatre réponses le 10 décembre et c'est seulement les heures qui déterminent le vainqueur. Max Mariage du Canada à 9h49; Virginie, Geoffrey, heureux parents depuis une semaine du petit Arthur du Nord de la France à 10h14, Karim de Massy à 16.33 et ma soeur Bérengère du Fresne sur Loire à 19h34. Voila la réponse voir site: http://fr.wikipedia.org/wiki/Tawantinsuyu"
Donc grand vainqueur Max. Toutes nos félicitations. Tu recevras un petit souvenir du Pérou.
Debout vers 8h, on va boire un jus de fruits tropicaux, puis direction l'agence pour se rendre à l'aéroport. Et il précise bien avant de prendre l'avion de ne pas manger. Et Dieu qu'il avait raison. Décollage avec seulement un autre touriste et le pilote. Donc avion minuscule. Et on a volé durant 30 minutes au-dessus de ces fameuses lignes. Un coup pour la fenêtre droite et grand virage pour la fenêtre gauche. Et au bout de 5 minutes j'étais déjà malade. Grandes sueurs froides et envie de vomir. Tout vert que j'étais. Mais je m'en suis sorti. Donc pour moi difficile d'apprécier mais c'est quand même grandiose de voir tout ça d'en haut surtout que ces lignes sont invisibles du sol. On a pris pas mal de photos mais je pense que les photos papiers seront mieux. Vol de retour où le pilote ouvre la fenêtre pour avoir un peu d’air. Retour pénible sur la terre ferme et j'ai bien mis un bon quart d'heure avant de reprendre mes esprits. Retour à l'hôtel pour faire nos sacs et les laisser à la consigne. Déjeuner, après midi Internet avec un grand ventilo et on part ce soir à 19h pour Arequipa, dernière étape de notre périple péruvien où on aura été bien malade. Les photos ne passent pas pour l'instant. On ne voit en fait que sur quelques-uns unes les véritables dessins. Pas facile avec le digital. On avait fait une petite vidéo du Machu Picchu mais elle est trop lourde pour hotmail. Désolé. Départ effectif vers 19h40 et on s'arrête 5 minutes plus tard pour manger. On était les seuls touristes à l'arrêt et on s'est mis à regarder la télé en attendant et un super programme sur la fête de l'anchois. Et pour une fois un vrai bon film dans le bus "Ali". Retrait de 500 sols soit 125 euros.
Lundi 11 décembre Arequipa
Arrivée vers 5h40 à Arequipa. Nous prenons un taxi pour nous rendre à l'hôtel conseillé par Catherine. Elle fait actuellement un trek de trois jours et on devrait la voir ce soir. On laisse nos sacs et on repart se promener car la chambre n'est pas libre. Ville calme le matin à 6h!! Mais très sympa de voir la grande place comme cela. Ville dominée par une chaîne de montagne dont le Volcan Misti. On prend notre petit déjeuner et on attend 9h que tout ouvre. On se renseigne auprès d'agences de voyage pour le trek prévu mercredi pour trois jours. On comparera avec celui de Catherine. Puis on va visiter le Couvent Santa Catalina. Énorme. Un vrai village dans la ville fondé vers 1580. Superbe couleur de bleu, rouge, blanc, de vraies petites rues étroites, trois cloîtres magnifiques, quelques jardins, une grande cuisine centrale, chapelles et des dizaines de chambres comprenant une petite cuisine avec four et un patio. Car il y a bien longtemps les sœurs avaient le droit à des bonnes. Vraiment très calme et relaxant. En sortant, on nous offre un petit souvenir et on trouve à manger notre almuerzo pour trois fois rien. Puis énorme sieste jusqu'à 17h30. On vient de réserver notre prochaine grosse dépense, le bateau entre Puerto Montt au sud du Chili vers Puerto Natales en Patagonie. 3 jours de bateau. http://www.navimag.com/en/çanales/sur/ruta_sur.asp".
On a été mangé ensuite dans une crêperie avec Catherine. Ça fait du bien de remanger du Nutella. Et puis au pub avec une autre touriste belge et coucher vers 23h. Hostal La Reyna, environ 5 euros.
Mardi 12 décembre Arequipa
Debout vers 8h, on dépose la lessive, on échange des livres, on envoie des colis en Europe et on réserve notre trek de demain. On passe également dans une pharmacie pour se peser. J'ai perdu 5 à 6 kilos en 3 mois et Ana est passée sous la barre des 65 kilos. (pas de beurre, pas de mayo, pas de nutella, pas d'alcool, peu de pain). Programme de demain : Départ prévu à 6h pour aller jusqu'à Chivay à 3h de route puis Cabanaconde encore 2h de route. Puis on descend dans le Canyon de Colca, le plus profond du monde. Et on revient vendredi après midi. Le tout pour environ 330 sols. Puis nous sommes allés voir une expo sur le Japon et le musée où se trouve une momie inca très bien conservée car gardée dans la glace au sommet d'une montagne pendant 500 ans et également tous les objets qui étaient enterrés avec la jeune fille Juanita. Cet après midi et ce soir, on va dans un quartier un peu en dehors de la ville pour avoir une belle vue, bien manger et apprécier les rues et maisons. Bon on n'a pas vu beaucoup de maisons car on a trouvé le centre commercial et on a mangé au Burger King et on a voir été le dernier James Bond. Pas mal du tout. Retour à l'hôtel vers 22h. Hostal La Reyna, environ 5 euros.
Mercredi 13 décembre Canyon de Colca
Debout vers 5h30 et on prend un taxi payé par l'agence pour se rendre au terminal de bus. On part vers 6h40 et on arrive enfin à Cabanaconde vers 12h15. Très long. De nombreux locaux aux vêtements très colorés empruntent ce bus. On se trouve alors à 3280m au-dessus du niveau de la mer. Vilma, la tante de notre guide Juan, nous attend. Nous déjeunons chez elle. Puis nous partons avec Juan vers 13h pour environ 3h30 de marche. Nous descendons en bas du Canyon de Colca qui se trouve à 2100m d'altitude. Ce canyon est vraiment immense, pas forcément en largeur ni en longueur mais en profondeur. Et on fait vraiment tout petit. On aperçoit un condor mâle qui vole juste en dessous de nous. Marche finalement assez fatigante car ça glisse beaucoup sur les pierres. On croise pas mal de gens avec leurs ânes qui reviennent des champs et qui retournent au village. On traverse le pont en bas du Canyon et le paysage change. On passe du marron et gris de la terre pour le vert des cultures (maïs) et arbres fruitiers principalement poiriers, avocatiers. On arrive vers 16h45 à notre hostal "chez Victor" un peu spécial car les petites cahutes sont en bambous, murs, toits et sommiers. On attend patiemment 19h et notre repas. On aide un peu notre guide avec son anglais et on va se coucher vers 20h.
Jeudi 14 décembre Cabanaconde
Debout vers 6h50. Petit déjeuner et on part vers 8h. On traverse les cultures. Très vert. On voit pas mal de poiriers, pommiers, un cognassier et beaucoup de cactus. Nous goûtons d'ailleurs au fruit du cactus, le tuna. Très rafraîchissant. Également sur les cactus, les cochonillas, sorte de petites chenilles blanches dont le sang est très rouge et sert à teinter les laines. Le kilo de cochonillas coûte 70 dollars Us. Très cher pour le pays. Après deux heures de marche sous le soleil déjà très fort on arrive à l'oasis, paradis de verdure avec piscine. Tout ça au fond du canyon. On se baigne et ça ressemble vraiment au paradis. Puis déjeuner et nous repartons vers Cabanaconde. Nous avions aussi l'option de rester là toute l'après midi et de partir demain matin à 2h du matin. Donc nous partons vers 13h30 pour un peu plus de deux heures de marche et plus de 1100m de dénivellé. Assez fatigant car ça glisse beaucoup. Mais la vue sur le canyon est grandiose. Nous croisons une petite dame qui va vendre des snacks et coca-cola en bas du canyon. Au sommet il se met à pleuvoir un peu et il nous reste 20 minutes de marche à travers les cultures de maïs en terrasse pour arriver chez Vilma. Nous prenons une bonne douche chaude et sortons faire un tour dans le village. Des petits enfants veulent se faire prendre en photo. Une dame arrive avec sa fille et insiste pour qu’elle soit sur la photo et ensuite elle vient nous demander un pourboire. On s'arrête boire une bière au café "la maison des français" car les premiers clients il y a 20 ans étaient français et on discute un peu avec le barman. Ca permet de connaître un peu la vie des locaux. Au lit vers 20h. Nuit chez Vilma.
Vendredi 15 décembre Arequipa
Debout vers 6h. Petit déjeuner et on prend un bus à 6h50 pour se rendre à la Croix du Condor. De nombreuses femmes viennent spécialement ici pour vendre des produits et repartent à 10h. Superbe panorama sur le canyon d'où on aperçoit généralement des condors. On aperçoit notre premier tout en bas du canyon vers 8h. On reste tranquillement assis sur un mirador à observer mais nous ne voyons rien. Puis à 9h55, 5 minutes avant que tous les bus de touristes repartent, le condor se réveille!!! Tout le monde crie en le voyant. Et comme par magie il vole devant les 3 miradors. Magnifique à voir. Ça ne dure pas longtemps mais on a quelques photos papier, pas digitale. Puis de nouveau 5h de route épuisante vers Arequipa. Nous avions deux tickets pour s’asseoir mais la place est déjà prise. J’insiste et on arrive finalement à s’asseoir tous les deux. Les 30 dernières minutes sont difficiles car on a des clips vidéo péruviens à fond de sono. Puis les clips, je pourrais en faire des mieux depuis le fond de mon jardin. Mais aucun péruvien ne se plaint. Retour à l'hôtel Reyna. Voir photos. Et pour changer un peu on a mangé des sandwiches sur la place principale. Internet et au lit vers 20h pour lire nos nouveaux livres "black hawk down" pour moi et pour Ana "the devil wears Prada". Hostal la Reyna. Environ 5 euros.
Demain direction Tacna, encore plus au sud, puis un autre bus vers Arica, première ville au nord du Chili. Et oui fini le Pérou. Sympa mais trop souvent malade. On pense à cause des soupes et de l'eau non bouillie. Et on en a marre des soupes. Donc Arica pour 2-3 jours, Iquique pour 2-3 jours, ces deux villes pour profiter de la plage même s’il risque de faire encore un peu froid dans l'eau, puis Serena pour essayer d'aller voir les observatoires astronomiques et puis Santiago.
Samedi 16 décembre Arica
Debout vers 6h, rendez-vous à 6h30 avec Catherine pour prendre un taxi ensemble pour le terminal de bus. On pensait pouvoir prendre un bus à 7h15 mais il était plein alors qu’on nous avait dit qu’il n’y avait pas besoin de réserver la veille. Donc on attend 8h45 pour partir vers Tacna. 5h30 de route en plein désert avec parfois des oasis de verdures, cultures et vignes, puis encore le désert. On arrive à Tacna et là de nouveau les chauffeurs de taxi nous sautent dessus pour nous emmener vers Arica au Chili. Il y a le choix entre taxis collectifs très rapide ou bus plus lent. Les prix commencent à 18 sols par personne et on finit par partir pour 10 sols. Très fatigant et surtout parfois énervant tous ces prix qui changent sans arrêt. Bien sûr ça baisse tout le temps mais on n'est jamais sûr du prix et cela pour tout même les Twix changent de prix. Et puis ils fixent également les prix comme bon leur semble. Le même lit dans la même chambre dans la même auberge peut avoir deux prix différents sans raison. Avec Ana désormais c'est un peu nous qui fixons nos prix. S'ils ne veulent pas on change!! Donc on monte dans une de ces grandes voitures américaines à 6 dont le chauffeur et direction la frontière. Passage assez facile, deux tampons supplémentaires sur le passeport et encore 10 kms et nous sommes à Arica. Catherine monte dans un taxi vers un hôtel et de nouveau se fait un peu embarquer dans une galère gérée par le chauffeur. Et pour nous on prend un taxi après avoir essayé de se faire comprendre par deux petits vieux qui ont mis bien trop longtemps pour réagir, donc on va vers un autre taxi. On réagit plus vite désormais et on fixe nous même les prix. Ça va plus vite. Il nous dirige vers un camping bien à l'extérieur de la ville. En fait c'est plus un lieu où les gens viennent passer la journée car il y a une piscine et des espaces verts. On plante notre petite tente et on reste tranquillement la soirée là. Et il fait clair beaucoup plus tard ici car il y a deux heures de deçalage avec le Pérou donc 8 avec la France. Le proprio nous laisse les clés d'un des bungalows vide pour les toilettes et vers 19h tout le monde part. Nuit un peu bruyante due aux discothèques toutes proches, aux chiens dont un qui garde la tente mais qui aboie dès qu'il y a un bruit, ce qui fait bien sur réagir les autres chiens et les perroquets dès 7h ce matin. Par contre superbe coucher de soleil au loin. Autre difficulté ici, comprendre les chiliens. On a parlé avec 4 d'entre eux et que c'est difficile à suivre. Un accent très fort. Autre gros changement les prix. Un peu plus cher mais surtout très difficile à calculer. 1000 pesos équivallent environ à 1,5 euros. On va se faire une petite liste des équivalences. Camping Bienestar 4000 pesos la nuit.
Dimanche 17 décembre Arica
Donc réveil de bonne heure mais il fait noir assez tard. Ca change du jour qui arrive vers 5h du matin. Je lave du linge et donne l'autre partie au proprio. Et on part du camping vers 10h. On commence à marcher le long de la route vers le centre et Ana arrête un bus pour nous emmener plus proche de la ville. Très sympa. Puis on prend un de ces taxis collectifs pour aller au centre. Sur le toit du taxi est notée la route qu’il prend et le prix est fixe. Très vide et très calme. Tout est fermé. Mais quel changement avec le Pérou et Bolivie. Grands magasins, rues piétonnes, Mc Donalds où on a quand même été manger une glace!, immeubles, HLMs, et grosses voitures. Ça ressemble plus à chez nous. On mange notre petit déjeuner, rencontrons Catherine qui nous explique ses galères. On s'arrête lire sur un banc à l'ombre. Et on trouve Internet. Cet après midi vers 17-18h direction la plage, puis le coucher de soleil et on rentrera au camping. Demain Iquique à 4h plus au sud. Et je me suis baigné. Eau assez chaude, très sympa, plein de petits poissons qui sautent hors de l'eau aux alentours et un peu plus loin les pélicans. On ne verra pas le coucher de soleil car on est à manger. Retour en taxi collectif pour se rapprocher du camping et on finit par marcher 30 minutes dans le noir pour arriver au camping vers 21h30. Camping Bienestar 4000 pesos la nuit. Retrait de 100000 pesos soit environ 145 euros
Lundi 18 décembre Iquique
Réveil vers 7h45 avec toujours pas mal de bruit de chiens et le nôtre qui dort à côté de la tente. On récupère notre linge et on attend un taxi le long de la route. Petite attente et on arrive directement au terminal. En moins de 5 minutes on est déjà dans un bus grand luxe en direction d'Iquique. Le vendeur nous dit que nous aurons à manger mais on ne voit rien venir. Mais Ana fait sa grande sieste de 3h. De nouveau on traverse le désert et Iquique est une ville construite bizarrement. Tout en long le long de la mer avec une énorme dune de sable derrière. On réserve notre prochain bus vers la Serena pour jeudi au lieu de mercredi comme prévu car il n'y a plus de place pour que l’on soit assis côte à côte. Assez cher comme tout ce qui se trouve au Chili. Puis direction le centre d'info pour se renseigner sur les campings mais il n'y en a pas. Donc recherche d'un hôtel. On en trouve un avec chambre double, salle de bain privée et grosse cerise sur le gâteau, TV cablée avec chaînes US. Le bonheur!! Bien sûr le prix n’est pas le même mais nous n’avons finalement pas trop le choix. Et comme d’habitude il baisse le prix malgré tout. Et nous sommes aussi dans la principale rue piétonne. Puis tour en ville (beaucoup de maisons en bois) et vers la plage. Et là on se fait interviewer par une radio locale. Puis centre commercial pour acheter à manger pour ce soir devant la télé. Et dans le magasin animalerie à côté des chiots et chatons ils vendent des hérissons. Retrait de 100000 pesos. Et quelle soirée télé jusqu'à 1h du matin. Plein de séries américaines comme on les aime. Hôtel La Plaza. Environ 18 euros. Calle Baquedano.
Mardi 19 décembre Iquique
Lever vers 9h et on prend notre petit déjeuner à l'hôtel puisque c’est compris dans le prix. Puis direction Zofri, énorme zone commerciale qui est duty free car Iquique est une zone franche. Beaucoup d'affaires à faire mais pas pour nous. Seul achat, des draps pour mettre sur nos matelas. Puis retour en ville pour faire quelques autres magasins. Et on achète nos sandwiches pour être prêt devant la télé. On ressort vers 17h pour aller à la plage. Et pour traverser les rues, oh surprise les voitures s'arrêtent. En Bolivie et Pérou, on nous aurait roulé dessus sans problème. Et donc on se baigne de nouveau dans l'Océan Pacifique qui est beaucoup plus froid ici qu'à Arica qui se trouve 4h plus au Nord. Mais c'est sympa quand même. Internet et soirée télé. Fin des programmes vers 1h du matin. Hôtel La Plaza. Environ 18 euros. Calle Baquedano.
Mercredi 20 décembre Iquique
Lever vers 9h et on prend notre petit déjeuner à l'hôtel. On se promène un peu en ville afin de trouver des magasins pour acheter des livres en Anglais. Mais on ne trouve rien. On va faire un tour au port. On nous propose du poisson. Et on observe les pélicans et lions de mer. Achat du repas dans le supermarché et on retourne à l'hôtel. Pas de plage donc journée très très calme. Demain départ 14h pour Serena et 19h de bus. Arrivée prévue vers 9h vendredi matin. Soirée télé pour la dernière fois. Hôtel La Plaza. Environ 18 euros. Calle Baquedano.
Jeudi 21 décembre bus
Lever vers 9h et petit déjeuner. On fait nos sacs et on attend 14h pour notre départ. Et le paysage durant les 7h de voyage que nous pouvons voir car il fait jour est très monotone et étrange à la fois: la mer, puis l'autoroute et enfin des dunes ou montagnes. Le tout sur moins de 500m de large. Et nous sommes vers Antofagasta vers le coucher de soleil.
Vendredi 22 décembre Serena
Arrivée vers Serena à 8h et nous allons directement voir à l'hôtel où se trouve Catherine car on peut y planter sa tente. C’est même elle qui nous ouvre la porte. Endroit assez bizarre car on passe par le salon et la cuisine avant d'arriver vers les chambres et un petit jardin. La patronne nous dit qu'il n'y a pas de problème pour rester là. Puis son fils arrive et lui dit que ce n'est pas possible. Des français présents à qui on a refusé de camper dans ce petit jardin nous confirment qu'il y a une semaine des gens sont rester camper là. Un peu compliqué tout ça mais on reste quand même car c'est la patronne qui a le dernier mot. Petit tour en ville et vers le bord de mer cet après midi et demain direction Vicuña. En fait le bord de mer est assez loin, à cela on rajoute une grande marche sur la plage, et ça nous fait encore une bonne après midi à marcher. Plage finalement pas intéressante car il n'y a que des drapeaux rouges et l'eau est très froide. Retour par le centre commercial pour acheter notre dîner et retour à l'hostal. Il y a deux jours nous avons acheté des draps pour savoir ainsi si nous aurions moins de condensation sous la tente. On avait gardé un duvet quand même. Echec. Mais c’est plus agréable de dormir sur des draps que le matelas. Hostal Maria Casa, environ 7 euros.
Samedi 23 décembre Vicuña
Debout vers 9h et petit déjeuner. On se rend en ville pour essayer de trouver des livres en Anglais mais toujours pas de chance. En téléphonant en France je me rends compte qu’il n'y a en fait que 4h de décalage. On prend notre bus pour Vicuña à 12h30. Jolie vallée très verte, remplie de vignes. En arrivant, on se rend directement dans un hôtel vu sur notre guide où l'on peut planter notre tente. Super petit jardin ombragé. On retrouve le couple français Greg et Guenaelle, que nous avions rencontré la veille. Il fait très chaud mais on décide d'aller faire un tour dans le bourg, puis vers l'entreprise Capel, spécialiste du pisco. Visite très rapide car c'est samedi et il ne travaille pas. Le pisco est en fait de l'eau de vie qui au final fait entre 35 et 45 degrés et que l'on peut boire en cocktail. Dégustation gratuite et on achète une bouteille de pisco mangue. Retour en ville sous un soleil torride, petite course car on va cuisiner un peu (des pâtes) et ça nous change un peu. Puis on se rend au départ de notre soirée pour aller voir les étoiles à l'observatoire de Mamalluca: www.mamalluça.org/. On recontre d’autres français.
Visite très sympa où le guide astronome nous explique beaucoup de choses, pas toujours facile à comprendre (en espagnol avec accent chilien et termes techniques), puis on regarde la lune au télescope, des nébuleuses d'Orion et d'Andromède, un cumulus globulaire, les étoiles de la pléiade. Retour vers 23h30. Nuit sans les duvets juste le drap. On est réveillé par le froid vers 4h du matin et il y a toujours de la condensation. Echec total!!. Vers 6h30 on reprend nos duvets et on finit notre nuit. Hostal et camping la Elquina. Environ 7 euros. Retrait de 100000 pesos.
Dimanche 24 décembre Vicuña
Joyeux Noël à tout le monde. Réveil vers 9h30 par le soleil qui tape sur la tente. Petit déjeuner. On déplace la tente pour ce soir. Et direction le petit bourg. Il fait une chaleur à crever. Peut être piscine cette après midi en face de notre hôtel. Bon repas à tous en famille. Pour nous ça sera crêpes au nutella. Jaloux hein? En fait, on s'est retrouvé à trois couples de français à l'hostal. Très sympa. Bien mangé bien bu. Mais très simple pour tout le monde. Sinon par ici très peu de déco de Noël dans les rues par contre beaucoup de crèches dans les maisons. Coucher vers minuit et demi. Hostal et camping la Elquina. Environ 7 euros.
Lundi 25 décembre Vicuña
Réveil vers 8h30 sous un grand soleil. Petit déjeuner et tour en ville. Rien de plus aujourd'hui de prévu. Demain on part vers Valparaiso sur la côte à côté de Santiago et on a trouvé un hostal qui à l'air sympa grâce au couple de français. Repos plus ou moins toute la journée, lecture et sieste. Au lit vers 21h. Très calme mais très bien. Hostal et camping la Elquina. Environ 7 euros.
Mardi 26 décembre Valparaiso
Réveil vers 8h et petit déjeuner puis direction le terminal de bus où on court vers nous pour savoir où on veut aller. Donc 2 minutes plus tard on est dans le bus pour la Serena. Puis on attend deux heures à la Serena pour avoir un bus direct vers Valparaiso. Environ 7h30 de bus et on arrive vers 20h. On téléphone à l'auberge et on vient nous chercher. Sur le chemin on nous montre le parlement et le sénat qui ne sont pas à Santiago mais ici, une statue à la gloire des français avec un condor au sommet. Très sympa. On dort dans le jardin et ils ont insisté pour nous prêter une tente donc pour une fois on a toute la place nécessaire pour être tranquille. Auberge tenue par un prêtre français qui nous donne pas mal de conseils sur la ville et aussi rempli de français. Grande salle commune, télé, Internet, bar. Bien organisé. On ressort pour acheter à manger dans la rue juste au-dessus de l’auberge et on se couche bien fatigué des transports vers 21h30. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros. Avenida General McKenna.
Mercredi 27 décembre Valparaiso
Réveil vers 8h et nuit assez calme malgré tous les chiens qui traînent autour. Environ 25000 chiens ici à traîner dans les rues et ils aboient en plus ceux là mais dès qu'on lève la main ils fuient. On prend à manger sur la route vers le bas de la ville car Valparaiso est composée de deux parties: la partie basse près de la mer et la partie haute qui comprend toutes les collines. Donc pas mal de marche et on retourne au terminal de bus car Ana a oublié sa polaire dans le bus hier soir. Ça va être très dur de la retrouver. Et on prend notre billet pour lundi matin pour partir vers Mendoza en Argentine. Puis direction le centre commercial pour aller au dernier étage et avoir une vue sur la ville. Ensuite un petit ponton pour apprécier le vol des pélicans. Et ensuite grande marche le long de la mer et de l'autoroute direction Viña del mar. Peut être baignade cet après midi mais l'eau est froide par ici. Demain un tour sur Santiago. Et il y a eu baignade, certe très rapide mais baignade quand même dans l'océan Pacifique. Retour en bus vers Valparaiso et enfin on monte notre rue pour retourner à l'auberge. Dîner de sandwich et télé câblée avec séries US. On ne cuisine car il faut payer pour utiliser la cuisine et on refuse ce principe là. Au lit vers 21h30. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros.
Jeudi 28 décembre Valparaiso
Réveil vers 7h30 et on se rend directement au terminal de bus. Un peu de difficulté pour retirer de l'argent et on prend un bus vers 9h pour Santiago. Et on demande pour la polaire d'Ana mais elle est définitivement perdue. Deux heures de route et on descend au premier arrêt qui est bien organisé car c'est un arrêt de métro. On prend donc le métro direction les bureaux de Navimag. Et nous finissons de payer notre voyage en bateau prévu le 29 janvier. Puis un arrêt à Mc Do, et on reprend le métro vers le palais de la Moneda là où a eu lieu le coup d'état de Pinochet en 1973. On rentre à l'intérieur après être passer voir un flic qui vérifie si on ne rentre pas avec une arme mais qui me laisse visiter les patios intérieurs avec mon couteau suisse dans la poche. Puis direction la place d'armes via les rues piétonnes et commerçantes. De nouveau métro et bus pour rentrer sur Valparaiso. Journée très chaude et même un peu lourd (on annonce 34 degrés). Un passage chez le coiffeur et retour pour dîner à l'auberge et télé. Coucher vers minuit. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros. Retrait de 80000 pesos.
Vendredi 29 décembre Valparaiso
Debout vers 9h car réveillés par le soleil. On descend en ville pour prendre un gros petit déjeuner et commence la tournée des appels téléphoniques en France. Puis direction le port, dernier achat de pin's et écusson. Et on prend un des nombreux funiculaires, le Artillera. La ville en compte une dizaine. Ils ne sont pas très longs et permettent seulement d'être fainéant. Mais ça permet d'avoir une vue magnifique sur toute la baie, le port rempli de container, les bateaux militaires et la ville. Puis on redescend pour aller voir le bateau école militaire chilien l' "Esmeralda" mais il est inaccessible aujourd'hui car il le prépare pour le réveillon. On y retournera demain. Donc petit tour sur la plage San Mateo mais l'eau est trop froide. Le contraste entre dehors et dedans est trop important. Également toute la ville se prépare pour le réveillon, de nombreuses scènes de concerts sont mises en place. Puis retour vers la ville et on monte dans la vieille ville car on a loupé le funiculaire. Et on retourne tranquillement à l'auberge en fin d'après midi après avoir acheter nos sandwichs quotidiens. Soirée calme à prévoir nos prochaines destinations: Mendaoza et Bariloche en Argentine. On réserve par internet aussi notre bus entre Mendoza et Bariloche. Et également recherche de studio dans le 91 pour le mois de mars. Au lit vers 23h. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros
Samedi 30 décembre Valparaiso
Lever vers 9h car il ne fait pas trop chaud sous la tente car il y a beaucoup de brouillard et donc le soleil ne passe pas. Petit déjeuner au même endroit que la veille. On échange un livre. Et il fait assez froid car le soleil ne perce pas. On se promène tranquillement, on se dirige vers la plage, la même qu’hier. Ana se baigne mais pas trop et il fait de nouveau très chaud. On entre dans le port militaire pour aller visiter un bateau militaire, le FF Williams et ensuite on visite le bateau école Esmeralda. Magnifique, pont en teck, cordage bien fait et cuivres qui brillent. On pose quelques questions à un marin mais on ne comprend rien à ses réponses. Lui-même avoue que le chilien parle très mal (argot, accent et mange la moitié du mot). Il part le premier avril pour 8 mois et il navigue seulement dans le Pacifique. Je pense qu'il y aura de belles photos. Retour en ville où il y a pas mal de petits concerts de petits groupes locaux. Problème: car on se sait pas par quelle mauvaise magie, notre carte pour les photos digitales ne marche plus et nous ne pouvons plus la lire non plus. On pense qu'on a perdu toutes nos photos qui étaient dessus. C'est vraiment embêtant pour les photos prises aujourd'hui. Pas trop grave pour celle de Valparaiso car on est encore là demain. Vraiment déçus. Heureusement nous avons une carte de rechange. Coucher vers 23h. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros.
Dimanche 31 décembre Valparaiso
Debout vers 9h30. Nuit difficile car Ana a choppé un gros rhume. Et il fait de nouveau très gris ce matin. Nous partons nous promener vers l'Avenue d'Alemania qui est en fait plus ou moins parallèle à la mer mais sur les hauteurs de Valparaiso. Ce qui permet d'avoir une vue sur la ville mais pas terrible finalement à cause de la brume. Des gens sont déjà postés avec tables, chaises et barbecue aux points de vue stratégiques pour ce soir et le feu d’artifice. On s'arrête boire un petit café et on rentre tranquillement vers l'hôtel car on a fait ce que nous avions prévu sur Valparaiso. Et aussi Ana a un grand besoin de dormir. Il est maintenant 15h et il fait toujours gris. Autre blog de voyage d'une personne qui est à l'auberge en ce moment: http://Amériquedusudenmoto.blogs-de-voyage.fr/
Pour ce soir, il a été prévu pour les feux d'artifice 18000 bombes, réparties sur 21 kms de côté entre Valparaiso et Viña del Mar et cela devrait durer entre 20 et 25 minutes. Départ demain matin à 10h pour Mendoza. Nous vous souhaitons à tous à travers le monde un bon réveillon et une bonne année 2007. Que le vaya bien y suerte.
Le temps s'est levé dans l'après midi mais nous restons au residential pour Internet et la télé. On ressort vers 21h45 pour aller sur les hauteurs de Valparaiso à un mirador. Il y a déjà quelques personnes mais nous arrivons à avoir une place bien située. Et vers minuit la petite place est pleine. Au premier feu, tout le monde s'embrasse. On attend encore 5 minutes et ça commence. Très impressionnant. Deux feux principaux et quelques-uns intermédiaires. On était au meilleur endroit pour tout voir mais c'était magnifique. Et surtout très spécial de ne pas à avoir à lever la tête pour le voir car on était à la même hauteur que les feux. Mais c'est vrai que les feux qui étaient près de la mer étaient invisibles pour nous. Deux phrases qui nous ont marqué durant le spectacle: "Apaga la luz" et "Satelite". Aucun satellite mais seulement des nuages qui bougent et des étoiles qui elles restent au même endroit. Retour vers le residential à 12h45. Auberge la maison de la mer. Environ 6 euros.
Lundi 1 janvier Mendoza
Debout vers 7h30. On avait préparé nos sacs et payé hier. Et en fait sous cette grande tente, c'était assez difficile de s'organiser car on n'est pas habitué à avoir autant de place et on avait des affaires dans tous les sens. On descend en ville et là il y a toujours énormément de monde dans les rues. Très difficile de trouver un bus pour nous emmener vers le terminal. Et là le bus écrase un chien, chouette un de moins à traîner dans les rues!! Et même spectacle au terminal, des gens qui dorment dans tous les sens. On attend 10h pour notre départ vers Mendoza. Bus pas terrible pour une fois: siège cassé, pas d'accoudoir, ventilo à fond qu'on ne peut pas régler. Et de nouveau le long de la route de Valparaiso, spectacle étonnant: beaucoup de gens ont campé sur les remblais, et la plage. Ça ressemble à la fin d'un festival. Le feu d’artifice de Valparaiso est sans doute le plus connu de toute cette partie de l’Amérique du sud et les gens viennent de très loin pour venir le voir. Route fantastique vers Mendoza à travers les Andes. On aperçoit l'Aconcagua. Et nous arrivons sur Mendoza à 17h45 sous une chaleur très lourde. Et tout est fermé. On demande notre route pour prendre un bus pour se rendre au camping le plus proche. Et il faut de nouveau faire très attention en traversant les rues ici car il n'y a aucune respect pour les piétons. On attend un peu puis on prend notre bus qui traverse la ville et le grand parc San Martin. Énorme parc où tout le monde se regroupe. Puis on descend, on marche encore 20 minutes en passant à côté du stade qui a servi à la coupe du monde de 1978. Notre camping est plus un parc où tout le monde vient pique niquer et faire son barbecue. On s'installe un peu à l'écart. Emplacement bien aménagé: eau potable mais on met quand même nos tablettes pour purifier, table, banc et lumière. On attend tranquillement qu'il fasse noir, on va dîner au petit resto du camping et on se couche vers 22h. Pas de décalage horaire avec le Chili. Camping Churrasquera del Parque. Environ 6 euros. Ce qui nous semble très cher surtout si on compare avec les prix payés dans le nord de l'Argentine.
Mardi 2 janvier Mendoza
Réveil vers 8h30 et la surprise pas de condensation sous la tente. On fait un peu le tri dans nos vêtements. On jette un pantalon et un tee shirt. On prépare un sac pour envoyer en France pour s'alléger et faire de la place dans les sacs. On prend un bus qui nous emmène dans le centre. On va voir deux hôtels pour comparer les prix. Et le camping est bien le moins cher. Puis promenade dans les rues. Belle journée comparée à hier, gris mais très agréable. On fait développer nos photos de Nasca. Superbe. On voit très bien les lignes. On essaye de réparer notre SD card pour l'appareil digital mais ça ne marche pas. On verra cela en France. Rien de spécial de prévu jusqu'à samedi et notre départ vers la Patagonie et Bariloche sauf une excursion d'une journée vers l'Aconcagua. Voir les dernières photos. On reste tranquillement sur la place centrale de Mendoza qui est très jolie, plein d'arbres donc de l'ombre, bancs et fontaines. On y mange une énorme glace. Un peu le rendez-vous des amoureux. Puis on attend un bus pendant 30 minutes avec un autre couple de français pour rentrer au camping. Et on traverse les quartiers riches et le parc San Martin: énorme. Lacs artificiels, clubs sportifs pour riches (tennis, golf), grands espaces verts, zoo, musée, universités, le stade et également tout un quartier militaire et une prison. Vraiment bien organisé et on se demande pourquoi le camping n'est pas dans un tel endroit. Beaucoup de monde est arrivé au camping entre touristes et familles nombreuses. Lecture sous la tente grâce au grand lampadaire. Coucher vers 22h30. Camping Churrasquera del Parque. Environ 6 euros.
Mercredi 3 janvier Mendoza
Debout vers 8h30 et bonne nuit dans une tente sèche. On fait une grande lessive puis on attend 30 minutes un bus pour aller en ville. Il fait déjà lourd. On passe par d'autres quartiers cette fois-ci des bidonvilles. On va dans un hostal pour réserver notre journée de demain vers Alta Montaña. Puis en ville. C'est un peu la ville du shopping. Mais pas pour nous. Cette après midi visite du centre commercial! Et c'est un centre commercial pour riches. Beaucoup de magasins de luxe. On achète quand même un tee shirt pour remplacer celui jeté. Mais on était au frais. Retour en ville, puis directement au camping pour une fin d'après midi très calme. Lecture et extinction du lampadaire vers 22h. Camping Churrasquera del Parque. environ 6 euros.
Jeudi 4 janvier Mendoza
Lever à 5h45 pour prendre un bus de bonne heure car aujourd'hui nous avons notre sortie vers l'Aconcagua. Un peu difficile de sortir du camping car le portail est fermé donc on fait le mur et on attend 20 minutes un bus qui ne nous emmène pas comme prévu dans le centre mais dans un autre quartier. On reprend un bus vers le centre et on mange nos croissants sur la place centrale. Un monsieur passe en vélo vendre du café. Et on attend de nouveau 20 minutes pour que notre minibus arrive. On a pris notre ticket avec l'hostal Huellas Andinas qui elle-même travaille avec l'agence de voyage Mancagua. Prix de l'excursion 140 pesos pour deux. On est 14 à partir avec notre guide Mauricio. Et pour une fois il y a plus d'argentins que d'étrangers. Et c'est parti pour toute une journée de bus. On est 7 à 8 minibus à se suivre. En sortant de Mendoza on passe par la zone des vignes car Mendoza est la première région de production de vin d'Argentine. On compte plus de 900 caves. Et les vignes sont recouvertes d'un filet car il grêle deux fois par semaine en été. Et pas de la petite grêle mais des balles de golf. Puis on longe le fleuve Mendoza qui est tout marron avec en fond les Andes. On suit ensuite un lac artificiel qui dessert toute la ville en eau. Les piles de notre appareil argentique nous lâchent donc pas de photos papiers pour cette excursion. Notre guide nous explique beaucoup de choses: de nombreux chiliens viennent faire leurs courses ici car bien que les prix soient identiques le niveau de vie est plus élevé au Chili donc les affaires meilleures ici; un train reliant Buenos Aires à Mendoza existait par le passé mais il a cessé de rouler en 1979 quand les deux pays ont failli entrer en guerre à cause du détroit de Beagle; un projet existe pour réouvrir cette ligne mais entre Mendoza et Santiago et seulement pour les touristes; le tunnel frontière entre les deux pays fait 13kms de long; à Mendoza il a un tremblement de terre tous les jours. Le paysage que nous voyons est magnifique: ça rappelle un peu le nord de l'Argentine et toutes ces couleurs de roches. On s'arrête vers 10h pour prendre le petit déjeuner à Uspallata, un poste frontière et militaire. Puis on voit un autre poste où sont garés voitures et camions où l'on a trouvé de la drogue. La route que nous prenons relie donc le Chili et en hiver peut recevoir jusqu'à 7m de neige. Puis un arrêt à Puente del Inca. Différentes légendes incas sur ce pont. Un hôtel y a été construit au début du siècle car des eaux thermales se trouvent là. Ce pont est en fait un pont naturel en soufre. L'hôtel a été détruit en 1965 par une avalanche. Bizarrement la chapelle n'a pas été touchée. Il est aujourd'hui possible de se baigner dans ces thermes mais bien sûr depuis un mois et pour encore deux c'est fermé car il consolide le pont. Dommage. Mais spectacle très impressionnant de tout ce jaune du soufre. Puis un arrêt devant l'Aconcagua, montagne la plus des Amériques qui culmine à 6589m. Cet arrêt se trouve à 3400 d'altitude et à 18kms de la base de la montagne. 7000 personnes entrent dans le parc national chaque année (entrée à 200 euros pour 15 jours) et entre 12 à 20 y meurent chaque année. Il y a d'ailleurs un petit cimetière avec des croix mais pas de tombes car ça correspond aux personnes qui sont mortes mais dont le corps n'a pas été retrouvé. Et arrêt pour déjeuner à 14h. Heureusement on avait prévu notre pique-nique car les prix ici sont très chers. Et au retour tout le monde a plus ou moins dormi. On a en fait un aller retour à la frontière chilienne. Route que nous avions déjà fait lundi. Mais on a pu apprécier un peu plus le paysage et avoir des commentaires. Un commentaire qui nous a plu: la statue avec un cheval et son cavalier. Selon les positions des pattes du cheval cela indique quand et comment est mort le cavalier. Mais journée très longue de bus (retour à Mendoza à 18h30) et impression de "déjà vu". En arrivant on passe par les quartiers hyper riches. Demain journée calme et départ samedi à 20h pour Bariloche et 18h de bus. On essaye nos nouvelles piles pour l'appareil argentique mais ça ne fonctionne pas.
On voulait également rentrer un peu plus tôt de notre périple, environ 15 jours. Pour faire des économies mais surtout car il en reste plus beaucoup et qu'on rentre dans la région la plus chére et de loin. Et qu'on a prévu de faire du kayak, du rafting, de louer une voiture. Mais on ne se plaint pas. On a donc appellé Alitalia puis confirmer avec notre agence de voyage en France par mail pour savoir si un retour avancé était possible. Mais c'est beaucoup trop cher: changement de billets (50 euros par ticket) plus changement de vol (jusqu'à 325 euros par ticket). Donc on reste ici jusqu'au bout c'est à dire le 28 février.
Retour au camping vers 20h. Et nuit très agitée à cause des voitures et motos qui font des courses le long du camping. Et ce qui devait arriver est arrivé vers 3h30 du matin, un accident de voiture. On entend glisser la voiture et tomber juste derrière notre tente. On sort en catastrophe et heureusement qu'on ne ferme pas la tente mais qu'on met juste la moustiquaire. Et la voiture avec 4 jeunes, non blessés, se trouve à moins de 20m de la tente de l'autre côté du grillage arrêtée par des arbres. 10m plus à gauche et il n'y avait pas d'arbres pour les arrêter juste le grillage et 5m plus loin, notre petite tente. Belle frayeur. D'autres voitures s'arrêtent, je cours prévenir le proprio pour appeler les gendarmes. On change la tente de place et on se recouche un peu plus tranquille vers 4h15. Camping Churrasquera del Parque. Environ 6 euros.
Vendredi 5 janvier Mendoza
Deuxième réveil vers 9h. Temps gris donc très agréable. Petit déjeuner au camping, lessive et direction le centre ville. On appelle Alitalia pour confirmer notre vol du 28 février. On file à la poste mais c'est vraiment trop galère d'envoyer notre petit colis car il y a beaucoup de monde et ça va bientôt fermé. On va donc le garder. Puis échange de livres et après midi tranquille en prévision. On boit un café après Internet et on achète notre dîner et petit déjeuner pour demain. On rentre tranquillement à la tente pour lecture et au lit vers 22h. Nouvelle frayeur quand deux chiens qui se poursuivent et se prennent les pattes dans les fils de la tente. Camping Churrasquera del Parque. Environ 6 euros.
Samedi 6 janvier bus
Debout vers 9h et matinée de lessive (draps et tente) et lecture. On prend un bus vers le centre à 14h30 et on va acheter des nouvelles piles. Des deux choses achetées à Rue du Commerce, les deux sont en panne (Sd card et piles) puis Internet en attendant le bus ce soir. Voir les dernières photos. On arrive vers le terminal 1h30 avant et on attend patiemment. On part vers 20h15. Premier arrêt à Saint Raphaël avec tout le long d'énormes éclairs derrière les nuages. Très joli. Puis bonne nuit.
Dimanche 7 janvier Bariloche
Deuxième arrêt au petit matin vers Plottier. Puis on longe de nombreux lacs pour arriver sur San Carlos de Bariloche vers 13h. Charmante petite ville sur les bords du lac Nahuel Huapi qui signifie « tigre » en langue Mapuche car il y a également beaucoup d'indiens dans cette région. Lac magnifique à l'eau bleue transparente car c'est de l'eau venant des glaciers. Ville qui nous fait énormément penser à Queenstown en Nouvelle Zélande. Montagnes, lacs, vues grandioses, beaucoup d'hôtels pour riches et commerces. On prend un bus vers notre camping à 3kms du centre. Tous les campings se trouvent sur la même route vers la péninsule de Llao Llao et on se rend au premier sur la route. On avait téléphoné la veille pour réserver. Super camping dans les bois. Emplacement à l'ombre. On s'installe et on repart en ville. Direction le centre d'info pour quelques renseignements. Et on se promène tranquillement. On se fait arrêter dans la rue pour répondre à des questions et jouer à un petit jeu que l'on gagne. On a donc gagné un prix mais on ne sait pas encore quoi, ça va du micro onde au séjour dans un grand hôtel plus de l'argent de poche. Seul chose à faire, participer à leur demo sur leur boîte qui doit durer 1h. On y va mais ça a duré deux heures trente, plutôt sympa mais assez fatigant à la fin dû à la concentration en espagnol et pour un produit qui ne nous intéresse pas finalement. Ils proposent une nouvelle sorte de vacances. Plutôt pas mal mais pas pour nous. Et vient le moment de gagner. Et on ne pouvait pas plus mal tomber. On a gagné un séjour d'une semaine dans une ville où nous n'avions pas prévu d'aller Cordoba et en plus c'est à partir d'avril. On aurait préféré un micro onde qu'on aurait revendu. On va donner ce coupon à Karen. On sort donc de là vers 21h30. On achète notre repas et notre petit déjeuner et on rentre bien fatigué. Coucher vers 23h. Camping Selva negra, kms2,9 avenida Bustillos. Environ 7 euros.
Lundi 8 janvier Bariloche
Debout vers 9h après une bonne nuit de sommeil plutôt fraîche donc on a ressorti les duvets. Vers 10h30 on prend un bus vers le Cerro Campanario à 17kms de Bariloche. Superbe route le long du lac et des maisons/chalets énormes. On prend le télésiège qui nous emmène en haut du mont. Et là c'est grandiose. Superbe vue sur les nombreux lacs et les Andes dans le fond. Vue à 360 degrés. On y reste tranquillement à apprécier la vue et on avait emmené notre petit déjeuner. On passe environ 2 heures. Et on se dit qu'on serait bien par ici à se promener avec notre van comme en Nouvelle Zélande car il y a plein d’endroits où on aurait pu le garer et rester là à lire et regarder par la fenêtre. Retour en ville vers 15h. Ici dans les rues pas de lamas pour les photos avec touristes mais des Saint Bernard. On vient de recevoir un mail de Navimag pour notre bateau. Le bateau du 29 janvier a été annulé. Solution proposée : partir une semaine plus tard ou remboursement. Si on choisit la deuxième solution, on descendra vers Puerto Natales en bus et on aura plus d'argent. Demain tour en bateau sur le lac vers l'ile San Victoria avec l'agence Turistur (128 pesos plus l'entrée du parc national ) et pour mercredi on a loué deux vélos pour faire un circuit de 70 kms le long des lacs. Retour calme vers le camping. Camping Selva negra, kms 2,9 avenida Bustillos. Environ 7 euros. Retrait de 1000 pesos.
Mardi 9 janvier Bariloche
Réveil vers 8h pour attendre un bus qui doit nous emmener vers le port Puerto Pañuelo. Premier bus qui passe mais ne s'arrête pas. On est prêt à faire du stop quand un deuxième bus s'arrête. On prend notre petit déjeuner face à notre bateau pour la journée le Modesta Victoria, superbe bateau de 1937. Et c'est parti pour la journée. Beaucoup de vent sur l'eau. Après 1h15 on arrive sur la péninsule de Quetrihue et on descend pour une marche sur un sentier où tout le monde se suit à la queue leu-leu. Beaucoup de monde même. Mais c'est une forêt très spéciale car les arbres les Arrayanes sont les derniers au monde. Arbre au tronc couleur canelle. A 12h45 on repart vers l'île de Victoria où l'on reste environ 3h. On mange notre pique-nique face à la baie et on va marcher sur les différents sentiers. Très sympa et très calme mais aussi très froid. Et ce qui semblait être le sentier le plus intéressant est fermé. On n'avait pas prévu le froid donc on va se mettre au chaud dans le pub et je m'endors. Départ de l'île vers 17h45 pour encore 30 minutes de bateau. Et on attend de nouveau un bus un peu sous la pluie pour rentrer au camping. Bonne journée pleine de vent et de vues très jolies depuis le lac. Coucher de bonne heure. Camping Selva negra, kms2, 9 avenida Bustillos. Environ 7 euros.
Mercredi 10 janvier Bariloche
Lever vers 8h pour prendre un bus vers le centre de Bariloche. Petit déjeuner face à la baie et on prend nos vélos à 10h au magasin Dirty Bikes (60 pesos) pour la journée. Et c'est parti pour 65 kms. Au début ça va car c'est le long du lac vers la péninsule de LlaoLlao et en fait on fait la même route que la veille jusqu'au port Pañuelo. Quelques côtes et descentes mais beaucoup de voitures et ça permet d'apprécier les superbes maisons. Quelques arrêts car on commence déjà à avoir mal aux fesses et aussi pour acheter notre déjeuner. Route finalement assez difficile due aux voitures et la constante concentration que cela demande. Et puis on rentre dans le parc municipal de LlaoLlao et ça grimpe un peu plus. Mais il n’y a quasiment plus de voitures. On croise d’autres cyclistes qui vont bien sûr plus vite que nous. Les côtes sont plus fortes (Ana met pied à terre parfois) de même que les descentes évidemment. Pas mal de déraillements aussi pour Ana. On s'arrête déjeuner dans la baie Lopez du lac Moreno. Magnifique et très calme. Puis on repart ; Départ difficile car nos muscles se sont refroidis et le mal de fesses est de plus en plus présent. Direction notre deuxième arrêt panorama et c'est grandiose. Vue sur les lacs. Et ça vaut bien le coup de faire du vélo pour voir cela. Et on redescend au niveau du lac Moreno et la entre les deux portions du lac, un pont. Eaux de couleurs exceptionnelles. Une grande envie de se baigner mais quand on y touche c'est très froid. Puis retour vers la ville. Et il fait même très chaud maintenant et toujours beaucoup de voitures sur la route principale. On rend les vélos vers 18h30. Complètement fatigué. On a mal partout et on n'arrive plus à rien. On voulait faire deux jours de vélos pour rejoindre San Martin de Los Andes depuis Villa la Angostura mais on abandonne l'idée!! On va sur Internet, on passe s'acheter des chocolats car Bariloche est la capitale du chocolat. Il y a même un supermarché uniquement réservé au chocolat. On dit également que Bariloche ressemble à la Suisse avec ses montagnes et ses chalets. Et on rentre en bus. Dîner rapide et douche bien méritée. Coucher vers 21h. Camping Selva negra, kms 2,9 avenida Bustillos. Environ 7 euros.
Jeudi 11 janvier Villa la Angostura
Lever vers 9h après une bonne nuit. Lavage tente et séchage duvet de même que nos ponchos qui nous servent désormais de descente de lit. On quitte le camping vers 12h et on prend un bus pour Villa la Angostura vers 13h. Superbe route le long du lac avec plein de petites baies aux couleurs vertes/bleues transparent. Quand on arrive c'est la folie, plein de jeunes partout avec sacs à dos. Ce sont des argentins qui voyagent et ce coin de l’Argentine est leur lieu préféré. Et c’est un peu étrange qu’ils viennent jusqu’ici car c’est très cher mais cela fait bien de venir ici. On se demande donc où l’on va pouvoir dormir car les campings sont un peu excentrés et nous n’avons pas réservé. Impossible de rentrer dans le centre d’informations car il y a plein de monde. Nous sommes vraiment surpris de voir tous ces jeunes. On téléphone à un camping pour être sûr qu'il y a de la place et on fait 30 minutes de marche pour le rejoindre. Assez dur dû à notre sac à dos et la petite côte. Mais de notre emplacement nous avons une belle vue sur les montagnes. Voir les dernières photos. On redescend en ville (rue principale goudronnée et toutes les autres en gravier) pour voir les agences de voyages pour nos prochaines excursions. Et on réserve pour demain une journée kayak sur le lac Nahuel Huapi (196 pesos) et également notre bus en excursion pour San Martin de los Andes (170 pesos) pour dimanche. C'est un tour d'une journée mais on ne fera que l'aller vers San Martin et on restera là bas. On va dans une pizzeria car ça fait un bon bout de temps qu'on n'a pas mangé chaud ou de pizzas!!. On en commande une chacun comme d'habitude. Le serveur nous dit que ça va faire beaucoup mais on lui répond qu'il ne nous connaît pas quand il s'agit de manger des pizzas. Et bien on doit avouer qu'il avait raison. Donc on finit par emmener notre reste avec nous pour demain. Retour au camping vers 22h et on a l'impression que le camping commence à vivre à cette heure là. Tout le monde commence à bouger et à se préparer pour aller en ville. Camping Osa Mayor. Sur la route de Bariloche. Environ 7 euros.
Vendredi 12 janvier Villa la Angostura
Lever vers 8h et il ne fait pas chaud à l'ombre de nos grands arbres. On va à pied vers le départ de notre journée car c'est sur la même route que le camping. On y est bien en avance mais ça permet d'apprécier le paysage sur le lac. Le reste du groupe arrive et on sera 23 sur l'eau dont trois guides (Peter, Léo et Sylvina). Et on est les seuls étrangers. Les Argentins qui n'ont que 15 jours de vacances viennent beaucoup dans cette région. Départ vers 10h30 avec nos kayaks en plastique jaune super costaud. On est ensemble avec Ana pour cette première partie. On rame environ 30 minutes et on s'arrête sur une plage près de l'embouchure du Rio Bonito après être passé dans la Bahia Cumelen. Toutes les plages sont publiques mais l'accès est difficile c'est pourquoi il faut un canoë ou une barque pour y accéder. Arrêt d'une bonne demi-heure pour le petit déjeuner (gâteau, café, mate, nougat). Très sympa. Et on repart vers une petite île Isla de la Guardia Mayor avec le vent dans le dos et des petites vagues et on s'arrête sur une baie à l'abri du vent. Et on remange. Après le repas, on est les premiers à plonger avec masque et tuba et bien sûr combinaison néoprène de 3 mm dans de l'eau entre 12 et 15 degrés. Et bien on n'y reste pas longtemps car l’eau est glaciale et le froid nous paralyse un peu et de toute façon il n'y a pas grand chose à voir. Tout le monde s'y essaie mais tout le monde a froid. C'est bien dommage que l'eau soit aussi froide dans un tel paysage. Eau transparente magnifique entre le bleu et le vert avec les montagnes et forêts au loin. On repart de notre petite île avec chacun son kayak vers notre destination finale vers 17h30 et la Bahia Manzano. En tout 10kms de navigation. On voit sur les côtés d'énormes hôtels seulement 3 et 4 étoiles. Très bonne journée et finalement on a juste ramer ce qu'il fallait pour ne pas être trop fatigué. On discute aussi avec les Argentins et ils sont très curieux de notre façon de vivre. Retour vers le camping en bus, douche et on discute un peu avec notre voisin de Marseille qui veut acheter un terrain ici et lancer une affaire de kayak. Terrain et maison grandiose pour pas cher mais il faut être argentin. On finit notre pizza de la veille. On ressort en ville pour aller chercher notre Cd souvenir et laisser notre linge à laver. Au lit vers 22h45 encore fatigués de notre vélo et un peu mal aux bras quand même. Également coup de soleil là où on a oublié de mettre de la crème. Voir les photos de cette journée. Camping Osa Mayor. Sur la route de Bariloche. Environ 7 euros.
Samedi 13 janvier Villa la Angostura
Réveil vers 9h et on reste calmement au camping pour planifier nos prochaines étapes et profiter de notre argent car finalement Navimag ne peut pas nous prendre le 5 février et va donc nous rembourser. On descend en ville vers 12h pour une grande session Internet, puis déjeuner de sandwiches pour reprendre les bonnes habitudes, petit café et grande glace pour finir la journée. Vous ne verrez pas les photos prises par Peter car on a perdu le Cd. On récupère notre lessive et retour au camping vers 21h15. On fait nos sacs et au lit. Camping Osa Mayor. Sur la route de Bariloche. Environ 7 euros.
Dimanche 14 janvier San Martin de los Andes
Réveil vers 8h15, on plie tout et on attend notre minibus pour notre excursion du jour car il vient nous chercher directement au camping. On est encore les deux seuls étrangers et on se dirige vers notre destination du jour San Martin de los Andes par la route des 7 lacs qui sont en fait 8. Superbes paysages entre montagnes et lacs aux eaux transparentes. Le guide parle beaucoup mais on ne comprend rien à cause de son micro. Et on a bien fait de ne pas faire cette route en vélo. Beaucoup de poussière et de côte. On s’arrête voir quelques lacs et dans une ferme d’indiens qui proposent une petit gâteau. Ana est un peu énervée du comportement des Argentins qui ne connaissent pas le concept de faire la queue. Dernier arrêt à un panaroma qui surplombe la ville et le lac. On arrive à San Martin vers 14h30 et le chauffeur nous emmène directement à notre camping pour les 2 ou 3 prochains jours. Retour en ville où il fait très chaud. Déjeuner et Internet. On se promène tranquillement. Ville plus grande que Bariloche et Villa mais également très touristique car près d'un lac. On rentre au camping vers 21h30. Beaucoup de perce-oreilles et ce n'est pas vraiment génial. Camping AÇA, rua Koessler. Environ 7.5 euros.
Lundi 15 janvier San Martin de los Andes
Réveil et matinée tranquille au camping. En ville vers 12h où on s'arrête acheter un petit sac à dos car la fermeture de l'autre a laché mais Ana va essayer de le réparer car on a acheté une nouvelle fermeture éclair. Puis on va au terminal pour acheter notre billet pour demain pour se rendre vers Pucon. Nous serons donc de retour au Chili. Par contre départ à 6h du matin donc réveil prévu vers 4h30. Internet et déjeuner. Un petit tour vers le lac mais il fait très chaud, environ 30 degrés. Les photos de notre journée d'hier sur la route des 7 lacs sont en ligne. De retour en ville pour chatter avec ma maman sur MSN. Et retour tranquille au camping. On prépare nos sacs pour demain et au lit vers 22h. Camping AÇA, rua Koessler. Environ 7.5 euros. Retrait de 500 pesos.
Mardi 16 janvier Pucon
Réveil vers 4h30 et on plie tout. On discute un peu avec le veilleur de nuit qui nous explique que le camping est séparé en deux : d’un côté les Argentins et de l’autre les chiliens. On apprend aussi qu’il y a une grande communauté de francais dans cette ville. On prend un taxi qui nous emmène au terminal et départ vers 6h direction la frontière. Dodo dans le bus. Dans le bus on entend deux autres portugais. Ana est timide et ne veut pas leur parler. On passe la frontière entre les deux pays. Et au prochain arrêt pour le petit déjeuner, je vais m’asseoir à côté des portugais et engage la conversation. Et pour la première fois je me retrouve en minorité. Ils font seulement un voyage de 3 semaines. Belle vue sur le volcan Lanin et enfin sur le volcan Villarica qui domine la région. Arrivée à Pucon vers 12h après 160 kms seulement. Long arrêt à la frontière et route en terre. Et direction le camping. On s’est fait expliaué la direction deux fois. On n’a pas fait confiance à la première et le deuxième nous a volontairement envoyé vers la mauvaise route. On marche beaucoup et on finit par demander au bureau d’informations. Camping très ombragé, table, lumière, vraiment très bien. Ana finit de recoudre le sac à dos et nous avons maintenant deux petits sacs opérationnels. Sinon temps très chaud. Demain grande journée car nous prévoyons l’ascension du volcan Villarica qui est enneigé et qui crache un peu de magma. Depuis le village la vue sur ce volcan est impressionnante. On voit de la fumée s’en échapper en permanence. Ascension qui coûte 86000 pesos plus 10000 pesos pour le télésiège optionnel qui permet quand même de gagner une heure de marche. Petit tour sur Internet qui est très cher par ici et achat de notre déjeuner de demain pour l'ascension. Retour au camping au calme vers 19h, on prépare nos sandwiches et on ressort voir le coucher de soleil sur le lac Villarica. Camping El parque de la poza, environ 8.5 euros. Retrait de 100000 pesos. Deuxième retrait de 100000 pesos.
Mercredi 17 janvier Pucon
Debout à 6h, petit déjeuner et direction l’internet café où on était hier car on a oublié notre clé USB. Clé Usb qui contenait toutes nos photos prises jusqu’à présent. Magasin fermé donc on va à notre agence pour notre départ en vue de notre ascension. Et on commence à s'habiller: grosses chaussures et guettres, nous avons également droit au pantalon, blouson, gants et casques. On retrouve par hasard les portugais et nous partons à 9 et nos deux guides vers la base du volcan. Et il y a du monde à la base. Certains viennent directement de Villarica qui est assez loin. Des bus partout et beaucoup de gens bien équipés. Et en levant les yeux, mauvaise nouvelle: le petit nuage de fumée toxique qui émane du volcan se trouve en plein sur le chemin de l'ascension. On attend un pour voir si le vent change de côté mais non. Donc ascension annulée. Retour en ville et on réessaiera demain. On repasse voir si notre clé USB a été trouvée, encore une mauvaise nouvelle. Clé perdue mais sûrement pas pour tout le monde. On retourne au camping pour une grande sieste de 3h. Journée calme pour nous. L'avantage c'est que nos sandwiches sont déjà prêts!! Un petit tour à la plage de sable noir car volcanique. Beaucoup de monde dans l'eau et sur la plage. On a récupéré des photos papiers et petit café. Retour pour soirée calme au camping. Camping El parque de la poza, environ 8.5 euros
Jeudi 18 janvier Pucon
Debout de nouveau vers 6h, plus exactement 6h20, petit déjeuner et direction l'agence Trancura à 7h30. Nous sommes une trentaine à cause de l'annulation d'hier et 5 guides. Départ vers 8h une fois tout le monde habillé. Une dame arrive avec ses enfants et pense certainement qu’elle va faire une petite promenade car elle n’est pas vraiment équipée pour grimper un volcan. Un guide lui fait gentiment remarquer. Vrai départ vers 9h et le télésiège sans barre de protection pendant 5 minutes. Certains décident de faire ce petit passage à pied mais ça prend une heure. Et puis commence la marche dans la neige tout le monde en file indienne. Il y a énormément de monde mais ça va. Déjà des petits groupes se forment entre rapide et très lent. On pense que certains ne se rendent pas compte de la difficulté. Pour nous qui sommes en pleine forme physique c'est une ascension tranquille. On suit la personne de devant et de petites marches sont formées dans la neige. Montée tout en zigzag depuis 2000m jusqu'à 2800m. Quelques arrêts rapides pour se reposer et manger et surtout pour apprécier la vue grandiose sur la région: lacs, montagnes, volcans enneigés. En tout 3h de montée et on arrive au sommet. On se rend au cratère. De là nous ne voyons pas directement le cratère à cause des fumées de soufre qui piquent les yeux et la gorge. Une vraie bombe lacrymogène. Mais on est très content d'être là. Vue à 360 degrés sur toute la région. On aperçoit même le volcan Osorno où nous serons demain. Puis c'est le moment de la descente mais je vais laisser Ana vous en parler.
Equipés de notre culotte de descente, nous attendons que notre guide nous indique les couloirs de descente. Il nous explique aussi comment utiliser notre piolet pour ralentir et s'arrêter. On s'assoit tour à tour. La première descente pour se roder, ça descend modérément comme si on faisait de la luge. Deuxième descente. Et là c'est le grand frisson, un truc de fou, de dingue, de psychopathe! Comme nous étions les deux derniers avec Olivier, notre guide nous indique un couloir moins profond et où nous pourrions atteindre des vitesses folles de 120km/h! C'est parti. Ça descend à pic, pas le temps de s'arrêter, de repartir en arrière ou de faire une prière. Ça défile à toute zingue, pour éviter que la neige ne s'accumule sous nous, on penche un coup à droite un coup à gauche et on décolle. Le piolet ne sert plus à grand chose sauf à pousser pour prendre encore plus de vitesse. Devant il n'y a que la neige et au loin de la taille d'une fourmi on distingue ceux qui sont déjà arrivés. Enfin le bout de la rampe arrive mais on n'a pas envie de s'arrêter mais il le faut sinon c'est direct dans le précipice et les roches volcaniques.
La troisième descente est du calibre de la deuxième. Je descends tellement vite qu'en me penchant pour évacuer la neige je continue dans mon tourbillon et fais un tour complet sur moi-même dans la glissade! DE LA BOULETTE. Mais c'était la dernière et ça a un goût de trop peu.
Quand on a mis 3h pour monter au sommet et 20 minutes pour redescendre en finissant par une glissade sur nos pieds dans la rocaille volcanique et couverts de poussière.....volcanique, vous avez saisi, on était quand même sur un volcan.
Retour en ville vers 16.30. Direction camping où l'eau chaude n'est pas disponible avant 18h donc retour en ville pour Internet et développement de nos photos agrémenté d'un agrandissement gratos. Demain nous partons à 8.10 pour Puerto Varas plus au sud au pied du volcan Osorno. Retour au camping qui est vide vers 18h et un petit dîner accompagné de bière pour nous féliciter de cette journée et au lit de bonne heure car bien fatigués. Camping El parque de la poza, environ 8.5 euros
Vendredi 19 janvier Ensenada
Encore un réveil bien matinal (6h20) pour tout plier et prendre notre petit déjeuner. Puis direction le terminal de bus pour un départ à 8h10 direction Puerto Varas en passant par Valdivia. Arrivée à destination vers 12h30. On se rend au bureau d'information et ce qu'on craignait s'avère vrai, c'est à dire qu'il n'y a pas de camping à Puerto Varas. Ou alors à 7kms mais c'est du grand luxe car ils ont une plage privée donnant sur le lac Llanquihue. Donc direction Ensenada toujours en longeant le lac mais à 45kms. Nous sommes donc dans un camping qui peut être très agréable car sur le lac avec en fond le volcan Osorno sauf que pendant 20 jours en janvier c'est rempli de grosses mouches qui vous tournent autour. Et comme ils disent ici : "ça pique pas mais c'est gênant": Nous on dirait plus stressant. On monte vite fait la tente et on quitte le camping pour aller voir une agence qui se trouve à 5kms pour faire du rafting. Et nous avons réservé pour dimanche sans savoir si on pourra vraiment le faire car il faut être minimum 4. On doit nous appeler demain soir. Et pour ne pas retourner directement au camping on s'arrête dans un petit café. Et à notre retour tout est calme comme on nous l'avait également dit, les mouches partent vers 20h. Donc désormais c'est vraiment un camping agréable: lumière, petite table et arbre donnant sur une plage et le lac. On donne notre linge à laver. On va donc s'asseoir tranquillement pour voir le coucher de soleil mais y'a encore quelques mouches aux alentours. Et au lit vers 22h. Camping la Montaña, ruta 225, kms40. Environ 7 euros.
Samedi 20 janvier Ensenada
Réveil vers 8h30 après une nuit avec un peu de bruit. On fait notre lessive mais on est attaqué par d'autres moustiques. Et on quitte ce camping pour une journée sur Puerto Varas. On prend un bus directement sans attendre et on se promène en ville. Petit café et autres petits business. Journée calme. Pas mal de gens se baignent dans le lac. Retrait de 100000 pesos. On se prépare à revenir vers notre camping vers 19h30 et on attend notre bus. On en voit passer un plein vers 20h et on apprend un peu plus tard que c'était le dernier. On se met donc à faire du stop. On attend bien 20 minutes pour la première personne qui s'arrête et nous emmène seulement 7kms plus loin, mais c'est déjà ça. On assiste au coucher de soleil à faire du stop et la nuit commence donc à tomber. Et en fait on est sur une route sans vraiment beaucoup de passage. Et finalement vers 21h15, une voiture s'arrête. Un couple d'américain en vacances. Un grand ouf de soulagement. Retour au camping où on récupère notre linge. Et prenons le message qui dit que nous avons rendez-vous demain à 9h30 pour une matinée rafting (50000 pesos). Le proprio du camping vient nous voir pour nous dire que l'on voit la comète McNaught depuis les bords du lac. En effet on aperçoit une trainée de couleur ocre dans le ciel. Pas très clair dûs aux nuages mais sympa quand même. Camping la Montaña, ruta 225, kms40. Environ 7 euros. retrait de 100000 pesos.
Dimanche 21 janvier Puerto Montt
Nuit super bruyante jusqu'à 3h du matin. Très peu de respect pour les autres par ici. Comme les Chiliens n’ont que très peu de vacances ils en profitent à fond mais ils ne pensent guère à la tente d’à côté. Debout vers 7h45. On plie tous nos bagages et on laisse nos sacs à l'accueil et attendons la navette pour le rafting. Après avoir pris les autres touristes (couples US et chilien-Australien), on nous fait un petit speech sur la sécurité et on s'habille (tenue de nouveau très sexy, combinaison de 5mm, chaussures, casque, coupe vent et gîlet de sauvetage). Encore beaucoup de mouches. De nouveau 15 minutes de voiture pour se rendre au départ. On voit deux autres bateaux prêts à partir mais on ne les reverra pas. Après une dernière expliçation c'est parti pour 1h45 de rafting sur le rio Petrohue. Génial. Quelques passages délicats où on est tout mouillé mais sinon c'est assez calme. Rivière de grade 3 pour le raft c'est à dire moyen. Pas trop facile et pas trop technique. On suit les instructions données par Jorge dont celle qui dit "Oh Shit! et là il faut tous plonger au fond du raft car une grosse vague arrive. Et également après chaque rapide réussi, on se tape les pagaies au centre du bateau. On s'arrête dans un coin pour plonger d'un petit rocher. Eau pas trop froide non plus et par contre magnifiquement transparente. Et vers la fin, on se jette à l'eau et on se laisse emporter par le courant. Très sympa. Pour conclure super première expérience et on a envie de recommencer. Et toujours une superbe vue sur le volcan Osorno (à gauche, à droite et derrière nous, un volcan qui bouge quoi!!) On retourne au local où des sandwichs et une bouteille de vin nous attendent. On nous ramène au camping où on reprend nos sacs et attend un bus pour Puerto Varas. Puis un deuxième vers Puerto Montt qui ne se trouve qu'à 20kms plus au sud. De là on se rend à l'office du tourisme. Questions sur camping, comment se rendre jusqu'à Puerto Natales tout au sud ( ça sera un petit périple sympa), quoi faire avec notre voiture dans les environs de Puerto Montt et quoi faire à Puerto Montt. Plein de renseignements et accueil très sympa. On prend un minibus vers notre camping en demandant de nous prévenir quand on sera arriver. Et on nous oublie! Le chauffeur arrête un de ses collègues qui repart vers le centre et on change de bus. Et de nouveau il nous oublie mais Ana avait vu le sigle du camping donc on ne s'arrête pas trop loin quand même. On sort nos affaires et on s’installe. Petit emplacement avec un abri et une table. Et on retourne en ville pour se renseigner pour notre location de voiture et oh surprise on se rend compte que notre agence de location ne se trouve pas à Puerto Montt mais à Puerto Varas. Il va falloir l'appeler pour gérer ça car on avait réservé par mail. Gros détour par Mc Donald où on planifie notre voyage vers le sud. Ça devrait prendre 4 ou 5 jours entre bus et bateau. Puis retour au camping et bonne nuit de sommeil. Camping El Ciervo, vers Chinquihue. environ 5.8 euros
Lundi 22 janvier Puerto Montt
Réveil tranquille vers 9h. Camping calme. Ça nous change un peu. Par contre on remet pantalon et blouson. Bus pour aller en ville. On va directement sur Internet pour annuler notre réservation avec l'agence de Puerto Varas. Puis on fait le tour des autres agences dans la ville. Et on finit par réserver avec Avis. Les autres agences étaient moins chères mais leurs franchises en cas de pépins étaient de 500 euros. Donc on aura une Peugeot 206 pour 4 jours à partir de jeudi pour visiter l'île de Chiloé. Puis on se promène tranquillement mais on se met au chaud car il pleut et il y pas mal de vent. Mais c'est toujours un peu comme ça par ici. On se rend dans un café avant une énorme averse. Puis retour au camping après être passé par le supermarché pour notre dîner et petit déjeuner de demain. Après dîner petite marche mais pas trop longue à cause de la pluie. Au lit vers 22h. Camping El Ciervo, vers Chinquihue. environ 5.8 euros
Mardi 23 janvier Puerto Montt
Debout vers 9h30, petit déjeuner et après on se rend dans l'île de Tenglo qui se trouve en face du camping. Passage en barque. Et marche sur la plage car c’est marée basse et ce fut glissant, sale, boueux avec une petite pluie donc pas été très agréable. On voulait aller voir un mirador pour avoir une vue sur la ville mais la côte pour y aller est trop imposante pour nous et nous sommes un peu fainéants. Donc en arrivant vers le petit port on reprend une barque vers le continent. Un petit tour dans une fête artisanale pour voir des objets en cuir de saumon. Puis on prend un bus pour l'autre côté de la ville pour voir des arbres fossilisés. Mais on n'a pas vu grand chose, rien à voir avec ce qu'on avait vu en Nouvelle Zélande, donc un peu déçu. Seulement des bouts de troncs mais qui ne ressemblent pas vraiment à des pierres. Mais beaucoup de monde qui travaillent à ramasser des algues noires qui sont ensuite exportées vers le Japon. Algues qu’ils récoltent à la main et transportent dans une cariole tirée par un âne et qu’ils font sécher sur le bord de la route. Par contre en revenant en ville on aperçoit des dauphins. Puis après midi très calme même un peu trop. Dans ces cas là on s'ennuie un peu. On pourrait faire pas mal de chose mais faudrait payer. Aujourd'hui nous n'avons dépensé que 15 euros donc belles économies. Donc retour à pied vers notre camping en longeant la baie vers le quartier d'Angelmo et tous ces étals pour touristes. Une grande glace quand même, encore Internet et retour au camping vers 20h. Coucher vers 21h. Camping El Ciervo, vers Chinquihue. Environ 5.8 euros. Retrait de 100000 pesos.
Mercredi 24 janvier Puerto Montt
Lever vers 9h30 car la tente se trouve à l'ombre donc il fait un peu plus sombre. Petit déjeuner de cake et en ville pour déposer notre linge. Journée de nouveau calme en prévision avant la location de voiture demain. On fait des courses un peu plus grandes que d'habitude car on aura de la place. On achète même une bouteille de vin ce qui parait logique puisqu'on va louer une voiture! Sur le chemin du retour vers le camping on se rend compte qu'on a oublié le linge. Donc j'y retourne. Puerto Montt est une jolie ville si on ne regarde que le remblai et les deux-trois premières rues car après ça ressemble aux villes classiques du coin: maisons en bois pas très propres et un peu vieilles. On assiste quand même à quelques jolis couchers de soleil depuis notre camping. Coucher vers 21h. Camping El Ciervo, vers Chinquihue. Environ 5.8 euros
Jeudi 25 janvier Chiloe
Debout vers 8h et petit déjeuner rapide et je file chercher la 206 pendant qu'Ana finit de plier un peu nos affaires. Je remplie tous les papiers et retour au camping au volant d'une 206 de couleur Burdeo. On met tout dans la voiture et on rangera plus tard. Départ du camping vers 9h45. On se rend vers l'île de Cabulco qui est en fait reliée au continent par un petit pont. On y fait un petit tour mais en fait ce n'était pas vraiment nécessaire car il n'y a pas grand chose à faire. On prend un petit café en face de la mer et on repart vers l'embarcadère pour le passage vers l'île de Chiloé. Ile d'environ 200kms de long et 50 de large. Ferry à 8300 pesos. Environ 30 minutes et on aperçoit dans l'eau des phoques. On arrive de l'autre côté dans le village de Chacao. On prend la direction de l'est alors que la majorité des gens vont dans la principale ville Ancud. On se dirige donc vers Manao et on fait deux petits culs de sac sans vraiment le vouloir. Ce ne sont que des routes de pierres et on voit pas mal de taureaux tirés des charrettes remplies de bois ou d'algues. Et également des serres où sèchent les algues. On arrive vers 16h15 à Quemchi qui n'est pas une ville terrible et on file vers le tout petit village de Tenaun pour voir notre première église. En effet Chiloé compte encore plus de 60 églises dues à l'influence jésuite dont une vingtaine est inscrite au patrimoine mondial. Jolie église très colorée mais de nouveau beaucoup de grosses mouches donc on ne reste pas longtemps. On se dirige maintenant vers Dalcahue qui est une ville plus agréable. On fait une petite marche le long du port qui nous permet d'apprécier la couleur de l'eau. On va voir également l'église et on achète à manger pour ce soir. Direction le ferry (3000 pesos aller retour) de nouveau pour se rendre sur l'île de Quinchao. Les marins reponsables du ferry se battent presque pour que les voitures montent sur leurs bateaux. On fait un petit arrêt à Curaco de Velez, puis Achao pour voir l'église qui est la plus vieille de l'île. Puis on file vers Quinchao qui se trouve tout au bout de l'île mais le chemin vers l'église est fermé donc on poursuit encore et on va carrément au fin fond du chemin pour arriver sur une plage. Et on gare la voiture derrière l'église. On mange nos sandwiches avec une gorgée de rouge pendant qu'une autre voiture s'amuse à faire le tour de l'église 6 à 7 fois. Et on se couche dans nos duvets face à la mer. On pose nos sacs devant le siège de façon à ce que nos jambes soient à hauteur du siège. On a fait 328kms.
Vendredi 26 janvier Chiloe
Réveil matinal vers 7h. Ana a dormi comme dans un avion première classe. Sacrée 206. On prend notre petit déjeuner à Achao vers 7h30 et on reprend le ferry vers Dalcahue à 8h45. Direction Castro. Très jolie ville où on voit pas mal de maisons colorées et sur pilotis. Tout ça est bien joli de loin mais quand on s'approche, on voit la saleté. C'est un peu toujours comme ça par ici. On va voir un petit marché artisanal et apprécier la couleur de l'eau et le reflet des nuages. Et le ciel est très joli sur cette île et peut passer très rapidement du bleu au noir. On file vers Chonchi où on prend de l'essence. On prend notre déjeuner sur le port et on file vers Quellon qui la ville la plus au sud de l'île. Belle route mais il pleut en arrivant. Chiloé ressemble beaucoup à l'Irlande: très vert et de la pluie. On retourne sur Castro et on croise des français déjà aperçus à Vicuña. On va rapidement sur Internet puis au cinéma pour voir les Infiltrés. Pas mal de morts et énormément de jurons. On cherche ensuite un coin pour dormir mais on fait deux petites routes inintéressantes. On s'arrête finalement près de Chonchi sur la route vers Quellen dans un parking avec vue sur la baie en face du ferry vers l'île de Puquelon. On a fait 309kms.
Samedi 27 janvier Chiloe
Réveil vers 8h. Il fait un grand soleil et il n'y a aucun nuage. On repasse à Chonchi boire un café et faire des courses. Et on prend la route vers le Parc National de Chiloé sur la côte ouest de l'île. Route assez longue mais jolie car on suit des lacs et on arrive finalement tout au bout après être passé par de petits villages. Et de cet endroit on ne peut voir la mer, surtout qu'en descendant de la voiture on se rend compte qu'il y a encore beaucoup de mouches. On revient en arrière et on s'arrête boire un café dans un petit pub tenu par une allemande. Puis on retourne vers la côte et on descend sur la plage pour aller tremper ses pieds dans l'océan Pacifique en face de la Nouvelle Zélande. Mais de nouveau des mouches et on balance nos bras dans tous les sens. Vous allez dire qu'on exagère un peu mais elles font deux fois la taille des grosses mouches de chez nous et elles sont vraiment stressantes car elles font beaucoup de bruit. Donc retour vers la civilisation et on est de nouveau sur Castro. Temps très chaud. On file ensuite vers Dalcahue. On dîne face à la baie. Et on essaye de trouver un endroit pour dormir. On fait deux routes sans succès et sur de très mauvais chemins. On finit par trouver vers Rilan et un mirador qui domine la baie. Super vue. Aujourd'hui 187 kms. Retrait de 100000 pesos.
Dimanche 28 janvier Puerto Montt
Réveil vers 8h45 sous un grand soleil. On prend notre petit déjeuner sur la terrasse du mirador. Puis on retourne sur Dalcahue car normalement il y a un grand marche. En fait tout petit et ce sont des locaux qui vendent les trois pulls qu'ils ont tricotés durant la semaine. Très local. On reprend la route vers Chepu et une forêt d'arbres morts car détruit durant un tremblement de terre en 1960. Assez spécial. Puis direction Ancud, grosse ville du nord. On s'arrête dans un resto mais c'est beaucoup trop chic pour nous et on est très mal à l'aise avec notre pantalon délavé et tache d'avocat, short déchiré et troué, tee shirt décoloré et déformé, chaussures qui puent et sandales. On change et on en trouve un peu moins chic. Et on mange un curanto, spécialité locale. Mélange de viande et de fruit de mer. Puis direction la péninsule de Puñihuil. encore une route en terre et pierres. On arrive sur la plage et un jeune nous arrête pour nous proposer un tour en barque pour aller voir des pingouins. C'est pour ça qu'on était venu. Donc on s'habille et on est les seuls avec le pêcheur. Petit tour de 20 minutes autour de trois îlots pour voir deux races de pingouins cohabités: les pingouins de Humbolt et de Magellan. Ils viennent ici en septembre pour pondre et repartent en mars. Nous avons également vu cormorans, loutres de mer et autres oiseaux. Très sympa. On repart vers Ancud et on se promène un peu mais pas longtemps car ce n'est pas vraiment une ville super. On boit un petit café et on repart vers Chaçao et le ferry. On prend deux autos stoppeurs pour compenser notre stop d'Ensenada. 30 minutes de bateau et direction Puerto Montt où nous allons passer notre quatrième nuit dans la 206. On rend la voiture demain matin vers 7h, puis bus vers Hornopiren, bateau vers Caleta Gonzalo où nous devrions passer la nuit demain soir. Voir photos de nos 4 jours. On trouve un coin à dormir sur la route de Pelluco. 284 kms. Encore 1 mois.
Question sur le Chili:
Le 16eme siècle. Des quatre coins de l'Europe, de gigantesques voiliers partent à la conquête du Nouveau Monde. A bord de ces navires des hommes avides de rêves, d'aventures et d'espaces, à la recherche de fortune. Qui n'a jamais rêvé de ces mondes souterrains, de ces mers lointaines peuplées de légendes où d'une richesse soudaine qui se conquerrait au détour d'un chemin de la Cordillère des Andes ? Qui n'a jamais souhaité voir le soleil souverain guider ses pas, au cœur du pays inca, vers la richesse et l'histoire des XXXXXXXXXXXXXXXXX
A quoi correspond ce texte?
Tout ça bien sur pour gagner un magnifique souvenir du Chili!!
La gagnante est trouvée: Paulina de "à dix minutes de Dourdan"
Lundi 29 janvier Caleta Gonzalo
Debout vers 6h15. On est réveillé vers 5h45 par un groupe de 7 jeunes un peu saouls dans une toute petite voiture qui mettent la musique plus forte qu'en boîte à moins de 5m de la 206. Heureusement que le réveil était prévu de bonne heure. On finit nos sacs et je laisse Ana et les sacs à la station de bus et je vais rendre la voiture à 7h15. Pendant ce temps Ana prend les tickets pour Hornopiren. Départ à 8h pour 104kms et en fait 4h de route et bateau. Et c'est le début de la Carretera Austral, route qui descend tout au sud et qui a été subventionné très fortement par l'état militaire de Pinochet. Paysage sympa mais on dort un peu. A Rampa la Arena on attend 30 minutes notre ferry. Petit tour de 30 minutes où le bateau fait un détour pour qu'on navigue à moins de 5m d'une colonie de lions de mer. On arrive à Rampa Puelche et on continue pour arriver vers 12h à Hornopiren. On achète nos tickets pour Caleta Gonzalo. Et on attend patiemment 15h et le départ du ferry. Déjeuner d'empanadas (sorte de petits beignets d'habitude fourrés de viande et fromage mais cette fois c'est fruits de mer et saumon. délicieux) face à la baie et couture. Encore. Il fait très beau et la couleur de l'eau change selon le soleil ou l'ombre. Puis il est 15h. Embarquement très long de 4x4 et on ne part que vers 16h. On aperçoit quelques dauphins et le coucher de soleil est magnifiaue. Je discute un peu avec un chilien qui parle très bien français Un peu de tangage également. On arrive à Caleta Gonzalo vers 21h45. On file avec les autres marcheurs vers le camping. On passe par un petit sentier et un pont suspendu pour arriver sur une grande pelouse où on s'installe où on veut. On plante la tente, on ne mange même pas et on dort rapidement. Coucher vers 23h. Camping Caleta Gonzalo. Environ 4.5 euros.
Mardi 30 janvier Caleta Gonzalo
Réveil tranquille vers 8h30 dans un environnement magnifique. Montagnes, arbres, pelouse, mais petite pluie qui va s'arrêter rapidement. On se rend au seul café du coin. Très bon petit déjeuner mais forcement cher car on est réellement au milieu de nulle part. Caleta Gonzalo se trouve en fait dans un parc privé. C'est le parc Pumalin. Plus grand parc privé du monde qui est ouvert au public. Donc tout est forcément très beau et très propre. On trouve là un petit magasin d'artisanat aux prix affolants, un renseignement touristique qui donne de fausses info, un aérodrome, des cabanes pour touristes très riches, un kiosque qui vend des produits organiques. C'est un endroit magnifique pour se reposer. On retourne à la tente pour faire sécher nos affaires car le soleil a fait son apparition. On prend enfin une douche. Enfin pas Ana car elle se rend à la douche avec le sac plastique contenant la confiture et non le savon. J'y vais à mon tour mais ce n'est que de l'eau froide car elle vient directement de la rivière. On va ensuite voir de plus près la rivière et Ana de trop près car elle met le pied dans l'eau. Retour à la tente. Puis de nouveau au café pour un café. Et ensuite, sieste. Au réveil on va acheter à manger au kiosque. Et vers 18h15 quand le soleil passe derrière la montagne, il fait frais. Une anglaise en manque de conversation car elle voyage seule vient discuter avec nous pendant 2h. Finalement très sympa car ça permet d'échanger des informations et des expériences. Elle nous raconte aussi que Navimag et les 3 jours de croisière ressemblent plus à une beuverie qu'à une croisière. Elle a fait du stop depuis Ushuaia. Et elle nous donne l'idée de faire de même car il y a peu de bus sur la Carretera Austral et quand ils sont là c'est très cher. Et ensuite les gens d'ici sont habitués à voir des autos stoppeurs et à les aider. Coucher vers 22h. Camping Caleta Gonzalo. Environ 4.5 euros.
Mercredi 31 janvier Chaiten
Réveil vers 8h15 et on plie tout encore un peu humide. On se rend sur le bord de la route en espérant une voiture ou en attendant le bus qui est prévu vers 10h. Rien avant 11h30. Un minibus arrive, on va voir mais apparemment c'est un bus spécial réservé pour 7 campeurs. Spécial de quoi, on ne sait pas. Un peu énervés et le bus régulier qui n'arrive pas. On s'assoit sur le muret et une voiture s'arrête. On va voir et l'homme va finalement nous emmener directement à Chaiten. Tout ça sans vraiment demander. Cet homme fait la route 3 fois par jour pour son travail. Il est donc habitué à prendre des autos stoppeurs. Très sympa et économie de 8000 pesos. Nous sommes à Chaiten 1h plus tard et nous doublons le bus spécial. En arrivant dans la toute petite ville déserte de Chaiten, on demande où se trouve un camping. Et 15 minutes plus tard la tente et les duvets sont à sécher dehors. On va faire un petit tour en ville et on mange des sandwiches encore. On en a pas encore marre. On aperçoit un énorme camion rouge allemand de Rotel tours. Voila le site en allemand: http://www.rotel.de/rotel-tours/de/index.php. Puis Internet et en continuant à se promener deux chiliennes nous arrêtent pour nous proposer de partager une excursion vers un glacier. On accepte et vers 15h15 après achat du dîner on part à 5 (3 chiliennes et nous) et le chauffeur vers le lac Yelcho et le glacier suspendu Ventisquero. En fait on prend la Carretera Austral. Un peu déçus et encore énervés de payer 14000 pesos pour une route qu'on va refaire normalement demain en stop et où on aurait pu s'arrêter et camper près du glacier. Après 1h30 de route on arrive et on fait en tout 3h20 de marche. Superbe sentier à travers la forêt et les énormes feuilles de rhubarbe le long d'une rivière de couleur verte/grise car elle descend du glacier. On aperçoit le glacier de loin, de couleur bleue. On arrive à une énorme cascade. Petite pause et on continue mais malheureusement le sentier se perd un peu dans les éboulis venant du glacier. Assez difficile de marcher. Mais on se retrouve plus ou moins sous le glacier. Grandiose. On retourne au départ quasiment au pas de course car les chiliennes marchent trop vite pour nous. Au retour et au passage de la rivière j'arrive à mettre le pied et la jambe dans l'eau. Pas très agréable de marcher avec le pied trempé. Puis retour au camping vers 21h40. Finalement camping sympa mais surtout proprio pas très cool car toujours derrière votre dos. A peine s’ils ne rentrent pas dans la salle de bain pour calculer le temps de la douche. Et ensuite ils allument l'halogène puissance maximum juste au-dessus de la tente. Et la dame nous dit que ça va être comme ça pendant 2h. On arrive quand même à la faire éteindre. On dort un peu et vers minuit de nouveau halogène. Ana ne se rend compte de rien mais je me lève et vais voir le proprio. Il dit que ça sert pour les campeurs qui arrivent. Mais il éteint quand même vers 12h25. Enfin je dors. Camping la Violetta. Environ 5.8 euros. Retrait de 100000 pesos.
Jeudi 1 février Coyhaique
Réveil vers 8h15 et on plie nos affaires un peu humides. On passe au supermarché acheter de la nourriture pour 3 jours (pain, fromage, jambon, confiture de coing, miel et crème de caramel, biscuits et fruits). Et on se rend de l'autre côté du pont de Chaiten sur la route du sud. On pose notre sac et on tend notre pouce. Il est 10h. On mange un peu en attendant et plusieurs voitures passent. On met nos sacs dans nos grands sacs bleus à patates. Vers 10h30 une voiture s'arrête et on monte nos sacs à l'arrière et nous aussi. Assez sympa de rouler les cheveux au vent. Il nous emmène seulement sur 15 kms. Et on attend de nouveau. Une autre voiture nous emmène vers 10h45 pour seulement 10 minutes et la jonction de la route avec les termes d'Amarillo. Et on se remet sur le bord de la route. On choisit un coin à l'ombre car il fait très chaud. On remange un peu. Et vers 11h40, la chance du débutant dans le métier d'auto-stoppeurs nous arrive. Deux jeunes s'arrêtent et commencent tout de suite à défaire les cordes qui retiennent leurs sacs pour mettre les nôtres à l’arrière du pick up. On fait répéter la destination pour être sûr de ne pas rêver. Car ils vont directement à Coyhaique. Nous qui pensions et étions prêts psychologiquement à y aller en 3 jours, nous y serons ce soir. Donc on accroche nos sacs à l'arrière et on monte avec Jorge et Juan qui vont travailler à Coyhaique. Ils viennent de Santiago et travaillent dans la téléphonie et descendent travailler environ 20 jours pour réparer antennes et réseaux. Et c'est parti pour 8h30 de voiture et 450kms. On a deux petits accidents sans gravité. On glisse dans un virage et on finit dans une entrée de champ et on roule sur une pierre bien trop haute pour la voiture. On voit beaucoup de cyclistes qui descendent toute la route vers le sud. De vrais fous à nos sens. Et aussi de nombreux auto stoppeurs perdus au milieu de nulle part et on se dit qu’on est vraiment chanceux. Également beaucoup de camping car et camions 4x4 venant principalement d'Allemagne. Des gauchos reconnaissables à leur béret et moustache et leur cheval. On ne s'arrête très peu car il n'y a pas beaucoup où s'arrêter. Un arrêt sur le même pont qu’hier et un arrêt près d’une cascade en arrivant vers Coyhaique. On a dû passer 3 ou 4 villages. On s'arrête quand même parfois prendre quelques photos. Paysages de montagnes, sommets enneigés, rivières aux eaux vertes, lacs et routes en pierres. Assez fatigant mais nous sommes sur la Carretera Austral. Et le nouveau projet présidentiel est de goudronnée cette route. Cela a d'ailleurs commencé. Il y a même des portions en béton. Un village a été crée pour les travailleurs. Et ça change tout. On n'a plus du tout l'impression d'être complètement perdu mais seulement sur une route classique. Impression étrange. Et on arrive finalement à Coyhaique vers 21h30. Grande ville avec un centre ville très touristique. Jorge et Juan demandent à leur auberge s’il est possible de camper dans le jardin mais c'est interdit. On se dirige donc vers l'adresse de camping que nous avions et on reste là. On se donne rendez-vous avec nos chauffeurs à 23h pour aller boire un coup. On monte la tente et prend une douche et on va ensuite manger et boire. Plat typique chilien de frites, viandes, fromages et oeufs accompagnés de bière. On discute et au moment de payer c'est Movistar leur société qui paye la note. Un grand merci. Cette journée a été très bonne: économie de 30000 pesos de transport. Ce qui n'est pas du tout négligeable à ce stade de notre voyage et ça nous a permis de rencontrer des gens et de discuter de la vie chilienne et de leurs expressions: “al tiro” (dans un instant, mais ça signifie en fait dans 30 secondes ou dans 3 mois) et surtout le “pase no mas” qui veut dire allez y passer, mais littéralement ça correspond à allez-y mais pas trop. Coucher vers 00h45. Camping Lo de rocco. Rua 21 de Mayo. Environ 10 euros.
Vendredi 2 février Coyhaique
Debout vers 10h. Ça fait du bien de rester dormir. On revoit nos chauffeurs et ils vont faire réparer un peu la voiture. On amène notre linge à laver et on va au centre d'information pour se renseigner sur la suite possible de notre descente vers le sud. On remarque que parfois les centres d’info ne connaissent vraiment pas tout. C’est dommage. Ils devraient prendre la place des touristes plus souvent. Donc deux solutions se présentent: une sage et une d'aventure. Première solution: bus vers Puerto Ibañez puis bateau vers Chile Chico et enfin bus ou petite marche pour traverser la frontière vers Los Antiguos. Pas cher et faisable dans la journée jusqu'à Chile Chico. Avec possibilité peut être de pêcher à la mouche ou autre petite activité. Inconvénient le prix du bus d'Antiguos à El Calafate (notre prochain stop): environ 45 euros par personne. Deuxième solution: Bus ou stop jusqu'à Cochrane. Stop jusqu'à Villa O'Higgins qui est bout de la Carretera Austral et ensuite traverser la frontière et se rendre jusqu'à El Chalten à pied et en bateau. Environ 2 jours de marche et un bateau qui coûte très cher. Il faudrait pour cela envoyer quelques affaires directement en bus vers Punta Arenas pour transporter moins lourd. Bien compliqué et surtout sans savoir quand on arriverait. Mais ça serait la grande aventure. Je pense qu'on va choisir la première option et peut être tenter le stop du côté argentin pour rejoindre El Calafate ou El Chalten. Belle journée sur Coyhaique. On va continuer à se promener tranquillement. En fait, on choisit l'option 1 et pour cela on court un peu partout en ville pour organiser notre journée de demain entre bus et ferry pour Chile Chico. Donc départ prévu vers 7h du matin en minibus puis à 11h départ du ferry. Et fin de soirée calme. Camping Lo de rocco. Rua 21 de Mayo. Environ 10 euros.
Samedi 3 février Chile Chico
Réveil vers 6h et pliage et rangement en moins de 30 minutes. Le minibus est en avance à 6h50. On prend d'autres passagers et direction Puerto Ibañez à 2h de route. Route jolie mais on dort beaucoup. Arrivée vers 9h30 et deux heures d'attente avant de prendre le ferry qui est en retard au départ. Départ effectif vers 11h30. Super lac General Carrera qui est en fait le deuxième lac en superficie de l'Amérique du Sud. Ce lac est pour moitié en Arggentine et change de nom puisqu’il s’appelle alors Lago Buenos Aires. Eaux vertes puis bleues selon la profondeur. Et d'énormes vagues dues au vent. Très impressionnant. A l'arrivée toujours beaucoup de vent. On rejoint le camping où on est seul pour l'instant. Petit tour dans le village et le mirador. Très jolie vue mais beaucoup de vent. Pire qu'à Chicago!! Par contre il y a énormément d'arbres fruitiers dans les rues car il y a un micro climat. On passe voir Internet mais le prix est le plus cher qu'on ait vu (1000pesos pour une heure). On fait des courses et on achète des saucisses pour notre barbecue au camping. Et on cuisine de superbes sandwiches aux saucisses locales. Très bon. Ça rappelle de bons souvenirs des étés de chez nous. Puis fin de soirée calme et au lit de bonne heure. Camping Kon Aiten. Rua Burgos. Environ 7.20 euros.
Dimanche 4 février Perito Moreno
Nuit bruyante à cause des chiens et des voisins de camping qui arrivent tard et qui parlent fort. Donc j'interviens et on dort un peu. Réveil vers 8h. Petit déjeuner et rangement de toutes nos affaires et on marche vers la sortie de ville pour faire du stop vers 9h. Le minibus local qui va de l'autre côté de la frontière s'arrête et veut nous emmener pour 20 pesos. On refuse et il nous dit qu'il reste 15kms. Encore un menteur qui a essayé de profiter de nous. On a bien fait de refuser et de faire 5 euros d'économie. Un chilien nous emmène pour 3 ou 4 kms puis on marche 2kms jusqu'au poste frontière chilien. On se renseigne et il faut marcher environ 30 minutes pour le poste frontière argentin. On commence à marcher. Une deuxième personne s'arrête et nous laisse à la frontière argentine au village Los Antiguos à 10h. On marche jusqu'en ville, on prend un petit café et on se renseigne pour les bus pour El Chalten. 3 possibilités: direct par la route 40 et 160 pesos par personne, direct par la côte et 188 pesos ou vers El Calafate par la côte et 140 pesos. Et on prend l'option 4 qui est le stop. Donc on file à la sortie de la ville et on pose nos sacs. Il est 11h30. On attend 1h15 et en fait peu de voitures passent. On finit par monter à l'arrière d'un pick up. Cheveux au vent et route sympa vers Perito Moreno. Environ 1h de route. De nouveau on marche vers la fin du village en direction de la route 40 qui descend vers El Chalten. On y est vers 14h10 et on y reste jusqu'à 17h45. Heureusement il fait beau et on est à l'ombre. En fait aucune voiture ne va sur cette route du moins le dimanche mais on voit beaucoup de gens qui font demi-tour devant nous et nous font des signes. Donc on se rend au camping qui est juste à côté. Puis course en prévison du stop de demain. Car on va réessayer mais ce soir on va se renseigner sur les bus. Si ça ne marche pas demain on prendra un bus. Soirée calme et au lit de bonne heure. Camping municipal environ 1.80euros.
Lundi 5 février Perito Moreno
Debout à 7h. Pliage et rangement et on se retrouve sur le bord de la route, très motivés, vers 7h45. Fin de la motivation vers 11h30. Aucune voiture. On change bien un peu de place sur les conseils d'un petit vieux mais c'est pareil. Donc retour au camping. On déjeune. On passe donc acheter nos tickets de bus pour demain. Départ vers 10h et arrivée prévue à El Chalten vers 22h. Et on se rend vers le "centre ville". Rien à faire, personne dans les rues. On erre un peu et on rentre dans une espèce de café qui accepte que l'on reste là pour lire. On en ressort vers 17h30. On va dans deux cafés Internet et on rentre au camping en début de soirée. On est prêt à partir d'ici!!! Au lit de bonne heure. Camping municipal environ 1.80 euros. Retrait de 1000 pesos argentins.
Mardi 6 février El Chalten
Lever vers 8h30. Je vais acheter les "facturas" qui sont en fait des viennoiseries. Pendant ce temps là Ana défait la tente et met tout à sécher. On prend notre petit déjeuner et on se rend à l'hôtel Belgrano, point de rendez-vous pour notre départ. Et dans cette ville où on pensait être les seuls touristes perdus, et bien ça arrive de partout. De toutes les nationalités et même un groupe de 15 israéliens, car ils se déplacent toujours en groupe et c'est très impressionnant. On prend un petit café et le bus arrive vers 10h25 et donc 25 minutes de retard. Et on quitte finalement Perito Moreno vers 11h45. Très long à mettre en place et surtout pas très pressé. On passe à la banque car il n'y en a pas à El Chalten. Et en partant on repasse bien sûr devant les deux endroits où on a fait du stop. Puis ça ressemble quasiment à du désert. Heureusement qu'on n'a pas été pris en stop. De grandes lignes droites, des plaines arides de partout. Seule distraction: quelques guanacos et autruches. Premier arrêt à Baja Caracoles pour un sandwich et c'est reparti. Deuxième arrêt dans une estancia, énorme ferme perdue. On arrive enfin vers 23h15 et on se rend directement au camping et la proprio attendait le touriste. Heureusement. On commence à planter la tente et je finis de casser un des arceaux. Pour une tente à 100 euros qui ne tient pas plus d'une cinquantaine de montage-démontage, c'est très dommage. On répare un peu en scotchant tout ça. Au lit vers 23h45. Camping el Refugio environ 6 euros.
Mercredi 7 février montagne
Lever vers 8h30. Petit déjeuner de cookies et bananes. En sortant du camping on s'arrête à Cal Tur, compagnie de bus pour se renseigner sur les horaires pour notre prochaine destination El Calafate. On se rend au centre d'information pour confirmer notre idée de marche dans la montagne. Partir dès cet après midi, camper, marcher demain, camper et revenir vendredi. Aucun problème. Les sentiers sont bien banalisés et les campings bien situés et équipés d'une toilette. On s'arrête boire un petit café et on passe faire nos courses pour 3 jours (pain, jambon, fromage, saucisson, bananes, barres de chocolat et les restes que nous avions). Un tour très rapide sur Internet car c'est très cher. On retourne voir CalTur pour réserver notre bus de samedi après midi et on file au camping pour préparer nos sacs pour deux nuits (tente, duvets, matelas, vêtements et un peu de pharmacie). On laisse au camping ce que l'on n'emmène pas. On prend un déjeuner chaud dans un resto, des pâtes. Et on est prêt à partir vers 13h30. On marche en direction du camping De Agostini qui se trouve au pied du Cerro Solo et de Lago Torre qui reçoit le glacier Grande. Marche très sympa et pas trop dure dans la forêt. Et il fait un temps parfait pour marcher. On arrive au camping vers 16h30. On essaye de réparer la tente mais c'est un échec donc on la plante et on accroche le fil du bas à un arbre. On utilisera désormais cette technique. On range tout et on va voir le lac et le glacier qui descend directement dans le lac. C'est très joli mais il y énormément de vent. On rentre dîner vers 19h. Pour boire on se sert directement dans la rivière. Et comme dit la dame du supermarché c'est de l'eau "super potable". On se couche vers 19h45 et on met tout sous la tente sauf les chaussures. Camping de Agostini. Gratuit car dans le parc national Los Glaciares.
Jeudi 8 février montagne
Nuit très fraîche et pour une fois les duvets nous sont très utiles. Debout vers 10h, petit déjeuner et séchage. On part vers 11h20. On retourne un peu sur le même sentier qu'hier jusqu'à une bifurcation vers le prochain camping. Et là ça grimpe un peu/beaucoup dans la forêt. On arrive ensuite sur deux lacs appellés Mère et Fille. Et on commence à voir le Mont Fitzroy, le plus haut du parc à 3400m. Les autres s'appellent Poincenot, Mermoz, Saint Exupery et Guillaumet. En remplissant une bouteille d’eau, je mets de nouveau le pied dans l’eau. On arrive au camping Poincenot vers 14h40. On est beaucoup plus lent que ce qu'indique les panneaux. On déjeune et on s'installe. On repart pour une autre petite marche vers 16h30. Marche assez difficile car ça grimpe beuacoup. Mais ça vaut vraiment le coup. On arrive à la Laguna de los Tres au pied du glacier du Fitzroy. Énorme vue. Lac bleu car eaux du glacier. Et il y a un beau soleil. Encore 10 minutes de marche et on aperçoit une autre lagune Sucia. Magique. Les couleurs sont magnifiques. Et on voit aussi pas mal de marcheurs qui se lancent à l'escalade du Fitzroy. Bien courageux. On redescend et on arrive au camping vers 19h15. On mange face au Fitzroy et on se couche vers 20h. Camping Poincenot. Gratuit.
Vendredi 9 février El Chalten
Lever vers 10h30 et il fait froid bien que la nuit ait été moins fraîche. Petit déjeuner et séchage. On part vers 11h30 pour retourner sur El Chalten. Marche plus simple car principalement en descente. Par contre les sacs nous semblent de plus en plus lourds. On arrive à El Chalten vers 14h40 et on est bien content de poser nos sacs et surtout de prendre une douche chaude. On dépose notre linge à laver et on essaye dans deux magasins pour réparer l'arceau de la tente. Ça ne va pas être facile. Puis on boit un café et moi un Irish coffee accompagné d'empanadas. On marche un peu dans le village de 300 habitants mais il y a peu à voir et surtout il commence à faire froid mais il faut attendre 20h pour récupérer notre linge. On retourne dans un café et là je bois de la bière artisanale. Jour de fête!!. On récupère le linge et au lit vers 20h. Camping El Refugio environ 6 euros.
Samedi 10 février El Calafate
Debout vers 9h et je vais acheter le petit déjeuner. On plie tout et laisse nos sacs au bureau CalTur. Petite café et départ vers 13h. Encore une route désertique mais on longe de super lacs venant de glaciers. On s'arrête pour manger et on voit un tatou dans la maison qui se promène. En sortant des toilettes Ana se fait surprendre par un veau. Arrivée à El Calafate vers 16h. El Calafate se trouve sur les bords du lac Argentino. Également au bord d'une baie qui gèle l'hiver et on se renseigne pour partir vers Puerto Natales normalement mardi. Direction le camping et on demande pour l'excursion que tout le monde fait ici, le glacier Perito Moreno. On devrait la faire lundi pour que demain on soit libre pour voir le Super Bowl. Mais on ne sait pas où encore. El Calafate est une ville basée uniquement sur le touriste. Un tour en ville pour Internet et une grande glace. On passe au terminal de bus pour réserver notre bus de mardi après midi pour Puerto Natales au Chili. Beaucoup de monde dans les rues. On retourne au camping et au lit vers 21h. Et vers 23h réveil par le voisin qui met le feu à son barbecue. Camping el Arroyo. Environ 5 euros.
Dimanche 11 février El Calafate
Réveil vers 9h. On file au supermarché pour acheter notre petit déjeuner royal: oeufs, saucisses, champignon, pain et beurre, fromage, oignon. Tout ça accompagné de thé et jus d'orange. Puis Internet. On a réservé notre excursion via le camping de demain au glacier Perito Moreno, glacier de 260km2. Voir photos de cette dernière semaine. Attention certaines sont très jolies!! Sur Internet on suit un peu le match Irlande/France. Et en passant en ville on rentre dans un café pour voir les 3 dernières minutes et le dernier essai. Dommage qu'on n'ait pas tout vu. Et pour le Super Bowl c'était du n'importe quoi. Le match ayant déjà eu lieu. Puis on achète le journal du jour (environ 225 pages) et on s'installe pour l'après midi dans un café. On retourne sur Internet en fin d'après midi et pour la deuxième fois on perd une clé USB. Cette fois ci de ma faute. On retourne au camping énervé et on mange un super dîner de steak haché et pâtes. Royal. Deuxième bon repas de la journée et chaud en plus. On fait après cela une marche digestive en ville. Temps très agréable. Couche vers 22h. Camping el Arroyo. Environ 5 euros.
Lundi 12 février El Calafate
Debout vers 7h15. Le minibus vient nous chercher vers 8h15. On est 10 plus notre guide et chauffeur. Beaucoup de commentaires durant le trajet (80kms) et quelques arrêts (apercevoir une estancia, grande ferme, 70000ha, où les gauchos élèvent moutons et vaches, mais par peur du puma se concentre aussi sur le tourisme, un point de vue sur le glacier). On arrive vers 10h20 et tout le monde choisit de faire l'excursion en bateau qui est optionnelle. Une heure de bateau sur lequel nous sommes peu nombreux ce qui est très bien et on s'approche à environ 300m du glacier. Vraiment génial. Le bateau fait des allers et retours devant le glacier. Ce qui est vraiment spécial c'est d'entendre les grands morceaux de glace tombés dans l'eau. Ça fait comme un bruit de tonnerre. Très impressionnant. Et cela arrive en permanence car le glacier avance deux mètres par jour mais également perd deux mètres par jour. Puis notre guide nous laisse deux heures pour marcher sur les différents miradors qui longent le glacier. Et on mange tranquillement face au glacier. Puis retour au minibus pour tout de suite repartir faire une petite marche qui nous amène au bord du lac. On aura alors vu le lac de trois façons différentes. Retour vers el Calafate vers 16h30. Excursion à 70 pesos, plus entrée du parc à 30 pesos et le bateau à 38 pesos. Fin de journée tranquille entre Internet, dîner (la même chose qu'hier). Coucher vers 21h. Camping el Arroyo. Environ 5 euros.
Maintenant la version d'Ana:
Lundi 12 février.
Notre promenade au glacier tiramisu officiellement connu comme Glacier Perito Moreno.
Lever à 7.15 pour petit déjeuner avant l'arrivée du van qui nous emmène au Parque National et au Glacier. Le chauffeur s'appelle Marcel et notre guide Silvina. Nous sommes 10 dans le groupe et les seuls qui parlent français donc c'est cool on peut tout commenter et personne ne comprend (hi hi hi). Le long du trajet notre guide nous donne beaucoup d'informations sur le Lac Argentino qui baigne la ville de El Calafate. C'est le 3ème lac le plus grand d'Amérique du Sud après Le Titicaca de Bolivie et le Lago General Carrera du Chili. C'est un lac qui a différents bras qui ont des profondeurs différentes mais dont l'eau oscille entre le bleu gris, le bleu turquoise et le bleu vert avec l'intensité de la lumière. Eau aussi appelée leche glaciaria ou lait glacier. C'est vrai que dans ce paysage de steppe (ce n'est pas encore la pampa) aride dominé par le marron des montagnes et le vert foncé de la rare végétation qui pousse ici, ces bleus qui flashent surprennent toujours au détour d'une colline. Le glacier en lui-même ne se trouve qu'à une centaine de mètres au-dessus du niveau de la mer et c’est le seul dans le coin accessible en voiture. Le Upsala et le Viedma (sur El Chalten ) ne sont approchables qu'en bateau (si j'avais un bateau, tup tup tup tup....). Comme ces 2 autres collègues, le Moreno est une des terminaisons du campo de Hielos Sur (il y en a un autre plus au nord) qui est la troisième plus grande concentration de glace de notre planète après les deux pôles. C'est assez exceptionnel d'ailleurs d'avoir accès à un glacier à si basse altitude. Et quel glacier. Voici ces mensurations : sous le niveau de l'eau 180m de glace, sur le niveau de l'eau de 50m à 70m, du bout de la façade nord au bout de la façade sud il y a 5kms et du front avant à la naissance 30 kms.
Après 1 heure de promenade sur le lac, nous accostons et notre guide nous emmène vers l'entrée du sentier qui mène à différents balcons permettant d'avoir une vue sur le coté sud du glacier. Nous avons 2 heures pour profiter de la vue et manger nos sandwichs salami-fromage. Des différents balcons on peut entendre le glacier qui craque, qui claque, qui gronde et qui grince. Des fois ça fait du bruit comme des coups de feu et d'autres fois comme du tonnerre, comme les montagnes répercutent l'écho des fois ça fait peur, on a l'impression que le glacier se casse vraiment la gueule. En plus comme c'est un glacier très actif il est toujours en mouvement et donc quelque soit l'heure on est sur de voir des morceaux de glace tombés dans un tonnerre de bruit. Dans l'après midi on a vu une tour de 50m tomber c'est un truc de fou. Mais rien comparé à ce qui se passe tous les 4 ans environ et qui s'appelle LA RUPTURE. Au fil des jours le coté sud avance et empiète sur la terre. Ça forme un barrage sur le bras de lac. Comme le courant continue de forcer, petit à petit se forme un pont et commence la rupture. Des énormes blocs de glace se défont du glacier, le pont disparaît et le glacier n'est plus en contact avec la terre. On a vu une vidéo de ce moment qui se déroule sur 4 jours à peu prés tous les 3/4 ans. Ah la nature.....
Dans l'après-midi on fait une petite balade sur le bord du lac. Notre guide nous montre des petits arbustes dont les baies bleues foncées sont utilisées pour la confiture de Calafate. C'est donc cet arbuste qui a donné son nom à la ville. Au loin nous apercevons des condors.
Sur le retour, après autant d'émotions je m'écroule de soleil dans le bus et dort jusque Calafate.
Mardi 13 février Puerto Natales
Debout vers 9h et je vais au supermarché acheter des viennoiseries. On fait nos sacs car on part en fin d'après midi. En ville pour seulement rentrer dans les magains mais pas acheter. Uniquement des magasins pour riches avec des prix pour riches. Internet, on téléphone au camping pour qu'ils nous attendent ce soir et on achète le journal d'hier car celui d'aujourd'hui n'arrive qu'à 17h. On passe acheter notre dîner et on file au terminal de bus. Départ à 17h30. Deux films dans le bus dont un éternel Steven Seagal!!! Superbes paysages de steppes. Passage de frontières et on arrive à Puerto Natales au Chili vers 22h30. Puerto Natales, port d'arrivée de Navimag, le bateau que nous n'avons pas pris. Et après tout on se dit que c'était mieux comme ça. Puerto Natales également point de départ vers le parc national Torres del Paine. Énorme parc national pour marcher, mais payant. On va directement au camping et il ne fait pas très chaud à monter la tente mais une fois sous les duvets c'est bien agréable. Au lit vers 23h. Camping Josmar. Environ 7.20 euros.
Mercredi 14 février Puerto Natales
Debout vers 9h. Un tour en ville pour acheter à manger et retour au camping. Puis direction le centre d'info qui se trouve sur le bord de la baie pour se renseigner sur les départs de bus pour Ushuaia. Et puis on file voir les agences. La première nous annonce qu'il n'y a pas de départ avant dimanche ce qui ne nous arrange pas. Et à l'autre agence c'est bon pour vendredi. Donc on part vendredi matin directement vers Ushuaia sans passer par Punta Arenas. Pour l'instant il fait beau c'est à dire qu'il ne pleut pas. Mais pour Ushuaia les prévisions sont pluie, pluie, pluie. Voir toutes les dernières photos. Après midi calme entre Internet, un café où on peut lire tous les livres qu'on veut. Puerto Natales est une petite ville bien calme au bord d'un fjord. Départ pour l'Europe dans exactement 14 jours. Un arrêt déjeuner dans une pizzeria, ça faisait quand même un mois qu'on n'en avait pas mangé. De nouveau un café cette fois avec de grand canapé et des magazines. Puis un dernier tour vers le bord de mer et il commence à pleuvoir donc on rentre au camping. Une énorme voiture camping car est garée devant notre tente. Voila leur site: http://www.desearther.com/ Allez y jétér un coup d'oeil. Ça vaut le coup. Et donc il se met à pleuvoir. Coucher vers 21h. Camping Josmar. Environ 7.20 euros.
Question pour les derniers cadeaux. Questions qui n'ont finalement aucun rapport avec l'Argentine.
Question 1 (question sérieuse): Comment s'appellent les habitants des çapitales suivantes? Réponse en Espagnol bien sûr.
Buenos Aires
Montevideo
La Paz
Lima
Santiago
Question 2: Combien avons nous acheté de bonnets?
Question 3: Combien de tampons sur notre passeport avons-nous depuis le début de notre périple? (réponse définitive quand on sera à Paris)
Et enfin, à vous de nous poser une question sur notre voyage. On répondra à toutes.
Jeudi 15 février Puerto Natales
Et il a plu presque toute la nuit. Et réveil de bonne heure car les duvets sont humides et le drap est trempé. Pas génial du tout. On va prendre notre petit déjeuner au restaurant du camping. Et on se prépare à une autre journée bien calme. Donc Internet, café, sieste, Internet, sandwiches. Demain départ à 7h vers Ushuaia et la Terre de Feu. On devrait y être vers 20h. Retour au camping vers 21h. Camping Josmar. environ 7.20 euros
Question de Gilbert Croix: L'endroit où vous aimeriez nous inviter à passer un WE ?
Réponse: Sur les îles Amantani et Taquile sur le lac Titicaca
Question de Samira Bouchti: Il fait beau par chez vous?
Réponse: au 15 fev à 10h22, il y a des rayons de soleil et on voit du ciel bleu.
Question de Tatie Croix: combien avez-vous mangé de sandwichs ?
Réponse: seulement depuis un mois et demi et en moyenne 1 par jour (salami, fromage et avocat pour Ana)
Question de Franck Nicolas: Vous vous mariez quand ?
Réponse: c'est pas encore au programme.....des prochains mois
Vendredi 16 février Ushuaia
Lever vers 5h45, pas de pluie mais un peu de vent pour sécher la tente. Et aussi assez froid. Vers 6h25 on quitte le camping et on se rend vers le départ du bus. Départ à 7h10. On change de bus vers 9h30 et on en prend un venant de Punta Arenas. Bus pas terrible surtout au niveau de la place des jambes même pour nous alors imaginez les grands. Puis ferry pour passer le détroit du portugais Magellan. Imaginez qu'il y a à peu près 600 ans un autre (pirate) Ribeiro croisait ces flots. On aperçoit des dauphins Magallanes (noirs et blancs). Aie Aie Aie ça brûle, nous sommes sur la Terre de Feu qui en plus d'être chaude est une île. Puis passage de la frontière et arrivée au bout du monde vers 20h. On se rend à l'office du tourisme qui nous renseigne sur un camping mais qui est en fait trop loin de la ville et comme le temps n’est pas terrible, on demande pour une auberge. On demande aussi pour repartir sans doute mercredi prochain vers Rio Gallegos puis Puerto Madryn. On marche donc toute la rue principale et même plus pour se rendre à l'auberge la moins chère qui s'avère complète. Donc retour en ville et nouvelle auberge. Il pleut un peu mais pas trop. Grande rue principale très commerçante. Donc voila on y est après 5 mois et demi, on est arrivé tout en bas. Assez génial rien que d'y penser. Soirée à l'auberge où on retrouve une fille déjà vue à Sucre en Bolivie. Et en plus il y a la télé. Auberge très sympa. Chambre de 6, lambris, cuisine, Internet et donc télé. Coucher vers 23h. Auberge Los mochilleros. 15 euros.
Samedi 17 février Ushuaia
Debout vers 8h30 après une bonne nuit dans un lit. La dernière fois remontait à mi-décembre. Agréable d'avoir des murs et un toit autour de soi surtout qu'il a plu toute la nuit. Et on file vers le supermaché pour acheter à manger car on va cuisiner un peu ces prochains jours et on passe ensuite acheter notre billet de bus vers Rio Gallegos au nord pour mercredi matin. De là on prendra directement une correspondance pour Puerto Madryn, encore plus au nord. Après midi à l'auberge à discuter avec un couple de français. Une petite sortie en ville pour manger une glace et au lit de bonne heure. Trop content de dormir dans un lit. Auberge Los mochilleros. 15 euros.
Question d'Eric Lereculey:
1 - Quels sont les moments les plus mémorables que vous retiendrez de votre séjour?
Des moments mémorables on en a plein: Machu Picchu, Perito Moreno, chutes Iguazu, rafting, volcan VillArica, entre autres.
2 - quelles sont les galères les plus dramatiques qui vous ont parfois fait songer à rentrer plutôt, ou à vous demander ce que vous faisiez-la?
Aucune grosse galère mais être malade à Cuzco ce n'était pas trop sympa et cette petite histoire avec notre guide/voleur. Mais sinon on a toujours été très content d'être où on était et on ne regrette vraiment pas d'être venu. Et on n'a jamais vraiment perdu de temps non plus donc pas de regret d'avoir loupé une excursion ou un paysage particulier.
3 - qu'est ce que vous éviteriez de refaire?
Je pense qu'on irait plus vite sur le nord du Chili. On aurait pu gagner facilement une semaine mais on n'aurait pas eu la télé cablée pendant 3 jours !!!!
4 -quels sont les peuples avec lesquels vous avez eu le plus de relations, et qui sont les plus abordables?
Il faut bien être honnête et dire aussi qu'on était souvent tous les deux et qu'on a croisé très peu de locaux dans leur environnement sauf nos guides et c'était plus des relations professionnelles. La Patagonie, l'Uruguay et le Chili n'ont pas vraiment de culture propre. Par contre le Nord de l'Argentine, la Bolivie et Pérou sont vraiment dépaysants à tout point de vue.
Dimanche 18 février Ushuaia
Lever vers 11h. Petit déjeuner à l'auberge et quand on décide de sortir il pleut. On réessaiera plus tard. Mais ici les choses intéressantes à faire sont chères: musée à 7.5 euros, parc national cher car il faut prendre bus et payer l’entrée et ensuite un glacier pas vraiment surprenant après celui de Perito Moreno. Donc ça va être très calme. Ce matin dans le port un énorme paquebot de croisière. Il y en a très souvent qui viennent jusqu'ici. Encore une après midi lecture et télé. Il a plu tout l'après midi. Auberge Los mochilleros. 15 euros.
Lundi 19 février Ushuaia
Debout vers 9h30 et enfin il fait beau. Beaucoup de vent mais du soleil et pas de pluie. On va donc faire un tour sur la baie. Et on essaye ensuite de trouver le panneau qui dit Ushuaia et toutes les distances mais échec. Pour info Ushuaia se trouve à 1000kms de l'antarctique et nous sommes plus près du pôle sud que du nord de l'Argentine. Et Ushuaia c'est: Latitude: 54° 47', South. Longitude:, 68° 20', West
Et ce matin dans la baie pas de gros paquebot mais le yacht de luxe de Paul Allen le co-fondateur de Microsoft. Voir photos. http://rides.webshots.com/album/348188746qNWfvI
Encore une après midi bien tranquille entre lecture et télé, bien au chaud dans l'auberge. Auberge Los mochilleros. 15 euros.
Mardi 20 février Ushuaia
Debout vers 9h30. petit déjeuner et petit tour en ville mais il y a beaucoup de vent. Donc ça va être encore bien tranquille. Départ demain matin à 5h30 pour Rio Gallegos et on prendra directement une connexion vers Pueto Madryn. Donc on se prépare à faire plus de 24h de bus. Après midi lecture et ligue des champions. Pour conclure, ushuaia n’est pas une ville exceptionnelle. Une grande rue commerçante, la baie et c’est tout. Puis tout le monde vient ici pour dire qu’ils y étaient et non pas pour visiter la ville. Au lit de bonne heure pour lecture. Auberge Los mochilleros. 15 euros.
Mercredi 21 février bus
Réveil à 4h50. Au bus vers 5h10 et départ à 5h30. Passage de frontière assez spécial car d'Ushuaia en Argentine, on repasse au Chili puis on retourne en Argentine. Donc beaucoup de tampons sur le passeport!!! Passage du détroit de Magellan beaucoup plus agréable car il n'y a pas de vent. Et arrivée à Rio Gallegos vers 16h30. Et on prend tout de suite un autre billet pour Puerto Madryn. Départ à 20h30.
Jeudi 22 février Puerto Madryn
Arrivée à Puerto Madryn vers 14h30. Bonne nuit de sommeil malgré un bus pas terrible car pas de films. On se renseigne pour le bus pour Buenos Aires et on prend nos tickets pour lundi prochain. On arrivera à BA le mardi matin. On passera la journée en ville et on prendra un bus le soir pour l'aéroport. On y passera la nuit. Et l'avion est mercredi 28 février à 14h30. Et quel changement à Puerto Madryn. Il fait un grand soleil et il fait chaud. On demande également pour le camping. On prend donc un bus pour s'en approcher car il est à plus de 3kms du centre. On marche un peu et on va planter notre tente. On accroche un poncho pour faire de l'ombre. Ils nous auront servi ces ponchos mais pas pour la pluie. Tant mieux. Soirée calme et nuit perturbée par les moustiques. Camping Luz et Fuerza. Environ 4 euros.
Vendredi 23 février Puerto Madryn
Debout vers 10h. La tente étant à l'ombre, il ne fait pas encore trop chaud. Petit déjeuner et on se rend en ville en marchant le long de la baie. Et il fait assez chaud. On va donc passer trois jours bien calme. La chose intéressante à faire ici est d'aller sur la Péninsule de Valdès pour voir les dauphins, éléphants de mer et lions de mer. De cette péninsule, on peut s’approcher des baleines mais ce n’est pas la période. Mais pour nous à ce moment de notre voyage, l'argent nous fait un peu défaut. On va sans problème finir notre séjour mais pas d'excursions. Après midi pub et lecture. On rentre au camping par la plage et comme c'est marée basse c'est plus court. Joli coucher de soleil. Au lit vers 21h30 avec pas mal d'amis moustiques. Camping Luz et Fuerza. Environ 4 euros.
Samedi 24 février Puerto Madryn
Lever vers 9h. En ville vers 11h et on récupère nos 3 pellicules photos que nous avions mises à développer. Couleurs un peu ternes donc un peu déçus mais très impressionnant quand même. Puis déjeuner sur l'herbe face à la mer et on trouve ensuite un pub pour voir Irlande-Angleterre en rugby avec deux irlandais et on regarde bien sur ensuite France-Galles. Retour au camping. Au lit vers 21h15. Beaucoup moins de moustiques. Camping Luz et Fuerza. Environ 4 euros.
Question de Rodrigue Blon: hormis le rouge, qu'est-ce qui vous aura manqué le plus pendant ce périple?
Réponse: La nourriture bien sûr mais ça ne compte pas vraiment: Un grec complet pour Ana. Et aussi de ne pas avoir vu grandir Lola et William.
Question Paulina Redondo: à quand le bébé?
Réponse: Pas tout de suite!!!
Question de Daniel Richard: êtes-vous prêts à refaire le même périple avec une telle tente?
Réponse: Pas vraiment. Si c'est à refaire, on emmène notre autre tente qui pèse près de 3 kilos et on emmène nos autres duvets qui sont beaucoup moins lourds. Car en fait on n'a jamais eu réellement besoin de nos gros duvets et de leur performance à moins 15 degrés. Donc le poids que l'on gagnerait à emmener des duvets plus légers on le perdrait avec le poids de la tente. Mais on gagnerait beaucoup en confort.
Dimanche 25 février Puerto Madryn
Lever vers 9h30. Petit déjeuner à la tente puis en ville. On achète le journal et on s'installe dans le même café qu'hier pour voir le match de foot Arsenal-Chelsea. En fin d'après midi on passera par le supermarché pour acheter des produits beaucoup moins cher qu'en France: dentifrice, déodorant, mousse à raser, savon et autres produits de beauté. Et ce soir dernière nuit dans la tente et aussi dernière nuit à dormir en position allongée car lundi soir dans le bus, mardi soir à l'aéroport et mercredi soir dans l'avion. On part demain en début d'après midi à 13h30 pour Buenos Aires. Arrivée prévue mardi vers 9h30. Donc on a acheté pas mal de produits, le tout pour 3 à 4 fois moins cher qu'en France. Retour au camping pour faire le tri dans nos vêtements et commencer à faire nos sacs. Camping Luz et Fuerza. Environ 4 euros.
Lundi 26 février bus
Lever vers 8h pour prendre le petit déjeuner, laver la tente et finir nos sacs. On a laissé un sac de vêtement et autres petites choses dont on ne voulait plus. On est maintenant en ville et on va attendre le départ du bus. Départ à 13h45. Mais peu d'arrêt sauf vers 20h où on s'arrête une heure car le bus n'a plus de feux. Pas mal d’attente dans le bus sans s’avoir ce qui se passsait réellement.
Mardi 27 février Buenos Aires
Arrivée à Buenos Aires à 12h30 donc 3h de retard. On est resté une heure à une station de bus sans savoir pourquoi et il y a eu aussi beaucoup de pluie. On savait que l'on ne payait pas cher les billets mais là c'est vraiment trop. Enfin on laisse nos sacs au terminal et on fait un tour en ville. Il fait très lourd mais il ne pleut pas. Internet, très certainement Mac Do et peut être cinéma. On va rester ici jusque vers 22h-23h pour ensuite prendre deux bus (encore deux heures)pour se rendre à l'aéroport. Départ demain à 14h30, escale à Milan et arrivée à Roissy jeudi matin à 11h50. Ensuite métro pour aller chez Ana et vendredi en début d'après midi TGV pour Angers. Pas de cinéma mais une balade sur les quais. Même promenade que l'on avait fait il y a 6 mois mais là sous un grand soleil. Vraiment très agréable de finir notre séjour de cette façon. Encore Internet et retourne au terminal de bus vers 21h30. On prend donc deux bus pour se rendre à l'aéroport. On y est vers 23h30.
Voila les réponses au jeu et les gagnants.
Habitants de Buenos Aires: Porteños
Habitants de Montevideo: Montevideaños
Habitants de La Paz: Paceños
Habitants de Lima: Limeños
Habitants de Santiago: Santiaguiños
Nous achètes 30 bonnets.
Et sur notre passeport il y à 28 tampons.
Les gagnants sont Paulina, Rodrigue et Gilbert.
Félicitations à eux.
Mercredi 28 février Buenos Aires
Nuit bien éveillée sur les bancs de l'aéroport. Ana a très mal au pied. Elle décide finalement d’aller voir le médecin de l’aéroport qui lui fait une piqûre. Mqintenqnt elle a mal au pied et à la fesse. Passage par le duty free. On avait gardé un peu d’argent mais c’est bien trop cher. On achète quand même des chocolats. Départ à 14h30. Et tous s'est bien passé dans l'avion. Beaucoup mieux qu'à l'aller (films, bon repas, eau).
Jeudi 1 mars avion
Arrivée à Milan à 8h30 et on reprend un avion pour Paris. Arrivée à 10h50 et on vient donc de terminer notre grande boucle.
Hasta Luego
De Buenos Aires à Buenos Aires et de Cusco à Ushuaia
D'abord un bilan financier :
Avant de partir, dépense de 4500 euros (avion, assurance, materiel de camping, vetements, vaccins et medicaments)
Pendant 6 mois: dépense de 8100 euros auxquels il faut rajouter 240 euros de frais du crédit agricole.
Donc sur 176 jours, cela revient à environ 44 euros par jour.
Donc au total environ 12800 euros.
Voilà nos dépenses:
Coût des principaux treks, excursions, activités: 1300 euros
Coût transport (bus, taxi, bateau): 1080 euros
Coût logement(camping et auberges): 740 euros
Location voiture: 370 euros
Chiffres plus ou moins approximatifs mais ça donne une idée. Le reste étant nourriture, internet, photos, pub, téléphone, musées, cadeaux et pleines d'autres petites choses!!!
Autres chiffres ;
5 pays
4 capitales
5 iles: Isla del Sol, isla Amantani, Isla Taquile, Isla Victoria, Isla Chiloe.
Nuit en camping: 72
Heures de bus: 347h (un peu plus de 14 jours) dont 11 nuits
Entre 20000 et 21000 kms en bus
2000kms en location de voiture
170kms en train
710kms en stop
Environ 7500 photos digitales et 610 photos papiers
Voilà tous nos moyens de transport durant notre périple :
Bateau: Buquebus(Ar-UR), Lac Titicaca(Bol-Pe), Isla Victoria(AR), Delta du Tigre (AR)
Ferry: Hornopiren-Caleta Gonzalo(CH), Puerto Ibañez-Chile Chico(CH), lac Argentino(AR), Detroit de Magellan (CH)
Vélo: Colonia(UR), Bariloche(AR)
Cheval: Tupiza(BOL), Sorata(BOL)
Nos chaussures: Tilcara(4h, AR), Potosi (Kari-Kari, deux jours, BOL), Sorata(Laguna Ilampu et laguna Chilata, 3 jours, BOL), Inca Trail(vers Machu Picchu, 4 jours, PE), Canyon de Colca (2 jours, PE), El Chalten (3 jours,AR)
Avion: Nazca(PE)
Taxi: vers Sucre(BOL), Tacna-Arica(AR-CH), salinas Maras (PE)
Train: Aguas Calientes-Cusco(PE)
Kayak: Lac Nahuel Huapi(AR)
Rafting: Rio Petrohue(CH)
4x4: Tour du salar d'Uyuni(BOL)
Location de voiture: 3 jours depuis Salta pour faire les vallées Calchaquies (AR), 4 jours depuis Puerto Montt pour faire l'ile de Chiloe(CH)
Funiculaire: Valparaiso(CH)
Télésiege: Cerro Campanario(AR), Volcan Villarica(CH)
et ascension d'un volcan: Villarica(CH)
Routes mythiques : Numero 40(AR), Panamericaine(PE-CH), Carretera Austral(CH)
Stades mythiques : La Bonbonera (AR) et stade de la Paz(BOL)
Les + :
plus haut stade du monde(la Paz,BOL), canyon le plus profond(Colca, PE), 5000m d'altitude(salar Uyuni,BOL), sommet le haut d'Amerique du Sud(Aconcagua, AR), lac navigable le plus haut du monde(Titicaca, BOL-PE), la ville la plus autrale ( Ushuaia, AR)
Merveilles de la nature:
Salar d'Uyuni(BOL), Salinas Grande(AR), Chutes Iguazu(AR), Quebrada de Humahuaca et colline des 7 couleurs (AR), Vallees Calchaquie(AR), Sud Lipez (lagune colorada, verde et blanche)(BOL), Canyon de Colca(PE), eaux transparents des lacs, Cuesta de Lipan(AR), Perito Moreno(AR), la cordillère des Andes, la Patagonie et la terre de feu.
Merveilles des hommes:
Pucara (Tilcara, AR), Viaduc tren de la Nubes(AR), Machu Picchu(PE), ruines Inca(PE), chemin de l'inca(PE), lignes de Nasca(PE), Salinas de Maras(PE), Tiwanaku(BOL), les iles Uros(PE), La Paz de 3600 a 4200m(PE), feux d'artifice Valparaiso(CH), tissus des indiens Tarabuco et Jalca
Animaux:
Lion de mer, baleine, pelican, coati, renard, colibri, condor, vigogne, lama, guanaco, alpaca, flamans, pingouins, loutre de mer. Mais beaucoup trop de chiens vagabonds
Miam miam:
les empanadas, les alfajors, le pique maccho (BOL), manger comme des rois pour 50c d'euros, la parilla ou barbecue sudaméricain, barre de chocolat Extreme de Nestlé, les sauces picantes, vin cabernet sauvignon Concha e Toro, les avocas dans les éternels sandwichs salami fromage.On regrette de ne pas avoir goûter au cuy al horno (cochon d'Inde au four) et à la chicha.
Passage de frontière:
en bateau(AR-UR), bus(UR-AR, BOL-PE, CH-AR, AR-CH, AR-CH), à pied(AR-BOL) (CH-AR), taxi(PE-CH), en stop (CH-AR)
bagages:
Echec tente: condensation et arceau cassé mais positif pour poids et finalement pour dormir,
Duvet: pas nécessaire qu'ils soient à moins 5 degrés, poids (trop lourd)
Matelas: autogonflants mais également autoDÉgonflants,
Réchaud: jamais utilisé dû aux recharges non trouvables,
Adaptateur universel: jamais utilisé
Pantalon de k way: jamais utilisé
Ce qu'on a aimé (dans le désordre):
la visite guidée surprise à Cusco du mur où l'on aperçoit un serpent et un puma
nos guides sur le trek de Kari-Kari
dormir chez Esteban lors du même trek
la ponctualité des bus sud américains qui même dans ces pays latins et relax on toujours été à l'heure
de pouvoir approcher et carresser la fourrure des lamas sans se faire cracher dessus
l'accès facile à Internet
acheter des souvenirs et cadeaux pour tout le monde
voyager en compagnie de Catherine l'Irlandaise
la météo qui ne nous a jamais empêché de voyager
compter les baleines sur la côte uruguayenne
rouler 45kms en ligne droite sur du sel ( Salar de Uyuni)
se trouver plus haut que le Mont Blanc
marcher 42 kms avec 11 kgs sur le dos pour voir des tas de cailloux sur une vieille montagne ( Machu Picchu )
les vieux minibus Dodge et Chevrolet
voir le visage d'Olivier tourner au vert pendant le survol des lignes de Nasca
maîtriser un peu plus la langue de Cervantès
se faire rapeller à l'ordre par l'univers et comprendre que l'on est tout petit
avoir trouver une autre clé USB et une vieille paire de boucles d'oreilles
Ce qui nous a surpris:
Pas ou peu de traces d'avion dans le ciel
la ville d'Iquique
la superficie de l'Argentine
les lions de mer dans les ports
se baisser pour ramasser des poteries de 5000 ans
les nuages dans le ciel
le nombres d'églises à Chiloe
la nuit étoilée de Cabo Polonio
le baptême de voitures à Copacabana
l'organisation sur l'ile d'Amatani
voir une carte du monde avec l'antartique au milieu
Ce que l'on vraiment pas aimé:
les très mauvaises odeurs dans la rue
les lits des rivières et les rues comme dépotoirs et décharges publiques
être tout le temps solicités dans la rue
être obligé de négocier tout, tout le temps
la chambre de residencial de M**** à Montévideo
ne pas savoir le prix exact des choses
faire la course avec on ne sait pas qui ou quoi le dernier jour du chemin du Machu Picchu pour être les premiers à voir un épais brouillard complètement masquer le site
Ce qu'on a pas aimé mais c'est pas grave :
être malade à Cusco
la flûte de pan en surdose
les bus bondés vers Sorata
le comportement des locaux de la Isla del Sol
les concerts de klaxons à La Paz
non-respect des piétons en Argentine
le comportement des conquistadors espagnols il y a 500 ans ( pour nous c'est moins grave, pour les natifs ça a été le début de la fin et pour l'histoire du monde un moment majeur )
les chansons des Beatles version acoustique à la flûte de pan
se facher avec les selles : des vélos et des chevaux, et donc le mal de fesse après 65 kms de vélo et 3h de cheval
le régime riz 3 fois par jour obligatoire en Bolivie et Pérou.... alors qu'on est même pas en Asie
perdre un écusson de l'Uruguay, 500 pesos uruguayens, un couteau suisse, une boucle d'oreille, une veste polaire, un mouchoir, un CD de photos, deux clés USB, deux cuillères et presque un sac de couchage. Mais aussi on a perdu ....quelques kilos
trop de chiens errants
passer à coté de 600 millions de pesos chiliens en ne choisisant pas les bons numéros du loto
"Angel" de Robbie Williams en version acoustique à flûte de pan
la K7 pourrie du taxi Potosi/Sucre avec la version espagnole de tous les classiques des chansons les plus connues donc celle de Céline Dion et le Titanic
Deux excursions à ne pas refaire: Alta Montaña et siete Lagos. Trop cher et pas si terrible que cela finalement.
Pas merci à:
Alitalia (à l'aller), crédit agricole(frais), Felix(guide voleur), Navimag(pour l'annulation), cegetel (pour avoir privé ma maman de connexion pendant 2 mois)
Un grand merci à:
nos sponsors(familiaux), nos hôtes(Karen et David, Guillermo et Forencia), nos amis touristes ( Gwenael, Gregory, Laurent, Gael, Adrien, Ophélie, l'anglaise de l'autostop pour les infos), Catherine de Dublin.
Et finalement tampons passeports:
05/09 Entree Ar Buenos Aires
08/09 sortie AR BA vers Colonia
08/09 entree UR BA vers Colonia
20/09 sortie UR Salto-Concordia
20/09 entree AR Salto-Concordia
17/10 sortie AR La Quiaca-Villazon
17/10 entree BOL La Quiaca-Villazon
20/11 sortie BOL Copacabana-Puno
20/11 entree PE Copacabana-Puno
01/12 entree Machu Picchu
04/12 sortie Machu Picchu
16/12 sortie PE Tacna-Arica
16/12 entree CH Tacna-Arica
01/01 sortie CH Valparaiso-Mendoza
01/01 entree AR Valparaiso-Mendoza
16/01 sortie AR San Martin de los Andes-Pucon
16/01 entree CH San Martin de los Andes-Pucon
04/02 sortie CH Chile Chico-Los Antiguos
04/02 entree AR Chile Chico-Los Antiguos
13/02 sortie AR El Calafate-Puerto Natales
13/02 entree CH El Calafate-Puerto Natales
16/02 sortie CH Puerto Natales-Ushuaia
16/02 entree AR Puerto Natales-Ushuaia
21/02 sortie AR Ushuaia-Rio Gallegos
21/02 entree Ch Ushuaia-Rio Gallegos
21/02 sortie CH Ushuaia-Rio Gallegos
21/02 entree AR Ushuaia-Rio Gallegos
28/02 sortie AR Buenos Aires
Voila notre programme à venir:
revoir la famille, faire des repas complets, dormir dans un lit avec oreillers et couette, aller chez Decathlon pour réclamer une garantie sur tente et matelas, trouver un appartement et du travail, remplir le compte en banque pour un prochain voyage.
Et surtout on ne veut plus entendre parler de bus, camping et salami
Merci de nous avoir lu et soutenu, si vous voulez en savoir plus sur le voyage ou nous faire part de vos listes, invitez nous à diner et on vous racontera tout en détail!!
Ana et Olivier
Photos
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